
Qui se souvient, aujourd’hui, des hydravions en provenance de Sydney qui amerrissaient sur Fare Ute à Tahiti dans les années 1950 ? Ce pan de l’histoire aéronautique nous est conté par Albert Guilloux-Chevalier, dont les emplois à Météo France et aux Archives territoriales ont marqué sa mémoire.
Les premiers hydravions apparus en Polynésie françaises au cours des années 1920 sont militaires et missionnés pour des observations aériennes à but, par exemple, cartographique. Plus tard, en 1951, la TEAL (Tasman Empire Airways Limited) organise une ligne régulière Auckland-Pape’ete baptisée « La Route du corail » qui transite par Fidji, Samoa et Cook. Dans la continuité, la compagnie RAI (Réseau aérien interinsulaire) commence à desservir, depuis Tahiti, les autres archipels: les Iles-sous-le-Vent, dont Bora-Bora, l’unique porte d’entrée aérienne de la Polynésie française, les Tuamotu avec Rangiroa, Fakarava, Manihi aux lagons immenses. À la fin des années 1960, les hydravions, tout comme les goélettes, font partie du paysage local.


L’accident du Catalina à Raiatea en 1958
L’accident du Catalina en 1958 au niveau de la passe Teava Piti à Raiatea marque la fin d’une époque. Décollage et amerrissage sur les plans d’eau sont parfois compliqués, sinon impossibles en raison des conditions météorologiques. En 1960 est construite la piste Tahiti-Faa’a, puis l’aérodrome de Raiatea en 1962, celui de Rangiroa en 1966, de Moorea en 1967… Les hydravions quittent alors définitivement le ciel de Polynésie.





