Et une traversée de plus !

Bye-bye l’Europe, à nous l’Afrique ! Le 11 octobre, nous avons suivi le sillage de Laridae, Kirikou… pour atteindre, 6 jours plus tard, le Cap Vert. Récit d’une traversée, la 4e du genre.Hierro 10609 octobre 2016 2

La météo annonce un vent portant mais faible. De fait, nous passerons quelques journées abrutis par le bruit du moteur. Plus d’une centaine de litres de gasoil vont disparaître durant cette traversée nonchalante.

On commence à prendre nos marques, le quotidien est rythmé par les repas que prépare Jean-Marie. Fait nouveau, je n’ai pas le mal de mer, c’est une révélation de taille ! Je peux enfin regarder la mer sans devenir verte. Pas de chance, je serai quand même malade avec un virus genre grippe que les bateaux vont se refiler durant deux semaines…

La ligne de pêche nous offre une belle daurade coryphène de 40 cm que Jean-Marie découpe en filet à même la jupe du bateau. C’est un vrai plaisir de déguster une salade de poisson cru avec concombre et carotte marinés au citron. Quelques jours plus tard, entre chien et loup, la ligne retentit à nouveau mais elle file avec une telle rapidité que je n’ai pas le temps de bloquer le frein. Ca casse et la bobine de fil comme le leurre restent dans l’océan.

De belles nuits

Accompagnés par la pleine lune, nous profitons de nuits incroyablement claires. Les nuages dessinent des tableaux impressionnistes féériques. Chaque soir, Jean-Marie fait un point BLU avec quelques autres navires. Et Coline appelle à la VHF les copains, au début du moins car, rapidement, chaque navire se retrouve seul sur l’immensité bleue. Au 4e jour, on commence à se languir et on n’arrête pas de faire des pronostics sur le jour d’arrivée. S’ennuyer dans le bonheur, c’est quelque chose qu’on doit apprendre encore !

Hierro 10509 octobre 2016 2

La baie de Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, se découvre à nous, pleine de couleurs. On jette les amarres et les quelques bateaux de la flottille déjà arrivés nous accueillent d’un grand : “Bienvenue au Cap Vert !”

 

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Gaëlle Poyade Journaliste
Gaëlle Poyade A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple.Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie.

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