Îles sous le vent : l’archipel aux enfants

Depuis octobre, notre terrain de jeux s’étend de Raiatea à Bora-Bora en passant par Maupiti et Tahaa. Par chance, nous ne sommes pas les seuls à jouer ! Une flottille de bateaux-famille s’est naturellement formée, au grand bonheur de Coline et Erell qui collent, dès le réveil, leurs oreilles à la VHF.

— Cattleya, Cattleya de Azyu, Azyu !

— Oui, Azyu, on vous reçoit. Vous avez fini l’école ?

— Presque ! Erell termine ses maths et on est libre. C’est quoi le programme ?

— Attends, j’appelle Ouryalis.

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—Kissanga, Kissanga, de Eclectik, Eclectik !

— Salut, ça va ?

— Nickel, on va se baigner sur L’Eclipse. On passe vous prendre en annexe ?

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— Ouryalis, Ouryalis de Hello World, Hello World !

 

Je vous laisse calculer le nombre d’appels possible entre une vingtaine de mousses vivant sur une dizaine de bateaux sachant que frères et sœurs n’ont pas forcément les mêmes activités ni affinités.

Heureusement pour le forfait des parents, la VHF reste gratuite !

A la marina de Raiatea

Halloween réveille les pirates

31 octobre : il est unanimement décidé de fêter Halloween, ce quel que soit le pavillon. Déguisés et grimés — plus en pirates qu’en sorcières — la quinzaine de mousses s’élance, au coucher du soleil, à l’assaut de tous les voiliers au mouillage. « Tricks or treats ! Des bonbons ou un sort ! » hurlent-ils depuis leurs annexes. Sympa de voir que tous les équipages, amusés, se prêtent à la mascarade, démontant les planchers pour trouver la moindre sucrerie oubliée. Ou à défaut, des paquets de gâteaux, des tablettes de chocolat et même des chips.

Sur l’eau par tous les moyens

Manœuvrées par de jeunes conducteurs, les annexes vont et viennent d’un voilier à l’autre. Ou bien les gamins se déplacent en paddle. Plusieurs tirent des bords depuis leur Pixxy, une sorte d’Optimist un peu moins taillé en baignoire et qui a le mérite d’enseigner les rudiments de voile. Coline et Erell osent se lancer seules au point que Jean-Marie est tenté de leur en acheter un exemplaire…

Les ados s’initient au kitesurf. Tout comme Maya ou Titouan, Coline s’essaie à la nage tractée. Mais, de loin, elle préfère le wake-board. Chacun à leur tour, les parents tirent en annexe les poids plume en attente de sensations fortes.

 

Koh Lanta Junior

La petite Île de Tahaa vit dans le secret du tournage du prochain Koh Lanta. Les rumeurs vont bon train sur cette émission de télé réalité où tout semble truqué. Ceux qui travaillent pour sa réalisation — au moins 200 Métropolitains parqués sur un magnifique paquebot —génèrent nombre d’emplois. Chacun y va de son anecdote délirante à raconter !

Pour nous, Tahaa, c’est le spot aux potes. Un double anniversaire sur un motu se transforme en Koh Lanta Junior avec une panoplie d’épreuves préparées à l’avance : cocos musicales (à l’arrêt de la chanson, on s’assoit… bin….sur une coco), relais siamois (pas évident de galoper avec un ballon coincé entre deux têtes), course à pied, natation, slake-line, quizz sur les capitales d’Europe… Les jeunes candidats se prennent à tous les jeux et les adultes filment et photographient comme s’ils allaient revendre cher les droits de diffusion. C’est cool, c’est heureux.

Nuit à la belle étoile

Déjà le soir, personne n’a vu les heures défiler. Les mousses n’ont pas envie de se quitter. Une soirée pyjama s’organise sur le meilleur trampoline de la flottille : celui des Cattleya. Un lit king-king size ultra confortable. Et tant pis s’il pleut. Les plus jeunes ont le sommeil si lourd que certains continueront à ronquer sous les gouttes d’eau !

Pourvu qu’ils soient ensemble, les enfants acceptent tout ! Même les randonnées corsées !

Randonnée au sommet de Maupiti

A cheval sur la bôme !

Remontée de la rivière en baie de Faaroa avec une belle brochette de copains.

Azyu bien Pacifique

La vie sur le bateau suit son cours tranquille au gré des escales. Le quotidien, rythmé par l’école en matinée et le repas méridien, s’anime grâce aux activités nautiques, aux randonnées, aux apéros conviviaux… Une belle vie « Covid free ».

Notre univers est bleu blanc vert : la mer tout autour, le ciel pavoisé de nuages, et les montagnes habillée d’imprimés verts.

En ce moment, il fait beau, chaud et il pleut des seaux : c’est normal, c’est l’été austral. Nous passons le plus clair de notre temps avec un masque, dans l’eau, découvrant de fabuleux « jardins de corail »,  nageant avec les baleines (rencontre unique !) plongeant en bouteille tout près des raies manta, nous entrainant à l’apnée statique (5 minutes de pur yoga aquatique), glissant, souffle coupé, d’une dizaine de mètres le long des tombants… ou briquant les coques du catamaran.

photo André Chartres

Notre ligne d’horizon, c’est la barrière de corail, qui protège le lagon de la houle du large. Chaque soir, juste avant le couchant, nous rivons notre regard vers elle, tournant le dos à l’île, à la terre, à l’ambiance Covid. En effet, le virus se balade en Polynésie française, de préférence sur Tahiti, l’île-capitale, et sur Moorea, sa voisine, qui concentrent à elles deux 90% de la population et la majorité des cas. Une soixantaine de Polynésiens ont passé de vie à trépas en le croisant.

Pas confinés

Pour autant, le Haut-Commissaire de la République française et le président du gouvernement polynésien ont écarté, le 13 novembre 2020, tout nouveau confinement. Des mesures plus strictes ont été adoptées : fin des combats de coq et des loteries bingo ; fermeture des pirogues à bringue (bateaux-discothèques qui circulent sur le lagon, musique à fond et boules à facettes dignes d’un spectacle de Jean-Michel Jarre).

Ah ! c’est fâcheux mais on garde le sourire. Y’a largement pire…

L’équipage de Cattleya suit notre route.

Randonnée dans la vallée de la Papenoo

C’est toujours beau vu d’en haut !

Jean-Marie lévite en kite-foil

Nouvelle publication : Deux ancres flottantes aux Marquises

Je suis heureuse de vous présenter Deux ancres flottantes aux Marquises. Comme un tatouage, ce livre est le plus beau souvenir des Marquises que je me suis offert et que je partage AUJOURD’HUI.

Dans ce roman d’amour, je dépeins la vie d’un peuple gai, généreux, indolent. L’économie agricole, la cohabitation avec les Blancs, le casse-tête de l’indivision foncière font aussi partie des sujets abordés.

Écrit en un éclair en avril 2020, il m’a été inspiré par l’urgence de vivre, de vibrer, d’AIMER. Mis par la suite à décanter, il a été patiemment retravaillé, relu et validé par une correctrice professionnelle.

Je vous laisse le découvrir ici au travers d’une présentation rapide.

Livre téléchargeable aux formats numériques : PDF, MOBI Kindle, E-PUB (10€).

BON DE COMMANDE 

Je vous remercie chaleureusement pour votre accueil.

Chaque lecteur m’encourage à persévérer dans l’écriture et à partager le voyage de ma famille autour du monde.