Raiatea, on reviendra !

6 mois dans la « capitale » des Iles sous le Vent, on n’a pas vu le temps passer. L’île de Raiatea est l’un des meilleurs compromis entre douceur de vivre et services à l’européenne.

Motu Aito, devant Uturoa, notre « base »

Trombe marine, un drôle de phénomène

Apnée dans le Trou de la Pieuvre, on s’arrête prudemment à l’entrée des grottes sous-marines (24 m)
Le Trou de la Pieuvre, étrange et effrayant gouffre.

Débuts prometteurs de Coline en WING FOIL

Ascension du mont Temehani avec le « couple » Cattleya.

Les ados !!

Anniversaire de Leo à la marina Apooiti

L’arrivée du Taporo, et des cours CNED de Erell (CM2)
Rando des 3 cascades, bonheur de l’eau douce et fraîche
Azyu, toujours à l’écoute !
La Mystery House, une énigme géométrique à Raiatea.
Pêche d’un Wahoo, 20 kg de viande au congélo !
A la marina de Papeete, à Tahiti, après notre départ de Raiatea.
Shopping à Papeete !
Nos retrouvailles avec KKOUM, qu’on attendait depuis 4 ans, depuis notre tour de l’Atlantique en 2016-2017

Corona, tu m’auras pas !

Idyllique retraite

Vacciné, confiné, encore jeune et en bonne santé, c’est pas assez ! En vengeur masqué, le Covid monte à bord d’Azyu et nous renvoie dans l’actualité brûlante planétaire.

Août 2021. Les jours heureux se suivent devant l’île de Taha’a, d’autant plus étirés en beauté et langueur que nous sommes confinés depuis le 23 août jusqu’au 19 septembre. 

La Polynésie française s’est pris un coup de massue en forme de Delta. 500 morts et un CHU blindé. Il faut dire qu’un tiers seulement des Polynésiens s’était fait vacciner. 

Du vent et des voiles

Ah ces jeunes !

Sur Azyu, on commence notre 2e confinement gentiment, version colonie de vacances spécialisée sports nautiques. La flottille de bateaux-copains se déplace de Ra’iātea vers un mouillage discret, peu visible du littoral, de sorte que les ailes de kite, wing et wind-surf tournicotent dans tous les sens en même temps que les foils laissent percer leur sifflement.

Un, deux apéros… notre cercle familier ne dépasse pas 15 personnes, c’est raisonnable.

Parents positifs, enfants négatifs 

La réalité nous attrape par le coleback : Jean-Marie et moi sommes testés positifs au Covid ! Un début de rhume réfractaire au rhum et une fatigue inopinée nous ont mis la puce à l’oreille. Moi je n’aurai, durant 10 jours, quasiment aucun symptôme hormis quelques éternuements, une sensation de nez obstrué et la perte de l’odorat. Jusqu’à nouvel ordre (!), Coline et Erell passent à travers les gouttes.

Jean-Marie, lui, couché à longueur de journée dans sa cabine, s’effondre d’épuisement le 5e jour. « J’arrive plus à reprendre ma respiration, fais le 15 ». Voilà, on y est. En plein dedans et loin de tout. 

Allô la Terre ? Ici la mer. Nous sommes à seulement 2 h de voilier de l’hôpital d’Uturoa mais sans plus de skipper… et 2h, c’est long quand on manque d’air…

Heureusement, la flottille se mobilise et un ami médecin organise l’évacuation sanitaire en taxi-boat. 

L’oxygène réservé aux extrêmes détresses 

Un rapide diagnostic écarte Jean-Marie des urgences respiratoires, l’oxygène est réservé aux cas plus sévères. Il est alors placé à l’isolement dans un centre de vacances où infirmière et médecin le visitent à tour de rôle. Les 5 autres covidés sont des lycéens qui jouent au volley-ball ou matent la télé… au pied du lit du malade (les joies du dortoir !).

Satané virus

Une semaine plus tard, un bateau-copain (merci les amis !) le ramène sur le catamaran. Nourri aux gâteaux des « tontines », ces « hommes-femmes » à qui on donnerait le bon dieu sans confession, au barbecue des lycéens en goguette, et reposé par la vue magnifique sur la forêt alentour, Jean-Marie est en partie remis sur pied car, enfin, il se lève, marche, parle et respire normalement. 

La vie reprend son cours paisible et serein dans notre petit paradis corallien. Comme avant ? 

Sacrée Raiatea !

Berceau de la civilisation polynésienne, l’île de Raiatea fut le point de départ des anciens navigateurs mā’ohi qui peuplèrent les îles du Pacifique autour du Xe siècle de notre ère.

Avant d’aller plus loin, Azyu s’y offre 3 mois d’escale.

Chacun profite à sa manière de cette « installation ».

Lire la suite