Grand sourire et petite arnaque, sacrés Cubains !

Havane3066 15 Mai 2017Comme nous le souhaitions, nous sommes enfin en contact direct avec la population. L’amarrage au port, la proximité de La Havane, les excursions avec logement chez l’habitant et nos multiples interrogations sur les us et coutumes nous amènent à côtoyer, avec bonheur, les Cubains. Mais certaines rencontres sont de véritables attrape-nigauds.

Havane3135 15 Mai 2017
Pour trouver son chemin au sortir de La Havane mieux vaut prendre son mal en patience ou louer les services dun chauffeur

A La Havane, nous tournons en rond dans notre voiture de location. Comme annoncé, il n’y a pas un seul panneau indicateur. Nous voyant rouler en sens interdit (!), un jeune homme nous hèle. « Ah ! les touristes se perdent des heures avant de trouver l’autoroute. Je vous mène à la sortie ? ». Tout en discutant avec cet étudiant jovial, on a le sentiment de se faire balader dans les quartiers de La Havane avant d’accéder à la voie rapide. Le jeune homme nous réclame ensuite pas moins de 12 CUC (12 euros) pour se payer le taxi. Sauf qu’il est vraisemblablement rentré à pied chez lui en quelques 10 minutes.

En toute confiance…

A Trinidad, nouvelle rencontre avec un « jinetero », un pro de la petite entourloupe. Devant la demeure coloniale dans laquelle nous logeons, un jeune homme connu de nos hôtes nous propose de garer notre voiture à l’extérieur de la vieille ville, comme l’exige la police pour la nuit. Il parle anglais comme une vache espagnole et nous espagnol… comme une vache anglaise, de sorte que saoulés de ses explications confuses, on lui laisse les clés. Le lendemain, la radio ne fonctionne plus (a-t-elle été débranchée ou la batterie démontée ?) et le compteur affiche 40 km de plus ! Le sympathique Ariel s’est baladé en soirée avec notre véhicule et quoi d’autre encore ?

Playa Larga1 18052017
Nous navons eu nul doute quant à la probité des Cubains qui se plient en quatre pour rendre agréable le court séjour des touristes chez eux comme ici à Playa Larga un village donnant sur la tristement célèbre Baie des Cochons

Un scénario bien rôdé

A Santa Clara, nous nous arrêtons sur le bas-côté pour que j’achète quelques fruits dans une échoppe. Pendant ce temps, un homme aborde Jean-Marie resté au volant. 5 minutes plus tard, un autre nous signale que notre pneu se dégonfle. Très gentil, il nous propose de nous guider jusqu’à un garage. Pas si bête ! Jean-Marie resserre aussitôt la valve qu’on vient à l’instant de nous dévisser et on repart en les remerciant chaleureusement ! Décidément, notre vigilance est mise à épreuve !

La « CUP » est pleine !

Ces petites arnaques sont le fait de Cubains qui profitent, sans violence, des touristes afin de grappiller quelque argent et améliorer leurs conditions souvent précaires. En revanche, il y en est une d’officielle : la double monnaie. En résumé, il existe une monnaie pour les Cubains, le CUP (peso cubano) et une autre pour les étrangers, le CUC (1 peso cubano convertible = 1 dollar = 1 euro). Un CUC équivaut à 25 CUP. Or, bien souvent, il n’y a pas de double affichage des prix de sorte que les étrangers payent 25 fois plus ! Ainsi, la vie est plus ou moins bon marché…

Havane55 13052017
La Bodeguita del Medio est lun des bars les plus renommés de La Havane depuis quun certain Hemingway la assidûment fréquenté On y sert exclusivement des Mojito à longueur de journée  Coline attend son verre 
Havane27 13052017
Les lieux bondés de touristes sont tentants pour les petits escrocs qui paraît il vendent de faux cigares et des CD de musique non gravés Cest vrai que le CD acheté dans lun des bistrots concerts ne marche pas

Heureusement, la gentillesse des Cubains n’est pas une légende. Et pour quelques individus intéressés, nous avons rencontré des dizaines de personnes sincères, serviables et rayonnant de bonne humeur.

Havane14 13052017
Quand on fait travailler les locaux  chauffeur de taxi surveillant de voiture on limite les risques dembrouille Mais à vivre sur un bateau on shabitue à linverse à faire tout tout seul 

Havane3129 15 Mai 2017

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Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

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