
En avril 2025, j’ai participé au championnat polynésien d’apnée à Tahiti. Avec 5,19 minutes la tête sous l’eau, j’ai obtenu la médaille d’argent d’apnée statique. Ce fut un moment à couper le souffle !
J’ai découvert l’année en 2019 à Moorea lors d’un stage de 2 jours animé par Denis Grosmaire, notre champion local. En 2024, Denis est descendu à 110 mètres de profondeur, sans palmes, puis est remonté à la surface à la force des bras, en suivant une corde. Quelle performance !
Apnée en profondeur : tout au fond du lagon
Par la suite, en 2022, j’ai passé mon niveau AIDA 3 au sein du club d’apnée DEEP ZEN à Raiatea. J’avais besoin de sonder les fonds marins, de vérifier que je pouvais aller profond en toute quiétude. À 25 mètres, j’étais bien.
C’est rassurant quand on vit sur un bateau de savoir plonger : on peut être amené à sauver une vie… Jusqu’à présent, j’ai surtout repêché mes culottes mal accrochées sur les filières.
En 2024, je me suis entraînée régulièrement en apnée statique (la tête dans l’eau sans bouger) et en apnée dynamique (nager avec des palmes sans respirer le plus loin possible). Grâce à Adrian Escobar, le fondateur de l’école Deep Zen, j’ai découvert que, dans cette discipline, le dépassement de soi est indissociable d’un apaisement total. C’est devenu un besoin, s’entraîner pour se sentir mieux.
Pour moi, l’apnée est une sorte de thérapie qui recourt au yoga. Impossible de forcer en apnée.
Pour avoir la possibilité de rester dans le ventre de la mer, immergé dans le lagon, dans cet univers étrange et attirant, il faut rechercher son propre bien-être, détendre son corps et soulager son mental.



Pendant 6 mois, je me suis entraînée sérieusement, pratiquant yoga, sophrologie et natation.
Le jour J, je suis donc montée sur la 2e marche du podium (5,19 mn), derrière Serena Seresini (5,56 mn).
J’ai participé également à l’épreuve d’apnée dynamique en parcourant 81,50 mètres, mon record absolu !

Il faut dire que, à Raiatea, la « piscine » est envahie d’oursins diadème très venimeux, d’une ou 2 murènes qui nous attendent à l’arrivée, de patates de corail qu’on compte pour savoir la longueur parcourue… Nager dans une vraie piscine (Tipaerui) avec du carrelage au fond et de l’eau claire, c’est moins palpitant mais c’est plus facile !
Aujourd’hui, ce défi accompli, cette thérapie finie, je retourne nager pour le plaisir dans le vaste lagon de Taha’a et de Raiatea. Avec ou sans tuba suivant l’humeur.




