Lanzarote, l’improbable pari

Img 7673Des champs de roche, une “mer de lave”, des volcans pelés, quelques plants esseulés… S’établir sur cette île ne relève-t-il pas du défi sinon de la folie ? Petit à petit, on s’habitue au décor…

Rentrons dans les entrailles de ces volcans pour mieux les percer à jour. Les grottes de Los Verdes, au nord, ne sont pas sans majesté : la hauteur de certains plafonds, la fascination devant des précipices, le cheminement dans des boyaux étroits, les parois couvertes de lave noire à l’aspect lisse comme du plastique ou au contraire hérissées de stalactites de lave… tout porte à l’admiration plus qu’à l’effroi. En tout cas pour les adultes. Maria et Léontina (c’est ainsi qu’Erell et Coline se sont présentées !) ne le voient peut-être pas du même oeil. Le guide bienveillant s’est efforcé de leur rendre la visite attrayante en faisant apparaître, ici le fantôme Peppe, là l’antre du diable ! Nous retrouvons néanmoins la lumière avec soulagement et continuons l’exploration volcanique mais cette fois depuis les cimes. Direction le Mirador del Rio, à la pointe nord, où la vue sur l’île de Graciosa est époustouflante.

 

Un cactus bien pressé s’il vous plaît !

En redescendant dans la vallée et vers le centre de l’île, on longe des “mini cultures” ; il s’agit de parcelles d’à peine quelques mètres carrés délimitées par des murets en pierre volcanique. Ces pare-vent abritent des plants de vigne, des figuiers et des variétés cactées. Sans doute également des aloé vera puisque l’on trouve beaucoup de produits cosmétiques à base de gel d’aloé ou de produits alimentaires à partir de suc d’aloé sur les marchés et dans les magasins de Lanzarote. La marque Lanzaloé revendique une production 100 % locale et certifiée bio.

Colliers en pierre ponce… pour une peau douce ?!

La route nous amène ensuite à Teguise, capitale historique de l’île, aujourd’hui plus une bourgade qu’une ville. Mais quel n’est pas notre étonnement de voir autant d’étals marchands ! Ils sont plusieurs centaines. Parmi les articles en cuir, style maghrébin, les souvenirs en tout genre (éventails, broderies), on remarque des bijoux en pierre de lave. Dommage que l’espace consacré aux productions agricoles soit si congru car les tomes sont appétissantes et les fruits exotiques étonnants. Les enfants découvrent un beau spécimen : le pitala est issu d’une plante cactée, j’imagine un peu de la famille du figuier de barbarie. Il ressemble à une fleur et sa chair est fushia. C’en est assez pour croquer dedans, d’autant qu’il n’a, ouf !, aucune épine.

La petite histoire 

Peuplé dès 500 ans avant Jésus-Christ, Lanzarote tire son nom de Lancelotto Malocello, un navigateur gênois qui y posa le pied au XIVe siècle.

Au fil des milles…

Notre parcours au sein des Canaries (crédit photo : Cornel Sailing)

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Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

1 réflexion sur “Lanzarote, l’improbable pari”

  1. Coucou les Balanec Red !
    Un ptit message de mon nouveau bureau de ‘trading’ près de la gare de Nîmes… Petit décalage avec vos photos et récits qui sont superbes ; les Canaries ça me rappelle des bons souvenirs. Dis à JM d’y aller molo sur le Ron Mel quand même.
    Bises à tous les 4
    Nico

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