Madère, pic entre les mers

Madere 7 Sur 2Pelée et rocailleuse au nord-est, l’île principale de Madère est, dans son ensemble, luxuriante. Une voiture s’impose pour gravir ses montagnes et s’offrir de splendides panoramas.

Forêts, notamment d’eucalyptus à l’odeur si agréable, bananeraies et quelques vignes composent le paysage. Et, dans chaque recoin de roche, dans des endroits aussi improbables qu’un virage, des maisons. La plupart semble en équilibre au bord d’un à-pic. A croire que chaque habitant s’est dégoté lui-même un carré libre pour y bâtir son logement.

Rencontre avec les fruits exotiques

Sur la route, nous nous faisons alpaguer par un vendeur à la sauvette qui nous fait goûter des maracujas de toutes les formes (maracujas-banane ; maracujas-ananas ; maracujas-citron), du raisin blanc avec un parfum inédit, le fruit de l’arbre à pain, des petites bananes. Coline croque avec envie dans ces nouveaux fruits.

Funchal en feu

Le temps passe et la route sinueuse se fait longue. Nous arrivons à Funchal, ville tentaculaire dont la circulation est encore perturbée par les récents incendies. Près de 170 blessés et 150 habitations calcinées, c’est le bilan d’un gros feu qui a lapé une partie de la ville début août. Dommage pour les jardins botaniques dont les guides vantaient la grande beauté. Nous avons, hélas, une autre priorité : l’avitaillement. On profite de la voiture pour remplir un caddie au supermarché.

En retournant à la marina Quinta do Lorde, sur la pointe nord-est, nous flânons sur le littoral sud. A la tombée du jour, la côte apparaît encore plus inhospitalière ; les plages de galets noirs sont encadrées par des falaises vertigineuses. Quand les vagues se mettent à claquer au bord et que le vent se déchaîne sur la mer, l’ambiance devient presque lugubre. C’est ainsi que nous avons passé une nuit abominable au mouillage. Face à une falaise, abrités du vent dominant, on pensait dormir à poings fermés. Erreur ! Le vent dévale la montagne, s’accélère et se met à souffler comme un diable sur notre pauvre petit voilier. Dire qu’en en mer, à quelques milles seulement, il n’y pas de vent !

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Pour la petite histoire

Madère tire son nom de la “madeira”, la forêt originelle qui fut brûlée au cours du XVe siècle pour laisser place à la culture des céréales, de la canne à sucre et de la vigne.

Toutes les photos de Madère (crédit photo : Jean-Marie Gravot)

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Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

2 réflexions sur “Madère, pic entre les mers”

  1. Coucou!
    C’est vraiment magnifique, cela fait plaisir de vous voir profiter de cette merveilleuse expérience!!!
    On pense bien à vous et tout le monde se joint à moi pour vous faire de gros bisous!!!
    Charline, Jérôme, Louise, Aëlla, patou et ptit bouchon

  2. Merci pour ce grand tour du Portugal continental et insulaire! Jean-Marie a vraiment pris des photos sublimes ( pour les textes, on connaissait déjà le talent de Gaelle! ) On espère que la « rentrée des classes » s’est bien déroulée pour Coline et Erell sur l’île aux fleurs… Diwan Kraon parait un peu vide sans elles, mais on est tout de même ravis de les voire explorer la planète en famille, une barbe à papa à la main… On vous embrasse tous les 4 très très fort, et on souhaite que la traversée vers les Canaries se soit déroulée sans histoires… Sylvain, Fred, Marie et Kim.

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