Carénage à Las Perlas (Panama)

Panama depart03042018 img 0054Le document de sortie du territoire panaméen en poche, nous filons vers l’archipel de Las Perlas, idéalement situé sur notre route. Nous voulons profiter des marées pour caréner notre Ovni 435 avant la Transpacifique.

Nous partons le 26 mars 2018 en compagnie de nos amis de Seayousoon et de John L’Enfer. Le vent a franchement diminué depuis quelques jours, on commence au moteur puis un peu d’air permet de hisser les voiles. Première pêche nulle mais, devant Pacheca, nous observons une baleine, vraisemblablement un rorqual bleu, qui mesure bien 7m. Elles sont réputées croiser au nord ou nord est des premières îles de Las Perlas.

Panama depart01042018 img 0004

Contadora et ses villégiatures

Nous arrivons devant l’île de Contadora et mouillons au sud. Il y a pas mal de vedettes panaméennes car c’est vendredi saint. Les militaires vérifient, sur la plage, les glacières des vacanciers ; ils vont jusqu’à faire vider une bouteille de vin blanc à une « pauvre » Panaméenne : pas d’alcool ce jour-là ! On fait un tour à terre pour, à nouveau, remplir un bidon de gasoil, effectuer quelques courses de dernière minute (« 6 douzaines d’œufs, c’est pas assez ! 15 kg de farine, on va en manquer ! »). Tout est bien sûr hors de prix.

Carénage à l’est d’El Rey

La coque s’est très vite salie aux alentours de Panama City car l’eau n’est pas claire et très chargée par les différents affluents de la côte. L’antifouling d’International n’a pas tenu 6 mois et notre antifouling à ultrasons n’a pas eu l’effet escompté cette fois-ci.

On décide de rechercher un mouillage protégé afin de poser le bateau. Nous le trouvons à l’est d’El Rey dans une baie de mangrove, bien fermée. Le fond est un mélange de sable et vase, suffisamment dur cependant pour que la coque ne s’y enfonce pas.

Mouiller en prévision de l’échouage

Un ancrage arrière est mis en place car un marnage de 5m implique un fort courant. Je positionne deux ancres arrières, une légère Fortress avec un bout plombé et une ancre plate Britany 10kg et 18m de chaîne 10mm. On affourche les ancres sur l’arrière. La Fortress travaille incroyablement bien en comparaison de la Britany. A marée basse, il n’y a pas photo : la Fortress s’est enfouie de 30cm, elle ne peut plus bouger, alors que la Britany dérape tout doucement sans crocher franchement. Par contre, je suis obligé de la désensabler à la pelle pour la récupérer. En annexe, cela aurait été impossible.

 

Lasperlas05042018 dscn2730
Erell semble chercher lancre ensablée

 

Et un antifouling de plus !

Premier jour, nettoyage de la coque à la spatule, c’est assez rapide. Je garde toujours un œil aux alentours au cas où un crocodile serait tenté de venir nous filer un coup de main. Les mangroves sont leur habitat de prédilection ; alors, méfiance…

Lasperlas03042018 dscn2720

Je découvre que l’anode de mon hélice JProp, ainsi que la bague en laiton qui la retient à l’hélice se sont fait la malle. Les vis ont dû se desserrer avec les vibrations du moteur. Normalement, l’anode empêche cette bague de se dévisser. Mais, si l’anode tombe car elle est trop dégradée, la bague suit parce que les 2 vis qui la retiennent ne résisteront pas aux vibrations. Heureusement, j’avais une bague en double. Je pense que c’est bien de replacer les vis avec de la Loctite.

Le 2ème jour, on pose la première couche d’antifouling sous le soleil. Le travail est toujours aussi pénible, mais à deux c’est mieux.

Le 3ème jour, dernière couche. Les mouillages arrière ont été récupérés et nous attendons la marée haute. Les 2 mètres d’eau suffisent pour partir et remouiller tout à côté dans davantage de profondeur.

Panama depart06042018 img 0115

Malgré une météo peu engageante pour les prochains jours (calme voire pétole), nous décidons de voguer vers la Polynésie. Nos vivres de frais commencent à mûrir et, surtout, nous n’en pouvons plus d’attendre !

 

avatar d’auteur/autrice
Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut