Parution de Quatre marins bien pacifiques !

Le tome 2 de Quatre marins est sorti ! Il relate 4 ans de vagabondages en Polynésie française : un enchantement qui nous ravit encore.

En avril 2018, notre famille quittait, sur le monocoque Balanec, les eaux atlantiques. Un périple de 2 ans raconté dans le récit de voyage Quatre marins dans un jeu de quilles.

Maintenant la suite !

Traversée de la moitié du Pacifique (36 jours !), arrivée éberluée dans l’archipel des Gambier, découverte des atolls, des lagons, des Marquisiens tatoués de la tête aux pieds….

D’emblée, la Polynésie se révèle immensément variée, à la fois paisible dans sa douceur légendaire et exubérante au travers des rires et chants de ses habitants.

Quatre marins bien pacifiques vous emmène en croisière à bord d’Azyu, notre catamaran, pour découvrir, mille après mille, des dizaines d’îles paradisiaques.

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Descriptif Quatre marins bien pacifiques

  • Auteur : Gaëlle Poyade / Photos : Jean-Marie Gravot
  • Mise en page : Jeanne Sicre
  • Format : 14x21cm
  • 208 pages dont 16 pages de photos couleur
  • Parution Mars 2022
  • Catégorie : Voyage – Développement personnel

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TABLES DES MATIERES, aperçu des sujets abordés

Panama City : départ de la Transpacifique

Polynésie française, une transhumance maritime

Rencontre avec les perliculteurs des Gambier / Les cartables sont de sortie / La pêche au caillou

Les Tuamotu, des atolls éblouissants / Makemo, une hospitalité hors-mesure

Raerae : le troisième genre

Tahanea : pêche nocturne sur le platier

Fakarava : passe-passe avec les requins

Navigation stupéfiante

Ahe : au cœur d’une ferme perlière / Hao : amours interdites / Raroia : ultime escale paumotu

Les Marquises, une identité tatouée à cœur / Tahuata : l’île coup de foudre

Le paradis des randonneurs / Hapatoni, tous voisins, tous « famille »

Hiva Oa : la longue escale

Le paradis perdu de Paul Gauguin / La légende du cochon / Travaux sur le bateau Azyu

Fatu Hiva, petite terre, grande impression / Ua Huka, hue dada !

Sculpteurs de mère en fille / Sternes et raies manta

Réveillons à Nuku Hiva / Ua Pou sous les feux du Matavaa

Le grand kaikai, un banquet gargantuesque / Tatouage, le corps palimpseste

Confinés aux Marquises : la belle planque

Le Pacifique sur un bateau de 4 m !

Navigation hauturière, navigation éclair !

Excès de vitesse : 30 nœuds !

Les Iles de la Société / Tahiti, la belle verte

Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne / Les champions du coprah / Soulever 170 kilos

Tahiti, on échange le monocoque contre un catamaran / Moorea, la villégiature de Pape’ete /

Bora-Bora, la perle du Pacifique

Régate à Taha’a : slalom entres les patates de corail

Raiatea, la Sacrée

Résidents polynésiens

EXTRAITS

Se pose la question d’un équipier supplémentaire. La traversée de l’Atlantique s’est passée sans Encombre. Mais 15 jours semblent si peu au regard des 40 jours d’immensité océane qui nous attendent. L’annonce a la VHF d’une enseignante turque cherchant a s’embarquer me pose question. Toutefois, Jean-Marie ne doute pas de nous : nous partirons a quatre.

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Les longues navigations ouvrent toujours les portes d’un espace-temps a part. Rapidement, les heures perdent toute signification, le temps s’étire, puis s’épuise entre la naissance de l’aube, le coucher du soleil et le lever de lune. Seuls ces événements retournent la clepsydre et nous relient a un monde connu. Entre ces marqueurs, on attend, on patiente, on somnole, on rêve, on réfléchit. Dans cet état vaporeux, quantité de souvenirs me reviennent en mémoire…

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L’archipel des Gambier, sans médecin depuis deux ans, dispose d’un centre médical géré par des infirmiers. En cas d’urgence, un système aérien d’évacuation sanitaire renvoie sur la capitale Pape’ete, soit 5 h de vol : 1 700 km séparent Les Gambier de Tahiti. Ces Polynésiens semblent tout aussi isolés que nous l’avons été en plein milieu de l’océan Pacifique. Toutefois, personne ne paraît préoccupé outre mesure par cette situation. Je questionne Benoît sur les maux les plus fréquents. « Plaies qui s’infectent, problème de tyroïde et toutes les conséquences du régime soda-chips, a savoir l’obésité, le diabète… Mais, comme les  Polynésiens ont une culture du plaisir et que l’enfant est roi, tous les messages de prévention pour une alimentation équilibrée sont vains », déplore le jeune docteur.

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Tiens ! Cédric ! Le « petit » garçon de 10 ans – 1,70 m et 70 kg ! – était en classe avec Coline a Atuona. Ce gabarit marquisien s’avance gentiment et nous mène chez ses grands-parents. Cédric est un enfant fa’a’amu ; il a été confié, certains disent « donné », a ses grands-parents, avec qui il vit hors période scolaire ; le reste du temps, il est pensionnaire a Hiva Oa. « Quand ma fille s’est séparée du papa, ça n’allait pas fort, alors nous avons pris Cédric, m’explique la grand-mère Rebecca, maintenant, il a deux petites sœurs sur Tahiti ». Quoique remise en ménage, la maman n’a pas repris son fils a ses côtés, néanmoins le contact est maintenu.

En Polynésie, l’adoption intrafamiliale est courante et considérée comme obligatoire quand il s’agit de force majeure, maladie ou mort des parents biologiques. Il y a aussi les grands-mères en mal de maternité qui « réclament » leur futur petit-fils ou petite-fille ; le bébé a alors une valeur de cadeau.

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La fête commence ! Vers 11h, les mets protégés dans des feuilles sont exhumés et disposés dans des umete, de longs plats en bois dont certains mesurent presque deux mètres. Apres la bénédiction, les délégations servent les convives depuis leur stand : chaque île des Marquises a en effet préparé ses propres spécialités. Poisson cru au lait de coco, coquillages qui rappellent nos breniques bretonnes, pâté porcin de tête, beignets, viande séchée et bien d’autres préparations inconnues. Je goute à tout ce qui est disponible sans trop savoir ce que j’avale ; les filles, elles, sont plus réservées…

L’oursin crayon, mon chouchou du lagon

À force de nager, j’ai fini par remplir ma boîte à coquillages. Ma curiosité préférée, c’est l’oursin crayon que je détourne au travers de bijoux originaux.

Colliers en porcelaines rutilantes, en fleurs de tiare étourdissantes, et même en dents de cochon ! les Polynésiens ont l’art de se parer.

Suivant leur audace, je fabrique des colliers et des boucles d’oreilles avec ce drôle d’échinoderme qu’est l’oursin crayon.

Où le débusquer ?


Dans le lagon de Raiatea, Azyu mouille souvent au plus près de la barrière de corail. Je mets quand même 20 mn en palme-masque-tuba pour atteindre le reef.
Là commence l’inspection. Y aurait-il un oursin qui, descendu la nuit du platier pour se nourrir, se serait fait croquer ? En effet, l’animal est un brouteur omnivore et détritivore. Il se nourrit aussi bien d’algues (même celles encroutantes) que, occasionnellement, d’éponges, d’ascidies, de charognes et de détritus.
Et, loi de la nature, il se fait manger aussi. Je butine donc dans le remous des vagues jusqu’à tomber sur une carcasse fraîche.
Je n’ai de la chance qu’une 1 fois sur 10, guère plus souvent !

Sacrées couleurs !

Les radioles (piquants) sont sans danger car leur bout n’est pas pointu. En plus, ils sont relativement faciles à percer.
Blanc crème, vert d’eau ou kaki, violet, ses piquants sont connus pour leurs couleurs étonnantes. J’en trouve même des tricolores ! Les assembler me passionne. Ensuite, je tresse un macramé tout le long des colliers. Quant aux boucles d’oreilles, certaines font retentir un léger « gling-gling » dont je suis fan !!

Oursin crayon : pourquoi ce surnom ?

Constitué de calcite relativement légère, cette espèce fut également utilisée comme véritable stylo pour écrire, par exemple, sur des ardoises.

Si vous voulez suivre mes créations, allez sur FB Azyu Feel.

Par ici la boutique !

Si vous voulez en savoir plus sur la Polynésie,
lisez Quatre marins bien pacifiques, notre récit de voyage en voilier tout juste publié !
#azyufeel
#azyucroisiere
#voyageenfamille

Et encore des photos de mes créations AZYU FEEL !

Hymne à la beauté

C’est en admirant les tableaux de Titouan Lamazou que l’on retombe sous le charme polynésien.

Le peintre Titouan Lamazou a sillonné les 5 archipels de Polynésie française pour offrir au public tahitien (jusque début juin seulement), une expo resplendissante !
« Escales en Polynésie » est un hymne à la beauté des îles au travers de près de 200 toiles et esquisses présentées au musée de Tahiti.

À mon tour, je vous propose une expo de beaux moments et belles rencontres de notre vie en Polynésie. Tous mériteraient d’être immortalisés en peinture !

Le salon du tatouage

Les courses de va’a sont de grands moments festifs. La pirogue polynésienne s’associe aux traditions telles que le lever de pierre ou la confection de couronnes de fleurs lors de championnats très disputés.

La Vendée Va’a aura lieu fin mai 2022 aux Sables d’Olonne. Les pirogues polynésiennes ont pris l’avion pour être au rendez-vous !

Tranches de vie sur Azyu et autour

Des enfants plein de vie à Tahiti

C’est la fin du bal masqué en Polynésie ! Plus de bâillon, de pass et de tests à gogo. Tahiti se remet à la fête et nos filles s’en donnent à cœur joie.

Surf, surf, surf! Coline est accro à la vague en baie de Papenoo. Et Erell a délaissé les mousses pour monter elle aussi au pic.
C’est peut-être l’exemple des sœurs Fierro qui les a inspirées. Vahiné, l’aînée de 22 ans, a remporté le championnat du monde junior en 2017. Et ses 2 petites sœurs suivent ses traces. Celles-ci sont notamment entraînées par Olivier… qui est aussi le formidable moniteur de surf de Coline !

Erell est fan de monopalme.

Festival de cinéma à Pape’ete

Au Fifo de Pape’ete


Ces 3 Polynésiennes, nous les avons rencontrées sur grand écran, à l’occasion de la projection du documentaire De mer en filles. Le FIFO, Festival international du film océanien, met chaque année à l’honneur des documentaires portant sur l’Australie, les Tongas, la Nouvelle Calédonie… Le temps d’une semaine, c’est un voyage express au sein de la culture pacifique, du rugby aux croyances maorie.

Molière au Grand Théâtre

Toujours à Pape’ete, Coline et Erell découvrent le théâtre, le Grand Théâtre de la Maison de la Culture. Sortie rarissime pour nous autres très peu immergés dans les villes. Comme devant un clown, elles rient aux fourberies de Scapin. Un Scapin aux yeux bridés, au torse couvert de tatouages marquisiens et qui prend l’accent traînant polynésien. On est conquis !

Erell avec Scapin

Atelier floral et tressage

Nouvelle passion des filles, la confection de bouquets de tête ou po’ara en tahitien.
Des ornements charmants en tiare, bougainvilliers, hibiscus, basilic…
Les palmes de cocotiers servent aussi à confectionner des plats, des assiettes, des tapis de sol. Et des bouquets de roses, la spécialité de notre petite amie Maeva, très habile de ses mains.

Beauté dans le lagon

Quant à moi, je continue mes créations de bijoux Azyu Feel ; c’est toujours aussi plaisant de travailler les coquillages, manipuler les perles et tresser du macramé au coucher du soleil.

Au mouillage devant l’île de Moorea.

On espère que le printemps va vous apporter, dans l’hémisphère nord, beaucoup de lumière et des brassées de fleurs !

Commander des bijoux Azyu Feel

Bracelets, colliers, boucles d’oreilles, faites-vous plaisir !

BRACELET avec PERLE : 15€

Bracelets en macramé ajustables

BRACELETS avec GRAINE ou PORCELAINE : 10€

Contactez-moi pour toute demande !

COLLIER avec PERLE : 25€

P1

COLLIER avec CÔNE : 20€

COLLIER en OURSIN : 25€

Ces colliers disposent de fermoirs à vis.

BOUCLES D’OREILLES en GRAINES : 15€

Contactez-moi pour toute demande !

Frais de port : 2€. Payement PAYPAL.

AZYU FEEL : LE BIJOU PEAU-À-PEAU

AZYU FEEL, C’EST UNE MARQUE DE BIJOUX ARTISANAUX, FABRIQUÉS À PARTIR DE GRAINES ET COQUILLAGES RAMASSÉS AU GRÉ DE RANDONNÉES EN FORÊT ET DE PLONGÉES SOUS-MARINES. ET BIEN SÛR À PARTIR DES PERLES DE CULTURE, L’OR NOIR DU PACIFIQUE.

Depuis plusieurs années, je vis en Polynésie, entre Tahiti, Fakarava, Bora-Bora… et les Marquises. Ou plutôt je vogue, grâce au catamaran Azyu.

Fascinée par les innombrables trésors d’une nature inventive, j’ai eu envie de les exposer. Sur ma peau et, aujourd’hui, sur la vôtre.

Modèle O1

AS YOU FEEL : COMME TU LE SENS

Pourquoi cette appellation ?

Chaque jour, je tutoie la nature polynésienne : l’eau cristalline du lagon, les fleurs exubérantes partout, les crêtes abruptes des volcans éteints, les couchers de soleil incroyables… J’ai eu envie d’un peau-à-peau avec ces éléments. D’où l’idée de bijoux portés en talisman, à l’instar des tatouages marquisiens.

Contactez-moi pour que j’organise votre commande !

COQUILLAGES

Les cônes pulicariusus sont blanc-crème piqués de points orange pâle.

Je les trouve le long d’un motu, c’est-à-dire un îlot inhabité au milieu du lagon. Sur ce motu, pas de cocotiers, seulement des conifères appelés « aito » en tahitien. D’où son nom, le motuaito, en face de l’île de Raiatea.

Les cônes hébraïques sont noirs et blancs.

Les porcelaines, j’en ai collecté plusieurs variétés : les porcelaines monnaie ou cauris utilisées jadis comme monnaie d’échange, les porcelaines obvelata, blanches également, les porcelaines tête de serpent, sur fond marron.

Celles que vendent les Polynésiennes sont toujours incroyablement brillantes. C’est parce qu’elles les ramassent vivantes sur le récif ; ensuite, elles les ensablent au moins un mois pour tuer le gastéropode. Moi, je n’ai pas le cœur de tuer les animaux. J’attends leur fin de vie.

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GRAINES

J’ai ramassé des caniques aux Marquises. Ce sont de grosses graines grises douces et très résistantes. Je les ai trouvées exactement à Anaho, au nord de l’île de Hiva Oa, dans des arbustes épineux.

LES OURSINS CRAYONS

J’adore leurs aiguilles avec lesquelles on peut inventer des parures de reine ! J’aime ce rendu tribal et raffiné à la fois.

Modèle O3

Il en existe des violets, des verts d’eau tirant sur le blanc, des verts kaki. Les oursins se logent dans les anfractuosités du platier. 

PÊCHE AUX OURSINS

Souvent, en fin d’après-midi, je nage de mon bateau jusqu’à la barrière de corail le long de laquelle se concentre une infinie variété de poissons, des colonies colorées de coraux et toujours un ou deux requins. J’ai de la chance quand, par hasard, je tombe sur un oursin crayon !

Enfin une moitié car l’animal s’est fait grignoter. Les aiguilles, bien plantées sur la carcasse, sont alors toutes belles, ni cassées, ni rayées. Je le fais sécher plusieurs semaines pour que les aiguilles se détachent. A ce stade, pas de panique, plus rien ne pique ! 

LES PERLES NOIRES

Nées du lagon, les perles incarnent la beauté par excellence ; elles font la réputation de la Polynésie. On les dit noires, en réalité elles sont irisées de multiples couleurs : aubergine, grenat, rose, vert, bleu et même blanc écru !

Je les trouve directement dans les fermes perlières ou chez des revendeurs sur Tahiti. 

C’est dans l’archipel des Gambier qu’elles sont les plus splendides. Certaines fermes invitent même à plonger soi-même pour choisir l’huître et donc la perle qu’elle renferme !

Un bijou vous tente ? 

Voici les MODÈLES disponibles

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Tahiti en saison des pluies : une Polynésie bretonne ?

Après deux « étés » (décembre-mars) aux Marquises, Azyu trempe ses quilles aux Îles de la Société, dans les alentours de Tahiti. Parce que c’est une année niña, a priori sans risque cyclonique. Heum, heum….

Fin décembre, petite semaine à Bora, semaine humide, parfois plus grise que bleue mais nos hôtes – un Américain et un Brésilien – passent des heures à détailler coraux et poissons de sorte qu’ils qualifient leur séjour sur Azyu de «  great ! terrific ! gorgeous ! ».

Mi janvier, nous accueillons deux couples vannetais sur Tahiti qui souhaitent explorer, les Îles sous le Vent, la boucle classique Moorea, Raiatea, Taha’a, Bora-Bora.

Rapidement, le capitaine leur fait un point météo. « Mauvaise nouvelle, une dépression est annoncée pour les jours suivants. On va devoir attendre au port de Papeete. » Se dévêtant des colliers de tiare enfilés autour du cou, nos hôtes visitent la capitale, guidés par Coline : le marché aux fleurs, la cathédrale, les jardins de Paofai, le magnifique palais du président, les fresques Street Art…

Dans la marina de Papeete, la houle rentre et commence son œuvre : les amarres travaillent, les amortisseurs se cassent, les bateaux se dandinent comme des bouchons ivres, certains inhabités raguent de part et d’autre.

Alerte cyclonique 

La météo se corse ; on parle de cyclogénèse, un phénomène qui ressemble à un cyclone sans en être un. Il s’agit de deux systèmes instables qui se rencontrent au nord-est et sud-ouest et qui forment un  tourbillon. Aussitôt Radio Ponton émet un bulletin catastrophe « Quittez le port ! Il va y avoir de la casse ». 

Azyu se dirige alors vers la presqu’île de Taravao, au sud de Tahiti. C’est un trou à cyclones, le seul de toute la Polynésie française vers lequel convergent également des bateaux copains. 

Instantanément, nos invités se transforment en équipiers. Et vas-y que je winche, que je barre, que je déroule le foc ! De purs voileux, bretons de surcroît, qui acceptent que la mer entrave le programme des vacances.

Taravao, l’escale hors des sentiers battus

Baptisé la Petite Normandie, en raison de ses prairies dans lesquelles pâturent, sous les cocotiers et les manguiers !, Charolaises et Limousines, Taravao est mondialement connue pour sa vague. Le spot de Teahupoo accueillera d’ailleurs en 2024 les champions olympiques.

Sauvage, la presqu’île, dont la route ne fait même pas le tour, offre, d’ordinaire, un panorama fantastique sur Tahiti Nui depuis un belvédère hissé à 1200 mètres. Étant donné la brume qui nappe les cimes, on fait une croix sur la vue.  

« Si on peut se baigner, c’est déjà ça », se consolent nos hôtes au moral positif.

La presqu’île de Taravao

L’arrivée à Port phaéton, tout au bout d’une longue baie, noie cet espoir. L’eau, boueuse, opaque, ne donne aucune envie d’y glisser ne serait-ce qu’un orteil. Corroborant la méfiance générale, une annonce du gouvernement polynésien interdit toute activité nautique. 

« Tant pis, on se baladera en cirés ! ». L’alerte rouge, déclenchée suite aux pluies diluviennes, contrarie encore les plans en interdisant les randos à cause des glissements de terrain, des risques de crues soudaines et d’inondation.

Confinement météorologique 

Bon, on sort le jeu de cartes et les dés et on joue, pendant 3 jours, à la belote et au 10 000 en écoutant le ciel furieux tambouriner sur les hublots. Au loin, la tempête tropicale enregistre des rafales à 40 nœuds. Cela étant, dans cet abri naturel nous sommes parfaitement en sécurité et ne ressentons ni le vent ni la houle qui sévissent au large.

Atelier macramé

« C’est bizarre comme elle est petite la bouée rouge », remarque Erell tandis que Jean-Marie observe avec circonspection le niveau de l’eau, quasiment au ras du quai… Le lendemain, on apprend qu’un volcan sous-marin est entré en éruption aux Tonga, soit à 2700 km à l’ouest de Tahiti. L’explosion a engendré un tsunami aux quatre coins du Pacifique, voila qui explique la montée des eaux. Ce tsunami a été sans effet en Polynésie française mais a causé bien des dégâts aux Tonga et jusqu’à deux morts au Pérou, des baigneuses ayant été emportées par des vagues « anormales ».

Une pseudo accalmie convainc le capitaine de quitter Taravao. Déjà connu pour son taux exceptionnel d’hygrométrie, la presqu’île est renommée, à l’unanimité, « trou à mouches ». Des centaines se massent partout dans le catamaran ! 

Route pêche !

Allez, on décampe ! Azyu s’élance vers l’île voisine de Moorea, au nord. La navigation n’a rien d’une croisière : houle croisée, grains violents ; par prudence, on enfile même les gilets de sauvetage. On est loin des balades pépères allongés en maillot de bain dans un transat sur le pont…

Juste avant la nuit, Azyu et son équipage de choc jettent la pioche devant Vaiare d’où partent les ferrys qui font la navette entre Tahiti et Moorea. Cahin-caha, le vent diminue un tantinet, la pluie ne joue plus que des interludes et l’eau reprend quelques teintes vert émeraude, voire bleues.

Drôle de croisière, vraiment… « On reviendra ! », déclarent pourtant nos hôtes qui s’offrent une séance de rattrapage aux Tuamotu et aux Marquises. Enfin des photos de grand soleil ! 

Grains sur Moorea
Accalmie passagère
Atelier collier

Raiatea, on reviendra !

6 mois dans la « capitale » des Iles sous le Vent, on n’a pas vu le temps passer. L’île de Raiatea est l’un des meilleurs compromis entre douceur de vivre et services à l’européenne.

Motu Aito, devant Uturoa, notre « base »

Trombe marine, un drôle de phénomène

Apnée dans le Trou de la Pieuvre, on s’arrête prudemment à l’entrée des grottes sous-marines (24 m)
Le Trou de la Pieuvre, étrange et effrayant gouffre.

Débuts prometteurs de Coline en WING FOIL

Ascension du mont Temehani avec le « couple » Cattleya.

Les ados !!

Anniversaire de Leo à la marina Apooiti

L’arrivée du Taporo, et des cours CNED de Erell (CM2)
Rando des 3 cascades, bonheur de l’eau douce et fraîche
Azyu, toujours à l’écoute !
La Mystery House, une énigme géométrique à Raiatea.
Pêche d’un Wahoo, 20 kg de viande au congélo !
A la marina de Papeete, à Tahiti, après notre départ de Raiatea.
Shopping à Papeete !
Nos retrouvailles avec KKOUM, qu’on attendait depuis 4 ans, depuis notre tour de l’Atlantique en 2016-2017

Corona, tu m’auras pas !

Idyllique retraite

Vacciné, confiné, encore jeune et en bonne santé, c’est pas assez ! En vengeur masqué, le Covid monte à bord d’Azyu et nous renvoie dans l’actualité brûlante planétaire.

Août 2021. Les jours heureux se suivent devant l’île de Taha’a, d’autant plus étirés en beauté et langueur que nous sommes confinés depuis le 23 août jusqu’au 19 septembre. 

La Polynésie française s’est pris un coup de massue en forme de Delta. 500 morts et un CHU blindé. Il faut dire qu’un tiers seulement des Polynésiens s’était fait vacciner. 

Du vent et des voiles

Ah ces jeunes !

Sur Azyu, on commence notre 2e confinement gentiment, version colonie de vacances spécialisée sports nautiques. La flottille de bateaux-copains se déplace de Ra’iātea vers un mouillage discret, peu visible du littoral, de sorte que les ailes de kite, wing et wind-surf tournicotent dans tous les sens en même temps que les foils laissent percer leur sifflement.

Un, deux apéros… notre cercle familier ne dépasse pas 15 personnes, c’est raisonnable.

Parents positifs, enfants négatifs 

La réalité nous attrape par le coleback : Jean-Marie et moi sommes testés positifs au Covid ! Un début de rhume réfractaire au rhum et une fatigue inopinée nous ont mis la puce à l’oreille. Moi je n’aurai, durant 10 jours, quasiment aucun symptôme hormis quelques éternuements, une sensation de nez obstrué et la perte de l’odorat. Jusqu’à nouvel ordre (!), Coline et Erell passent à travers les gouttes.

Jean-Marie, lui, couché à longueur de journée dans sa cabine, s’effondre d’épuisement le 5e jour. « J’arrive plus à reprendre ma respiration, fais le 15 ». Voilà, on y est. En plein dedans et loin de tout. 

Allô la Terre ? Ici la mer. Nous sommes à seulement 2 h de voilier de l’hôpital d’Uturoa mais sans plus de skipper… et 2h, c’est long quand on manque d’air…

Heureusement, la flottille se mobilise et un ami médecin organise l’évacuation sanitaire en taxi-boat. 

L’oxygène réservé aux extrêmes détresses 

Un rapide diagnostic écarte Jean-Marie des urgences respiratoires, l’oxygène est réservé aux cas plus sévères. Il est alors placé à l’isolement dans un centre de vacances où infirmière et médecin le visitent à tour de rôle. Les 5 autres covidés sont des lycéens qui jouent au volley-ball ou matent la télé… au pied du lit du malade (les joies du dortoir !).

Satané virus

Une semaine plus tard, un bateau-copain (merci les amis !) le ramène sur le catamaran. Nourri aux gâteaux des « tontines », ces « hommes-femmes » à qui on donnerait le bon dieu sans confession, au barbecue des lycéens en goguette, et reposé par la vue magnifique sur la forêt alentour, Jean-Marie est en partie remis sur pied car, enfin, il se lève, marche, parle et respire normalement. 

La vie reprend son cours paisible et serein dans notre petit paradis corallien. Comme avant ?