Escale technique à Pointe-à-Pitre

Guadeloupe818 24 janvier 2017Quittant La Dominique, nous filons directement à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe sans même un regard pour les Saintes ou Marie-Galante. Des travaux s’imposent sur Balanec. A peine arrivés, le plan hors-sec est déclenché.

Le bateau est gruté sur le parking du chantier naval de la marina Bas-du-Fort. Aussitôt commence la course à l’échalote pour trouver le professionnel spécialiste de l’aluminium, disponible et dans nos prix. De petits creux pas plus gros qu’une tête d’épingle sont en effet apparus dans les cuves à eau ; la raison : un phénomène d’électrolyse assez courant sur les navires en aluminium. Nous préférons continuer le voyage l’esprit tranquille, c’est-à-dire sans trous dans la coque ! On trouve un bon soudeur et, après des aller-retours « visite-devis-planning », il comble ces points en une journée. A sa suite, Jean-Marie enduit les parois d’une peinture à l’époxy pour éviter que le phénomène ne se reproduise.

13 mètres à poncer

Côté extérieur, côté amateurs, les travaux sur la coque sont beaucoup plus longs. En juin 2016, nous avions réalisé un antifooling à la Bretonne. Comme notre voilier est un dériveur intégral, il se pose à marée basse. Il reste alors 6 heures pour nettoyer la coque des saletés et l’enduire d’une peinture érodable censée faire barrière à la flore marine. Une marée, c’est trop juste pour faire du bon boulot, d’autant que les eaux chaudes accélèrent la prolifération d’algues et de coquillages. Cette fois, nous (enfin surtout Jean-Marie !) passons une semaine à décaper la coque afin de retirer les anciennes couches (vous vous souvenez, le décollage de la tapisserie de Mémé et ses 8 couches de papier fleuri ?). Et puisqu’on y est, autant « rafraîchir » aussi la partie située au dessus de la ligne de flottaison. Ponçage à longueur de journée… 13 mètres, ça paraît interminable. Après 2 couches d’antifooling, on voit le bout. Entre deux ondées, Jean-Marie répare les fuites d’eau de-ci, de-là, change les anodes sacrificielles, cire le haut de la coque émergée tandis que j’astique l’intérieur… faut que ça brille !

Les pieds bleus

Pendant que les travaux s’effectuent, les enfants continuent leur train-train… à 5 mètres de hauteur. C’est assez stressant de voir Erell monter et descendre l’échelle. Elle fait de la trottinette parmi les bers, la grue qui va et vient, le bruit des outils et la poussière. La saleté (on a tous les pieds bleus chaque soir) nous incite à ne pas traîner dans ce qui ressemble à un garage maritime. Qui vivrait là-dedans ? Heureusement, les travaux tirent à leur fin et demain Balanec dodelinera à nouveau de l’étrave. En route pour la Guadeloupe, cette fois côté mer !

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Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

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