Generated by All in One SEO Pro v4.9.6.2, this is an llms-full.txt file, used by LLMs to index the site. # AZYU Croisière La mer révèle nos sens ## Articles ### [Carnet de voyage](https://azyucroisiere.com/carnet-de-voyage/) **Published:** décembre 23, 2025 **Author:** WWWRaiatea --- ### [Hommes de Polynésie : Faustin Ah Yun](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-faustin-ah-yun/) **Published:** août 14, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Faustin parmi ses manioc## Aujourd’hui, je vous invite à suivre Faustin Ah Yun dans ses plantations en conversion vers l’agriculture biologique. Sur les hauteurs de Uturoa et sous un soleil impitoyable, l’homme retourne la terre en toute humilité. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/faustin-ah-yun-un-tout-jeune-agriculteur-bio/) [Lire l’article en tahitien](https://hommesdepolynesie.com/portrait/faustin-ah-yun-taata-faaapu-a-tahi-ra-a-tanu-ai-i-te-maa-natura-i-raiatea/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Non classé --- ### [Hommes de Polynésie : Jean Mere](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-jean-mere/) **Published:** août 7, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Jean Mere médiateur du patrimoine à Taputapuatea## Aujourd’hui, je vous invite à écouter Jean Mere, orateur passionnant et passionné qui raconte la Polynésie avec son cœur et 30 ans de recherches historiques. [Voir l’article dans Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/societe/jean-mere-etre-polynesien-francais-cest-une-richesse/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Non classé --- ### [Tour de Raiatea en truck : chanter pour se souvenir](https://azyucroisiere.com/tour-de-raiatea-en-truck-chanter-pour-se-souvenir/) **Published:** juillet 31, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Faaati Raiatea## Embarquez à bord du truck ‘A Hura Raiatea pour découvrir les lieux chargés de mémoire et chantez les incontournables du répertoire polynésien ! [Voir l’article sur Tahiti Infos](https://www.tahiti-infos.com/Le-Fa-a-ati-Raiatea-en-chants-pour-perpetuer-la-memoire-des-lieux_a238234.html)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Non classé --- ### [Récifs coralliens : Uturoa inaugure un parcours éducatif](https://azyucroisiere.com/recifs-coralliens-uturoa-inaugure-un-parcours-educatif/) **Published:** juillet 24, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Venez comprendre la vie des récifs coralliens grâce à un affichage ludique signé Te Miti e Te Fenua. [Voir l’article sur Tahiti Infos](https://www.tahiti-infos.com/Recifs-coralliens-Uturoa-inaugure-un-parcours-educatif_a238003.html)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Non classé --- ### [Femme de Polynésie : Anne Bozych](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-anne-bozych/) **Published:** juillet 17, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Anne Bozych créatrice de TahiTea Time## Aujourd’hui, je vous invite à déguster l’une des savoureuses tasses de thé imaginées avec amour par Anne Bozych. Tous les parfums de l’île de Raiatea se retrouvent dans Tahi’Tea Time. [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/anne-bozych-artisane-de-thes-bio-aux-saveurs-du-fenua/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. 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[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/patrick-viale-dufour-de-la-carte-des-menus-aux-nouvelles-du-jour/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Régate : la T-Cup fête ses 40 ans !](https://azyucroisiere.com/regate-la-t-cup-fete-ses-40-ans/) **Published:** juin 15, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## **Chaque week-end de Pentecôte, l’île de Taha’a voit s’agiter les pavillons d’une flopée de voiliers, en provenance de Raiatea, et même Tahiti. Initiée en 1986 par un petit groupe d’amis vivant dans la baie d’Apu, la régate a fêté ses 40 ans en mai 2026. Dans la joie et voiles hautes !** Régate sur TahaaLe samedi 23 mai, 35 bateaux ont entamé, à 9h30 (départ des monocoques) et 9h40 (départ des multicoques) le tour de l’île de Taha’a par l’est. Le vent est au rendez-vous, c’est un régal. C’est peut-être du à la présence de Eole sur Azyu. Nous recevons en effet deux amies sur le catamaran, Eole, étudiante en Droit, et Magali, une passionnée de voile de Tahiti.  L’équipage de Azyu  Eole et Erell  Les étudiantes en goguette C’est notre 6e participation à la T-Cup. 10 minutes avant le départ, tout le monde est à son poste : Coline aux winchs, Erell au chrono, Magali à la vigie, Eole au « soutien émotionnel », moi de droite et de gauche et Jean-Marie vissé à la barre, les yeux partout. Père et filles réunisEn dépit d’un excellent départ de Azyu et d’une course honorable de cinq heures, nous arrivons 27e au tableau général, et 13e sur les 17 multicoques. Mais nous passons, pour la première fois, devant nos amis Alcade qui possèdent également un Nautitech 47. C’est notre petite victoire !  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title Parmi les monocoques, c’est Quille de joie qui remporte la régate et donc la tea-cup. Chez les multicoques, One Cat reçoit la théière mythique. Le tout décerné par Françoise, ses filles, fils, neveux, amis de longue date dans une fête tonitruante qui se veut à la hauteur de l’événement. Rendez-vous l’an prochain !  Pavillon T Cup sur tous les bateaux participants Alcade notre concurrent direct 35 voiliers sur le plan deau      Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Polynésie **Étiquettes:** croisière, Navigation, Polynésie --- ### [Des hydravions dans nos lagons : l’aéronautique racontée par Albert Guilloux-Chevalier](https://azyucroisiere.com/des-hydravions-dans-nos-lagons-laeronautique-racontee-par-albert-guilloux-chevalier/) **Published:** mai 3, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** La route du corail en hydravion Archives Territoriales de Polynésie française## **Qui se souvient, aujourd’hui, des hydravions en provenance de Sydney qui amerrissaient sur Fare Ute à Tahiti dans les années 1950 ? Ce pan de l’histoire aéronautique nous est conté par Albert Guilloux-Chevalier, dont les emplois à Météo France et aux Archives territoriales ont marqué sa mémoire.** Les premiers hydravions apparus en Polynésie françaises au cours des années 1920 sont militaires et missionnés pour des observations aériennes à but, par exemple, cartographique. Plus tard, en 1951, la TEAL (Tasman Empire Airways Limited) organise une ligne régulière Auckland-Pape’ete baptisée **« La Route du corail »** qui transite par Fidji, Samoa et Cook. Dans la continuité, la compagnie **RAI (Réseau aérien interinsulaire)** commence à desservir, depuis Tahiti, les autres archipels: les Iles-sous-le-Vent, dont Bora-Bora, l’unique porte d’entrée aérienne de la Polynésie française, les Tuamotu avec Rangiroa, Fakarava, Manihi aux lagons immenses. À la fin des années 1960, les hydravions, tout comme les goélettes, font partie du paysage local. Avion Papeete 1929 FBA du TourvilleAvion Bermuda 1960 Archives Territoriales de Polynésie française## L’accident du Catalina à Raiatea en 1958 L’accident du Catalina en 1958 au niveau de la passe Teava Piti à Raiatea marque la fin d’une époque. Décollage et amerrissage sur les plans d’eau sont parfois compliqués, sinon impossibles en raison des conditions météorologiques. En 1960 est construite la piste Tahiti-Faa’a, puis l’aérodrome de Raiatea en 1962, celui de Rangiroa en 1966, de Moorea en 1967… Les hydravions quittent alors définitivement le ciel de Polynésie.  Avion Catalina Bora 1958  Crash du Catalina en 1958  Accident du Catalina dans la passe de Uturoa (Raiatea)  Avion Catalina Albert Guilloux Chevalier mémoire vivante de Polynésie [Lisez le portrait d’Albert Guilloux-Chevalier sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/evasion/albert-guilloux-chevalier-deux-siecles-de-photos-sur-la-polynesie/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** aviation, Polynésie, voyage --- ### [Ma recette de poisson cru](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-poisson-cru/) **Published:** juin 26, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Thon blanc ou rouge mariné au citron et au gingembre## **À chacun sa recette de poisson cru ! En voici une qui peut être réalisée une heure seulement avant de passer à table.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-poisson-cru-gingembre-citron/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** cuisine, Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Valentine Cheng](https://azyucroisiere.com/femmes-de-polynesie-valentine-cheng/) **Published:** juin 19, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Valentine Cheng artisane de bijoux polynésiens coquillages perles## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer Valentine Cheng qui anime de son rire et de sa joie le marché de Uturoa à Raiatea. Venez découvrir ses créations à base de coquillages. [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/portrait/valentine-cheng-le-coquillage-cest-le-petit-pecule-des-mamans/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Ma recette de gratin de papayes](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-gratin-de-papayes/) **Published:** juin 12, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Des papayes cuisinées en plat principal## **Jouant tout autant le rôle d’un fruit comme d’un légume, la papaye offre de nombreuses opportunités de plats. Avant le stade franchement mûr, elle peut servir de support à un gratin à peine sucré.** [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-gratin-de-papaye/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Femme de Polynésie : Noéline Ihorai](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-noeline-ihorai/) **Published:** juin 5, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Noéline Ihorai## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer Noéline Ihorai, ancienne institutrice devenue une référence en matière de chant, danse, musique et culture polynésiennes. J’ai la chance, depuis quelques années, d’apprendre le tahitien au travers de ses rires et de ses blagues. [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/societe/noeline-ihorai-une-vie-au-service-des-enfants/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Ecole, Polynésie **Étiquettes:** Raiatea --- ### [Ma recette de dhal de lentilles au pota](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-dhal-de-lentilles-au-pota/) **Published:** mai 29, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  and a Side of Orange Tomato-based Curry, with Diced Paneer and a Greens Garnish. Recette-dhal Bd")Dhal de lentilles au pota## **Associant viande, riz, légumineuse, légumes et fruits, le dhal est un plat complet qui saura nourrir les estomacs les plus voraces.** [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-dhal-de-lentilles-au-pota/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** cuisine, Polynésie --- ### [Ma recette de galette de tarua](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-galette-de-tarua/) **Published:** mai 10, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Galettes de tarua légume racine proche du taro## **Qualifiées aussi de steacks végétariens, les galettes de tarua sont une façon originale de manger les vivriers. Vous pouvez tout aussi bien remplacer le tarua par du taro ou bien de l’igname. La galette se déguste accompagnée d’une salade ou bien glissée dans un pain burger.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-galettes-de-tarua/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** cuisine, Polynésie --- ### [Exquises Marquises : les vallées oubliées de Hiva Oa](https://azyucroisiere.com/exquises-marquises-les-vallees-oubliees-de-hiva-oa/) **Published:** mai 25, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** 3D9C4B3F 647E 4BF5 B409 3B85EE6257D8## # Début mai, la Polynésie française a entamé un déconfinement progressif, autorisant les habitants à circuler librement sur leur île, sans toutefois s’éloigner des côtes. Ce qui signifie, pour Azyu, lever l’ancre et faire le tour de Hiva Oa à la découverte de baies exceptionnelles. Après 3 mois plantés dans le port de Atuona, notre départ est épique. Notre ancre s’est entortillée dans une échelle de bain gisant au fond de sorte qu’il nous faut démêler le tas de noeuds, de rouille et de métal pour enfin partir. Moralité, pas facile de se libérer de ses chaînes ! Autorisés à naviguer à 2 milles nautiques maximum du littoral, nous visons 3 baies situées au nord de Hiva Oa. Celles-ci, quoique habitées, sont rarement visitées car régulièrement sujettes à une **houle diabolique**. Heureusement les conditions météo sont rassurantes : en route Simone ! Les dauphins aussi se baladent### On comprend ce qu’est une vallée marquisienne isolée Hanamenu est un **enchantement**. Hanamenu, c’est une plage, de hautes montagnes fermées, une cocoteraie, une source et environ trois familles à l’année. Jadis, la population était fort nombreuse ; en témoignent les constructions en ruine et l’étendue de la cocoteraie qui se perd loin dans la vallée. Notre première escale a donc lieu dans ce hameau coupé du monde au point qu’aucune route n’y mène et qu’aucun téléphone ne capte quoi que ce soit. Seule la mer fait office de porte de sortie et d’entrée. Chanceux que nous sommes d’y accéder. 98673EE3 8209 4D37 A15F 1E431E708E2CD’emblée, nous faisons connaissance avec Tepua et Teiki, la trentaine, qui nous accueillent chez eux, c’est-à-dire de la plage où dort le séchoir à coprah jusqu’à la lointaine barrière posée en travers du chemin s’enfonçant entre les montagnes. Comme recommandé, nous refermons le portillon derrière notre passage afin que **chèvres et chevaux** ne s’échappent pas et partons marcher dans la forêt. ### Au pied du banyan séculaire Mouna, 9 ans, qui était dans la même classe que Erell en février-mars, nous sert de guide. Il joue bien son rôle en dépit de sa timidité et d’une certaine difficulté à parler en français. Il nous amène devant un banyan tentaculaire : près de 10 troncs se rejoignent par le biais de racines aériennes formant un seul arbre gigantesque. Alentour, les murets en pierre et les *paepae* (esplanades religieuses en pierre volcanique) effondrés donnent une impression de grandeur ancienne et d’abandon. Le lieu est calme, silencieux, même les oiseaux s’abstiennent de chantonner. Il est propice au recueillement… mais le neurone du cueilleur se met à clignoter et nous remplissons nos sacs de **jamblons** (fruits noirs juteux comme des raisins), de citrons, de pamplemousses, de basilic sauvage et de pourpier. Accrobranche dans les banyans avec MounaRevenus près des habitations, comme nous avons chaud, Tepua (son prénom signifie « la fleur » en marquisien) nous invite à prendre un bain. Pas à la mer, non, elle-même ne s’y risque pas à cause des requins dans les rouleaux. Mais à la source. Instantanément, je me retrouve dans les bains bucoliques que décrit Pierre Loti lors de son séjour à Tahiti (*Le Mariage de Loti* – 1882 – raconte son amour pour Rarahu). Nous foulons une pelouse rase comme taillée au ciseau, déposons nos habits sur une pierre qui semble disposée à cet effet et rentrons dans une eau limpide et froide dont la surface est à peine froissée par le glou-glou des cascades. Il paraît que les habitants ont, un jour de bonne fortune, percé la montagne pas très haut et **la source a jailli** à gros jet. Aujourd’hui, l’eau ruisselle sur la roche et se précipite, via un tuyau, dans cette piscine de 10 mètres de longueur sur 5 m de large. Tout en barbotant, on peut se gaver de bananes et de pamplemousses qui, comme quantité de fleurs, ploient au dessus du miroir d’eau : il suffit de tendre le bras. Rien n’est plus romantique que cette baignoire exotique… ### Chasse au cochon et à la chèvre Le soir, nous sommes conviés à partager la chèvre que Teiki est allé seul chasser. Elles sont nombreuses à bêler et à crapahuter sur les montagnes, tachant de blanc et de brun les falaises arides. Content de lui, Teiki rentre avec 40 kg sur le dos. Il chasse aussi le cochon et le bœuf. Autour du barbecue, nous retrouvons 5 autres équipages du port d’Atuona. Depuis la fin du confinement, Hanamenu, qui ne voit d’ordinaire que très peu de navires, est devenu logiquement une destination de prédilection car elle est la première étape du tour de l’île par l’ouest. Toutefois, plus nous progresserons, moins nous rencontrerons de bateaux. Finalement, seul un tiers des voiliers ira se balader alors que l’unique sujet de conversation, depuis des semaines, portait sur l’autorisation de naviguer. Incompréhensible ! ### Globe-trotter et globe-flotteur Pour l’heure, nous partageons volontiers notre félicité et cette soirée chaleureuse avec ces équipages aventureux. Certains le sont plus que d’autres. Anton nous raconte son passage par le Nord-Ouest pour rejoindre de Norvège la Polynésie, « parce que c’est plus court et que j’étais pressé d’arriver aux Marquises ». À l’inverse, Tristan ne va pas au plus court ni au plus rapide. Alors que le soleil décline, nous le voyons dégringoler la montagne, à peine fatigué malgré 8 h de marche, parfois en équilibre sur les crêtes. Si nous sommes venus de Atuona en bateau, lui, il a préféré venir à pied. Un défi courageux. En novembre dernier, 3 navigateurs (mal préparés il faut le préciser) se sont perdus sur ce même trajet ; c’est un hélicoptère qui les a par chance trouvés, mettant fin à 3 jours de disparition. Tranquille, Tristan nous explique qu’il fait le tour du monde sans énergies fossiles (www.slowtrip2020.wixsite.com) ### Hanaiapa : un jardin prodigieux Passant d’une vallée à une autre, nous mouillons dans la baie d’Hanaiapa. On nous avait dit que le village était développé. Or, du mini quai, nous n’apercevons que des cocotiers, de gigantesques arbres croulant de divers fruits, des pirogues colorées endormies, des bancs vides regardant une rivière regorgeant de nénuphars violets, une longue plage animée d’une vague qui se surfe malgré la caille. Bref, c’est beau, bien entretenu mais on ne voit pas âme qui vive. En fait, les habitations, discrètes, se serrent au fond de la vallée, cachées par un foisonnement végétal : arbres, buissons, haies, bananeraies, champs de *tiare*… Les maisons se dissimulent dans le feuillage comme si elles ne voulaient pas se faire remarquer. Les villageois veillent à ce que chaque arbre, chaque pousse reçoive sa part de lumière et d’eau. D’ailleurs, les seuls individus que nous avons salués en journée étaient occupés à ratisser les feuilles mortes, rassembler les palmes sèches, balayer chemins et allées. Tout est propret, ordonné mais sans manière. **La végétation est reine et l’homme son valet**. Cette fois, nous repartons au bateau lestés de branches de **ramboutans** (cousins du litchi), de **pommes Cythère** et de **3 kg de mangues !** Trop sympas les Marquisiens ! ### Hanatekuua : à la table d’Awon Escortés par deux **dauphins**, nous progressons de 3 milles nautiques et jetons l’ancre devant Hanatekuua. Une chaîne continue de montagnes en arrière-plan (il n’y a pas de route qui la traverse); une cocoteraie indolente au milieu et une plage blonde au premier plan dont les eaux limpides font sauter de joie les filles. Le tableau est parfait. Nous allons à terre en **paddles** tous les 4. Ayant retenu la leçon de Ua Huka (l’année dernière, notre annexe s’était retournée dans les vagues), nous ne débarquons plus en annexe sur ces plages traîtresses. Une fois sur 2, on se renverse sur la dernière vague prise en surf mais, en planche, ça fait plus rire qu’en annexe… Sous un toit de palme, un **vieil homme de 78 ans** semble nous guetter et nous attendre. Aussitôt, Awon nous conduit chez lui, remplissant, sur le chemin, nos sacs de citrons et goyaves. De ce jour et les 3 qui suivront, nous déjeunerons dans son *fare*, Awon ayant à cœur de cuisiner pour nous. Il utilise uniquement les produits qui poussent ou nagent ou grognent dans la nature : **cochon braisé, pain, poisson cru, bananes plantain bouillies, fruit à pain transformé en purée**… absolument tout baigne ou est imprégné de lait de coco qu’il extrait de la noix chaque jour, comme un rituel. Hormis le café en poudre, toute sa nourriture provient exclusivement des alentours. Sa liste de courses ne doit comporter que trois lignes : farine, sucre, allumettes (il ne boit pas d’alcool). Chaque midi, nous nous régalons de cette cuisine au feu de bois et léchons nos doigts, mangeant comme lui, sans couvert.  ### L’histoire d’un marin espiègle Tandis que les filles s’essayent à sa fronde (pour chasser les cochons sauvages qui détruisent les plantations), il nous parle de ses femmes (5 !), de ses enfants, de son emploi de marin sur le bateau ravitailleur en eau pour Mururoa, lors des essais nucléaires dans les années 1960, puis son embauche sur le cargo-goélette, le *Taporo*. Il nous parle aussi avec humour de son mulet sur le dos duquel il parcourt les 2 h de marche qui le séparent, via un col, de Hanaiapa .On sent qu’il est heureux de raconter et malgré un français hésitant — il voit si peu de visiteurs qu’il n’a guère l’occasion de le pratiquer — répond à toutes nos questions. Quand nous lui présentons une amie australienne, il s’excuse de ne pas parler anglais, « seulement » marquisien, tahitien, paumotu et français ! Le courant passe avec cet ermite réputé peu sociable. Le week-end, l’ambiance change. Des jeunes de la vallée voisine, et même d’Atuona, accostent sur la plage. Ils ont à cœur de vivre au plus près de la nature, chassant, pêchant tout en s’adonnant à plein d’autres activités : slake-line, volley-ball, baignades, wake-board, paddle… Nous sommes chaleureusement invités à participer à tout jusqu’au **grand feu de palmes sur la plage** qui ne gâche rien du firmament. Et qui, surtout, sert de bouclier au seul point noir de ces vallées : les **nonos**. Des moustiques invisibles dont les piqûres occasionnent des démangeaisons terribles. Notre amie Jane en avait plus d’une centaine sur le corps ! Prévenus, les Azyu se baladent, nagent, mangent en manches longues, voire pantalon, la peau tartinée de monoï répulsif. Le jour du départ — retour au port pour l’avitaillement, le plein de gaz, d’essence et de gasoil –, je me dis que toutes ces baies sauvages, ces vallées authentiques et leurs habitants bienheureux donnent vraiment un supplément d’âme aux Marquises.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Marquises, Polynésie --- ### [Fini le mal de mer ?](https://azyucroisiere.com/fini-le-mal-de-mer/) **Published:** septembre 26, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/img_7744.jpg)Aussi curieux que cela puisse paraître, bon nombre de plaisanciers (et même de grands navigateurs) sont sujets au mal de mer. Je fais partie des malchanceuses. Parmi les bateaux inscrits à Barbados 50, un navigateur nous a proposé de tester un remède totalement nouveau. Basée au Luxembourg, l’entreprise E-Triggs fabrique et commercialise des produits de bien-être et de performance sportive. Il s’agit de solutions contre la peur de l’avion, l’arrêt du tabac, le stress… Le mal de mer fait partie du catalogue mais son usage pendant de longues périodes n’a pas encore été testé à grande échelle. Aussi l’entrepreneur profite-t-il de la quarantaine de bateaux ici rassemblés aux Canaries pour rassembler un maximum de témoignages. ### Surveiller sa nourriture De quoi s’agit-il ? C’est un patch métallique qui se colle sur la peau. On le garde le temps nécessaire, 1 jour, 2 jours, 1 semaine, 3 semaines… Ce patch fonctionne trois mois sur les adultes comme sur les enfants. On peut l’enlever une fois à terre et le remettre à la traversée suivante mais il n’est pas conseillé de le prêter à une tierce personne. Pour améliorer les chances de résultat, quelques recommandations : avant le départ et pendant la navigation, ne pas consommer chocolat, café, alcool, fromage type bleu, salami. Thon, bonite et maquereau ainsi que les poissons marinés tels le hareng et sardines sont aussi riches en histamine. C’est vrai que, naturellement, quand on est nauséeux, ce sont des aliments qui ne font guère envie. Quant à éviter ces types poissons deux jours avant le départ, cela peut être plus compliqué !  ### Pas de substance chimique L’anti-mal de mer, pas plus grand qu’une pièce de monnaie ne diffuse aucune substance chimique et n’a donc pas les effets secondaires de somnolence qu’induisent les médicaments classiques. Il ne fonctionne pas non plus par magnétisme. Comme il vaut mieux s’éloigner des sources électroniques (radio, ordi…) pour une efficacité optimale, je me dis qu’il s’agit peut-être d’une pile ? Pas de réponse claire du fabricant qui, sourire aux lèvres, garde secret le mode opératoire. Il m’indique que ce procédé bloque la création d’histamine, molécule en cause dans le déclenchement du mal de mer. Ma fois, je veux bien tenter l’expérience. Si ça marche, je serai l’une de ses meilleures clientes ! ``` La petite histoire ``` J’ai testé le patch durant la traversée Lanzarote-Grande Canarie, soit un jour et une nuit de mer. Mon état général était mieux, je me sentais plutôt bien ; malheureusement, l’estomac s’est détraqué et, à l’arrivée, je n’avais pas super mine. Je retenterai ma chance, promis !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** traversée --- ### [Le tapa, l’étoffe polynésienne](https://azyucroisiere.com/le-tapa-letoffe-polynesienne/) **Published:** octobre 11, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Qu’on se le dise, les Polynésiens ne vivaient pas à poil ! Avant l’arrivée des explorateurs occidentaux, ils portaient des vêtements en *tapa*, une étoffe fabriquée à partir de l’écorce des arbres. L’équipage de *Azyu* s’est essayé à sa confection à l’occasion d’une journée culturelle à Raiatea. Tout au sud de l’île, comme à l’abri de la frénésie urbaine, le **marae Taputapuātea** s’éternise sous le soleil. Ce site archéologique, classé Patrimoine mondial par l’Unesco depuis 2017, est un lieu sacré et, de tous les *marae* en Polynésie, le plus vaste et le plus réputé. C’est naturellement sur cet espace que l’association A Nui Taputapuātea organise ses journées culturelles. Le site du marae Taputapuātea### **Le mythe des vahine nues** Courant octobre, elle a invité à découvrir diverses pratiques artisanales dont la fabrication du *tapa*. Cette matière accompagnait les Polynésiens de leur naissance à leur mort puisque tout bébé y était emmailloté et tout défunt enveloppé avec. Avant l’arrivée des premiers missionnaires et, par conséquent, des cotonnades, les Polynésiens étaient donc habillés au quotidien de *tapa*. Le mythe de gens nus accueillant les navigateurs étrangers provient sans doute du fait que cette matière ne résiste pas à l’eau. Avant d’aller dans la mer à la rencontre des étrangers, les insulaires se sont alors dévêtus. À l’époque également, il était de coutume de baisser son *tapa* devant un chef en **signe de respect**. Ceci explique cela. Si les *tapa* servaient jadis de vêtements, ils sont aujourd’hui de précieux cadeaux de bienvenue.### **Une matière tapée et non pas tissée** Le *tapa* provient des **arbres**, en particulier de quatre essences : le banyan (*te ‘ora*), le mûrier à papier (*te aute*), l’arbre à pain (*te ‘uru*) et le ficus du teinturier (*te mati*). On commence par couper une branche que l’on gratte superficiellement avec un coquillage. Puis commence le premier travail de battage. Posée sur une enclume, la branche est frappée à l’aide d’un maillet de forme rectangulaire. Au bout d’un quart d’heure, l’écorce se détache tel un rouleau de papyrus ; elle est mise à tremper pour être attendrie et aplanie. S’ensuit la deuxième phase de battage, longue, dure et décisive quant au rendu final. L’écorce mouillée est placée à nouveau sur l’enclume et battue avec le maillet qui casse progressivement la fibre du bois. Petit à petit, l’écorce s’affine et s’agrandit. Méticuleux et acharné, Jean-Marie voit son *tapa* tripler de longueur alors que Erell commence à se démoraliser. Déjà une heure que nous battons cette peau ! Après avoir été tapée, l’écorce est ouverte avec un coquillage.### **Chanter au rythme des battoirs** Pour s’encourager, les ancêtres chantaient le **Pata’ uta’u, une ritournelle** autour de cette activité. Titaua, notre enseignante, l’entonne afin d’aider la vingtaine de participants à aller jusqu’au bout. En secret, nous nous réjouissons tous de notre petit morceau qui ne dépasse guère 50 cm. Se lancer dans une tunique prendrait combien d’heures ? Et combien de jours pour la **confection d’une voile** de pirogue ? ### **L’encre des tatouages** Pendant que nos *tapa*, déclinés en une variété de jolis tons ocre, sèchent au soleil, nous nous intéressons à l’encre qui permet de les décorer. Il s’agit de la même encre que celle utilisée jadis pour les tatouages. Elle s’obtient à partir de **noix de bancoul** mises à brûler dans un four bien particulier. La **suie** qui se crée à l’intérieur du four est prélevée et mélangée à l’eau de coco, à l’huile de coco (monoï) ou bien, dans notre cas, à la sève de bananier. Le liquide noir est un puissant colorant que l’on injectait sous la peau ou bien sur la surface des *tapa*. Après s’être exercé au tressage en palme de cocotier, au débourrage de coco ou bien à la gravure sur bois, nous reprenons chacun notre *tapa* pour y peindre tiki, gecko, frises en dents de requin et autres motifs traditionnels. Devant l’étonnement de certains quant au résultat, Titaua glisse avec un sourire en coin : « le *tapa* ressemble à celui qui le fabrique ». Décoquage des noix de bancoul brûlage et récolte de la suie pour fabrication de lencre à *tapa*Peinture des *tapas*.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [À Raiatea, les lycéens cuisinent pour leur santé !](https://azyucroisiere.com/a-raiatea-les-lyceens-cuisinent-pour-leur-sante/) **Published:** décembre 11, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## « Bien dans son corps, bien dans sa tête ». Tel est le projet du projet éducatif Healthy Class au Lycée des îles sous le vent, à Raiatea. Cent jeunes, encadrés par une vingtaine d’enseignants, suivent ce programme alimentaire, sportif, médical et artistique basé sur des concours de gastronomie.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Ces boissons qui aromatisent nos vies](https://azyucroisiere.com/ces-boissons-qui-aromatisent-nos-vies/) **Published:** novembre 26, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## Venez déguster les thés aromatisés aux parfums polynésiens (TahiTeaTime) ainsi que les sirops Mama Coco fabriqués à Raiatea. C’est le travail de deux artisanes engagées dans le bon et le bio !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine --- ### [Balanec dans le Canal de Panama](https://azyucroisiere.com/balanec-dans-le-canal-de-panama/) **Published:** mars 23, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Après deux semaines d’attente à [Portobelo](https://azyucroisiere.com/portobelo-lantichambre-des-grandes-expeditions/), nous suivons le mythique Canal de Panama qui unit l’Atlantique au Pacifique. Devant cette machinerie jamais égalée, le navigateur à la voile se sent bien minuscule mais pas peu fier. Démarré en 1880, sous l’égide de Ferdinand de Lesseps – le génial constructeur du Canal de Suez –, le Canal de Panama aurait pu contribuer à la grandeur française. Hélas, la défaite de l’ingénierie (impossible de percer les montagnes, de défricher la jungle) fut suivie d’un désastre humain (20 000 morts dus à la fièvre jaune, à la malaria et aux glissements de terrain) puis d’un fiasco financier. En 1903, alors que le Panama proclame son indépendance vis-à-vis de la Colombie, il signe un traité avec les Etats-Unis afin que ceux-ci redémarrent les travaux. En **1914** le Canal, dont la réussite repose sur la conception de six **écluses**, est inauguré. Il relie le port de Cristobal, à Colon, au port de Balboa, à Panama City, par une percée de l’isthme panaméen sur **80 km.** L’eau coule désormais sans obstacle entre l’Atlantique et le Pacifique. En 1999, le Canal « américain » est rétrocédé au Panama.  ### Le Panama, ça coûte un bras Si l’[archipel des San Blas](https://azyucroisiere.com/limprobable-archipel-des-san-blas/) nous a fait mener un train de vie sobre et économe – achats résumés à quelques fruits et légumes et à l’essence pour l’annexe –, entrer et croiser au Panama coûte cher. Permis de croisière : 185 $. Visa : 105 $/personne (1). Quant au passage du Canal, il se paye rubis sur l’ongle : 900 $ + 900 $ de caution (2). Location de pare-battages et de lignes normées : 75 $ ; déplacement « sous haute surveillance » en *lancha* et taxi jusqu’à la Citybank pour règlement en cash : 65 $. Stop ! On se console en apprenant que le ticket payé par les cargos pour un transit est de 350 000 $, au bas mot ! (1) En février 2017, le visa est devenu gratuit. Dommage pour nous ! (2) Pas de caution si l’on passe par un agent dont les services avoisinent les 350 $.  ### Galop d’essai En attendant notre date de passage, nous allons tâter du Canal avant l’heure. Chacun, séparément, nous convoyons des bateaux d’un océan à l’autre : [Coline, la 1ère sur Cékankonvaou](https://azyucroisiere.com/balanec-dans-le-canal-de-panama/ "Balanec dans le Canal de Panama"), Gaëlle sur [Seayousoon ](http://seayouaroundtheworld.blogspot.com)et Jean-Marie sur [Babel](http://babelenmer.com). Les autorités du Canal exigent, en plus du capitaine, 4 adultes préposés aux aussières. Aussi les équipiers des voiliers dans l’expectative s’entraident-ils afin d’économiser le coût de « handliners » professionnels. Et les apéros n’en sont que plus conviviaux ! [](https://azyucroisiere.com/img_7020/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2565/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2587/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2595/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal02032018-dscn2557-2-2/) #image\_title ### Vives émotions dans les écluses Le 18 mars 2018, *Balanec* est ancré dans le port de commerce Cristobal, devant Colon. Toute la journée, nous attendons notre *transit adviser*. A la différence des grosses unités qui sont réellement prises en charge par un pilote, les voiliers, eux, reçoivent à leur bord un « conseiller en transit ». Le capitaine reste seul maître à bord mais peut s’appuyer sur les recommandations de ce professionnel… s’il ne somnole pas ou s’intéresse quelque peu aux contraintes de la plaisance. Par chance, l’agréable Francisco saute à bord de *Balanec* en fin d’après-midi et le moteur est mis en marche. C’est parti pour le franchissement de l’isthme. Francisco conseiller en transit embarque sur BalanecPassant sous l’impressionnant pont en construction qui ralliera, en 2019, les deux rives, nous nous dirigeons vers les écluses Gatun dans lesquelles notre radeau pénètre, *Balanec* à couple de deux autres voiliers. Au dessus de nos têtes, des petits bonhommes sortis tout droit d’une boîte de lego – casque bleu vif de chantier et gilet de sauvetage rouge – lancent une touline afin d’y fixer nos amarres bâbord et les tendre sur la paroi. A l’instant où les portes d’acier se rabattent sur nous, une émotion mêlée d’appréhension et de curiosité m’envahit. A mesure que le sas se remplit, de puissants tourbillons dansent autour de la coque. Trois écluses plus tard, *Balanec* a grimpé de **26 mètres** !  [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0024/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0044/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0022/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0059/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0054/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal10032018-img_0052/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2615/) #image\_title ### Une équipe de choc Jean-François, Gérard et Paluch, nos équipiers, sont de parfaits « handliners », concentrés sur les aussières qu’ils laissent filer, petit à petit, aux écluses descendantes. Le radeau doit rester bien au centre du sas en dépit des remous de l’eau. Plus d’une embarcation a fini drossée sur les murailles en béton à cause d’un équipier inexpérimenté ; et gare aux mains et aux pieds parfois dangereusement coincés dans les des aussières tendues à blanc. Heureusement, notre transit se déroule sans casse ni blessure.  [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-dscn2672/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0049/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0164/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0093/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-img_0032/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0137/) #image\_title ### Au sommet des montagnes Mouillage pour la nuit dans le **lac Gatun**, à la sortie du premier groupes d’écluses. Le lendemain matin, nous traversons cette vaste étendue de 33 km en compagnie de deux autres conseillers en transit, Roy et Romuald. Les rives taillées à la serpe rappellent le caractère artificiel de ce lac creusé dans la montagne. Faisant feu de tout bois, la nature y a repris ses droits : hirondelles, vautours, crocodiles, paresseux ou **singes hurleurs** se manifestent à notre œil ou à notre ouïe. Vautour et croco le duo ravageur [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0081/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0099/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0075/) #image\_title ### Coline, maître-coq Pendant la navigation, Coline gère les repas, suivant scrupuleusement son livre de recettes : spaghettis bolognaise, salade de crudités, mousse au chocolat… Pour la quiche aux légumes du soleil et la tarte à la banane, elle est secondée par Jean-François. Avec Gérard à la vaisselle, je pourrais presque bronzer sur le pont en sirotant du jamaïca ! Mais toute cette eau douce qui glisse sous la coque n’est pas à gaspiller, ni l’électricité produite par le moteur : configuration idéale pour faire tourner le lave-linge. [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-dscn2669/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal17032018-dscn2642/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-dscn2662/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal18032018-dscn2645/) #image\_title ### Gigantisme et mondialisation  Tout en progressant dans le chenal, nous croisons des porte-conteneurs, des pétroliers, des gaziers, des paquebots, des « bateaux frigo », d’autres chargés d’automobiles… Ils battent pavillon libérien, maltais, danois, américain, bahamien… Toute embarcation confondue, près d’**un million de navires** ont déjà transité via le Canal de Panama. Rentré au chausse pieds dans lécluse Il reste exactement 60 cm de chaque côtéEn 2017, le Canal franchit une nouvelle étape dans la course au gigantisme. Des écluses plus larges (56 m), plus longues (560 m) et plus profondes voient le jour pour recevoir les unités de taille **Panamax**. Les écluses d’origine (36 m de large et 360 de long) – que *Balanec* emprunte – étaient devenues par trop étriquées ! Dorénavant, le passage dans ces nouveaux équipements coûte la bagatelle d’**un million de dollars** ! C’est à frémir en imaginant le prix du bateau et de sa cargaison… Le Canal compte 10 000 travailleurs, dont 270 pilotes, et une quarantaine de « conseillers en transit ». Chaque jour, près de 40 navires empruntent le chenal interocéanique, mais seulement 4 à 5 voiliers. Parmi ces derniers, on entend parler surtout… **français** ! l’une des trois nationalités les plus représentées au côté des Etatsuniens et des Britanniques. [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0126/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal19032018-img_0097/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2582-2/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2573/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal10032018-img_0087/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canal03032018-dscn2567/) #image\_title ### Et s’ouvrent les portes du Pacifique Après Pedro Miguel, *Balanec* pénètre dans l’ultime écluse baptisée Miraflores. Une demi-heure plus tard, la machinerie infernale dépose l’Ovni et ses équipiers quelques 26 mètres plus bas. Le **Pont des Amériques** salue notre entrée dans le vaste océan Pacifique.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Panama, traversée --- ### [Lever de pierre, le mystère de la force](https://azyucroisiere.com/lever-de-pierre-le-mystere-de-la-force/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Chaque année, lors du [Heiva](https://azyucroisiere.com/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/ "Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne"), Tahiti met à l’honneur plusieurs disciplines traditionnelles dont le lever de pierre. Le témoignage d’un champion, Tetuarii. A l’ombre du banian est massé un public silencieux et attentif. Anciens, jeunes, enfants, Tahitiens, Français, demis et quelques popa’ a assistent cérémonieusement à chaque tentative. Assis sur des palmes posées au sol en guise de tapis, Jean-Marie et moi-même décryptons cette épreuve sortie d’un autre âge. Il s’agit de soulever une lourde pierre en un temps le plus court possible. Le défi est relevé quand la pierre est **posée** en toute stabilité **sur l’épaule** et que le compétiteur lève un bras de victoire. Les hommes sont classés suivant leur propre poids et ne décident donc pas du niveau de difficulté. « *Si tu veux soulever moins lourd, t’as plus qu’à maigrir !* », explique en rigolant un Tahitien. Les épreuves vont crescendo pour finir avec la catégorie des **Extra-lourds** censés porter 170 kg ! Nous attendons de voir cet exploit. La veille, en catimini, Eve et moi avons tenté de décoller l’une des pièces du championnat : je n’ai même pas réussi à la faire bouger d’un centimètre. ### Pas trace de muscle… Habillés comme des **Samouraïs** – pareo-string, fesses à l’air – et couronnés de feuilles, Tetuarii, Moheani et Nicodème empoignent un pavé d’un mètre sur 30 cm pesant soit 80 kg, soit 104 kg ou 120 kg… Comment peuvent-ils porter de telles masses ? L’un d’entre eux, grand et fin, a la vingtaine, un autre est franchement grassouillet, aucun ne ressemble à un haltérophile. « *Tu dois pouvoir porter le double de ton poids »,* me précise en toute modestie l’un des athlètes. A qui je m’empresse de demander combien il pèse : « *123 kg* ». Ah ! d’accord…, le double de son poids, ce serait peut-être **l’exploit ultime**, la limite physique ? ### Soulever 170 kg Ça y est, on arrive à la catégorie des 120 kg. Pour eux, la pierre de défi pèse 170 kg. Le Tahitien Tetuarii la hisse sur l’épaule **en moins de 4 secondes !** et renouvelle l’exploit. Royalement, il se pavane 10 secondes devant le public, son trophée sur le dos. « *Te tu arii* » ne veut-il pas dire « *dos royal* » ?! « *J’ai commencé le lever de pierre à 22 ans, je m’entraînais seul tous les soirs pendant des heures après le travail. À 23 ans, j’ai gagné la compétition du Heiva en soulevant un bloc de 150 kg en 5 secondes. Mon record, c’est 175 kg. **L’important, c’est le mental*** ». ### Des pierres magiques Logiquement, je lui demande où il trouve des pierres pour s’entraîner, et comment il fait (et oui !) pour les ramener : « *Dans les rivières. La pierre, elle t’appelle ; je n’ai jamais eu besoin de creuser, de trimer pour en trouver une. S’il y en a une pour toi, tu la vois tout de suite. Et, à ce moment, elle est est normale ; c’est quand le prêtre la bénit qu’elle devient lourde*. » Avant l’épreuve, les prêtres bénissent les pierres. ### Une culture du Pacifique C’est quoi la prochaine compétition ? « *La **Coupe du Pacifique** en 2021 en Nouvelle Zélande. Je trouve que les sports traditionnels sont plus vivants dans le grand triangle polynésien qu’ici, au fenua. Je préviens les jeunes Tahitiens qui ne s’intéressent pas beaucoup à leur culture : « vous verrez, le jour où un Français gagnera ici au lever de pierre, vous comprendrez. Vous comprendrez que, là, vous aurez **perdu votre culture**.* » Tetuarii me salue et rejoint ses collègues venus des Samoa, des Îles Cook, de Hawaï ou de Nouvelle Zélande. Avec eux, il se sent chez lui. Tetuarii, concentré, prie la pierre. Victoire ! 170 kg sur le dos !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Azyu, croisière, Polynésie, Tahiti, tradition --- ### [Balanec est à vendre !](https://azyucroisiere.com/balanec-est-a-vendre/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Heureux propriétaires d’un catamaran, nous n’avons pas l’ambition de naviguer sur 3 coques. Aussi notre OVNI 435 est-il à vendre. OVNI 435, pavillon français (taxe payée). Il est actuellement à Tahiti (Polynésie française). ### Son prix : 168 000€ Voici sur youtube une **vidéo** du bateau sur le chanel Balanec ### https://www.youtube.com/watch?v=fLXjyxnzAL0&feature=share Sur notre blog, vous trouverez une **description détaillée** et quantité de **photos** ### https://balanecatao.wordpress.com/ovni-435-a-vendre/ *Description sommaire* Nom : Balanec Année : 2002 constructeur: Alubat Modele Ovni 435 Longueur 43’ 13,37m HT ; 12,90m Coque Largeur 4,22m TE : 0,74m 2,54m Aluminium Poids 10,3t   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Farniente aux îles Cies](https://azyucroisiere.com/farniente-aux-les-cies/) **Published:** août 1, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## En descendant vers le sud, nous entrons dans les eaux du Parc national des îles atlantiques de Galice. En face de Vigo se dresse l’archipel des îles Cies, montagnes majestueuses et boisées.    ### ### Réserve de goélands On commence l’ascension jusqu’au phare de Cies, au travers d’une forêt d’eucalyptus et de pins. Vierge, sauvage, l’île héberge des colonies d’oiseaux – goélands argentés, goélands à dos noir, cormorans huppés et quelques guillemots. Des oiseaux certes assez communs pour nous Bretons !    Pour ne pas les déranger et préserver cet archipel, une règlementation spécifique s’applique : pêche sportive interdite, pas d’animaux domestiques autorisés, coquillages et fleurs ne peuvent pas être ramassés et les falaises et dunes ne sont pas accessibles à la promenade. De fait, pour mouiller devant les îles Cies, nous avons dû remplir un formulaire de demande d’autorisation. ### Pas de poubelle = pas de déchets Il n’y a sur l’île quasiment aucun habitant permanent et pas de voitures. Une autre mesure est l’absence de bennes à ordures ou petites poubelles “*du fait de son impact visuel et des problèmes environnementaux que provoquent le transport et le stockage des résidus*”. Je suis assez sceptique sur ce parti-pris ; néanmoins, on n’a vu aucun déchet traîner. Ce, malgré le nombre impressionnant de touristes.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne, nature --- ### [4 marins bien polynésiens](https://azyucroisiere.com/4-marins-bien-polynesiens/) **Published:** mars 6, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Voilà 10 ans que nous avons levé l’ancre de Bretagne pour franchir l’océan atlantique puis pacifique et voguer en Polynésie française. Aujourd’hui, nous vous donnons quelques nouvelles via notre nouveau site : [azyucroisiere.com](https://azyucroisiere.com/) Depuis l’ile de Raiatea, notre coup de cœur, nous organisons des croisières aux Iles-sous-le-Vent. Et même des séjours sportifs orientés Wing-Foil.  Le catamaran Azyu  Wing-foil à Bora-Bora  Wing-foil à Taha’a  Wing-foil à Raiatea  Foil tracté [Croisières Azyu en Polynésie | Découvrez les iles sous le vent](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/) Nos enfants poursuivent leurs études, l’aînée à l’université de Tahiti, la benjamine au collège de Raiatea. Quant à moi, je continue à créer des BIJOUX en perle de culture, coquillage et oursin crayon.  Perle noir de Tahiti  Parure en oursin-crayon  Bracelet en perle de culture  Collier en coquillage  Collier en perle de Tahiti  Aucune légende  Oursin-crayon violet des Tuamotu [Azyu Feel : le bijou peau-à-peau – AZYU Croisière](https://azyucroisiere.com/azyu-feel-le-bijou-peau-a-peau/) J’exerce également mon métier de journaliste en publiant des articles pour le compte des magazines de Pape’ete : -TAMA’A (cuisine/agriculture). Une mine d’idées pour réaliser des recettes tropicales ! [Cuisine – AZYU Croisière](https://azyucroisiere.com/category/cuisine/) -HOMMES ET FEMMES DE POLYNESIE. Je rends hommage à la population des Iles-sous-le-Vent, habitants de Bora-Bora, Huahine, Taha’a, Raiatea.  Magazine agricole Tama’a  Recette à la mangue  La passion du coquillage  Tatoueur et guide patrimonial  Magazine Tama’a  Portrait de tupuna Nos LIVRES (récits de voyage, roman, proverbes tahitiens) sont toujours disponibles.  Aucune légende  Aucune légende  Aucune légende  Aucune légende [Nos romans et récits de voyage – AZYU Croisière](https://azyucroisiere.com/nos-romans-et-recits-de-voyage/) Quant au capitaine, photographe depuis toujours et droniste dorénavant, il vend ses clichés sous forme de CARTES POSTALES qui plaisent beaucoup. [Cartes postales et posters – AZYU Croisière](https://azyucroisiere.com/cartes-postales-et-posters/)  Ferme perlière  Taha’a  Le Taha’a By Pearl Resorts, hôtel 5 étoiles  Sunset devant Bora-Bora Nous espérons de tout cœur que votre vie est belle et que votre jardin amical et familial pousse bien. Au plaisir de recevoir de vos nouvelles ! Gaëlle (Teremata’i vahine) et Jean-Marie (Teremata’i tāne)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Championnat d’apnée de Polynésie : me voilà dauphin !](https://azyucroisiere.com/championnat-dapnee-de-polynesie-me-voila-dauphin/) **Published:** avril 26, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Championnat dapnée de Polynésie française 2025## En avril 2025, j’ai participé au championnat polynésien d’apnée à Tahiti. Avec 5,19 minutes la tête sous l’eau, j’ai obtenu la médaille d’argent d’apnée statique. Ce fut un moment à couper le souffle ! J’ai découvert l’année en 2019 à Moorea lors d’un stage de 2 jours animé par Denis Grosmaire, notre champion local. En 2024, Denis est descendu à 110 mètres de profondeur, sans palmes, puis est remonté à la surface à la force des bras, en suivant une corde. Quelle performance ! > [Le souffle court à Moorea](https://azyucroisiere.com/le-souffle-court-a-moorea/) ## Apnée en profondeur : tout au fond du lagon Par la suite, en 2022, j’ai passé mon niveau AIDA 3 au sein du club d’apnée DEEP ZEN à Raiatea. J’avais besoin de sonder les fonds marins, de vérifier que je pouvais aller profond en toute quiétude. À 25 mètres, j’étais bien. C’est rassurant quand on vit sur un bateau de savoir plonger : on peut être amené à sauver une vie… Jusqu’à présent, j’ai surtout repêché mes culottes mal accrochées sur les filières. En 2024, je me suis entraînée régulièrement en apnée statique (la tête dans l’eau sans bouger) et en apnée dynamique (nager avec des palmes sans respirer le plus loin possible). Grâce à Adrian Escobar, le fondateur de l’école Deep Zen, j’ai découvert que, dans cette discipline, le dépassement de soi est indissociable d’un apaisement total. C’est devenu un besoin, s’entraîner pour se sentir mieux. Pour moi, l’apnée est une sorte de thérapie qui recourt au yoga. Impossible de forcer en apnée. Pour avoir la possibilité de rester dans le ventre de la mer, immergé dans le lagon, dans cet univers étrange et attirant, il faut rechercher son propre bien-être, détendre son corps et soulager son mental. Satisfaction à lissue de lépreuve dapnée statique Massage avant les épreuves Compétition dapnée statique à la piscine de Tipaerui à Papeete Tahiti Pendant 6 mois, je me suis entraînée sérieusement, pratiquant yoga, sophrologie et natation. Le jour J, je suis donc montée sur la 2e marche du podium (5,19 mn), derrière Serena Seresini (5,56 mn). J’ai participé également à l’épreuve d’apnée dynamique en parcourant 81,50 mètres, mon record absolu !  Il faut dire que, à Raiatea, la « piscine » est envahie d’oursins diadème très venimeux, d’une ou 2 murènes qui nous attendent à l’arrivée, de patates de corail qu’on compte pour savoir la longueur parcourue… Nager dans une vraie piscine (Tipaerui) avec du carrelage au fond et de l’eau claire, c’est moins palpitant mais c’est plus facile ! Aujourd’hui, ce défi accompli, cette thérapie finie, je retourne nager pour le plaisir dans le vaste lagon de Taha’a et de Raiatea. Avec ou sans tuba suivant l’humeur.  Luc, mon coach le jour J à Tahiti  Lagon de Taha’a  Aucune légende  Piscine de Tipaerui (Pape’ete)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie, Tour du monde --- ### [À Aukena, Marie-Noëlle mène la panse](https://azyucroisiere.com/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/) **Published:** juillet 22, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aux Gambier, il suffit de mouiller devant la maison de Bernard et Marie-Noëlle pour se retrouver d’office invités à leur table. En passant, un bon bout de temps, par les cuisines ! Week-end de fête des pères, quatre voiliers français et britannique sont à l’abri devant Aukena. Tout ce petit monde – 14 personnes – se retrouve dans le jardin-plage de Bernard et Marie-Noëlle. Rapidement, la préoccupation principale consiste à préparer le **repas**. Chacun se met à son poste : Nicole surveille la cuisson des **fruits à pain** au feu de bois, Jean-Marie fend les noix de coco, Michel râpe la chair, Coline en extrait le jus, John L’Enfer boit des coups… Coline râpe la cocoLili et moi partons en expédition sur les crêtes à la recherche de **goyaves** mais revenons bredouille. Manifestement, il fallait escalader le piton rocheux dont la hauteur offre une vue splendide sur les deux versants de l’île. Ou alors s’enfoncer sous les buissons épineux à flanc de falaise. Tant pis pour la confiture de goyaves. Le menu du jour A 15 h, on s’attable enfin devant le festin : poisson et coquillages crus au lait de coco, galettes de fruits à pain frits, cœur de jeune cocotier en salade, cuisse de cochon braisé nappé d’une sauce sucrée-salée, dessert courge-bananes… En final de ce feu d’artifice gastronomique, Marie-Noëlle nous présente ses « bonbons » : des **citrons saumurés puis recuits au sucre**. Une sorte de chutney bien équilibré qui accompagne merveilleusement le riz et le poisson cuit. Marinés dans du gros sel pendant des mois, voire des années, les citrons du jardin sont simplement mis en pot puis expédiés à Tahiti. J’ai droit à une boîte pleine de ces précieuses pépites. ### Et c’était coco ci, et c’était coco ça… Vous l’aurez compris, en Polynésie tout se cuisine ou se mange avec du lait de coco, le poisson cru, la chair de **l’huître** (« korori »), le fruit à pain (« uru »), le poe courge-bananes, le riz, le pain… Même la basse-cour est au régime coco : les cochons, les poules, le cheval, les chiens, les chats sont nourris avec ! Parmi tous ces animaux, Erell se trouve, suivant ses mots, au paradis. Denis lui offre un pur moment de félicité en la faisant grimper sur la jument à peine dressée. Et tous trois s’en vont trotter sur la plage. Atelier cochonnaille Le lendemain, finie la rigolade. Le porc massif qui court encore près des grottes doit finir en conserves. Y’a du boulot sur la planche. Dès 8h, l’équipe masculine se donne rendez-vous sur la plage pour tuer la bête. A 10 h, l’équipe féminine et les trois juniors débarquent à leur tour. L’animal n’a plus de tête, les boyaux sont d’un côté, le cœur de l’autre. Il faut y mettre les mains et faire le tri. Voilà le prix de notre appétit de viande. Le mien diminue d’un cran. Commencent alors des heures de **boucherie-charcuterie**. Reine en son domaine, Marie-Noëlle dirige les ateliers boudin et pâté dans une cuisine qui ressemble à un vrai capharnaüm. La table de travail est encombrée d’innombrables bouteilles et pots contenant épices, condiments, huile, vin rouge, vin blanc, bières… mais aussi médicaments, cendriers, chats ! On pousse la ventoline pour poser la cocotte-minute, on déplace le mégot de cigarette pour disposer les bocaux. Pas de mixeur, tout se malaxe à la main ; pas de cuillère, tout se goûte au doigt. Un pur travail artisanal ! Enfin, à la tombée de la nuit, les conserves de **pâtés de foie et de tête** sont prêtes et distribuées aux équipages. Quelle journée ! Quelques jours plus tard, c’est **« pain, pâté, vin rouge »** sur *Balanec,* Jean-Marie revit, les filles apprécient. Moi, je reste un peu circonspecte devant les quelques poils blancs, ceux de l’oreille – je m’en souviens bien – qui se dressent au milieu de la chair. Je gomme vite cette image pour ne garder en mémoire que **l’accueil** entier, sans demi-mesure de ce couple simple, généreux et joyeux qui, vivant en retrait, produit sa propre nourriture. ### [Toutes les photos sur l’archipel des GAMBIER](https://photos.google.com/share/AF1QipMC_7mGCmC0wBPMjKkzr9RX-AFHCH5Ol8Pd_cBx4bRa-j9BYU2HRt3icHLJhRYp6Q?key=YndoQXVoa0xJT2UyWExKNDVQRkZyMU90TnRhQ0RR)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, cuisine, fruit, Gambier, Polynésie --- ### [Ma recette de crumble aux caramboles](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-crumble-aux-caramboles/) **Published:** avril 18, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** **Si elle est souvent transformée en jus, la carambole peut aussi entrer en pâtisserie. Préférez la variété douce, à moins de doubler les doses de sucre pour une variété acide. Du fait qu’elle est très juteuse, la carambole garnira parfaitement la sous-couche d’un crumble étoilé. Voici une recette de ramequins individuels très facile à adapter au nombre de convives.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-crumble-a-la-carambole/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine --- ### [Azyu Feel : le bijou peau-à-peau](https://azyucroisiere.com/8033/) **Published:** février 15, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Azyu Feel, c’est une marque de bijoux artisanaux, fabriqués à partir de graines et coquillages ramassés au gré de randonnées en forêt et de plongées sous-marines. Et bien sûr à partir des perles de culture, l’or noir du Pacifique. Depuis plusieurs années, je vis en Polynésie, entre Tahiti, Fakarava, Bora-Bora… et les Marquises. Ou plutôt je vogue, grâce au catamaran *Azyu*. Fascinée par les innombrables trésors d’une nature inventive, j’ai eu envie de les exposer. Sur ma peau et, aujourd’hui, sur la vôtre. Modèle O1### AS YOU FEEL : COMME TU LE SENS Pourquoi cette appellation ? Chaque jour, je tutoie la nature polynésienne : l’eau cristalline du lagon, les fleurs exubérantes partout, les crêtes abruptes des volcans éteints, les couchers de soleil incroyables… J’ai eu envie d’un **peau-à-peau** avec ces éléments. D’où l’idée de bijoux portés en talisman, à l’instar des tatouages marquisiens. ***[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/)*** ### COQUILLAGES Les cônes pulicariusus sont blanc-crème piqués de points orange pâle. Je les trouve le long d’un *motu*, c’est-à-dire un îlot inhabité au milieu du lagon. Sur ce motu, pas de cocotiers, seulement des conifères appelés « aito » en tahitien. D’où son nom, le *motu*aito, en face de l’île de Raiatea. Les cônes hébraïques sont noirs et blancs. C1Les **porcelaines**, j’en ai collecté plusieurs variétés : les porcelaines monnaie ou cauris utilisées jadis comme monnaie d’échange, les porcelaines obvelata, blanches également, les porcelaines tête de serpent, sur fond marron. Celles que vendent les Polynésiennes sont toujours incroyablement brillantes. C’est parce qu’elles les ramassent vivantes sur le récif ; ensuite, elles les ensablent au moins un mois pour tuer le gastéropode. Moi, je n’ai pas le cœur de tuer les animaux. J’attends leur fin de vie. *[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/)* ### GRAINES J’ai ramassé des **caniques** aux Marquises. Ce sont de grosses graines grises douces et très résistantes. Je les ai trouvées exactement à Anaho, au nord de l’île de Hiva Oa, dans des arbustes épineux. ### LES OURSINS CRAYONS J’adore leurs aiguilles avec lesquelles on peut inventer des parures de reine ! J’aime ce rendu tribal et raffiné à la fois. Modèle O3Il en existe des violets, des verts d’eau tirant sur le blanc, des verts kaki. Les oursins se logent dans les anfractuosités du platier. ### PÊCHE AUX OURSINS Souvent, en fin d’après-midi, je **nage** de mon bateau jusqu’à la barrière de corail le long de laquelle se concentre une infinie variété de poissons, des colonies colorées de coraux et toujours un ou deux requins. J’ai de la chance quand, par hasard, je tombe sur un oursin crayon ! Enfin une moitié car l’animal s’est fait grignoter. Les aiguilles, bien plantées sur la carcasse, sont alors toutes belles, ni cassées, ni rayées. Je le fais sécher plusieurs semaines pour que les aiguilles se détachent. A ce stade, pas de panique, plus rien ne pique ! O1### LES PERLES NOIRES Nées du lagon, les perles incarnent la beauté par excellence ; elles font la réputation de la Polynésie. On les dit noires, en réalité elles sont irisées de multiples couleurs : aubergine, grenat, rose, vert, bleu et même blanc écru ! Je les trouve directement dans les fermes perlières ou chez des revendeurs sur Tahiti. C’est dans l’archipel des Gambier qu’elles sont les plus splendides. Certaines fermes invitent même à plonger soi-même pour choisir l’huître et donc la perle qu’elle renferme ! > ***Un bijou vous tente ?*** > > [Voici les MODÈLES disponibles](https://azyucroisiere.com/commander-des-bijoux/) > > ***[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/)***  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Ma recette de gratin de bananes fē ́ī](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-gratin-de-bananes-fe-i/) **Published:** février 19, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** **Revisitons le classique gratin de pommes de terre à la crème fraîche en remplaçant ses ingrédients-phares par des bananes *fē’ī* et du lait de coco. Ce plat végétarien peut aussi accueillir des petits lardons grillés pour les adeptes de viande. Pour les mettre à l’honneur, quoi de mieux qu’une recette 100 % locale (ou presque) ?** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-gratin-de-bananes-fei/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** fruit, Polynésie --- ### [Traversée de l’Atlantique : ça, c’est fait !](https://azyucroisiere.com/traverse-de-latlantique-a-cest-fait-2/) **Published:** novembre 27, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Partis de Sao Vicente (Cap-Vert) le 9 novembre, nous avons atterri à Bridgetown, sur l’île de La Barbade le 24 novembre, soit 2029 milles nautiques au compteur. Comment se déroule la vie sur un bateau de 13 mètres pendant 15 jours avec deux enfants ? Le jour du départ, c’est 30 noeuds de vent et 3 mètres de houle qui nous attendent à la sortie de la baie de Mindelo. Les conditions sont réunies pour que je sois malade durant les 3 jours règlementaires. Heureusement, dès le 4e jour, en m’amarinant doucement, je me vois sortir de ce cauchemard. [](https://azyucroisiere.com/img_8182/) Photo de départ sur le ponton de Mindelo [](https://azyucroisiere.com/img_8179/) Je mets sous vide du pain. [](https://azyucroisiere.com/img_8185/) [](https://azyucroisiere.com/img_8190-2/) Sortie mouvementé de la baie de Mindelo. [](https://azyucroisiere.com/img_8198/) On remballe le pavillon français et on range les chaussures. ### Pop corn, pizza et gateaux Petit à petit, les journées s’organisent autour des repas. On **cuisine** pour, d’abord, perdre le moins possible de vivres fraîches (fruits, légumes et oeufs), et bien sûr s’occuper, se faire plaisir. Jean-Marie se met à la boulange avec de délicieux pains croustillants, pétrissant une pizza au passage. Coline et Erell concoctent des cookies à la farine de gofio. Typique de La Gomera (Cap-Vert), le gofio est un mélange de farines toastées de sorte qu’il peut aussi s’utiliser sans cuisson. Il a un goût de noisette très agréable. Vu la rapidité ave laquelle les bananes murissent, le gâteau à la banane s’est imposé : Coline le réussit si bien qu’il est vite avalé. Pour les employer, on a fait un déjeuner Miam aux fruits, suivant la recette bien connue de France Guillain. Par deux fois, le mot Pop Corn a fait sauter les filles de joie presqu’aussi haut que les grains de maïs. En cas d’incendie dans un bateau au milieu de l’Océan, le mieux, c’est de composer le 16 ou le 18 ?! la question m’a traversé l’esprit… J’ai aussi tenté des yaourts sans y croire vraiment. Vu le roulis par moment, je pensais obtenir un bon lait caillé mais non, ça a bien marché. [](https://azyucroisiere.com/img_8208/) [](https://azyucroisiere.com/img_8235/) ### Bienheureux à la pêche Et puis, nous avons multiplié les recettes à base de poisson. Parce qu’à force d’essayer le leurre jaune, le petit rouge, le gros bleu, l’hameçon comme çi, le fil comme ça, Jean-Marie a trouvé le bon montage. Résultat : 7 prises ! bonites et daurades coryphènes. Et tant pis pour les très gros poissons que nous n’avons pas réussi à ramener à bord : ils se promènent avec un percing et une laisse mais, enfin, ils sont libres et vivants ! Le 1er jour, salade tahitienne de poisson cru mariné au citron avec concombre, carotte et lait de coco. Le 2e jour, sushis et makis artistiques modelés par Coline. Le 3e jour, poisson cuit avec des pommes de terre et des oignons. Le 4e jour, rillette de poisson à la moutarde… (tous les autres bateaux n’ont pas été si chanceux de sorte qu’en arrivant à La Barbade, Jean-Marie a fait un atelier “montage de ligne”). [](https://azyucroisiere.com/img_8206/) [](https://azyucroisiere.com/img_8226/) [](https://azyucroisiere.com/img_8232/) [](https://azyucroisiere.com/img_8234/) ### Lecture, écriture, dessin… Les journées s’égrènent autour d’activités simples. Moi qui n’ai jamais pu lire une seule ligne en mer, j’ai dévoré trois livres. Ah ! ce sentiment de bonheur retrouvé ! La nuit, j’écoute aussi des livres audio. C’est ainsi que j’ai fait *Le Tour du monde en 80 jours* en compagnie de Philéas Fogg et de Passe-partout. Coline s’est consacré à l’écriture, racontant ses journées ou inventant des histoires. Erell a dessiné, dessiné, améliorant ses personnages. [](https://azyucroisiere.com/img_8196/) [](https://azyucroisiere.com/img_8211/) [](https://azyucroisiere.com/img_8237/) Un bain au milieu de l’Atlantique, ça vous tente ? Equipées de leur gilet de sauvetage et de leur harnais, les filles ont fait trempette dans le vaste océan, tenues par Jean-Marie tout de même car le bateau filait ses 7 noeuds habituels. Surprise, l’eau est chaude !  ### Et la nuit ? A la tombée du jour, les quarts s’organisent. De 3 h au début, on les allonge à 5 h afin que chacun ait une “vraie” tranche de sommeil. Comme nous sommes partis avec la lune montante, nous profitons d’un ciel clair. C’est toujours un spectacle vibrant que d’observer la lune apparaître, orange d’abord, puis argentée. Certains soirs, elle joue à cache-cache avec des nuages paresseux. La nuit, la seule appréhension, ce sont les gros nuages noirs annonciateurs de grains violents. Nous n’en avons vécu qu’un seul pas très méchant. D’autres bateaux se sont fait régulièrement rincer par des pluies à couper au couteau. ### A chaque bateau sa traversée D’aucuns ont dû mettre le moteur des jours durant faute de vent quand nous n’avons consommé que quelques litres de gasoil. Certains ont vu leur pilote automatique les laisser tomber, barrant nuit et jour. Chez d’autres,le moteur est tombé en rade empêchant de recharger les batteries et donc de profiter des instruments électroniques de navigation. Sur *Balanec*, pas de casse, pas de blessé, pas de mauvaise surprise. Une traversée tranquille comme on en rêve ! [](https://azyucroisiere.com/img_8240/) [](https://azyucroisiere.com/img_8241/) La ligne d’arrivée est franchie : victoire !! ## Le mot du capitaine #### Un début de traversée chaotique avec une mer croisée de 3 mètres et des rafales à 40nds ; le bateau s’est très bien comporté grâce au régulateur d’allure qui nous a permis de faire des surfs jusqu’à 12nds. Un angle de vent apparent à 150°, la grand-voile avec 2 ris, le génois tangonné, nous avons fait des journées de 24h parcourant 170mn. Partis de Mindelo 6h après le gros de la troupe du rallye (26ème), nous avons remonté le peloton jour après jour pour arriver 12ème à la Barbade. Voilà notre trace :   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, traversée --- ### [Scènes de vie](https://azyucroisiere.com/scnes-de-vie/) **Published:** septembre 26, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Quelques moments choisis de notre quotidien : trottinettes, atelier couture, cuisine… Super bonne idée les **trottinettes** ! On parcourt des kilomètres avec. Même ceux qui “n’aiment pas marcher” enchaînent les visites sans s’en rendre compte. Il faut juste crier “Stop !” quand on retourne sur les pontons au risque de voir Erell finir dans l’eau. Car on ne lui impose pas le port du casque + celui du gilet de sauvetage par 30 degrés… C’est l’un ou l’autre. Sur les 4 trottinettes, 3 sont pliables. [](https://azyucroisiere.com/sam_0838/) [](https://azyucroisiere.com/sam_0880/) Dès fin juillet, j’ai sorti ma **machine à coudre**. Le pavillon français donnait déjà des signes de fatigue ; le bimini a eu besoin d’être consolidé et le taud de soleil méritait quelques ajustements. Depuis, je l’ai utilisé plus d’une fois. Pour rallonger une robe devenue trop courte ou réparer des draps. Même si je trouve toujours un prétexte pour coudre (j’aime bien !), la machine me semble incontournable quand on est nomade.  Sitôt arrivés à Las Palmas, sur l’île de Grande Canarie, Coline se met aux fourneaux. 1 heure plus tard, elle fait sa distribution de **cookies** sur les pontons. Ici, elle livre une famille canadienne qui voyage avec Cornel Sailing. [](https://azyucroisiere.com/cookies/) [](https://azyucroisiere.com/cookies_aneka/) Chaque matin, Coline fait des **maths** et tient à jour son **journal de bord**. C’est le programme qu’elle s’est choisie pour l’instant. Erell a quatre souhaits : apprendre à lire, à écrire, savoir dessiner des chevaux et **réussir à siffler**. Dès que possible, elle dessine un moment de sa journée et j’écris les souvenirs qu’elle me raconte. [](https://azyucroisiere.com/img_7610/) [](https://azyucroisiere.com/img_7377/) Jean-Marie règle “Tabarly”, le **régulateur d’allure**. Il fonctionne très bien et économise l’énergie précieuse en navigation, surtout la nuit quand les panneaux solaires sont inactifs. [](https://azyucroisiere.com/img_7543/) [](https://azyucroisiere.com/img_7318/) Premiers plats au **four solaire** ! Si le gâteau à l’orange et au citron préparé avec Erell a été une réussite (quoique moyennement cuit), le riz au lait a été un échec. Au bout de 3 heures en plein soleil, le riz flottait toujours dans le plat. Retour au carré et, en 10 mn, Jean-Marie a fini la cuisson avec sa technique bien éprouvée de riz sous pression. En fait, plus un plat est liquide, plus il est compliqué à cuire car la buée empêche le four de monter en température.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** couture, cuisine, école, trottinette --- ### [Baiona et la découverte des Amériques](https://azyucroisiere.com/baiona-et-la-dcouverte-des-amriques-2/) **Published:** août 1, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7323.jpg)Depuis 1993, la très jolie ville de Baiona célèbre la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. C’est en effet dans ce port que l’une des caravelles de l’expédition est revenue en 1493. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/sam_0924.jpg) Mouillés devant le port, nous pouvons voir la réplique grandeur nature de *La Pinta*. Ce vaisseau, dirigé par Martin Alonso Pinzon, a accosté au port de Baiona le 1er mars 1493. Christophe Colomb, à bord d’un autre navire, est arrivé à Lisbonne, le 4 mars 1493, soit 3 jours après La Pinta ! Pas de chance, la découverte du Nouveau Monde avait déjà été annoncée à tous, et notamment aux rois catholiques. Christophe Colomb aurait dû prendre un pied de pilote, comme disent les marins. Pas ingrate, l’histoire a retenu son nom. ### Baiona, Bayonne ? [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7328.jpg)Nous enfourchons nos trottinettes et allons visiter ce bateau qui ne paraît pas si grand : 36 mètres pour 26 hommes d’équipages. Diable, ça devait pas être tous les jours agréable ! De retour dans la vieille ville, nous visitons le musée de la Navigation tourné vers ce pan de l’Histoire. Dans les ruelles pavées, des maisons nobiliaires se succèdent les unes aux autres. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7322.jpg)Nous poursuivons sur les remparts de la forteresse Monterreal qui s’avance vers la mer. Magnifique ! Coline n’en finit pas de prendre des photos, Erell pose devant une statue, un autel, un panorama… Et au pied de la forteresse nous attend… un parc de jeux ! Nous en avons trouvé dans absolument toutes nos escales. C’est un grand bonheur pour les enfants et une pause bienvenue quand il fait chaud. Avant de quitter Baiona, je me suis demandé s’il y a une étymologie commune avec la ville française de Bayonne. Si vous savez, racontez-nous ! [Toutes les photos d’Espagne](https://goo.gl/photos/dspf5pjiRzdipHVe7) (crédit photo : Jean-Marie Gravot)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne, histoire --- ### [Cap au sud](https://azyucroisiere.com/cap-au-sud/) **Published:** mars 30, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/03/img_2945.jpg) Voici l’itinéraire prévu de juillet à novembre 2016 : - traditionnel tour des îles bretonnes - traversée du Golfe de Gascogne - Espagne, Portugal - Madère - Canaries - Cap Vert Début septembre, nous avons rendez-vous avec l’association Cornel Sailing qui organise des navigations en flottille tout autour du globe. Cette année, le programme [Barbados 50](http://cornellsailing.com/fr/sail-the-odyssey/barbados-50/) rallie Londres aux Caraïbes où sera célébré le cinquantenaire de l’indépendance de La Barbade. Nous rejoindrons la flotte aux Canaries début septembre pour caboter dans l’archipel durant 3 semaines (du 25 septembre au 15 octobre) avant de découvrir le Cap Vert pendant 3 semaines également (du 22 octobre au 9 novembre). La traversée de l’Atlantique est programmée autour du 10 novembre. Le point d’atterrissage est Bridgetown sur l’île de La Barbade.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [L'Ec-Eau-Logis](https://azyucroisiere.com/lec-eau-logis/) **Published:** mars 15, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Balanec est un Ovni 435# De l’énergie, il en faut pour assurer l’autonomie d’une famille sur une longue période ! L’éc-eau-logis, ce pourrait être le surnom de Balanec. Ce voilier de presque 13 mètres, en aluminium, n’a pas que la mission de nous mener à bon port. Il est équipé de panneaux solaires, d’une éolienne, d’un hydrogénérateur (hélice tractée par le bateau) qui couvrent les besoins essentiels. L’eau potable, quant à elle, provient du dessalinisateur qui tourne grâce au moteur du bateau. *Consommer moins, ne pas gaspiller, partager.* ### **Balanec : fiche technique** - Ovni 435 (12,90 mètres) en aluminium - Construit par le chantier Alubat en 2002 - Moteur Volvo - Panneaux solaires - Eolienne - Régulateur d’allure - Pilote automatique - Antifooling à ultra-sons - Dessalinisateur - Four solaire - Machine à café expresso manuelle (sans capsule ni dosette) !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Technique **Étiquettes:** Ovni --- ### [Un avant-goût de Porto](https://azyucroisiere.com/un-avant-got-de-porto-2/) **Published:** août 10, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/porto7.jpg)Depuis le 1er août, le pavillon portugais flotte dans la mâture ; après Viana do Castello, nous voilà tout près de Porto… Mouillage solitaire au milieu d’une zone portuaire. D’un côté, une flottille colorée de pêche, d’un autre, une joyeuse école de voile et au milieu d’immenses cargos de marchandises qui vont et viennent, jour et nuit. Bienvenue à Leixoes, quelques milles en amont de Porto. [](https://azyucroisiere.com/img_7365_thumb-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/leixoes-jpg/) Après quelques sorties à terre entre supermarchés et plage, nous nous renseignons sur l’endroit où nous sommes : Leixoes, Leça de Palmeira, Matosinhos ? On questionne l’office de tourisme : “Comment va-t-on à Porto ?” “Vous y êtes !”. C’est un peu comme chercher Paris dans Saint-Germain-des-Prés… ### Le spectacle du rio Douro [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/porto3.jpg)Après 15 mn de bus, nous dévalons (vive la trottinette !) les rues glissantes de Porto érigé à flanc de montagne. En contrebas, le fleuve Douro concentre l’animation. La foule de touristes se presse sur ses rives reliées par l’impressionnant pont Dom Luis Ier. Un niveau est consacré aux voitures et le 2e, grandiose, au tramway-métro. Comme les deux sont piétons, nous nous offrons la vue d’en bas à l’aller et celle d’en haut au retour. Des bateaux-taxi transitent d’une rive à l’autre pendant que quelques voiliers et même un bolide, genre Formule 1, glissent sur ces eaux. Des dizaines de tonneaux sont chargés sur des embarcations anciennes, en bois, qui semblent faire la réclame pour les nombreuses caves à Porto de la rive sud : Ramos Pinto mais aussi Cockburn’s, Taylor ou Croft. Les Anglais y sont pour quelque chose dans le succès du Porto.  Allons-y pour la cave Offley que l’on découvre en français (c’est fou comme on entend parler français au Portugal). Le raisin se cultive dans la région du Douro, au nord du Portugal et se récolte manuellement ; le vin placé en tonneaux est ensuite mis à vieillir dans les caves de Porto. Aux dires du guide, le Porto serait la plus ancienne appellation d’origine contrôlée au monde puisque sa délimitation officielle date de 1756. Forcément, on finit par une dégustation : porto blanc + porto rouge, tout bouge ! surtout à 5 h de l’après-midi par 25° bien cogné. Retour en téléphérique pour une vue exceptionnelle sur le site. Pour quelques euros ou l’admiration du public simplement, des jeunes sautent du pont Dom Luis Ier.**La petite histoire** **On rapporte que des pêcheurs portugais troquaient leur vin contre des filets avec des Anglais, dans les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le “portuguese vine” s’est transformé en Porto quand un marchand anglais, Jean Beardsley, a eu l’idée d’y ajouter de l’eau de vie de vin pure.** ### Nez à nez avec le monstre d’acier [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/leixoes3.jpg)Le lendemain, nous appareillons, direction Figueira da Foz. Pile au moment de lever l’ancre, un remorqueur sort du port tandis qu’un bateau-pilote rentre : ça sent le roussi ! L’étrave pointée vers la sortie, nous nous retrouvons nez à nez (il y avait bien 100 m mais l’impression était forte) avec un énorme cargo. Ni une, ni deux, on fait un 180° ; lui aussi !? Mais à quoi il joue ? Le gros Monsieur rentre en marche arrière, dans un fracas de métal entrechoqué, tiré par le remorqueur. Mouiller dans le port de commerce de Porto, c’est pas du repos !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Portugal --- ### [Santiago de Compostela](https://azyucroisiere.com/santiago-de-compostela/) **Published:** juillet 23, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/07/compostelle-5.jpg)Amarrés dans la marina de Portosin, nous ne sommes qu’à 40 km de Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous partons sur les traces de Jacques le Majeur,à l’origine de cette extraordinaire cité religieuse. Nous arrivons à Saint-Jacques-de-Compostelle au milieu du traffic routier et de l’affairement urbain. Je m’étais figuré un village moyenâgeux, de taille modeste, comme l’est Saint-Emilion, dans le Bordelais. C’est au contraire une ville de 100 000 habitants qui s’est développée autour d’un cœur historique d’envergure : églises, couvents, séminaires, belles demeures, marchés, musées, théâtres, universités, en tout près d’une centaine d’édifices remarquables. L’ensemble est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’humanité selon l’Unesco. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/07/sam_0840.jpg)Le plan de la cathédrale Saint-Jacques montre la complexité de l’édifice.Et par dessus tout, la cathédrale, véritable joyau d’architecture plurielle. Ce chef d’œuvre de l’art roman date de 1075 ; au cours des siècles, il fut agrandi, amélioré, consolidé. Chaque année, quelque 200 000 pèlerins convergent vers cette basilique. On les reconnaît à la coquille Saint-Jacques qui est accrochée à leur sac à dos. Les marcheurs n’étaient pas si nombreux le jour de notre passage ; ils seront certainement beaucoup plus le 25 juillet, lors de la fête de la Galice, un jour férié dans toute la région autonome. ### La relique de saint Jacques [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/07/compost.jpg)On décide d’aller visiter le saint des saints, la tombe de saint Jacques de Compostelle. Après une heure de queue, nous voilà dans la crypte qui abrite la dépouille de Jacques le Majeur, l’un des apôtres du Christ. Quelques minutes de recueillement et nous rejoignons le flot des touristes qui déambulent dans la cathédrale. Ici et là, des prêtres officient dans des confessionnaux. Une fois dehors, sur la place de l’Obradoiro, nous rencontrons des personnes déshéritées, des mendiants. Coline porte un regard interrogatif sur eux, me demandant qui sont ces gens, qu’est-ce qui se passe ? La stupéfaction est à son comble quand certains présentent des malformations ou des visages abîmés. C’est vrai que, dans ces ruelles pavées, on se croirait comme dans un cour des miracles et je ne serais pas surprise de voir surgir Quasimodo ! ### Celtes et galiciens [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/07/compostelle-6.jpg)Avant de rentrer, nous traversons la Praza do Toural où un trio de musiciens initie les badauds aux danses galiciennes. Ma parole ! mais c’est un cercle circassien, grand classique des fest-noz bretons ! En passant sous un porche, un sonneur de cornemuse nous confirme que nous sommes en terre celtique. ### Pour la petite histoire ##### Selon la tradition, un ermite appelé Paio découvrit la sépulture de l’apôtre saint Jacques en l’an 814, caché dans les bois de Libredon. Le roi Alphonse II ordonna la construction d’une petite église près de ce temple roman et, une fois la nouvelle répandue en Europe, de nombreux croyants vinrent en pèlerinage pour voir la relique. En revanche, pourquoi la coquille est l’emblème de Saint-Jacques de Compostelle ou pourquoi Saint-Jacques a donné son nom au coquillage (de l’œuf ou de la poule…), ça on ne l’a pas trouvé. Si vous savez, racontez-nous ! Quelques jours plus tôt nous avons découvert depuis le port de Muxia une église située sur un promontoire rocheux un lieu de pèlerinage aussi  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne, histoire --- ### [On ne coule pas : on croule !](https://azyucroisiere.com/on-ne-coule-pas-on-croule/) **Published:** juin 29, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Depuis le 9 juin, nous habitons sur le bateau, amarré au port de Camaret. Nous y sommes bien, nous avons tout ce qu’il faut et même TROP ! Trop de livres (d’après le capitaine), trop d’habits, trop d’hameçons (ça, c’est moi), trop de Playmobil, de tuyaux, de câbles électriques… Après avoir chargé le bateau, on décharge ! Mais l’art de se désencombrer reste compliqué, même dans un 16m2. ### Inventaire à la Prévert Voici, en vrac, ce qui a été embarqué et pour lequel je me pose la question : utile ? pas utile ? Si vous avez une opinion tranchée sur certains objets, réagissez ! - **La machine à soda** : pas évident de se procurer des recharges de gaz. Pour preuve, un ami s’est fait arrêter à l’aéroport en Guyane car il transportait une bouteille de gaz dans sa valise afin de la recharger en Métropole ; les douaniers étaient terrorisés, la bouteille n’a pas pris l’avion. - **Le thermomix**, un robot qui pèse, mixe, pétrit et cuit. Volumineux, fonctionnant à l’électricité, a-t-il sa place ? Pourtant, quand il faudra malaxer chaque jour la pâte à pain, préparer quiches, cakes et gâteaux, on pourrait bien le regretter. -  - **Le nécessaire de beauté pour pré-adolescente** (maquillage et vernis à ongles) - **Le Vidal, le guide des médicaments** : au moins 2 kg le bestiau ! - **Mes trousses homéopathique et aromathérapique** : aucune idée dans quels pays je pourrais me réapprovisionner. - **Pêche** : 2 cannes à pêche, 5 moulinets, 15 rapalas, une centaine d’hameçons et 10 km de fil. Sortis de Bretagne, y a plus de matos ? - **La slake-line** : 50 mètres de sangle à porter sur le dos pour 2 minutes de sensations ! - **Ma planche de body-board** : forcément, on mouillera toujours là où y’a pas de vagues !  - **Des casques de vélo** mais on n’a pas de vélo (bon, c’est pour les trottinettes). - **Un dico français-allemand** : j’ai déjà renoncé au guide de conversation français-italien et au dico français-breton. - **Les cartes marines de la rade de Brest** : au cas où on ne trouverait pas le chemin du retour…   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** santé --- ### [Terre ! Madère !](https://azyucroisiere.com/terre-madre/) **Published:** août 29, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Après 4 jours de navigation, la montagne de l’île de Porto Santo se dresse devant nous. Retour sur cette traversée, la deuxième du genre. Il est minuit. Je suis de quart. Jean-Marie dort dans le carré, tout habillé, emmitouflé dans le duvet. Le bateau file à 6 noeuds, barré par le régulateur d’allure qui travaille en silence (on l’a surnommé Tabarly) ; le vent de nord-ouest souffle autour de 15 noeuds. Pour plus de tranquillité, nous avons deux ris dans la grand-voile et un génois partiellement roulé. On avance bien. Cela fait 3 jours que nous avons quitté Sesimbra, au sud de Lisbonne. Le mal de mer commence tout juste à prendre le large. La nuit est si profonde que je ne distingue guère que les abords du bateau. Par moments, *Balanec* se soulève dans une embardée sévère et un jet d’écume suit sur bâbord, tel un énergique coup de pinceau. Là-haut, le ciel est mi-étoilé, mi-nuageux. ### Ah ! la scélérate ! Je règle la minuterie sur 25 mn et ferme les yeux. A la sonnerie, coup d’oeil sur la carte numérique : aucun picto de navire, aucun danger. Je me redresse pour un tour d’horizon : pas de lumière. Soudain, l’anémomètre s’emballe : 20 noeuds, une vague de travers et crac ! Une poulie du régulateur d’allure casse et le “taiseux” se met en déroute. Jean-Marie bondit de sa bannette et prend la barre. De toute façon, il était 3 h du mat’… Je lui refile mon bonnet, décroche ma sangle, fais glisser mon gilet de sauvetage et enlève dans le carré les autres couches (veste de quart, salopette de pêcheur, pull polaire, jean). Demain 25 août, nous verrons la terre. Madère, Mater… je glisse dans les bras de Morphée. [](https://azyucroisiere.com/img_7498_thumb-jpg/) Port de Porto Santo [](https://azyucroisiere.com/img_7497_thumb-jpg/) Les traditionnelles peintures des navigateurs s’apprêtant à traverser l’Atlantique. [](https://azyucroisiere.com/img_7494_thumb-jpg/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Portugal, traversée --- ### [Porto Santo, le “port béni” de Christophe Colomb](https://azyucroisiere.com/porto-santo-le-port-bni-de-christophe-colomb-2/) **Published:** septembre 1, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [")](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/madere-1-sur-3.jpg)Après avoir visité une réplique de son navire en Espagne, nous voici dans la “casa” de Christophe Colomb, sur l’île de Porto Santo, archipel de Madère. Vila Baleira et ses quelque 5000 habitants ne manquent pas de charme. Sans doute Christophe Colomb a-t-il ressenti la même douceur de vivre quand il y a accosté en 1478. Attiré par le commerce de la canne à sucre qui y battait son plein, il avait sous les yeux un formidable poste d’observation de l’Atlantique. Et aussi la fille du 1er gouverneur de l’île, Bartolomeu Perestrolo, qu’il ne tarda pas à épouser. Près de l’église, sa maison est aujourd’hui ouverte aux passants. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/christophe_colomb1.jpg)[](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/christophe_colomb2.jpg)[](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/christophe_colomb3.jpg) Trois portraits de **Christophe Colomb**. Le 2e ne fait-il pas penser à … Coluche ?! [](https://azyucroisiere.com/img_7501/) Célébration de Notre-Dame-de-la-Miséricorde. La messe, portes grandes ouvertes, est entrecoupée de morceaux de musique joués par une « jeune » fanfare. [")](https://azyucroisiere.com/madere-2-sur-3/) Ce fut une très belle soirée pour nous 4 parmi les villageois. [](https://azyucroisiere.com/img_7521_thumb-jpg/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Portugal --- ### [Madère, pic entre les mers](https://azyucroisiere.com/madre-pic-entre-les-mers-2/) **Published:** septembre 1, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### ")Pelée et rocailleuse au nord-est, l’île principale de Madère est, dans son ensemble, luxuriante. Une voiture s’impose pour gravir ses montagnes et s’offrir de splendides panoramas. Forêts, notamment d’eucalyptus à l’odeur si agréable, bananeraies et quelques vignes composent le paysage. Et, dans chaque recoin de roche, dans des endroits aussi improbables qu’un virage, des maisons. La plupart semble en équilibre au bord d’un à-pic. A croire que chaque habitant s’est dégoté lui-même un carré libre pour y bâtir son logement. ### Rencontre avec les fruits exotiques Sur la route, nous nous faisons alpaguer par un vendeur à la sauvette qui nous fait goûter des maracujas de toutes les formes (maracujas-banane ; maracujas-ananas ; maracujas-citron), du raisin blanc avec un parfum inédit, le fruit de l’arbre à pain, des petites bananes. Coline croque avec envie dans ces nouveaux fruits. ### Funchal en feu Le temps passe et la route sinueuse se fait longue. Nous arrivons à **Funchal**, ville tentaculaire dont la circulation est encore perturbée par les récents incendies. Près de 170 blessés et 150 habitations calcinées, c’est le bilan d’un gros feu qui a lapé une partie de la ville début août. Dommage pour les **jardins botaniques** dont les guides vantaient la grande beauté. Nous avons, hélas, une autre priorité : l’avitaillement. On profite de la voiture pour remplir un caddie au supermarché. En retournant à la marina Quinta do Lorde, sur la pointe nord-est, nous flânons sur le littoral sud. A la tombée du jour, la côte apparaît encore plus inhospitalière ; les plages de galets noirs sont encadrées par des falaises vertigineuses. Quand les vagues se mettent à claquer au bord et que le vent se déchaîne sur la mer, l’ambiance devient presque lugubre. C’est ainsi que nous avons passé une nuit abominable au mouillage. Face à une falaise, abrités du vent dominant, on pensait dormir à poings fermés. Erreur ! Le vent dévale la montagne, s’accélère et se met à souffler comme un diable sur notre pauvre petit voilier. Dire qu’en en mer, à quelques milles seulement, il n’y pas de vent ! ") **Pour la petite histoire** Madère tire son nom de la “madeira”, la forêt originelle qui fut brûlée au cours du XVe siècle pour laisser place à la culture des céréales, de la canne à sucre et de la vigne. [Toutes les photos de Madère](https://goo.gl/photos/PpiPsq8wtQ684E1g6) (crédit photo : Jean-Marie Gravot)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** nature, Portugal --- ### [Quatre marins dans un jeu de quilles](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/) **Published:** février 11, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # *Quatre marins dans un jeu de quille*s, c’est le récit de notre voyage (2016-2018) en Atlantique sur *Balanec* ! Écrit à la première personne, il se présente sous la forme d’un journal de bord vivant qui retrace, au jour le jour, **notre vie maritime, nomade et familiale**. Autant dire une aventure à chaque fois que l’ancre est levée ! *Quatre marins dans un jeu de quilles*, c’est une façon de percer à jour le **huis-clos du bateau** : l’émotion du départ, l’ambiance dans un 25m2, le stress des premières grandes traversées, les accidents de santé en pleine brousse, les pannes, le cache-cache pirate, la solidarité des gens de mer…. Ce carnet de route offre aussi une **vue panoramique sur le monde** : 23 pays visités tout au long de **140 escales** avec de nombreux coups de cœur (le choc minéral à Lanzarote, les Mayas au Guatemala, les indiens Kunas des San Blas, la magie des Bahamas…) ### Descriptif sommaire - Quatre marins dans un jeu de quilles - Auteurs : Gaëlle Poyade / Photos : Jean-Marie Gravot - Format : 14 cm x 21 cm - **300 pages dont 16 pages de photographies couleur** - Parution : Avril 2020 - Catégorie : Voyage – Développement personnel – Éducation alternative **Tarif : 16 €** (+8€de frais de port en France métropolitaine)*. Pour tout exemplaire supplémentaire, les frais de port sont de 3€/livre. International ou UE nous contacter.* [Commander le livre](#acheter-livre) ## Voici quelques photos, la table des matières et un extrait    ### Table des matières 1. Jour J 2. Derrière, le continent européen. Devant, Madère ! 3. Le rallye Cornell Sailing : 3 mois d’amicale plaisance 4. L’Afrique portugaise et créole 5. Transatlantique : 15 jours à 4 sur une coque de noix 6. La France des tropiques 7. Premières robinsonnades 8. Bahamas, le bleu qui fait mal aux yeux 9. Cuba, une utopie qui ne fait plus rêver 10. Guatemala : des indiens silencieux au bord du rio Dulce 11. Expatriés, plaisanciers, Amérindiens : des amitiés fortes 12. Au cœur de la jungle, les pyramides, mystère de la civilisation maya 13. Accueillis à bras ouverts dans une famille maya 14. Honduras : les îles de La Bahia, poste avancé de la piraterie 15. Panama : rencontre marquante avec le peuple indien kuna 16. Canal de Panama : Balanec au côté des géants des mer 17. Le monde est si beau vu du large #### Annexe Une histoire de famille — Voyageurs, vos papiers ! — Combien ça coûte ? ### EXTRAIT – EXTRAIT – EXTRAIT « 12 mai 2017 Après trois jours et trois nuits, nous atteignons Santa Fé, près de La Havane et gagnons la marina Hemingway. À 9 h du matin, les formalités d’entrée démarrent. Deux infirmières montent à bord prendre la température de chacun d’entre nous. Puis, c’est au tour des douaniers. L’un des hommes feuillette nos livres, ouvre les coffres, déplace les caisses. Il s’arrête, circonspect, sur la machine à coudre, puis sur le lave-linge : « C’est pour un usage personnel ? ». En fouillant, il tombe sur notre robot Thermomix, calé tête en bas : « C’est un téléphone ? ». J’ai envie de rire : un téléphone de 30 cm sur 20 cm ?! Mon Dieu, ils en sont peut-être encore au Minitel… \[…\] Ensuite, il soulève le matelas de la bannette avant, avise un sac suspect et me demande ce qu’il contient. Je réponds « des habits ». Il enchaîne : « Les vôtres ? » Bon sang, les miens, ceux de mon mari, de ma grand-mère, quelle importance ? Il s’empare du sac et l’ouvre. Mince ! il est rempli de câbles téléphoniques. Il ne sourcille même pas et c’en est fini de la fouille. Ces quelques échanges suffisent à nous prévenir : Cuba, ça va être différent. » ## Acheter le livre Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Livre souhaité 4 marins bien pacifiques4 Marins dans un jeu de quillesCoeur corailProverbes et dictons de Tahiti Version choisie Version numériqueVersion imprimée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Atlantique, croisière --- ### [Quatre marins bien pacifiques !](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/) **Published:** février 18, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Le tome 2 de *Quatre marins* relate 4 ans de vagabondages en Polynésie française : un enchantement qui nous ravit encore. En avril 2018, notre famille quittait, sur le monocoque *Balanec*, les eaux atlantiques. Un périple de 2 ans raconté dans le récit de voyage [Quatre marins dans un jeu de quilles. ](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/ "Quatre marins dans un jeu de quilles") **Maintenant la suite** ! Traversée de la moitié du Pacifique (36 jours !), arrivée éberluée dans l’archipel des Gambier, découverte des atolls, des lagons, des Marquisiens tatoués de la tête aux pieds…. D’emblée, la Polynésie se révèle immensément variée, à la fois paisible dans sa douceur légendaire et exubérante au travers des rires et chants de ses habitants. ***Quatre marins bien pacifiques*** vous emmène en croisière à bord d’*Azyu*, notre catamaran, pour découvrir, mille après mille, des dizaines d’îles paradisiaques. **Passez votre commande !** ### Descriptif *Quatre marins bien pacifiques* - Auteur : Gaëlle Poyade / Photos : Jean-Marie Gravot - Mise en page : Jeanne Sicre - Format : 14x21cm - 208 pages dont **16 pages de photos couleur** - Parution Mars 2022 - Catégorie : Voyage – Développement personnel       ## [**COMMANDER LE LIVRE PAPIER** ](#acheter-livre) ### *TABLES DES MATIERES, aperçu des sujets abordés* - **Panama City : départ de la Transpacifique** - **Polynésie française, une transhumance maritime** - Rencontre avec les perliculteurs des Gambier / Les cartables sont de sortie / La pêche au caillou - **Les Tuamotu, des atolls éblouissants** / **Makemo, une hospitalité hors-mesure** - Raerae : le troisième genre - **Tahanea : pêche nocturne sur le platier** - **Fakarava : passe-passe avec les requins** - Navigation stupéfiante - **Ahe : au cœur d’une ferme perlière** / **Hao : amours interdites** / **Raroia : ultime escale paumotu** - **Les Marquises, une identité tatouée à cœur** / **Tahuata : l’île coup de foudre** - Le paradis des randonneurs / Hapatoni, tous voisins, tous « famille » - **Hiva Oa : la longue escale** - Le paradis perdu de Paul Gauguin / La légende du cochon / Travaux sur le bateau Azyu - **Fatu Hiva, petite terre, grande impression** / **Ua Huka, hue dada !** - Sculpteurs de mère en fille / Sternes et raies manta - **Réveillons à Nuku Hiva** / **Ua Pou sous les feux du Matavaa** - Le grand kaikai, un banquet gargantuesque / Tatouage, le corps palimpseste - **Confinés aux Marquises : la belle planque** - Le Pacifique sur un bateau de 4 m ! - **Navigation hauturière, navigation éclair !** - Excès de vitesse : 30 nœuds ! - **Les Iles de la Société / Tahiti, la belle verte - Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne / Les champions du coprah / Soulever 170 kilos - **Tahiti, on échange le monocoque contre un catamaran** / **Moorea, la villégiature de Pape’ete** / - **Bora-Bora, la perle du Pacifique** - Régate à Taha’a : slalom entres les patates de corail - **Raiatea, la Sacrée** - Résidents polynésiens      ## EXTRAITS Se pose la question d’un équipier supplémentaire. La traversée de l’Atlantique s’est passée sans encombre. Mais 15 jours semblent si peu au regard des 40 jours d’immensité océane qui nous attendent. L’annonce à la VHF d’une enseignante turque cherchant à s’embarquer me pose question. Toutefois, Jean-Marie ne doute pas de nous : nous partirons à quatre. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Les longues navigations ouvrent toujours les portes d’un espace-temps à part. Rapidement, les heures perdent toute signification, le temps s’étire, puis s’épuise entre la naissance de l’aube, le coucher du soleil et le lever de lune. Seuls ces événements retournent la clepsydre et nous relient à un monde connu. Entre ces marqueurs, on attend, on patiente, on somnole, on rêve, on réfléchit. Dans cet état vaporeux, quantité de souvenirs me reviennent en mémoire… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… L’archipel des Gambier, sans médecin depuis deux ans, dispose d’un centre médical géré par des infirmiers. En cas d’urgence, un système aérien d’évacuation sanitaire renvoie sur la capitale Pape’ete, soit 5 h de vol : 1 700 km séparent Les Gambier de Tahiti. Ces Polynésiens semblent tout aussi isolés que nous l’avons été en plein milieu de l’océan Pacifique. Toutefois, personne ne paraît préoccupé outre mesure par cette situation. Je questionne Benoît sur les maux les plus fréquents. « Plaies qui s’infectent, problème de tyroïde et toutes les conséquences du régime soda-chips, à savoir l’obésité, le diabète… Mais, comme les Polynésiens ont une culture du plaisir et que l’enfant est roi, tous les messages de prévention pour une alimentation équilibrée sont vains », déplore le jeune docteur. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Tiens ! Cédric ! Le « petit » garçon de 10 ans – 1,70 m et 70 kg ! – était en classe avec Coline à Atuona. Ce gabarit marquisien s’avance gentiment et nous mène chez ses grands-parents. Cédric est un enfant *fa’a’amu* ; il a été confié, certains disent « donné », à ses grands-parents, avec qui il vit hors période scolaire ; le reste du temps, il est pensionnaire à Hiva Oa. « Quand ma fille s’est séparée du papa, ça n’allait pas fort, alors nous avons pris Cédric, m’explique la grand-mère Rebecca, maintenant, il a deux petites sœurs sur Tahiti ». Quoique remise en ménage, la maman n’a pas repris son fils à ses côtés, néanmoins le contact est maintenu. En Polynésie, l’adoption intrafamiliale est courante et considérée comme obligatoire quand il s’agit de force majeure, maladie ou mort des parents biologiques. Il y a aussi les grands-mères en mal de maternité qui « réclament » leur futur petit-fils ou petite-fille ; le bébé a alors une valeur de cadeau. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… La fête commence ! Vers 11h, les mets protégés dans des feuilles sont exhumés et disposés dans des *umete*, de longs plats en bois dont certains mesurent presque deux mètres. Apres la bénédiction, les délégations servent les convives depuis leur stand : chaque île des Marquises a en effet préparé ses propres spécialités. Poisson cru au lait de coco, coquillages qui rappellent nos breniques bretonnes, pâté porcin de tête, beignets, viande séchée et bien d’autres préparations inconnues. Je goute à tout ce qui est disponible sans trop savoir ce que j’avale ; les filles, elles, sont plus réservées… ## Acheter le livre Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Livre souhaité 4 marins bien pacifiques4 Marins dans un jeu de quillesCoeur corailProverbes et dictons de Tahiti Version choisie Version numériqueVersion imprimée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** catamaran, école, enfant, histoire, nature, Polynésie, traversée --- ### [Ma recette de rouleaux de printemps express](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-rouleaux-de-printemps-express/) **Published:** novembre 1, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ***Fiu* de passer des heures à fabriquer tout seul une vingtaine de rouleaux de printemps afin de régaler sa famille ? Avec la formule « Do it yourself », ce plat devient synonyme de repas facile et surtout convivial.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-rouleaux-de-printemps-express/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine --- ### [L’équipage de Balanec](https://azyucroisiere.com/lequipage-de-balanec/) **Published:** mars 20, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  Jean-Marie, 45 ans, est l’artisan de ce voyage. Matelot et pêcheur dès l’enfance, il n’a cessé de naviguer, avec ses parents, sa sœur, ses amis, en solitaire aussi, et désormais avec sa petite famille. Propriétaire de bateau dès l’âge de 25 ans, c’est un géo-bricole-tout… La mer est, pour lui, un art de vivre.  Gaëlle, 40 ans, est enthousiasmée par l’idée du départ. Et sur le chemin, s’étonner, rencontrer tout en se consacrant à l’essentiel : se nourrir, s’instruire et passer du temps ensemble. A 8 ans, Coline participe à la vie des grands tout en échafaudant ses propres rêves. Plonger, nager, c’est un vrai plaisir pour cette petite fille sportive.  Erell, 4 ans, rêve de nager avec des dauphins et de voir des baleines. Dans une eau « pas trop profonde » si possible. Curieuse et observatrice, elle aimerait bien apprendre l’anglais.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer --- ### [Des livres pour partir](https://azyucroisiere.com/des-livres-pour-partir/) **Published:** avril 14, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Voici les livres qui m’ont fait voyager depuis mon lit. Les coups de cœur arrivent en premier ; notez que la plupart sont écrits par des femmes, ceci explique cela… - **Le Bonheur sur la mer**, France Guillain, 1974 Ou La Galère sur la mer ! Chaque ligne me faisait écarquiller les yeux. Partir en bateau dans les années 1970 avec un nourrisson de deux mois, il fallait oser ! Le quotidien « *roots* » de pionniers qui ont sacrifié tout confort à leur envie de liberté. - **Chaveta**, Jéromine Pasteur (Editions Filippacchi, 1988) - **Selva sauvage**, Jéromine Pasteur (Editions Filippacchi, 1989) - **Sept fois le tour du soleil**, Nicole van de Kerchove (Éditions du Pen Duick, 1977 ; MDV Maîtres du Vent, 2001)  - **Jacques Brel, l’aventure commence à l’aurore**, Fred Hidalgo (L’Archipel, 2013) - **Elle rêve avec moi**, Alain Kalita (Magellan et Cie, 2014) - **Je suis né deux fois**, Alain Kalita (Le Cherche Midi, 1999) - **La Grande parenthèse**, 6 ans en famille autour du monde, René Van Bever (Editions Pages du Monde, 2008) - **Au fil des milles**, Claire Ozenne (Editions Ty Punch, 2014) - **Une Fleur dans les glaces, le passage du Nord-Ouest en famille**, Géraldine Danon (Robert Laffont, 2010) - **Sept enfants autour du monde**, Jérôme Deliry (Calmann Levy, 2010) - **Tara, un voilier pour la planète**, Françoise Franco (ADO 2005) - **Ciel, mon mari veut naviguer !**, Christine Bonviller (L’Ancre de marine, 2006)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** livre --- ### [Tuamotu : dessus, dessous… la mer](https://azyucroisiere.com/tuamotu-dessus-dessous-la-mer-trashed/) **Published:** novembre 25, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Excerpt:**
Nous croisons à nouveau dans l’archipel des Tuamotu, frêles anneaux de corail renfermant les plus vastes lagons du monde. Le territoire des Paumotu est constitué, pour l’essentiel, d’eau salée. Pas étonnant que nos activités soient plus aquatiques que terrestres. Voici une sélection, en images, de moments forts dans cet univers incroyablement liquide. ((Photo ouverture jm […]
**Content:** # Nous croisons à nouveau dans l’archipel des Tuamotu, frêles anneaux de corail renfermant les plus vastes lagons du monde. Le territoire des Paumotu est constitué, pour l’essentiel, d’eau salée. Pas étonnant que nos activités soient plus aquatiques que terrestres. ### Dessous, le monde du silence Chaque plongée est unique. Que l’on se faufile entre de mignons pâtés calcaires dans un mètre d’eau ou que l’on dérive dans une passe aussi large que les Champs Élysée, les sensations sont toujours au rendez-vous. Erell chercheuse de trésorsA de très **faibles profondeurs**, dans une clarté époustouflante, la vie sous-marine est en technicolor. Entre les porte-enseignes, rayés jaune et noir, les carangues argentées, les picassos multicolores, les perroquets bleu-vert, les balistes olivâtres ou encore les bancs de chirurgiens noirs à queue jaune, c’est **carnaval** ! Tout ce petit monde se croise à certains carrefours, comme cette allée de sable qui miroite sous l’effet du prisme lumineux, tel un tapis de dentelle. Moins habile qu’eux, je me sens un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, évitant de me râper contre les coraux.  ### La passe, un tapis déroulant Nombre d’atolls s’ouvrent à l’océan au travers de **passes**, échancrures plus ou moins larges qui creusent à plusieurs dizaines de mètres. Les sensations en palme-masque-tuba y sont tout autres. On se sent plutôt liliputien dans ce vaste espace dont le regard ne perçoit pas les limites. Ici, le fort courant organise la visite, plus besoin de palmer. Comme un super héros, on « survole » la passe sud de Fakarava en son centre où se concentre, au plus bas, une **centaine de requins** ! enfin pour ce que Jean-Marie et moi pouvons voir car les pointe noire sont en réalité bien plus nombreux… En se rapprochant des bords, les **couleurs** fusent : bleu, jaune, orange, violet, rose, les coraux aux formes multiples semblent rivaliser avec la livrée des poissons. C’est à qui en mettra le plus plein aux yeux ! Intriguée par des algues brunes ressemblant à des fleurs (turbinarias), je m’apprête à plonger lorsqu’une **murène** débouche de son trou. Je me fige en surface et l’observe tortiller son mètre et demi d’un madrépore à l’autre. Mieux vaut garder ses distances car Cruella est prompte à mordre si elle est dérangée. ### Magnifiques raies manta A d’autres endroits, on est plutôt en tête à tête avec des bêtes de notre taille. A Tikehau, une ancienne ferme perlière fait figure d’attraction car des **raies manta** ont l’habitude de s’y faire une beauté. Tandis qu’elles tournent lentement autour d’un massif corallien, de petits labres les débarrassent de leurs parasites. A quelques mètres seulement, nous observons le ballet de deux d’entre elles ; avec grâce, elles déploient leur corps qui avoisine deux mètres d’envergure ; régulièrement, leurs cornes céphaliques, qui leur font une tête toute ronde, se rabattent pour guider le plancton vers leur large bouche. Nous profitons longtemps du spectacle d’autant plus que l’animal est totalement inoffensif. Mais que penser du « Trou aux sirènes » ou du « Trou à baleines » dont les Paumotu nous parlent en nous jetant des clins d’œil ? Sûr qu’il y a encore beaucoup à découvrir dessous ! La valse silencieuse dune raie manta### Entre deux eaux Le **platier de corail** est un entre-deux mondes, pas vraiment la terre, pas tout à fait la mer. Comme des Bretons perdus, on y cherche des bigorneaux : 5 animaux, c’est un peu chiche pour un apéro. On ramasse plutôt des oursins crayon d’un joli violet que le capitaine monte en collier pour sa « vahiné ». A Tahanea, l’unique habitant de l’île nous propose une pêche de nuit, à la recherche de **langoustes** et de **crabes**. Super ! Il s’agit de repérer les yeux phosphorescents et, aussitôt, de saisir à la main les crustacés. Jean-Marie réussit une fois. Mais pour manger à sa faim, mieux vaut miser sur le Polynésien ! Le platier de Tikehau et ses trous deauLe platier de corail dernière marche avant lOcéan### En surface À Tikehau, Jean-Marie enchaîne les sessions de **kite**. En mode fou furieux (ou fou heureux ?), il déboule à fond sur sa « twin-tip », une planche de vitesse. Les filles font chacune un « take-off » dans le lagon, Coline debout en tandem avec Jean-Marie, Erell accrochée au dos de son papa ! Paisiblement posés à la surface, il faut bien plus d’éclaboussures pour déranger la cinquantaine de **noddis** bruns en goguette. Puis, Jean-Marie passe au kite-foil, une planche munie d’un bras d’1,20 m se terminant par un double aileron. Bien conduite, la planche s’élève au dessus de l’eau. Mais si l’aileron bute contre une patate de corail, c’est la gamelle assurée. Pas de blessé à déclarer hormis une raie qui, surprise, a bien failli être découpée en deux. Rassemblement de noddis bruns### [L’album photo des TUAMOTU ](https://photos.app.goo.gl/wAWyNV77sLxHNw5BA)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Le 12 juillet…](https://azyucroisiere.com/le-12-juillet-2/) **Published:** juillet 11, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/07/balanec_depart_bd.jpg)Il est des dates-clés qui nous portent chance. Le 12 juillet, c’est plutôt, chez Jean-Marie, une date qui le porte loin… **12 juillet 2000** : en copropriété avec l’un de ses meilleurs amis, il achète le Penn-da-Greiz, un feeling 10-90 qui devient le rendez-vous des copains. **12 juillet 2013** : en copropriété avec la meilleure de ses conquêtes (en toute modestie !), il signe pour l’achat de Balanec, un Ovni de 435 pieds, qui mouillait tranquillement face aux quais, à Camaret-sur-Mer, depuis deux ans. C’est notre bateau actuel. **12 juillet 2016** : la météo est bonne, le vent souffle de nord-ouest, il n’y a pas trop de houle. A nous La Corogne, Lisbonne, Fuerteventura, La Barbade, Cuba… Nous larguons les amarres ce jour-là pour le grand voyage. C’est curieux ces coïncidences, surtout quand on sait que Jean-Marie est né… un 12 juillet.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** France --- ### [Une promesse de Gascon](https://azyucroisiere.com/une-promesse-de-gascon/) **Published:** juillet 17, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ### On le dit redoutable et imprévisible. Heureusement pour nous, le Golfe de Gascogne a failli à sa réputation, nous offrant une traversée rapide, un peu musclée mais pas méchante. 3 jours, 2 nuits, la mer tout autour. Drôle d’expérience que cette première « longue » route qui nous emmène de Camaret-sur-Mer à La Corogne, d’un Finistère à l’autre. Je subis la 1ère nuit à cause du mal de mer qui ne me laisse pas de répit. Je passe des médocs à l’homéopathie puis aux huiles essentielles et même aux Fleurs de Bach ! Ce « cocktail-santé » n’est sûrement pas une bonne idée mais je ne sais plus à quel saint me vouer. En même temps, le vent forcit, atteignant 25 nœuds, voire 30 dans les rafales. Le bateau, imperturbable, avance sous pilote automatique. ### A chacun sa traversée Le lendemain, des dauphins créent la surprise et les filles sautent de joie, tout en demeurant harnachées. Les adultes aussi portent des harnais, pas question de passer par dessus bord en pleine mer ! La 2e nuit est plus tranquille ; le vent ayant disparu, nous mettons en marche le moteur. Le seau me regarde de travers mais c’est fini, le mal de mer s’estompe et je récupère un peu d’énergie. Les enfants continuent leur vie d’enfant, jouer, se chamailler, goûter, dormir… impressionnant d’adaptation. Jean-Marie est sur tous les fronts : faire avancer au mieux le bateau, scruter les embarcations alentour, observer la carte et calculer la route, préparer les repas, habiller les enfants… Sacrée épreuve que de passer 3 jours dans sa veste de quart et son pantalon de ciré, à grignoter du pain et boire de l’eau en continu pour se remplir la bile ! Le 3e jour, nous arrivons en vue des côtes espagnoles. Nous mouillons devant la petite ville de Cedeira à quelques encablures de La Corogne. L’odeur des cyprès et la température clémente nous récompensent de nos efforts. Le Golfe de Gascogne, c’est déjà du passé. Procession à la Vierge sur la place Maria Pita à La CorogneProcession à la Vierge sur la place Maria Pita à La Corogne  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne, France, traversée --- ### [Bienvenue au vernissage](https://azyucroisiere.com/bienvenue-au-vernissage/) **Published:** septembre 18, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### Les photos de Jean-Marie sont en ligne depuis l’onglet Galerie Photos (page en haut du blog). Ses reportages sont classés par pays. Pour l’heure, vous pouvez visualiser l’**Espagne**, le **Portugal**, **Madère** et une partie des **Canaries** (Lanzarote). Faites-nous part de vos souvenirs (si vous en avez de ces lieux) ou de vos envies de vacances ! Bonne déambulation !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces --- ### [Marina de Lanzarote : retour au monde](https://azyucroisiere.com/marina-de-lanzarote-retour-au-monde/) **Published:** septembre 14, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Après une parenthèse féérique sur Graziosa la bien-nommée, nous voilà dans le port d’Arrecife, sur l’île de Lanzarote. C’est ici que nous rejoignons la flotte de [Cornel Sailing](http://cornellsailing.com/fr/sail-the-odyssey/barbados-50/) avec qui nous allons naviguer pendant trois mois. Anglais, Allemands, Français mais aussi Australiens et Canadiens se retrouvent après, parfois, un déjà long voyage. Jimmy Cornel, sa fille Doina et une équipe de navigateurs chevronnés et passionnés accueillent tout ce beau monde, sourire aux lèvres. Les enfants (18 au total) n’attendent pas le pot officiel pour se lier d’amitié ; je passe un peu de temps, chaque jour à rechercher Erell sur les pontons et Coline dans le reste du port. Mais, comme la “rentrée” a aussi commencé sur les autres bateaux, la matinée est, depuis mi-septembre, un peu plus calme. ### Séminaire sur la croisière L’après-midi, des conférences sont organisées : santé, météo, plongée sous-marine, photographier la mer, techniques d’ancrage, quelle destination après la transatlantique ?… ([lanzarote-seminar-programme-2016](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/lanzarote-seminar-programme-2016.pdf "lanzarote-seminar-programme-2016")) C’est riche d’enseignements car dispensé par des personnes qui ont roulé leur bosse sur les mers du monde ou/et qui vivent toujours sur leur bateau.  Chaque bateau est visité pour une vérification de la sécurité à bord : les extincteurs, où sont-ils ? Votre radeau de survie est-il accroché au bateau ? Qu’avez-vous prévu dans le bidon qui accompagne le radeau de sauvetage ? Disposez-vous d’une balise de détresse ? Qui vous suit à terre ? Point par point, de judicieux conseils sont dispensés ; on s’aperçoit avec satisfaction que Balanec est bien préparé et qu’on a quelques bonnes habitudes de sécurité. Mais aussi que ce genre de voyage n’est pas une promenade dominicale dans la lande. D’où l’intérêt d’être encadré, accompagné pour réduire les risques ou diminuer des craintes exagérées. [](https://azyucroisiere.com/img_7601/) Déballage du grand pavois ! [](https://azyucroisiere.com/img_7605/) Déballage du **grand pavois** pour « habiller » le bateau aux couleurs de **Barbados 50**.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** Canaries, Cornell, Espagne --- ### [L'anse des Deux Pitons, l'escale chic](https://azyucroisiere.com/lanse-des-deux-pitons-lescale-chic/) **Published:** décembre 30, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## Quittant Saint-Vincent, *Balanec* a pointé son étrave vers Sainte-Lucie à quelques 35 milles. L’anse des Deux Pitons est splendide à bien des égards ; nous remercions *Jiyu* qui nous y a fixé rendez-vous pour une fête « familiale entre amis ». Progressant entre ces deux pics rocheux, dont le plus haut avoisine les 800 mètres, nous mesurons l’importance du site pour le pays. Représentés un peu partout, ils sont le symbole de Sainte-Lucie. Ils figurent d’ailleurs sur le drapeau national sous forme de deux triangles, un blanc, un noir, qui s’emboîtent (mélange des races et des cultures ?). De 1659 à 1814, la France et la Grande-Bretagne se sont disputé ce territoire qui est passé d’une main à l’autre 14 fois ! Bien plus tard, en 1979, l’île a proclamé sa souveraineté. Aujourd’hui, si la langue officielle est l’anglais, nombre d’habitants parlent le même créole qu’aux Antilles françaises. [](https://azyucroisiere.com/img_0491/) [](https://azyucroisiere.com/img_0500/) [](https://azyucroisiere.com/img_0492/) ## Ici, les fortunes ne sont pas de mer ! Majestueuse, cette baie attire le gratin anglais et américain. Un Royal Clipper glisse devant nous tandis que quelques yachts prétentieux jettent l’ancre tout à côté ; on rapporte (Google me l’a dit !) que le propriétaire de l’un deux n’est autre qu’un ancien employé de Microsoft ayant développé Word et Excell. L’hélicoptère trône sur le pont, prêt à décoller, et l’annexe se glisse dans les soutes en un tournemain. Easy ! En face de nous, une magnifique cocoteraie d’où perce un Resort de luxe. Mais le spectacle n’est pas ici, il est dessous. L’anse fait partie d’une réserve marine remarquable qui longe la côte ouest de Sainte-Lucie. Nous plongeons tous les 4 et sommes saisis de ravissement par le bleu profond, presque surréel, qui nous entoure. On observe des gorgones, une famille de calmars, des poissons-perroquets, des poissons trompette, des éponges de mer… Coline crie au moindre oursin aperçu, pas de risque d’être piqué pourtant ; Erell reste un peu craintive et préfère le rivage aux profondeurs. L’anse des Deux Pitons est surtout, pour nous, le rendez-vous des bateaux-copains qui viennent fêter les 5 ans d’une petite fille, la bonne amie d’Erell. C’est un si grand plaisir de bavarder, de se promener, de nager entre amis. La majorité remonte vers le nord en 2017, aussi nous retrouverons-nous sûrement autour de la Martinique en janvier. [](https://azyucroisiere.com/img_0511/) [](https://azyucroisiere.com/img_0494/) [](https://azyucroisiere.com/img_0498/) [](https://azyucroisiere.com/img_0508/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Tenerife : visions aérienne et marine](https://azyucroisiere.com/tenerife-visions-aerienne-et-marine/) **Published:** octobre 6, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Deux visites marquent notre passage sur l’île de Tenerife : l’excursion au pic du Teide (3718 mètres) et la découverte du Loro Parque, un parc zoologique « extraordinaire » à Puerto de la Cruz. En route vers le parc naturel du Teide, nous traversons un tapis de forêt composé, pour l’essentiel, de conifères dont le fameux **pin canarien**. Ce dernier est l’espèce parfaite du reboisement car, en cas d’incendie, il brûle de l’intérieur. En outre, il contribue à humidifier le sol à la différence de l’eucalyptus qui, lui, assèche, la terre. Le bois du pin canarien, appelé le tea, est employé dans nombre d’usages, notamment la construction de fenêtres et de balcons. En dépassant 2000 mètres d’altitude, nous atteignons le **parc du Teide** baigné d’une mer de nuages. Un espace lunaire de roches déclinées dans les tons ocres apparaît : des touches brunes, rouges, blanches, bleues, vertes, violines, roses… un véritable feu d’artifice volcanique !  ###  ### Nature sauvage… en cage Placardées sur les kiosques à journaux dans plusieurs villes de Tenerife, les affiches du Loro Parque le présentent comme l’attraction « number one » de l’île. Il est vrai que nous ne serons pas déçus ! Show d’**orques** à moins de 2 mètres des premiers rangs (où nous étions équipés de cirés-bâches contre les projections d’eau) ; spectacle de **dauphins** ; sketches de **lions de mer**… La vie marine sauvage se touche ici du doigt. Coline et Erell ont les yeux écarquillés.  [](https://azyucroisiere.com/tenerife-4528-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/tenerife-4628-septembre-2016/)  ### Préservation des perroquets Toutefois, la réputation première du Loro Parque est dû à son « parc aux perroquets » : quelque 2000 volatiles dont les trois-quarts sont destinés à l’élevage et à la reproduction en vue, souvent, de préserver des espèces rares. Nous avons un aperçu du travail effectué auprès des perroquets grâce à des tests scientifiques ; derrière une vitre teintée, une laborantine soumet un oiseau à un casse-tête chinois (faire sortir des graines d’une grille). Plus loin, nous observons la « maternité » pour perroquets avec des oisillons en couveuse. Hélas, les perroquet adultes exposés sont emprisonnés dans des volières minuscules. Je repense avec nostalgie au[ parc animalier et botanique de Branféré](http://www.branfere.com/), dans le Morbihan : zèbres, girafes, gnous, loups… y vivent en liberté dans des champs, des prairies, des forêts. Ce sont les visiteurs qui sont, en quelque sorte, circonscrits dans le petit espace d’un chemin bien délimité. [](https://azyucroisiere.com/tenerife-14428-septembre-2016/) Ara bleu. [](https://azyucroisiere.com/tenerife-1828-septembre-2016/) Au Loro Parque, nous rencontrons aussi des paresseux, des singes, un tigre blanc, des tortues… et l’impressionnant **tunnel aux requins**. C’est un aquarium féerique qui donne envie de plonger parmi les poissons, notamment les raies si graciles. Les requins, de taille moyenne, nous inspirent plutôt confiance. A Coline aussi !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** animal, Canaries, Espagne --- ### [Fuerteventura, Grande Canarie…](https://azyucroisiere.com/fuerteventura-grande-canarie-2/) **Published:** septembre 30, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Escales de quelques jours seulement sur ces deux îles. Mais tellement de diversité au niveau du paysage que nous ne sommes pas près de nous lasser de l’archipel canarien ! Poussés par les alizés de nord-est, nous découvrons l’archipel de l’est vers l’ouest. Un parcours qui nous conduit des îles les plus arides aux plus verdoyantes. Ainsi, Fuerteventura se présente à nous par un désert de sable ; le temps semble suspendu sur les dunes de Corralejo où nous flânons pieds nus un petit moment.  ### Fuerteventura : l’île rouge Si Lanzarote peut être surnommée l’île noire, Fuerteventura serait l’île rouge en raison de son basalte ocre très fertile. Outre des champs d’agave et les fameux palmiers canariens, très hauts, on remarque les premières serres de tomates. Il y aurait aussi quelques 60 000 chèvres, pas étonnant quand on voit sur les marchés ces grosses tomes très odorantes ! L’agriculture reste toutefois timide, détrônée par l’activité touristique. S’il n’y avait la limite du parc naturel, réserve de la Biosphère depuis 1982, tout le littoral serait couvert de complexes hôteliers ; ils sont déjà bien assez nombreux à mon goût et pas forcément charmants. Surprenant quand on sait que l’île manque cruellement d’eau. Des usines dessalent l’eau de mer pour alimenter la population en eau potable ; cette activité est gourmande en pétrole (6 litres de pétrole pour 100 litres d’eau) alors que l’île dispose de soleil et de vent à volonté. Près d’une centaine d’écoles de surf, wind-surf, kite-surf témoignent de la réputation venteuse et fun de l’île surnommée la “Hawaï d’Europe”. Hélas, très peu de panneaux solaires ni d’éoliennes en vue… [](https://azyucroisiere.com/grand-canaria-2424-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/img_7736/) ### Grande Canarie : on/off Débarqués à Las Palmas, nous allons découvrir les deux facettes de l’île. Au nord, de la verdure et de nombreuses cultures (bananes, vignes, légumes…). Au sud, pas une touffe d’herbe. Rien n’y pousse aussi bien que les usines à vacances. Ahurissant ! Ma foi, je me dis que c’est quand même un sacré défi que d’avoir transformé une région désertique en un espace économique florissant. Roque Nublo montagne qui culmine à 1732 mètres La ville de Las Palmas à Grande Canarie.  En quittant le port de Las Palmas, on aperçoit un drôle de paquebot, pas bien beau. Puis, une odeur familière chez les Bretons : celle du lisier. Bon sang ! c’est un bateau de croisière pour cochons ! Subitement, le jambon séché que les Espagnols réussissent si bien à comme un goût amer… On est très loin de l’élevage bio… ### Au fil des milles… Notre **parcours au sein des Canaries** (crédit photo : Cornel Sailing)   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne --- ### [Honduras : Copan, une cité maya énigmatique](https://azyucroisiere.com/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/) **Published:** août 10, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** #  # A la lisière du Guatemala se trouve l’un des parcs archéologiques mayas les plus riches de Mésoamérique : direction Copan pour une courte semaine d’excursion. Après un trajet folklorique en bus, nous atteignons la charmante ville de **Copan Ruinas**, ses ruelles pavées, ses maisons basses colorées, son petit air propret au milieu des montagnes. Comme son nom l’indique, elle est étroitement liée au site maya antique découvert au milieu du XIXe siècle, haut-lieu touristique. L’entrée du site débouche sur une vaste prairie hérissée de quelques stèles. La plupart présentent le portrait du **roi 18 Lapin** sur l’une de leurs grandes faces tandis que le reste du monument est sculpté d’inscriptions hiéroglyphiques. Jaguars, maïs, têtes monstrueuses, bijoux, sceptres, heaumes, épées… la signification de ces symboles nous échappe complètement. Mais leur beauté nous murmure quelques messages…. La cité copanèque a connu son apogée entre le Ve et IXe siècle. Témoignant de cette gloire, un escalier déroule ses 63 marches de pierre sur lesquelles plus de 2200 glyphes relatent l’histoire dynastique de la ville. Le voilà le [**livre de l’Histoire maya**](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/24/ou-sont-les-livres/) que je recherchais ! Un texte mystère puisque le déchiffrage demeure à ce jour incomplet. Lescalier hiéroglyphique 763 après JC est le plus long texte maya connu ### Plongée dans une civilisation inconnue Suivant un sentier forestier, nous crapahutons parmi les pierres moussues et tombons sur l’**Acropolis**. Perchés sur un temple-pyramide, nous soufflons un moment devant le quartier résidentiel royal. Face à ces ruines serties de jungle, comme inchangées depuis des siècles, on se prendrait pour Stephens ou Catherwood, les premiers explorateurs du lieu. Déjà Coline commence à compter en maya : « *la barre, c’est 5, le point, c’est 1. On les empile les uns par-dessus les autres pour faire des colonnes* ». Et Erell de demander son signe dans le **calendrier maya**. C’est l’heure de la récréation. Allons sur le terrain de pelote. ### La balle : course du soleil dans le ciel Totalement préservée, l’aire de jeu permet de se figurer une partie à l’époque classique. Séparés en deux équipes, les joueurs se renvoyaient une lourde balle de caoutchouc plein, ne se servant que des coudes et des hanches et n’utilisant qu’un seul côté de leur corps. Le terrain se composait d’une allée comprise entre deux plans inclinés ou talus. Le coup suprême consistait à faire passer la balle dans un anneau dont les deux diamètres étaient presque équivalents. Plus un **rituel** qu’un sport ou spectacle, le **jeu de pelote** faisait office de tribunal ou de justice divine. Les vaincus pouvaient payer de leur vie une défaite ou ceux qu’ils représentaient. Cette tradition se perpétue puisque Coline y a joué à l’école. Je suppose qu’elle faisait partie de l’équipe gagnante puisqu’elle nous est revenue vivante ! Nous passons ensuite devant deux tunnels, creusés sous l’**Acropole**, et shuntons également le musée de la sculpture. Il fait chaud ! On s’assoit dans l’allée menant à la Grand-Place pour observer les magnifiques **aras rouges** qui vont et viennent librement. Quel bonheur de voir les pyramides rehaussées d’un plumage éclatant ou d’entendre, entre deux stèles muettes, le battement d’une aile. « Guaras en Libertad » est un programme de réintroduction de perroquets dans la forêt hondurienne. La présence de ces oiseaux apporte beaucoup à la beauté du site maya. ### Réserve multicolore Le lendemain, nous nous rendons au **Macaw Bird Park**, le centre d’où viennent les perroquets admirés la veille. Celui-ci a pour vocation la reproduction des volatiles et leur adaptation au milieu sauvage. Parmi les 350 espèces de perroquets, les aras (papagayos, guacamayas, macaw) sont, sans conteste, les plus grands et les plus beaux. Et les plus exemplaires. Une fois le couple formé, les aras demeurent fidèles jusqu’à leur mort. Une performance puisqu’ils vivent de 80 à 100 ans. Victimes de leur succès, ces stars sont hélas braconnées à des fins domestiques. Et quand le propriétaire est déçu de ne pas entendre sa créature répéter son nom, il l’abandonne. Aussi le centre recueille-t-il nombre de perroquets saisis par les douanes. Avec 3 volatiles sur le corps, Coline est aux anges. Elle sympathise avec les soigneurs et perche les perroquets sur les arbres à l’aide d’un bâton ; apparemment, ils ne doivent pas traîner à terre. On nous dissuade de les caresser car cela enlèverait l’huile qui fait briller leurs splendides couleurs. En nous promenant parmi la végétation, on remarque également des colibris, des vautours et des toucans fort curieux. Mais pas de **quetzal**, l’emblème du Guatemala. L’oiseau vit en altitude, bien caché dans une jungle étouffée de nuages.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** animal, histoire, Honduras, maya --- ### [Comment gérer l’énergie en pleine mer ?](https://azyucroisiere.com/comment-gerer-lenergie-en-pleine-mer/) **Published:** août 7, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Un des problèmes majeurs est la consommation d’énergie en navigation hauturière. Réponse : consommer moins. Les postes qui dépensent le plus d’énergie sont le pilote et le réfrigérateur. Voici tout d’abord l’équipement de *Balanec,* notre Ovni 435. - 2 panneaux solaires de 80w, et un de 100w installés sur le portique (orientables). Ils sont raccordés à un régulateur MPPT de 320w. - 1 panneau solaire de 60w installé sur le balcon tribord et raccordé au régulateur de l’éolienne. - 1 éolienne SilentWind - 2 alternateurs sur moteur (80w et 90w) Revenons aux équipements énergivores. Du côté du réfrigérateur, il y a des solutions sur les bateaux métalliques mais je ne m’y suis pas lancé. Voir d’autres blogs. ### Pilote et régulateur d’allure Côté **pilote**, en grande navigation, il est indispensable d’avoir un back-up, c’est-à-dire un vérin, une pompe et une centrale de nav’. De plus, son utilisation 24h/24h nécessite une production d’énergie à sa hauteur. Je pense que **l’hydrogénérateur** ou l’**alternateur d’arbre** sont, sans doute, les seules solutions viables ; la place pour un groupe électrogène n’est pas suffisante sur ce type de bateau. Pour info, notre hydrogénérateur tracté a explosé ses pales d’hélice dès le lendemain de notre départ dans le golfe de Gascogne. Réparé, il a été mis en service une 2e fois lors de la traversée du Pacifique est (Panama-Polynésie). Mais la fixation entre le bout rigide et l’alternateur ayant cédé, l’hydrogénérateur a coulé à pic ! Ma solution a été le **régulateur d’allure**. J’en ai trouvé un d’occasion quasiment neuf. Il était installé sur un Feeling 416. Les anciens propriétaires ne s’en sont servis que quelques jours apparemment. J’étais *a priori* sceptique quant aux réglages, pourtant la mise en service a été assez rapide. Lors de la première sortie test, j’avais installé les drosses à l’envers, pas de bol !  Le modèle choisi est un **BEAUFORT Orion**. Il est simple à installer (4 pattes de fixations puis 2 poulies renvoyées sur la barre à roue). Heureusement car le manuel d’installation n’est pas très explicite (beaucoup de texte et peu de schémas). Au bout d’un an de navigation, j’ai pensé qu’il s’agissait de notre meilleur investissement. Consommation 0, bruit 0, et on peut le regarder travailler des heures. On l’a même surnommé Tabarly (« le taiseux qui avance »). On l’utilise à partir de 5 nœuds de vent apparent. En dessous de 5 nœuds, comme on met en marche le moteur, le pilote électrique, ainsi alimenté, prend le relais. Au portant, le régulateur fonctionne très bien si le bateau est bien réglé. Quand il y a de la houle, le balancier sur l’aérien réagit dès que la poupe se soulève. Il est même plus rapide qu’un pilote auto doté d’un accéléromètre… Si le vent tourne, le bateau tourne avec. Mais les voiles demeurent toujours bien réglées. Pour reprendre la bonne direction, pas d’affolement. On prend son temps afin de régler régulateur et voile. Pour les longues navigation, c’est un élément de sûreté. Lors de la traversée de l’Atlantique, entre le Cap Vert et La Barbade, un équipage de la flottille [Cornell Sailing](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/14/marina-de-lanzarote-retour-au-monde/) a été privé de pilote trois jours après le départ. Le couple n’en pouvait plus de barrer jours et nuits. Aussi un homme d’un autre voilier a-t-il sauté à l’eau pour les aider à finir la Transat. \[wpvideo zkPfJ7n5 \] ### Alors vous vous dîtes, mais où met-on l’annexe ? On la place devant le mat, amarrée à l’envers sur le pont. L’annexe est hissée sur le pont et le régulateur installé. Il faut compter trois heures pour faire la manip’. Cette situation de navigation est appliquée dès que 3 jours de mer sont prévus.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Technique **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, énergie, traversée --- ### [Kenavo Balanec !](https://azyucroisiere.com/kenavo-balanec/) **Published:** octobre 28, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Six mois après sa mise en vente, Balanec change de mains mais pas de patrie. Le pavillon français et le gwen-ha-du continuent de flotter sur le monocoque qui se prépare à rentrer au pays au cours d’un long périple. Fin août, Jean-Marie et moi-même commencions à nous inquiéter. Qu’allons-nous faire de *Balanec* à l’approche de la saison cyclonique ? Tahiti est en effet zone à risque, c’est pourquoi, dès novembre, nous prévoyons de pointer l’étrave d’*Azyu* vers les Marquises, archipel protégé. Pas question d’y traîner notre troisième coque et, pour l’heure, nos recherches de parking ont reçu une fin de non recevoir : pas de place à terre.  ### Le bon client C’est ainsi embarrassés de notre 9 tonnes que nous recevons l’appel enjoué de Christian. Il habite le Relecq-Kerhuon, dans le Finistère ; il cherche un Ovni. On est tout disposé à lui céder ! Par hasard ou par intuition (?), il a programmé un voyage en Polynésie avec son épouse en octobre. Descriptif détaillé de l’Ovni, inventaire de l’équipement, photos dessus, dessous, dedans, vidéo mise en ligne sur la chaîne YouTube Atao Balanec… Ne manque que la visite réelle qui se fera par l’intermédiaire d’un ami vivant sur Tahiti, ce dernier retransmettant en vidéo via Skype la découverte du monocoque et les explications de Jean-Marie. Le couple est conquis et signe pour l’achat de ce bateau situé à l’autre bout du monde.  ### Rencontre et passation L’avion de la compagnie French Bee chasse l’aube rosée de ce 14 octobre qui s’effiloche entre la centaine de mâts ensommeillés de Taina. Tout juste atterris, Jean-Marie réceptionne **Christian, Françoise et leur ami Jean-Yves** à la marina. Derechef, il les dépose en annexe sur *Balanec* mouillé non loin de la barrière de corail. Les prochains jours leur sont consacrés afin de leur donner le maximum d’informations sur le fonctionnement du bateau. Comme ce n’est pas leur première acquisition et qu’ils savent bien naviguer, ils prennent leurs marques rapidement. Quel soulagement de savoir l’Ovni entre de bonnes mains ! D’autant que *Balanec* s’apprête à vivre le **voyage retour** (et pas en deux années comme à l’aller).  ### Direction Soleil levant Alors que nous quittons la région de Tahiti et Moorea pour les Tuamotu puis les Marquises, nous saluons une dernière fois Christian dans les starting-blocks. Avec Jean-Yves et un troisième comparse, il vise le Panama sans avoir encore décidé de la route : nord via **Hawaï** ou sud par le **Chili**. Quoi qu’il en soit, la navigation jusqu’en Amérique centrale d’au moins 4000 milles et contre les alizés sera dure. Nous lui souhaitons bon courage et que la mer lui soit clémente. Franchissement du canal de Panama, mer des Caraïbes, traversée de l’Atlantique… *Balanec* devrait retrouver ses quartiers maritimes d’origine courant 2020. Ne vous étonnez donc pas, amis « breizhiou », d’apercevoir le sloop en aluminium en **mer d’Iroise**. De notre côté, nous serions ravis de recevoir des nouvelles de ***Tec-Tec***, la nouvelle identité de *Balanec*. Christian et Françoise l’ont ainsi renommé en hommage à un petit oiseau de La Réunion, une île chère à leur cœur pour y avoir vécu nombre d’années. ### Bye-bye Tec-Tec !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Ovni, Polynésie, traversée --- ### [Système de barre et safran](https://azyucroisiere.com/systeme-de-barre-et-safran/) **Published:** octobre 9, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Partie basse du safran# Trois réparations : # -Remplacement du vérin tordu du safran # -Changement des bagues sur la mèche # -Démontage de la colonne de barre pour changer les roulements. À Cuba, en juin 2017, nous avions heurté des patates de coraux. Nous avions passé la nuit à naviguer et nous étions pressés de mouiller pour nous reposer. Or, ces coraux ne sont pas cartographies sur les cartes Navionics. Nous sommes à 5 miles de la plage, il y a à 6 mètres de fond. Gaëlle est à l’avant pendant que je suis en train de remonter la dérive quand c’est le choc avec le safran. Avec une vitesse de 3 nds, c’est trop tard pour ralentir. ### Une pastille de sécurité inefficace Le vérin est plié, une fois de plus hélas ! La pastille ne fait pas son office de sécurité, elle est juste déformée par la pression dans le vérin. Le problème est récurrent chez nombre de 435. A Mar Marina (Guatemala), nous en avons vu 4 au sec à cause d’un vérin plié. La précaution qui nous a été donnée par des amis italiens sur un Ovni 435 est de laisser la manette du vérin en position remontée. Dans le cas d’un choc, le safran remonte tout seul. Ca ne nous arrivera pas une troisième fois ! ### Remplacement du vérin sur le safran 1. Retirer les fixations des 2 axes sur la pelle basse du safran. Un sert à permettre sa rotation (en haut) et l’autre sert de butée en position basse du safran. Commencer par retirer les 4 écrous de chaque côté du safran, ensuite, à l’aide d’un gros tournevis, retirer les 4 entretoises en les dévissant dans les encoches (tournevis et marteau). Enlever les 2 plaques en aluminium de chaque côté du safran (partie haute), elles permettent d’accéder au vérin. 2. Dévisser les 2 raccords hydrauliques sur le vérin. Mettre une étiquette sur un des 2 pour les identifier lors du remontage. Éviter de tordre les tuyaux lors du dévissage. 3. Retirer le petit axe en haut du safran. Il correspond à la fixation haute du vérin. Deux axes fendus sont à retirer puis, à l’aide d’un gros boulon et d’un marteau, chasser l’axe. 4. Retirer l’axe de rotation du safran et sa butée. Attention ! la pelle n’est plus retenue. 5. Sur la pelle basse, retirer le dernier petit axe qui retient le vérin en partie basse. Vérifier près de cet axe sur le safran en aluminium qu’il n’y a aucune fissure. **Remontage** : 1. Refixer le vérin sur la partie basse du safran. Cela correspond au petit axe du bas. 2. Mettre en place les 2 gros axes en aluminium. 3. Fixer le vérin sur son axe en partie haute. 4. Remettre en place les raccords hydrauliques. 5. Tester le vérin et faire l’appoint au réservoir en liquide de refroidissement (et non en huile hydraulique). ### Remplacement des bagues sur la mèche du safran Elles sont au nombre de 3, réalisées en Ertalon. Le coût auprès du constructeur ALUBAT est de l’ordre de 200€. Leur remplacement est assez simple. 1. A l’aide d’un tournevis, retirer les 6 caches en plastique sur la pièce en aluminium qui soutient l’axe du safran (le sabot). Enlever les 3 boulons. Préparer, sous le safran, un calage approprié. 2. Dévisser les boulons du secteur de barre et déposer celui-ci. Attention ! le safran n’est plus retenu et peut tomber (le recevoir sur son calage). 3. La première bague est accessible et facilement retirable à l’aide d’un tournevis. 4. Faire descendre la mèche de safran en retirant le calage au fur et à mesure. Le safran est descendu. 5. Retirer la bague dans la partie basse du tube, puis dans le sabot. Cette dernière doit être sciée. 6. Replacer les bagues, puis présenter la mèche dans le tube. Pour faciliter son glissement, mieux vaut utiliser de l’eau + liquide vaisselle ; huiler la mèche n’est, à mon avis, pas une bonne idée. Un cric de voiture a malgré tout été nécessaire pour remonter la mèche dans son tube. 7. Remonter le secteur de barre puis le sabot avec ses 3 boulons. ### Changement des roulements sur la colonne de barre à roue Ils sont au nombre de 4 : 2 verticaux sur la colonne et 2 horizontaux sur l’axe de la barre à roue. Le modèle est une Withlock Première delux. ### Les gros problèmes rencontrés Les vis en inox se sont oxydées dans l’aluminium (aucun produit présent pour empêcher le contact entre les 2 métaux et donc formation d’électrolyse). Pour changer les roulements verticaux, il faut retirer une plaque rectangulaire en inox soudée à la colonne de barre. Après le remplacement des 2 roulements, il faut ressouder cette plaque. Le soudeur n’a pu le faire car la plaque était devenue poreuse ou oxydée en profondeur. Il l’a donc remplacée. Les deux roulements étaient complètement oxydés, un n’avait même plus de billes. Il est indispensable de bien graisser les roulements avec une graisse marine afin d’éviter toute infiltration d’eau même s’ils sont supposés être étanches. L’eau rentre par le compas magnétique ; un joint au silicone est indispensable. Les deux roulements horizontaux étaient en bon état, un seul a été changé.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Réparations **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, gouvernail, traversée --- ### [Grande traversée - Navigation hauturière](https://azyucroisiere.com/grande-traversee-navigation-hauturiere/) **Published:** octobre 13, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Voici notre expérience de la traversée de l’Atlantique en novembre 2016. ### Sous voile Grâce au ciel, le passage de l’Atlantique se fait au portant. Nous avons toujours navigué avec un angle de vent oscillant entre 150° et 160°. *Balanec* est gréé en cotre ; par conséquent, la plus simple configuration est de **tangonner** **le génois** et de border la trinquette sur l’autre bord. La trinquette permet de faire abattre le bateau quand une vague le soulève par l’arrière et le fait lofer. La grand-voile est arrisée sur deux ris en permanence de sorte qu’on n’y touche pas lors du passage d’un grain. Si le vent augmente au delà de 20nds en apparent, on enroule entièrement la trinquette. Puis le génois d’un tiers, ou de moitié, voire intégralement à 30nds en apparent. Le bateau reste équilibré pour le régulateur d’allure. ### Cartographie  Nous utilisons **Inavx** sur tablette iPad. Les cartes d’Atlantique, d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique coûtent moins cher que celles sur SD. L’iPad se connecte au réseau créé par le multiplexeur NMEA183. Les données reçues proviennent de la centrale NKE (via répétiteur Wifi NKE) ; ces informations correspondent aux données du Speedo, de la girouette et de l’anémomètre. Une autre connexion se fait vers le transpondeur AIS (cibles AIS, coordonnées GPS). Les informations sont envoyées en wifi vers l’iPad. Le radar Furuno DRS4W crée son réseau wifi pour émettre vers l’iPad ou l’iPhone. Les cartes sont présentes sur deux iPad (en cas de panne d’un matériel). Pour les grandes traversées, nous disposons en plus de cartes papier. En revanche, si l’on perd son iPad ou si l’on rencontre des problèmes de logiciel, il ne sera pas forcément possible de télécharger à nouveau les **cartes Navionics**. La mise à jour des cartes est gratuite pendant un an. Après un an, les cartes redeviennent payantes Une tablette PC avec Opencpn connectée en USB sur le port du multiplexeur (NMEA182) offre une autre source de cartes de navigation (CM93, Google Earth, carte papier scannée). C’est une solution de rechange en cas de panne des iPads. En navigation de nuit, pour **économiser l’électricité**, on coupe la centrale NKE (vent, vitesse et profondeur) ainsi que la centrale du pilote. Le transpondeur AIS reste allumé, l’iPad, lui, est rallumé de temps en temps. La position GPS est notée sur le livre de bord ainsi que sur la carte papier. Nous avons traversé l’Atlantique sans avoir besoin de recharger avec les alternateurs et donc sans démarrer le moteur. Les 220w de panneaux solaires et l’éolienne ont suffit à étaler la consommation du bateau. ### La météo La BLU nécessite un investissement de départ plus important que l’Iridium. Par contre, le coût annuel de l’abonnement est moindre, de l’ordre de 220€. Il permet, via le logiciel gratuit Airmail, de recevoir et d’envoyer des mails, de recevoir les fichiers Gribs, d’envoyer gratuitement sa position sur le site **Yotreps** :  Nous avons opté pour le système par **BLU**, par économie sur le long terme. Au sein du [rallye Cornell Sailing](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/14/marina-de-lanzarote-retour-au-monde/), la majorité des participants disposaient d’un téléphone Iridium. Durant la Transat, ils s’en sont servis pour recevoir la météo. Nombre d’entre eux se sont ensuite plaints du coût important. L’ensemble BLU est composé d’une antenne fouet de 7m, raccordé à une boîte d’accord, elle-même reliée à un récepteur BLU ICOM 718. La BLU est raccordée par 2 câbles, un pour le contrôle de la fréquence et l’autre pour l’envoi et la réception des données. La connexion avec le PC se fait en Bluetooth ; cela évite les interférences. ## Schéma de câblage avec un ICOM718 et le Pactor 4  On envoie une requête pour un fichier météo via l’application Airmail. Quelques minutes plus tard, on se reconnecte afin de recevoir le fichier Grib. Il ne faut pas dépasser les **15ko** car, en cas de liaison lente, la messagerie risque de se bloquer. Donc il faut choisir une zone météo assez petite avec une résolution large sur un pas de 6h pendant 3 jours. Afin de limiter la taille du fichier, il faut se limiter aux paramètres essentiels : vent, rafales, vagues, orages. Le fichier est ensuite envoyé vers l’iPad via un lecteur de carte wifi. Il s’ouvre avec l’application Weather 4D et permet de voir facilement les informations météo afin de préparer le routage suivant les polaires du bateau.  Nous avions pris un abonnement d’un an sur **PredictWind**. Celui-ci est très utile pour choisir le meilleur moment pour partir. Par contre, il ne sert à rien pendant la traversée en elle-même car il nécessite une connexion internet haut débit. ### Communications Via ce système BLU Sailmail, nous pouvons recevoir et envoyer des mails contenant uniquement du texte. Il faut bien penser à préciser au destinataire du mail de ne pas cliquer sur « REPONDRE » car l’ancien message sera convoyé avec sa réponse. Or, il faut limiter au maximum le nombre de caractèr[Traversée de l’Atlantique : ça, c’est fait !](https://balanecatao.wordpress.com/2016/11/27/traverse-de-latlantique-a-cest-fait/)es dans chaque message, sortant ou entrant. ### Les occupations [-La pêche à la traine (lire notre article Ca pêche ou quoi ?)](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/08/ca-peche-ou-quoi/) -La **cuisine** : le menu dépend beaucoup de la pêche. Si elle est bonne, le menu c’est salade tahitienne le midi puis sushi-maki le soir. Les filets de poisson restant sont mis dans des sacs sous vide au réfrigérateur.  -Les **quarts** : A deux, on essaye de commencer entre 20h00 et 22h00. Le plus fatigué va se coucher, l’autre fait son quart pendant 4 ou 5h. Entre 01h00 et 2h00 du matin, changement de quart pour une durée de 4h à 5h. En fonction de l’état de fatigue de l’équipier, la durée des quarts varie. La personne de quart met une alarme sur l’iPad toutes les 15 minutes ; si elle s’endort, l’alarme la réveille. La personne de quart reste attachée à une sangle dans le cockpit. Sécurité, sécurité ! Lire l’article [Notre traversée de l’Atlantique](https://balanecatao.wordpress.com/2016/11/27/traverse-de-latlantique-a-cest-fait/) ### Les enfants Avant de partir, nous avons téléchargé et sauvegardé des dessins à colorier. On en trouve des centaines gratuitement. L’imprimante Scanner Photocopie est bien pratique à bord pour cette fonction (nos filles peuvent passer des heures à colorier). Nos enfants regardent film ou dessin animé sur l’écran dans le carré. Le système est composé d’un **mini PC (Raspberry PI)** raccordé à un disque dur de 6to. L’ensemble consomme autour de 3 Amp ; on peut aussi s’en servir comme lecteur de musique. C’est très économique sur tous les plans (40€ et une consommation de 700mA). Nous avons remarqué que les enfants ont besoin de 3 jours de navigation pour s’acclimater. Après, ils sont plus calmes, font plus facilement la sieste et se chamaillent moins. Du bonheur pour tout le monde ! A notre arrivée à Barbados, les enfants étaient ravis des 15 jours de mer. Même aujourd’hui, elles nous disent préférer les navigations longues. On verra dans le Pacifique…  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Technique **Étiquettes:** carte, énergie --- ### [Cactus et palmiers](https://azyucroisiere.com/cactus-et-palmiers/) **Published:** octobre 7, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Loiseau du paradis### Botanistes en herbe, nous faisons petit à petit connaissance avec une végétation singulière. Il y a eu notre 1er cactus (“oh! regardez les enfants : un cactus !!), notre 1er palmier, notre 1er cocotier de plage… Voici un florilège de quelques arbres, plantes et fleurs remarquables. Le **dragonnier** est un arbre typique des Canaries, de même que le **pin canarien** au tronc très élancé. [](https://azyucroisiere.com/dragonnier1/) [](https://azyucroisiere.com/dragonnier/) Le **palmier-dattier** fournit des fruits comestibles mais, comme ils sont de petite taille, ils ne sont pas consommés.  L’**euphorbe candélabre** est une plante grasse à épine ; il n’est pas rare d’y voir des initiales gravées dessus par des touristes romantiques. [](https://azyucroisiere.com/img_7706/) [](https://azyucroisiere.com/img_7728/) Dans la famille des cactus, en dehors de l’agave qui donne un sirop bien connu, impossible de rater le **figuier de barbarie**. Il y en a partout ! Ce cactus fournit un fruit juteux mais pas évident à déguster à cause de ses épines fines quasi invisibles. Qui s’y frotte s’y pique ! En réalité, cette plante a longtemps été exploitée surtout pour l’hôte qu’elle héberge. La cochenille, qui se plaît sur le figuier de barbarie, est un insecte utilisé comme colorant alimentaire et cosmétique. Certains rouge à lèvres et bonbons sont rouges grâce à elle !  Dès que nous gravissons les hauteurs, les **tabaibas** sont légion. Elles poussent dans des milieux arides. [](https://azyucroisiere.com/gomera-13104-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/gomera-16204-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/gomera-11404-octobre-2016/) Dans les villages, les bougainvillées roses, violets, orange tombent en grappe des balcons.  A La Gomera, les maisons étaient séparées par des buissons de **physalis** ; ils n’avaient pas l’air d’être récoltés : quel gâchis ! [](https://azyucroisiere.com/img_7890/) [](https://azyucroisiere.com/img_7891/) Je n’ai pas trouvé le nom de cette plante aux feuilles si singulières. Si vous la connaissez, dites-le nous ! [](https://azyucroisiere.com/img_7888/) [](https://azyucroisiere.com/img_7708/) [](https://azyucroisiere.com/img_7709-3/) [](https://azyucroisiere.com/fuerteventura-5519-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/gomera-13804-octobre-2016/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Canaries, Espagne, nature --- ### [La Barbade en fête !](https://azyucroisiere.com/la-barbade-en-fete/) **Published:** décembre 17, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Independance Square à Bridgetown## L’arrivée sur l’île de La Barbade, après la traversée de l’Atlantique, n’est pas un hasard. Depuis le départ de Londres (juillet 216), le pavillon Barbados 50 flotte sur tous les voiliers du rallye Cornell Sailing. Ceux-ci ont refait le voyage des premiers habitants de La Barbade, un long et douloureux périple que l’île s’est remémoré lors du jubilé de son indépendance, les 29 et 30 novembre 2016. Amarrés au port du Careenage, en plein centre-ville de Bridgetown, nous renouons bruyamment avec la société ; pour cette première nuit (et toutes les autres qui suivront), les boules Quies sont de rigueur : la musique à fond et un prêcheur surexcité assurent l’ambiance jusqu’à 2 h du matin ! Un soir, n’en pouvant plus, je me hasarde dans les rues autour du Parlement. Là, des baraquements en bois, rassemblés sous forme d’îlots, font office de bars et de tables à dominos. Comme c’est peu éclairé, assourdissant et vraisemblablement réservé aux hommes, je rentre au bateau. Je trouve Coline installée dans un hamac sur le pont : pire que le vacarme, la chaleur écrasante des Antilles ! Il va falloir s’acclimater… Au matin, la ville se dévoile sous plusieurs facettes. Broad Street, très chic, très Duty Free, aligne les joailliers et diamantiers. Swan Street n’est qu’une enfilade de magasins de fringues, de barbiers, d’ongleries. Nous arpentons le centre-ville à la recherche d’un restaurant : aucun ! sauf Burger King, Chefette ou KFC. Va pour le hamburger-frites ; après 15 jours de mer, on apprécie. Et puis c’est le plat local de l’Amérique… [](https://azyucroisiere.com/img_8344/) Bridgetown [](https://azyucroisiere.com/img_8355/) Un marchand offre à Erell une « pomme d’or » (golden apple) [](https://azyucroisiere.com/img_8356/) Golden Apple [](https://azyucroisiere.com/img_8293/) Singes au Wild Life Reserve [](https://azyucroisiere.com/img_8302/) Tortues au Wild Life Reserve [](https://azyucroisiere.com/img_8286/) [](https://azyucroisiere.com/img_8281/) Pluies diluiennes fin novembre 2016 à Bridgetown ## Rencontre avec Prince Harry Arrive le jour du 50eme anniversaire de l’indépendance de La Barbade. Depuis des mois, Bridgetown s’y prépare ; la population, les façades des monuments, les vitrines des boutiques… vivent en jaune et bleu, les couleurs nationales. J’assiste à un mégaconcert dans un stade de cricket, sous l’égide du Premier Ministre, du Prince Harry, représentant de la Couronne britannique, et de la chanteuse Rihanna, la big star née à La Barbade (dont je ne connaissais même pas l’existence). On découvre 50 ans de musique locale, des vieux crooners aux groupes plus branchés. C’est bon enfant, plutôt drôle et très dansant. [](https://azyucroisiere.com/img_8270/) [](https://azyucroisiere.com/img_8352/) [](https://azyucroisiere.com/img_8273/) ## Des tortues à portée de main Après deux jours de pluies tropicales dont notre ordinateur fera les frais (un hublot resté entrouvert), nous rejoignons Calysle Baie, toute proche, un mouillage paisible aux eaux limpides. Des tortues sortent leur petite tête curieuse de l’eau, alors nous enfilons masque et tuba pour les observer de très près. Moment magique où l’on se sent introduit dans ce « monde du silence ». Sur la plage, les filles s’amusent avec leurs copains-bateaux et il n’y a pas assez de paddles pour promener cette brochette de jeunesse ! [](https://azyucroisiere.com/img_8259/) [](https://azyucroisiere.com/img_8268/) [](https://azyucroisiere.com/img_8277/) [](https://azyucroisiere.com/img_8279/) L’escale à La Barbade signe aussi la fin du rallye. Au Yacht Club, Jimmy Cornell remet à chaque enfant un diplôme d’argonaute, les félicitant pour cette Transat. Emu, il se souvient qu’en 1974, il a aussi atteint par la mer cette même île avec ses deux enfants et son épouse. Nous faisons nos adieux à la plupart des bateaux du rallye en espérant les recroiser bientôt. [](https://azyucroisiere.com/img_8318/) Diplôme de « grand navigateur » [](https://azyucroisiere.com/img_8325/) La famille « Jyu » ## Pour la petite histoire Le drapeau de la Barbade porte un trident au milieu, symbole de Neptune, dieu des mers. Sa couleur noire rappelle l’héritage africain. La bande jaune renvoie aux plages de l’île encadrée par le ciel et la mer sous la forme de deux bandes bleues.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** animal, Antilles --- ### [Tous volontaires dans une asso au Guatemala](https://azyucroisiere.com/tous-volontaires-dans-une-asso-au-guatemala/) **Published:** novembre 23, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Formule répandue dans le pays, le volontariat contribue au soutien de nombreux projets tout en offrant un contact direct avec la population. A Nahuala, nous passons une semaine chez Francisca et ses deux adolescents : leur maison accueille les activités de l’association [Asodi](https://asodinahuala.wordpress.com/). Fondée par une poignée de motivés en 2014, [Asodi ](https://asodinahuala.wordpress.com/)poursuit un but éducatif, social, artistique. Une bonne centaine d’enfants, de jeunes et de femmes profite des différents ateliers : anglais, couture, tissage, informatique, cuisine, musique… on ne va pas s’ennuyer !  ## Jeudi : informatique Avec Rocaël, enseignant en primaire et président d’Asodi, Jean-Marie et moi-même tentons d’améliorer le site web de l’asso, ses comptes twitter et [facebook](https://www.facebook.com/pg/asodinahuala/about/). Surtout, on note les besoins en clichés et vidéos afin de les réaliser durant notre séjour. Pendant que nous pianotons sur les écrans, les enfants voisins défilent dans la maison. Pratiquement chaque jour – ce sont les [grandes vacances ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/10/21/13-octobre-fin-de-lecole-au-guatemala/)–, six d’entre eux répètent des **airs traditionnels** à partir d’un gros tambour, de maracas et de flûtes à bec. Coline est invitée à manier le bâton de pluie. Sans partition, simplement en imitant les plus grands, les petits musiciens apprennent les mélodies. Quel plaisir de les entendre !  ## Vendredi : couture Pour animer l’atelier, j’improvise un petit ouvrage que les participantes reproduiront. Sur les conseils de Francisca, je réalise un range-couverts afin que couteau, fourchette et cuillère demeurent impeccablement propres sur la table. Les femmes arrivent les unes à la suite des autres, un enfant dans une main, le bébé sur le dos. Elles choisissent leur machine parmi les modèles professionnels, amateurs ou ancestraux (ah ! la Singer) ; avec persévérance, elles cousent tout en devisant et riant de bon cœur. ## Samedi : entre maïs et immondices Pour préparer le repas – maïs bouilli au menu –, nous suivons Francisca dans ses **plantations** et coupons les épis bien mûrs. Chaque famille dispose d’un terrain plus ou moins grand qui lui fournit sa récolte de **maïs et de haricots secs**. Tout en déambulant entre les tiges, nous longeons le rio Nahualate. Etouffée par les déchets plastique, l’eau ne s’écoule plus qu’en mince filet et les berges, véritable tas d’ordures, font peine à voir. « *Pourtant, il y a 7 ans, mes enfants se baignaient ici dans une eau cristalline* », rapporte Francisca. Depuis quelques mois, celle-ci réfléchit à un projet de dépollution de la rivière. Tout en l’écoutant, je rédige un article pour le site web d’Asodi sur ce sujet. Francisca parmi ses maïs## Dimanche : cours d’anglais… Alejandra, une étudiante en sciences politiques, dispense, comme volontaire, les leçons d’anglais avec une belle énergie. Je suis soufflée par l’attention du groupe, même les enfants de 6 ans prennent des notes sur les verbes irréguliers.  ## … et français Au bout d’1h30, le cours se poursuit en français. Coline et Erell écrivent les mots en français sur le tableau, Jean-Marie leur correspondance en anglais et moi j’anime la séance. Après les formules de base « Bonjour, merci, au revoir…», Coline fait compter les enfants et mamans jusqu’à 10. Enfin, nous répondons à leurs questions en espagnol : « Comment sont les toits en France ? Est-ce que vous avez aussi la semaine sainte ? Il faut un visa pour aller en France ? **Les Français ne mangent pas de tortillas ? mais qu’est-ce qu’ils mangent alors ?** ». A la fin de la séance, Alejandra s’attarde un bon moment avec Rocaël qui lui enseigne le **k’iche**. Vivant à Quetzaltenango, la deuxième ville du Guatemala, et d’origine ladino et non pas maya, Alejandra ne comprend pas cette langue. Un handicap selon elle car un grand nombre de la population régionale la parle quasi exclusivement. [**Regarder la vidéo** ](https://www.youtube.com/watch?v=srUO7WU7eDE) Cours de français en famille## Lundi : cuisine… Le matin, Jean-Marie lance **l’atelier pain**, vivement attendu. Faute de four, la miche est cuite au gaz, sur le « comal », la plaque dédiée aux tortillas. Tandis que Coline dirige **l’atelier crêpes**, je montre la recette des **galettes de pommes de terre**. Pendant la cuisine et au lors de la dégustation, on recommande de bien badigeonner crêpes et galettes de **beurre** demi-sel : c’est la première fois que ces femmes y goûtent !  ## … et tissage L’après-midi, Francisca déballe toutes ses tenues dont la majorité a été tissée par Catarina ; celle-ci travaille comme aide ménagère chez elles. On se croirait dans une boutique d’art créatif, au milieu des « **güipil** » (hauts), « **corte** » (jupes) et ceintures chatoyants. Les motifs sont d’une précision extraordinaire et dévoilent des animaux fabuleux, des personnages symboliques et pléthore de signes mayas. Pendant près de 4 heures, nous suivons les étapes allant de la simple bobine de fil au tissage. Jean-Marie filme tout et monte une petite vidéo pour leur site internet.  ## Mardi : cerfs-volants… Les enfants, une bonne trentaine, se retrouvent à l’école de Palanquix Loma pour fabriquer des cerfs-volants. Habiles, ils découpent les feuilles de papier crépon, les collent et les appliquent sur une petite structure composée de fins bâtonnets, le tout est lié par des fils. Coline et Erell observe que ces enfants se fabriquent leurs propres jouets. Le cerf-volant est une tradition très vivante au Guatemala, en particulier au mois de [novembre qui célèbre saints et morts](https://balanecatao.wordpress.com/2017/11/18/la-toussaint-au-guatemala-quelle-fete/).  ## … et mathématique maya L’après-midi, Francisca nous initie à la numération maya. Peu usitée de nos jours, cette connaissance est néanmoins exigée sur tout curriculum vitae. Pour faire court, elle fonctionne sur la base de 20 ; les chiffres s’écrivent en étage à l’aide de points et de traits verticaux.  ## Mercredi : promenade en montagne Rocaël nous emmène jusqu’à la **cascade d’eau** qui abreuve toute la ville de Nahuala. Nous cheminons dans une nature somptueuse, respirons un air pur avant d’atteindre la chute d’eau tonitruante. Baptisée « Nahualja » qui signifie en k’iche « **esprit de l’eau** », la cascade a donné son nom à la ville avec qui elle a lié son destin. De cette source partent des dizaines de tuyaux qui alimentent les villages et quartiers. Chaque communauté est responsable de sa canalisation et, avec cette organisation, l’eau demeure **gratuite**.  ## Jeudi : fête d’adieu Sur « El Rey K’iche », joué par les enfants, Francisca, Antonia et sa fille se mettent à danser pieds nus (on n’est pas loin des 15 degrés, et oui ! 1800 mètres d’altitude !), mimant l’offrande aux dieux mayas. En remerciement, nous recevons une ceinture tissée, une **meule de pierre !** et des ocarinas en forme d’oiseaux pour les filles. L’après-midi et la soirée, nous dégustons les fameux **tamal**, le plat très apprécié des Guatémaltèques.  ## Les besoins de l’association Valoriser l’identité maya tout en ouvrant vers d’autres horizons, c’est, en résumé, l’ambition des fondateurs d’[Asodi](https://asodinahuala.wordpress.com/). Et un moyen de renforcer l’estime de ce peuple tranquille, voire résigné. Pour l’heure, les projets concernent l’**achat d’une marimba**, instrument indispensable à tout groupe de musique, et celui d’une **surjeteuse** afin de parfaire les travaux de **couture**. L’association est en quête de soutien financier. ### https://asodinahuala.wordpress.com/ Pour s’engager comme **volontaire** au Guatemala, [**ENTREMUNDOS** ](http://www.entremundos.org/)fédère la grande majorité des associations :  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Le coin des enfants, Loisirs, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Guatemala --- ### [Bienvenue chez Francisca et la vie maya](https://azyucroisiere.com/bienvenue-chez-francisca-et-la-vie-maya/) **Published:** décembre 3, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Situé entre Guate, la capitale, et Quetzaltenango, la deuxième ville du Guatemala, Nahuala vit en retrait de l’agitation urbaine malgré ses 65 000 habitants. A 1800 mètres d’altitude, sous un air pur, nous partageons le quotidien d’une famille sympathique. Francisca, enseignante à l’école primaire, vit avec ses deux adolescents, Jennifer et Alexander. Catarina, la trentaine, partage leur toit en tant qu’aide à domicile. Celle-ci s’exprime essentiellement en **k’iche’**, la langue maya la plus parlée au Guatemala avec plus de 2 millions de locuteurs. Catarina et la cuisson des harictos secs dans la courLe quatuor nous accueille avec une joie manifeste. D’emblée, Coline et Erell se lient avec les deux ados, trop heureux de jouer au foot, de fabriquer des cerfs-volants, des porte-documents en papier journal, de regarder des clips français… **[Regarder la vidéo des répétitions de musique](https://www.youtube.com/watch?v=SrgTPWoQwG8)** Les filles attendent leur retour de l’école avec impatience. Malgré les grandes [vacances scolaires](https://balanecatao.wordpress.com/2017/10/21/13-octobre-fin-de-lecole-au-guatemala/) (d’octobre à décembre), les deux jeunes suivent des cours de soutien ou de perfectionnement à Quetzaltenango. Levés à 5 h du matin, ils s’enfilent 2 heures de mini-bus aller-retour pour revenir, le sac à dos chargé de devoirs, à la maison vers 14 heures. L’**instruction** est la priorité numéro 1 de leur mère. Elle-même a dû combiner, dès 14 ans, le travail et les études afin d’obtenir son diplôme, à 20 ans, d’institutrice. Un souvenir douloureux pour elle. A l’heure où, de fait, l’instruction sur *Balanec* est plutôt libre, sans programme ni évaluation, j’observe chez ces jeunes une motivation joyeuse et beaucoup d’efforts. ## Le froid, le feu La journée, nous parcourons les sentiers voisins qui serpentent entre les champs de maïs ; là se cachent les habitations en bois. Nous discutons avec les voisines qui **tissent** ou brodent de longues heures. Dès que l’après-midi tire à sa fin, nous rentrons bien vite à la maison, poussés par le froid sec et piquant. Certains soirs, Francisca allume un **feu** dans la cour pour cuire dans un pot en terre, et une bonne partie de la nuit, les *frijolles*, ces haricots secs noirs, blonds ou rouges incontournables dans la cuisine guatémaltèque. Pour nous réchauffer, malgré nos pulls polaires, elle nous sert une tasse d’*atoll elote* (crème de maïs). Sans tarder, nous nous rassemblons dans la cuisine où Catarina prépare le repas tout en cuisant les **tortillas**. C’est le seul endroit chauffé de cette spacieuse maison en ciment qui ne dispose ni de chauffage, ni de cheminée. Pourtant, la nuit, le thermomètre dégringole à 6 degrés ! ## Le sauna maya Dans ces conditions, nous nous contentons d’une toilette de chat, en attendant le jour divin du **temazcal**. Il s’agit d’un réduit en ciment dans lequel est préparé un feu. On y rentre quasi accroupis et, comme au sauna, on augmente la chaleur en jetant de l’eau sur les pierres. Cette **hutte à sudation** est un vrai régal pour se laver ; elle est aussi employée lors des accouchements. On s’y prélasse seul, en couple ou entre copines, suivant ses affinités. Cela apparaît comme une récompense après les dures corvées de la journée. Je vois Catarina et Francisca s’affairer du matin au soir, entre la cuisine, la vaisselle, le feu, le nettoyage du linge, des sols, **tout à la main, tout à l’eau glacée**. Quelle place reste-t-il pour autre chose ? où trouvent-elles encore de l’énergie pour bavarder de longs moments avec nous, jouer de la musique, surfer sur Internet (car ils disposent d’un abonnement), organiser les ateliers de [l’association ASODI](https://asodinahuala.wordpress.com/). ## Eau et déchets Dans le bourg de Nahuala, nous déambulons, le jour du marché, entre les stands de fruits et légumes et ceux, innombrables, de tissus fait-main, de tenues bigarrées, petites merveilles colorées. Très peu accoutumée à voir des étrangers, la population nous dévisage et s’étonne quand nous la saluons en k’iche’. Nos yeux traînent aussi sur les déchets qui s’agglutinent et dont les bords des routes sont inondés. L’injonction « Ne jetez pas vos déchets » se lit à maintes reprises et même dans l’église ! Sur la façade de la mairie, comme au croisement de routes principales, plusieurs affiches imaginent un **Nahuala propre, vert**, délivrant les messages élémentaires d’écologie. Vœu pieu ? Aucun camion-poubelle ne décharge les habitants de ce problème. Le service de retrait des ordures, payant, ne s’adresserait qu’à ceux qui peuvent mettre la main au porte-monnaie ? Les autres se débrouillent avec leurs immondices. Concernée, Francisca élève deux poules et trois lapins qui grignotent une bonne partie des déchets organiques. Le reste – **papier, carton, plastique…** – est **brûlé** en petit tas devant la maison. A peine calcinées, une cannette et une couche-culotte font de la rétention à l’autonomie citoyenne. Nous repartons vers le Rio Dulce plein d’images dans la tête, le cœur rempli de ces échanges avec ces gens simples, fiers de leurs traditions, acceptant les rudesses de leur quotidien tout en imaginant un bel avenir pour leurs enfants. ## [Lire l’article « Tous volontaires au Guatemala »](https://balanecatao.wordpress.com/2017/11/23/tous-volontaires-dans-une-asso-au-guatemala/)   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, Guatemala, maya --- ### [Chaud cacao ! De la fève à la truffe](https://azyucroisiere.com/chaud-cacao-de-la-feve-a-la-truffe/) **Published:** octobre 27, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Quatre mois que nous n’avons pas croqué dans un bon morceau de chocolat ! Alors, quand Jessica arrive sur *Balanec* avec des fèves de cacao, l’atelier chocolat démarre aussitôt. 1. **Peler** les fèves. Afin de retirer la fine pellicule marron qui les entoure, on les réchauffe à la poêle ; c’est plus facile mais on se brûle un peu les doigts. 2. **Torréfier** les fèves. A sec, elles sont chauffées sur le gaz pendant une bonne demi-heure et remuées à la spatule en bois sans discontinuer. 3. **Moudre** les fèves. Faute de moulin à café ni de meule de pierre (un peu lourd sur le bateau), je sors mon arme secrète : le thermomix ! 4. Ajouter du **sucre**, du lait en poudre et, suivant les envies, de la cannelle, de l’huile de coco… Le chocolat se garde au réfrigérateur durant des semaines. On peut ensuite le râper pour un chocolat chaud, l’intégrer dans un gâteau ou fabriquer de la glace au chocolat. On torréfie les fèves  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Tour du monde **Étiquettes:** cuisine --- ### [Tikal, cœur du monde maya](https://azyucroisiere.com/tikal-coeur-du-monde-maya/) **Published:** septembre 20, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Au nord du Guatemala, dans la région du Peten, la forêt tropicale abrite l’une des plus importantes cités mayas jamais fouillées. Tikal, du haut de ses pyramides, témoigne de la gloire d’une civilisation étonnante. Sur la route d’El Remate, des panneaux signalétiques pour le moins incongrus avertissent les automobilistes. Des triangles jaunes préviennent du surgissement de dindons, de coatis et de félins ! « *On va voir des jaguars ?,* demande Erell excitée. *Euh ! de loin, j’espère !* » Vaste parc national (576 km2), Tikal est aussi le lieu de vie d’une faune variée. Après avoir franchi la barrière d’entrée, nous empruntons l’une des allées qui pénètrent dans la jungle. Celle-ci grouille d’animaux : **singes-araignées** se balançant au dessus de nos têtes, **coatis** détalant à nos pieds et se chamaillant comme des oursons. A peine dissimulé par la végétation, un **dindon ocellé** pavane son plumage piqué de mille couleurs. On est sous le charme. Tout en demeurant aux aguets. Où est notre **jaguar** ? S’ils ont de la chance, les visiteurs peuvent aussi croiser des porcs sangliers, des singes hurleurs, des toucans, des vautours noirs, de grands faisans, des perroquets et même des crocodiles… ### Nature et culture étroitement liées Le site archéologique s’étend sur 16 km2, superficie loin d’avoir été totalement fouillée – on suppose que la cité comprenait, à son apogée, pas moins de 3000 structures. Au bout d’une demi-heure de marche, nous apercevons le premier monument. L’acropole nord apparaît, prestigieuse, encadrée à chaque extrémité par un temple massif. Au centre de la place se tient le lieu des **sacrifices** (humains, rappelons-le), symbolisé par un petit cercle. Des cendres s’y trouvent encore comme si un feu venait de mourir. D’ailleurs, le site est connu comme « le lieu de la voix des esprits » même si Ti ak’al signifie, en maya, « là où il y a de l’eau, la lagune ». Paradoxe puisque les archéologues ont déterminé l’absence de source, de rivière, ou de lacs dans les environs. La cité a donc prospéré uniquement en stockant l’eau pluviale dans des réservoirs : un exploit ! Cependant, cette contingence naturelle explique l’extrême vulnérabilité de la cité lors de sécheresses prolongées. D’autres causes sont à l’origine du déclin. Les guerres alentour, amenant un flot de réfugiés, ont engendré un pic démographique tel que l’agriculture intensive s’est développée ; la zone a alors souffert de déforestation. C’est vraisemblablement la **dégradation de l’environnement** qui a précipité l’**effondrement de la civilisation maya** classique. ### Mythe de la cité perdue Nous passons devant de nombreux édifices, temples, pyramides, stèles, autels dont certains sont grignotés par la végétation gourmande, voire engloutis par la **jungle**. Découvert en 1848 par le colonel Modesto Mendez et Ambrosio Tut, Tikal devait être, à l’époque, quasi complètement recouvert par la forêt. Aujourd’hui encore, la lutte est quotidienne pour garder la jungle et son entrelacs de lianes et de fougères arborescentes à bonne distance des ruines. Nous continuons à arpenter les allées, nous arrêtant devant certaines constructions afin d’imaginer la vie à l’époque. Si Tikal a été occupé dès -800, la période faste se situe entre 200 et 900 après J.-C. La cité a compté jusqu’à 90 000 habitants et a vu se succéder **33 rois** aux noms pour le moins poétiques : Feuille-Jaguar, Soleil Noir, Griffe d’Oiseau ou, en maya, K’an Chitam, Nuun Ujol Chaak, Ix Yo K’in… En revanche, à la différence du [site de Copan, au Honduras](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/10/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/), il n’existe plus guère de traces **hiéroglyphiques**. Seules quelques stèles témoignent de cette écriture pas totalement déchiffrée à ce jour. ### Sur le toit du monde maya Le temple IV, surnommé « serpent à deux têtes », est devant nous. Stimulant les troupes (« une énorme glace pour celui qui arrive au sommet ! »), nous partons à l’ascension de ce géant de 65 mètres de hauteur. J’avais oublié que les filles détestent marcher mais adorent courir, grimper, escalader. Après une bonne centaine de marches, nous voilà, comme une poignée d’autres bienheureux, sur le toit du monde maya. C’est en effet la **plus haute pyramide de Mésoamérique**. Devant nous, la forêt s’étend à perte de vue, percée seulement par trois temples en pierre grise, colosses endormis, la tête dans les nuages. La vue est hypnotisante, je voudrais y rester des heures. Je repense à Jéromine Pasteur, navigatrice au long cours qui, dans les années 1980, s’est établie en Amazonie, partageant la vie des indiens Ashanincas au cœur de la jungle. Elle a retranscrit cette expérience dans plusieurs livres, [*Chaveta* et *Selva Sauvage*. ](https://balanecatao.wordpress.com/2016/04/14/des-livres-pour-partir/) « *Est-ce que c’est plus haut que la Tour Eiffel ?* demande Coline pour qui Paris reste la référence bien qu’elle n’y soit, à son grand dam, jamais allée. *Non, un peu moins mais c’est l’équivalent. Désormais, tu pourras dire que tu es montée sur la **Tour Eiffel maya***. ». J’observe la « selva » et j’observe mes enfants. Je suis très fière d’elles. Levées aux aurores, après avoir voyagé 7 heures en bus la veille, elles marchent depuis 6 heures sous la chaleur et gravissent quantité de marches. D’admirer la splendeur d’un panorama, d’une civilisation, nous renvoie à ce qu’il y a de grand en nous, c’est un baume sur tous nos manquements, nos incertitudes, nos inquiétudes.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala, histoire, maya, nature --- ### [L’improbable archipel des San Blas](https://azyucroisiere.com/limprobable-archipel-des-san-blas/) **Published:** février 23, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Au Panama, les croisiéristes sont aimantés par les San Blas, territoire des [indiens Kunas](https://balanecatao.wordpress.com/2018/02/27/les-kunas-des-indiens-les-pieds-dans-leau/). Quelque 340 îlots aux cocoteraies florissantes, protégées par des forêts de palétuviers au sud et de longues barrières de corail au nord. Escale après escale, en deux mois, nous découvrons la vie sous toutes ses formes. ### A Walsaladup, la vie sous-marine grouille autour des patates de corail. Calamars peinards, poissons-flûte à qui ne manque que les trous, diodons ronds comme un ballon, girelles bicolores, raies léopard à la livrée noire tachetée de bleu et aux envols gracieux, chaque sortie **snorkeling** apporte son lot de frissons. Et, cerise sur le gâteau, tout se mange aux San Blas : mérous, barracudas, poissons chirurgiens, anges, perroquet feu… car la zone est exempte de [ciguaterra,](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/08/ca-peche-ou-quoi/) une maladie transmise à l’homme par certains poissons et qui affecte la plupart des espaces maritimes coralliens, des Antilles à la Polynésie. Fins **pêcheurs**, les Kunas proposent aussi langoustes, lambis, crabes géants, poulpes et même de délicieuses araignées de mers. [](https://azyucroisiere.com/sanblas15012018-img_0026/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/dcim101gopro-3/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas06022018-dscn2433/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas01022018-dscn2392/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/isla-verde0087/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas01022018-dscn2405/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canbombia0104/) #image\_title ### A Canbonbia, on nous explique la gestion communautaire des îles. Détenues par une famille ou plusieurs, les îles ne sont jamais propriété individuelle et encore moins étrangère. A tour de rôle, les membres du groupe y séjournent, entretiennent la cocoteraie et vendent les noix de coco aux Colombiens. [](https://azyucroisiere.com/sanblas15012018-img_0017/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canbombia0095/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas18012018-img_0153/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas27012018-dscn2336/) #image\_title ### A Tiadup, on se promène parmi les déchets.  Tout l’archipel est concerné. Poste avancé dans l’océan, les San Blas réceptionnent les déchets du large, **bouteilles en plastique** pour l’essentiel mais aussi polystyrène et un nombre incalculable de **chaussures**. Avec un peu de patience, on trouverait la paire ! Aussi la gestion des ordures locales est-elle problématique. Comme nombre de croisiéristes, nous **brûlons** nos poubelles : les boîtes de conserve et les pots en verre finiront par le fond à la prochaine navigation hauturière. [](https://azyucroisiere.com/brulage-des-poubelles/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas17012018-dscn2303/) #image\_title ### A Calubir, on cuisine la coco à gogo.  Riz au lait de coco pressé par nos soins, flancs coco, pain et gâteau à la coco râpée, boisson à l’eau de coco, confiture de noix de coco… ; comme les insulaires, nous faisons honneur à l’unique fruit disponible en quantité sur ce territoire maritime. Quand les Kunas ramènent du continent montagneux et sauvage fruits et légumes issus de la montagne, nous autres croisiéristes ne pouvons compter que sur le ravitaillement des lanchas qui sillonnent, au petit bonheur la chance, les mouillages. A moins de rallier une des îles-villages sans assurance que les quelques épiceries seront achalandées en frais. [](https://azyucroisiere.com/sanblas13012018-dscn2266/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas16012018-img_0041/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canbombia0110/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/isla-verde0070/) #image\_title ### A Akuadargana, la faune sous-marine est à double tranchant. Méduse physalie ou galère portugaiseDans 50 cm d’eau, Jean-Marie fait connaissance avec une **raie pastenague** enfouie sous le sable. A peine a-t-il effleuré sa queue qu’il ressent une douleur fulgurante à l’orteil. Deux heures à taper du poing et à serrer les mâchoires le temps que l’effet du venin se dissipe. Puis 3 jours de convalescence afin que la plaie cicatrise. Erell, elle, s’enfonce dans la voûte plantaire la pointe d’un **lambi**, ces coquillages délicieux que l’on mange en carpaccio. Même tarif que son papa. Avec la physalie, nous passons heureusement à travers les gouttes. Cette **méduse**, aux étonnantes couleurs fuchsia et mauve, se déplace à la surface de l’eau en utilisant son corps comme une voile. Suffisamment étrange pour donner envie de l’approcher. Mais ses filaments venimeux, pouvant mesurer 30 mètres, sont des plus toxiques. ### A Walsaladup, on pénètre dans une hutte kuna.  Toit de **palmes**, murs de bambous plantés verticalement, une ouverture unique, basse. Au sol, le **sable** caresse les pieds ; de part et d’autre de la pièce ronde, des **hamacs** endormis attendent leur heure tandis que les habits épars pendent sur les poutres. Aucun meuble. Dans cette lumière douce qui filtre à travers les lames des roseaux, l’ambiance est au chuchotement. Une deuxième hutte fait office de cuisine ; elle abrite le foyer, le chaudron et quelques ustensiles basiques. Les familles plus modestes dorment et mangent sont le même toit. Les habitations se situent au vent des îles, là où les « chitras », ces insectes piqueurs minuscules mais redoutables, ne peuvent s’établir. Les huttent regardent alors vers le grand large, l’horizon seulement barré par l’enceinte corallienne.  ### A Caniturpo (Isla Verde), on ne se baigne que d’un orteil.  A l’endroit exact de notre insouciante baignade familiale, nous apercevons, une heure plus tard, un crocodile d’un bon deux mètres évoluant lentement entre les bateaux au mouillage. Stupeur et tremblement. Les **crocodiles de mer**, qui peuvent atteindre 6 mètres, vivent dans les estuaires et les mangroves mais certains peuvent s’aventurer en mer. Une attaque avait défrayé la chronique en 2016 et, depuis, l’île Verde est devenue persona non grata. Mais, à interroger les autochtones, nombre d’îles ont leur croco attitré qui se balade d’une ancre à l’ancre, se prélasse sur la plage ou se camoufle dans les palétuviers. [](https://azyucroisiere.com/sanblas13012018-dscn2262/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama10012018-img_0090/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/nargana0038/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas14012018-dscn2276/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/canbombia0112/) #image\_title ### A Walsaladup, Coline et Erell sympathisent avec de jeunes Kunas.  De janvier à février, les enfants passent les **vacances** sur les îlots où vivent, à l’année, des membres de leur famille et, parfois, leurs père et mère. Le reste de l’année, ils habitent les îles-villages, plus proches du continent, qui disposent d’**écoles** primaires et de collèges où l’**enseignement bilingue** est dispensé en kuna et espagnol. [](https://azyucroisiere.com/sanblas30012018-dscn2366/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas28012018-dscn2342/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/chasse-au-tresor/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas27012018-dscn2329/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas16012018-img_0071/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas23012018-img_0190/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas16012018-img_0072/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas16012018-img_0085/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas16012018-img_0101/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/isla-verde0084/) #image\_title ### A Tiadup, le traditionnel chemisier kuna nous est offert en cadeau.  La blouse met en valeur les fameux **mollas** qui constituent l’artisanat emblématique des San Blas. Ces pièces de tissus dessinent, par superposition, des motifs géométriques complexes ou diverses figures zoomorphiques (perroquet, poisson, oiseau…). Avec les **winnis** – parures de perles décorant avant-bras et jambes –, les mollas constituent la tenue des Kunas ayant dépassé la fleur de l’âge. Assises sur le pas de leur porte, ces femmes ne comptent pas leurs heures à coudre, broder, assembler les perles de corail afin de fabriquer une tenue dont elles sont fières et qui est leur seule ressource marchande. [](https://azyucroisiere.com/sanblas30012018-dscn2364/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas30012018-dscn2360/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas26012018-dscn2309/) #image\_title ### A Sibadup, la mer ressemble à une palette d’aquarelliste.  Comme aux Bahamas, la lumière offre des dégradés des bleus époustouflants, allant de l’anthracite au blanc laiteux. Les petites plages sont souvent léchées par des piscines d’eau translucide où les enfants ont partout pied : un lagon rien que pour eux.  [](https://azyucroisiere.com/sanblas15022018-dscn2460/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas23012018-img_0197/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas22012018-img_0184/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20012018-img_0165/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas18012018-img_0141/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas13012018-dscn2250/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama12012018-img_0116/) #image\_title  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** cuisine, déchet, nature, Panama, Pêche --- ### [Portobelo, l’antichambre des grandes expéditions](https://azyucroisiere.com/portobelo-lantichambre-des-grandes-expeditions/) **Published:** mars 6, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # A l’issue de notre [traversée épique](https://balanecatao.wordpress.com/2018/01/06/honduras-panama-la-traversee-insensee/) entre le Honduras et le Panama, nous relâchons dans la baie de Portobelo dont les murailles témoignent d’une riche histoire coloniale. Lovée au fond d’une anse resserrée, la cité de Portobelo apparaît endormie depuis un demi millénaire, comme quittée par les conquistadors du jour au lendemain. Des **remparts** envahis de mousse ; une enfilade de **canons** pointés vers la mer ; un imposant bâtiment ancien en piteux état ; des **vautours** dans les rues ; des maisons sales lapées par une eau boueuse ; de multiples **épaves** à demi émergées. Sous un ciel bas et gris, l’ensemble donne une impression de décrépitude avancée. Vautour en maraude [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0027-2/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0028/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0030/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0025/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0034/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama06012018-img_0006/) #image\_title ### Un site militaire et marchand Pourtant, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Portobelo fut le plus grand port espagnol d’Amérique centrale. Découvert par [Christophe Colomb](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/01/baiona-et-la-dcouverte-des-amriques/) en 1502, lors de son 4e voyage, le site s’avère d’emblée stratégique afin d’expédier les richesses du Nouveau Monde vers l’Europe. Notamment l’or du Pérou qui transite, côté Pacifique, par la ville de Panama. En 1746, la cité est détruite par les Anglais et, bien que rebâtie en 1751, elle ne retrouvera jamais son lustre d’antan. Aujourd’hui, cette bourgade de 4000 âmes vivote derrière ses remparts plutôt bien conservés. Cependant, les **fortifications San Jeronimo, Santiago et San Fernando** raconteraient encore davantage d’histoires si elles n’avaient pas été en partie démantelées au début du XXe siècle afin de servir à la construction du **Canal de Panama**. Pour en savoir plus, nous pénétrons dans le Real Aduana (Maison de la douane), un beau bâtiment d’époque en cours de restauration.  ### Tranquille, tranquille Une fois quitté le front de mer et sa vue désolante – 8 navires agonisent dans la vase depuis le passage de la tempête tropicale Otto en novembre 2016 –, nous retrouvons, côté rues, une **ambiance caribéenne** décontractée. La musique joyeuse glisse d’une maison à l’autre et inonde les bus décorés comme si c’était carnaval. Nombre de façades sont peintes de motifs oniriques ou naïfs colorés. Et la population noire invite à la nonchalance.  Notre flânerie nous mène jusqu’à l’église joliment peinte en violet et blanc. Sur les trois côtés, ses hautes portes sont grandes ouvertes, invitant à jeter un œil, puis l’autre, voire à s’asseoir. Que j’aime ces édifices traversés par les bruits de la rue, et qui posent sur eux un voile de douceur. Plusieurs statues de Jésus interpellent les filles, notamment celle du **Christ Noir** vêtu d’une chasuble violet. L’idole est célébrée chaque 21 octobre, à l’occasion d’un **pèlerinage** très couru. Le Christ porte sa croix dans une expression d’abnégation tellement saisissante que je rassure Erell, 6 ans : « *c’est une sculpture, pas une vraie personne, d’accord ?* ». Eglise de Portobelo à la saison des pluiesLe Christ Noir ### Salle d’attente pour le passage du canal La baie de PortobeloDeux mois plus tard, fin février, quand nous revenons dans la baie, après une belle escale aux [San Blas](https://balanecatao.wordpress.com/2018/02/23/limprobable-archipel-des-san-blas/), l’atmosphère a bien changé. Ou notre regard ? La saison des pluies étant passée, Portobelo porte sous le soleil bien mieux son nom. Surtout, le mouillage que nous avions trouvé quasiment vide en début d’année (en dehors des bateaux naufragés !) s’est animé d’une quarantaine de voiliers. Nous y retrouvons plusieurs bateaux-copains et échangeons les bons tuyaux (internet gratuit, bus ou taxi, approvisionnement en gros, procédures administratives…). Car l’ambiance est au grand départ. La plupart des navires attendent avec excitation, sinon impatience, leur date de passage du **Canal de Panama**, suivi en majorité par la traversée du Pacifique. Du haut de ses murailles fatiguées, Portobelo continue à abriter le rêve d’expéditions vers de nouveaux mondes.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Panama --- ### [Transpacifique : J-3 !](https://azyucroisiere.com/transpacifique-j-3/) **Published:** mars 28, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # La ville de Panama dans le dos, nous portons notre regard vers la Polynésie. ### Dès que là fenêtre météo sera engageante, nous partirons traverser le Pacifique est : 4000 milles nautiques, soit plus de 7000 km ! Nous visons les Gambier, tout au sud. ### Arrivée en mai, après 40 jours de mer. Souhaitez-nous bon vent !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium --- ### [Galères sur le Canal de Panama](https://azyucroisiere.com/galeres-sur-le-canal-de-panama/) **Published:** mars 25, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Lors de notre passage du Canal, nous n’avons rencontré aucun problème. Mais d’autres bateaux si. Or, un petit problème peu vite avoir des conséquences financières importantes. Connaître ces mésaventures à l’avance peut sans doute aider à les éviter. Il faut se rappeler que le Canal de Panama a été sous gestion américaine juste avant sa récente restitution. Ce qui sous-entend que son fonctionnement continue de se faire à l’américain : tout se résout par l’argent. Or, les prix appliqués sont rapidement exorbitants pour des voiliers minuscules au regard des supertankers. ### Échouage dans le lac Gatun Lors de la traversée du lac Gatun, l’un équipier d’un catamaran prend la barre un moment ; sur la demande de l’*adviser* il doit évoluer au plus près des bouées rouges afin de laisser les cargos le doubler. En sortant un peu du chenal, le petit catamaran – 1,20m de tirant d’eau – s’échoue dans la vase. Im possible de sortir le bateau au moteur. L’*adviser* appelle alors un remorqueur pour le déhaler, et la manœuvre est rapidement exécutée sans plus de complication. Coût 300$ ### Plastique pris dans l’hélice dès la première écluse Conséquence rapportée par l’*adviser* : 2 min de retard sur le trafic. Comme il est strictement interdit de plonger tout le long du Canal, le skipper n’a retiré le sac plastique qu’après le départ de l’*adviser*, au mouillage sur le lac Gatun. Aussitôt fait, il a téléphoné aux services du Canal pour leur confirmer que le problème était résolu. Cependant, les 2 minutes de retard mentionnées par l’*adviser* (soit 800$) devaient être réglées avant le départ vers les dernières écluses, faute de quoi le bateau était immobilisé. L’agent pris pour le transit (**lien article**) est monté à bord dès le lendemain matin (déplacement facturé 170$) avec sa machine pour carte bancaire afin que l’amende soit payée. Coût 970$  ### 3 catas ensemble : ça ne passe pas Un radeau a été constitué avec 3 catamarans de bonne taille. Dès la première écluse, *advisers* et skippers se rendent comptent que l’espace est trop étroit pour que ce large convoi. Un voilier est donc retiré mais, dans la manoeuvre, l’un des catamarans s’abîme légèrement long du mur de l’écluse. ### Conclusions de ces mésaventures Le fait de prendre un agent pour le passage du canal n’est, à mon sens, pas une bonne affaire. L’avantage premier est de ne pas avoir de caution à avancer au moment du paiement du transit. Mais, en cas de souci, vous serez bloqué tant que le paiement de l’amende n’aura été faite. Il me semble que l’agent est juste un intermédiaire au moment du paiement de l’amende ; et, au passage, il prend une commission.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Panama, traversée --- ### [Transpacifique : derniers préparatifs](https://azyucroisiere.com/transpacifique-derniers-preparatifs/) **Published:** mai 16, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Vue du Canal de Panama côté Pacifique# Arrivés côté Pacifique le 20 mars 2018 via le Canal de Panama, nous optimisons les différentes courses à faire avant le grand départ. ### Mouillages : quelques inconvénients Panama City offre deux mouillages autour de la presqu’île de Flamenco : **La Playita à l’ouest et Las Brisas à l’est**. Nous ancrons dans la baie de La Playita. Le mouillage est très rouleur car il est situé en limite du chenal qui conduit au Canal : va-et-vient incessant des pilotines et autres vedettes, à n’importe quelle heure. Autre inconvénient, pour descendre à terre, on doit passer par la marina de La Playita dont l’accès est payant : **50$/semaine** (lundi au dimanche) pour laisser **l’annexe au ponton**. En gémissant un peu, on arrive à négocier 38$ à partir de mardi après-midi. Autrement, on peut se faire déposer en annexe sur la minuscule plage de La Playita, une VHF en poche, et rappeler l’équipage pour venir nous chercher. Normalement, ça marche quand l’équipage écoute sur le même canal… Pour profiter d’Internet gratis, sans passer par le ponton payant, il suffit de récupérer le mot de passe de la marina (de mémoire laplayita2018) puis, en annexe, de s’amarrer au dernier ponton entre deux bateaux ; ça capte suffisamment. Des amis ont mouillé à Las Brisas mais ce dernier n’est pas protégé par vent d’alizés nord est. De plus, le ponton de débarquement assèche à marée basse. Mais il demeure gratuit. Mouillage de La Playita### Avitaillement : tout à disposition Les grandes courses alimentaires ont été faites côté Caraïbes, depuis notre base de **Portobelo**. Trois tours de **supermarché** (El Rey), soit, au total, 5 caddies pleins. Il faut prévoir l’avitaillement pour la traversée mais aussi pour les mois à suivre dans les îles de Polynésie. Les denrées sont plus rares et surtout beaucoup plus chères, notamment l’alcool (rhum et bière).  Côté Pacifique, à **Panama City**, nous avons fait le plein de frais au **marché de gros Abastos**. Les prix sont très intéressants, les végétaux innombrables en quantité comme en diversité et l’on peut facilement choisir leur stade de maturité. Dans le **Mall d’Allbrook**, vaste centre commercial, nous avons trouvé un énorme magasin chinois pour les ultimes achats pratiques : habits, maillots de bain, jeux, ustensiles de cuisine, etc. À **Colon**, côté Caraïbes, il existe une **zone franche** qui peut être intéressante à condition de bien s’y repérer. Nous avons acheté à moitié prix des fournitures scolaires et de loisirs créatifs pour les enfants. [](https://azyucroisiere.com/cascoviejo21032018-dscn2686/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart29032018-img_0004/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panamacity25032018-img_0014/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart29032018-img_0033/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/pont-des-ameriques/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart29032018-img_0062/) #image\_title ### Accastillage compliqué Les achats pour le bateau sont moins faciles. Il y a quelques shipchandlers sur Flamenco (Panama City) mais ils sont plutôt tournés vers la pêche sportive. Si vous avez besoin d’équipements spécifiques, ils sont à commander auprès d’**Arthuro** qui travaille avec Marinewarehouse (Miami) mais, suivant le départ du fret, la livraison n’est pas à espérer avant 15 jours.  J’ai moi-même essayé de remplacer ma chaîne en passant par Arthuro : 1 mois de délai. Chez **Abernathy**, j’ai alors commandé 70m de chaîne après avoir testé un de leurs maillons sur mon guindeau. Deux jours plus tard, je reçois mes 70m de chaîne mais, après l’avoir contrôlée, elle ne fait plus les mêmes dimensions et ne passe pas sur le guindeau. Commande remboursée. Je finis par aller chez **Pesquaros**, magasin en face du mouillage, avant la marina Flamenco. Et là, je trouve la chaîne qui convient, et à un prix très intéressant car elle est fabriquée à Panama. Quant aux **bouts**, on trouve de grosses amarres dans les shipchandlers de Flamenco. Pour les écoutes ou drisses, je conseille **Casa Vela** (bar, réparateur de voiles) à Portobelo (côté Caraïbes). Ils vendent du bout Dynema allemand de bonne qualité. Sinon, vous avez du bout chinois chez les Chinois à Portobelo ou du bout de qualité moyenne (qui ne durera pas dans le temps mais économique) à Panamarina, avant Linton Bay. PortobeloIl ne reste plus qu’à caréner et le bateau sera fin prêt pour sa plus longue navigation. Nous profiterons de l’archipel des Perlas, sur la route, afin de nettoyer la coque. ### Formalités de sortie Le départ approche et, après avoir rempli les cuves à gasoil et les jerricanes à ras-bord, je m’occupe des formalités de sortie. Deux bureaux à visiter, à la marina Flamenco, dans le même bâtiment situé au dessus du magasin dutyfree. Les formalités sont **gratuites** si l’on prévoit les photocopies des passeports, de la liste d’équipage, du certificat de douane du bateau et du permis de croisière, le tout en double exemplaire s’il vous plaît. Sinon, comptez 25 cents la photocopie dans le bureau de la marina au même étage (vous serez quand même obligé de faire deux copies du document de sortie « Zarpe », prévoir donc 50 cents).   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Panama, traversée --- ### [Canal de Panama : comment organiser son passage](https://azyucroisiere.com/canal-de-panama-comment-organiser-son-passage/) **Published:** mai 15, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Nous avons passé le Canal de Panama (d’Atlantique vers le Pacifique) en mars 2018 avec notre OVNI 435. Voici, à toutes fins utiles, le résultat de notre expérience. Il existe deux méthodes. Soit l’on sollicite un agent, soit l’on coordonne tout soi-même. **1ère solution : contacter un agent** Avantage : il s’occupe de tout, vous payez les frais de transit par carte bancaire (et non en cash), vous n’avez pas de caution à avancer. Inconvénient : le service d’un agent coûte 350$, vous devez vous rendre au moins 2 fois à la marina de Shelter près de Colon (pour le mesurage du bateau et pour la récupération des lignes). **2ème solution : l’organiser soi-même** C’est la solution pour laquelle nous avons opté pour des raisons d’économie. ### 1-Récupérer sur internet le formulaire de demande de mesurage. Choisir une date de mesurage ainsi que le Flat (port de Cristobal, Colon) comme lieu de rendez-vous. Deux jours avant la date du rendez-vous, appeler les autorités du Canal pour vérifier qu’elles ont bien reçu le formulaire rempli par mail. ### 2- Aller au mouillage du Flat (Colon) la veille du mesurage. Contacter par téléphone ou VHF le Canal pour leur signaler votre arrivée effective. Mesurage du bateau le lendemain (le contrôleur est déposé entre 10h et 13h à votre bord par une pilotine). Le contrôleur prend diverses mesures, vérifie les documents classiques et le matériel obligatoire (corne de brume, toilettes). Il vous donne un numéro d’identification pour le passage et un papier à remplir destiné à la banque (RIB pour le remboursement de la caution). ### 3-Payer les frais de transit Maintenant, si vous souhaitez une date de passage proche, vous devez vous rendre au plus tôt à la City banque (Colon) (8h-15h00) afin de régler les frais. Or, depuis le mouillage du Flat, situé en zone commerciale portuaire, il est interdit de débarquer en annexe à Colon. **Première solution : ancrer devant l’ancien Yacht Club Nautico**. Cependant, le mouillage, très étroit, est situé entre les bouées du chenal et les roches ; de plus, les paquebots viennent juste derrière le quai et y effectuent une giration. Débarquer en annexe sur la plage, aviser un taxi. **Seconde solution : rester au Flat** et contacter Tito sur son mobile par whatsapp. Un water-taxi (40$ l’aller-retour) passe vous prendre sur votre bateau, ensuite un taxi (cousin de Tito, 10$/h), stationné au débarcadère, vous emmène au distributeur de billets puis à la City banque.  Au guichet, vous présentez vos documents et réglez 1800$ (bateaux <50 pieds); 880 $ vous seront restitués 15 jours après le passage du Canal sauf incident majeur. Le cousin de Tito propose ses services pour la location de lignes et pneus. Coût: 92$ pour 4 lignes, 4 pneus et leur réacheminement de Panama City à Colon. Retour au mouillage un peu soulagé psychologiquement… et financièrement. ### 4-Date de passage Le soir même, vous pouvez appeler le Canal afin de connaître ou choisir votre date de passage. Le délais est, au minimum, de 15 jours pendant la haute saison (mars-mai). Pour avancer la date, il faut rappeler le Canal régulièrement. En période creuse, cela fonctionne assez bien. Par contre en haute saison, c’est le Canal qui vous rappelle le soir pour vous proposer un transit dès le lendemain. Donc, il faut avoir les lignes et les handliners prêts le plus tôt possible. ### 5-Où mouiller en attendant le passage ? Une fois ces démarches effectuées, vous pouvez attendre à **Portobelo** ou dans la **baie de Linton.** Portobelo est plus pratique pour faire les grandes courses au supermarché El Rey dans le centre commercial Quatro Alto. Prendre le bus à Portobelo en direction de Sabanitas. Descendre à l’arrêt de bus placé sur la 4 voies, au niveau de la passerelle, le supermarché est juste derrière. La zone de Quatro Alto est intéressante aussi pour son shipchandler et son magasin d’accessoires automobiles. Le retour peut se faire gratuitement avec la camionnette de El Rey si vous avez au moins 500$ de courses. Regroupez-vous avec d’autres bateaux au besoin. ### 6-Rechercher des handliners 4 adultes, en plus du skipper, sont requis sur tout voilier, lors du passage du Canal. Voici plusieurs plans : –En marina Si vous êtes basés à la marina de Shelter, c’est facile de trouver des handliners car les bateaux qui en recherchent aussi sont souvent intéressés pour se faire la main avant. Cela peut éviter des erreurs lors de son propre passage. –Sur internet S’abonner sur **Facebook au groupe Panama Cruiser**. Déposer une annonce gratuite. Dès le lendemain, j’avais 2 personnes qui se proposaient de nous aider. J’ai dédommagé le handliner ainsi trouvé en lui payant son retour en bus et taxi (20$). –Au mouillage Ne pas hésiter à visiter les bateaux sur ancre pour leur demander leurs services. Nombreux sont-ils dans le même cas. –Louer des handliners professionnels Demander à Tito des handliners professionnels : 75$/pers. ### 7-Conseils lors du passage Parmi les handliners, ayez au moins 2 gars vifs, assez costauds et connaissant la voile. Savoir tourner une aussière sur un taquet est le minimum syndical. Ils seront positionnés un à l’avant et un à l’arrière sur bâbord ou tribord selon la position du bateau. Les configurations que vous pouvez rencontrer : – radeau de 3 monocoques ou 2 mono et un catamaran au milieu. Le bateau du milieu gère la propulsion et les deux autres la direction. – 2 catas à couple (3 catas, ça ne rentre pas). – à couple d’un remorqueur ou d’une grosse vedette. La vedette ou le remorqueur se place le long du quai et vous venez vous mettre à couple. C’est intéressant car, ensuite, la vedette ou le remorqueur gère tout seul la descente ou la montée dans les écluses, moments les plus critiques. – seul au milieu ou le long du quai. Réviser les termes marins en anglais ou en espagnol pour la marche avant, arrière, bâbord, tribord… ### 8-Les problèmes rencontrés La veille du jour J, le Canal n’était pas en mesure de nous donner **l’heure de passage**, c’est-à-dire soit 6h du matin, soit 16h. Aussi sommes-nous allés au Flat le jour d’avant quitte à attendre toute la journée du lendemain. **Échouage** dans le lac Gatun. Durant la traversée du lac, qui dure 5 h au moteur, veiller à ne pas sortir du chenal et à bien longer les bouées rouges. Le bateau à qui cette mésaventure est arrivée a dû se faire remorquer (coût : 300$). **Blessure**. Sur un gros catamaran, une handliner s’est blessée au pouce. Elle faisait de la voile depuis peu et ne savait visiblement pas bien tourner une aussière sur un taquet. Il faut se méfier des forces énormes qu’il y a par moments dans les écluses.  ### 9-Procédure de passage sous forme de radeau Pour la montée dans les écluses Gatun : Préparez vos deux aussières en réalisant une boucle de 1m de diamètre avec un noeud de chaise. Placez les parebattages le long de la coque. On laisse le cargo passer devant puis on le suit. On forme le radeau (cata au milieu ou le plus gros monocoque). Veiller à décaler les barres de flèches entre les bateaux à couple. Le radeau rentre dans l’écluse derrière le cargo. Les handliners du Canal, positionnés sur le quai, lancent 2 toulines sur chaque côté du radeau. Attention aux panneaux solaires, il y a des mauvais viseurs…  Le radeau avance tout doucement dans l’écluse jusqu’aux bittes d’amarrage. Au signal des handliners du Canal, on laisse filer les aussières rapidement. Ceux-ci les amarrent par la boucle. Le handliner sur le bateau commence à tendre l’amarre et fait un tour au taquet. La porte se ferme et le remplissage de l’écluse débute. Les amarres sont bloquées aux taquets, il n’est pas question de reprendre le mou. La sirène retentit, la porte s’ouvre. Le cargo, situé devant le radeau, met en marche avant tout en étant tracté par de petites locomotives. De formidables remous se forment derrière lui, un fort courant fait reculer les bateaux ; là non plus, pas question de toucher aux aussières.  Le signal est donné aux handliners du quai de retirer les aussières des bites d’amarrage. On récupère l’aussière jusqu’à la ligne de la touline. Le radeau avance avec les handliners du Canal qui marchent jusqu’à la prochaine écluse. Elles sont au nombre de trois, à la suite les unes des autres. Quand on sort de la dernière écluse, le radeau se sépare. Premier cas, il est 10h du matin. Le passage se poursuit en traversant le lac Gatun. Le Canal sera alors franchi dans la journée. Deuxième cas, il est 19h. Par conséquent, on dort la nuit sur le lac. Le pilote nous dirige vers trois bouées en caoutchouc où chacun des bateaux s’amarre par le travers. Le pilote est débarqué après le repas que nous lui avons fourni. On peut se baigner dans le lac mais n’allez pas nager loin de la bouée, les crocodiles sont nombreux. Le lendemain matin, un autre pilote est amené à bord et la traversée du lac Gatun commence. Cela dure entre 4 et 5 h, à longer au plus près les bouées rouges du chenal. Le pilote est là pour surveiller et permettre de se laisser doubler par des cargos. Pour la descente dans les écluses Pedro-Miguel et Miraflores : Le passage dans les écluses descendantes de Miraflores est programmé à l’avance, à une heure précise. Nous devons attendre le cargo qui transitera avec le radeau. La différence pour la descente est que les voiliers se placent **devant le cargo.** C’est par conséquent un peu plus stressant car le radeau est pris en sandwich entre, devant, une porte d’écluse fermée car le bassin est en cours de remplissage, et, derrière, un cargo de plus de 200m qui avance doucement mais sûrement avec ses remorqueurs. La manœuvre se complique quand le vent et le courant, souvent présent de ce côté, s’en mêlent. On franchit une première écluse indépendante (Pedro-Miguel) puis les 2 dernières de Miraflores à suivre. Ensuite, c’est le Pacifique. Après le pont des Amériques, nous laissons le pilote devant la marina Balboa. On peut prendre une bouée et y passer la nuit (40$ pour un 43´). Ou continuer vers la presqu’île Flamenco et ancrer à La Playita, abritée du vent mais pas des vagues produites par les cargos croisant à à peine 3 milles nautique. Ou encore poursuivre en faisant le tour de la presqu’île et mouiller de l’autre côté, à Las Brisas, non protégé du vent de nord est.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Panama --- ### [A la pêche aux perles](https://azyucroisiere.com/a-la-peche-aux-perles/) **Published:** avril 10, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Quittant les Marquises, nous touchons l’atoll d’Ahé, au nord des Tuamotu, après 4 jours de mer. Conquis par la beauté du lieu et la gentillesse de nos hôtes, nous séjournons 10 jours, en compagnie de *Vanille*, à la ferme perlière Kamoka. Patrick, son fils Josh, Davy et Arii nous accueillent à bras ouverts. Ils nous lancent une amarre, nous invitent à prendre le café, à déjeuner de leur pêche, à dîner… nous finissons par y passer nos journées, tout naturellement. Démarrée en 1991 par le père et ses deux fils franco-américains, la ferme perlière de Kamoka est toujours une **affaire de famille**. Elle est aujourd’hui co-dirigée par Patrick et Josh (un prénom qui résonne de l’exploit de Joshua Slocum, premier tour-du-mondiste en solitaire en 1898). Arii et Davy sont responsables de la gestion quotidienne du parc à huîtres. Viennent s’ajouter, en cours d’année, autant de **woofers** (main d’œuvre bénévole nourrie et logée gratuitement) que les bungalows du motu peuvent en contenir. En ce moment, deux jeunes Hawaïens, Benjamin et Fisher, prêtent main forte. L’atmosphère est conviviale, cool à l’américaine, joyeuse à la polynésienne ; toutefois, les perliculteurs restent concentrés. La **récolte des perles** nées dans les eaux cristallines du lagon vient tout juste de commencer. Quelles couleurs les nacres vont-elles livrer ? quelles tailles, quel lustre ? La ferme perlière sur pilotis### Une équipe loin de collectionner les perles Dès l’aube, le tandem tahitien – Arii et Davy – va chercher en barge les nasses situées à moins d’un mille de la ferme. Les deux plongent en apnée à une dizaine de mètres pour détacher des bouées les chapelets d’huîtres puis les ramènent à la ferme. Commencent alors plusieurs travaux manuels : du côté de Davy et d’Arii, ça manie le couteau, le racloir, la perceuse, le bâton… Du côté de Josh, ça joue du scalpel et de la pince. Arii ouvre les nacres### Greffer, un travail de haute précision Installé au calme, éclairé par l’éblouissante réverbération du lagon, Josh recueille, une par une, les précieuses perles et **surgreffe** dès que possible. C’est-à-dire qu’il ajoute, à l’emplacement de la perle tout juste retirée, un nucléus (bille en en coquille) plus gros que le précédent, espérant, d’ici un an, une deuxième perle encore plus volumineuse. L’opération est délicate et stratégique et Josh, tout concentré qu’il est, nous en explique toutes les subtilités. Josh récolte les perles et surgreffe les huîtres### Des eaux saines et poissonneuses « *Plongez tant que vous voulez sur les patates de corail mais n’y chassez pa*s, nous recommande Patrick. *Les poissons brouteurs comme les perroquets nettoient nos huîtres gratis ; ils sont aussi efficaces et moins agressifs que le Karcher !* » La ferme est, il est vrai, plantée sur une riche table de madrépores autour de laquelle se concentre une faune variée : rayée, à pois, multicolores, fluorescents… Des bancs de raton-laveurs noir et blanc, des nasons bleu-gris à rostre court, des mérous en tenue de camouflage, des chirurgiens, des pieuvres… L’eau, d’une **exceptionnelle clarté**, autorise le **snorkeling** jusqu’au coucher du soleil. Étonnant ! Magnifiques bénitiers ### Tous apprentis C’est Coline, la première, qui se met au boulot. Comme elle l’avait fait en Guadeloupe dans un magasin d’accastillage, elle propose ses services et commence à dépiauter les huîtres déclassées. A sa suite, tout le monde s’y colle et voilà la ferme augmentée de quatre autres paires de mains plus ou moins habiles qui ouvrent les huîtres, recherchent des perles cachées, détachent le « *korori* » (la partie comestible de l’huître, délicieuse en carpaccio) ou encore débarrassent les nasses de leurs coquillages parasites à grands coups de bâton. Erell et Coline seront remerciées pour leur aide avec un **précieux souvenir** : une perle de Kamoka montée en collier sur un cuir de kangourou, original, non ? Coline compte les perles avec JoshSitôt la débauche, en fin d’après-midi, Américains, Tahitiens et Français filent vers la passe pour une session surf et chasse sous-marine jusqu’à la nuit. Les touristes, fourbus – nous, quoi ! – s’affalent dans le sofa. Si un collier de perles, ça coûte un bras, on comprend désormais pourquoi ! Nettoyage musclé des nassesFerme perlière vue den basChez PatrickArii et Davy  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche, Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Pêche, Polynésie, Tuamotu --- ### [Ahé et l’Alliance : ah ! la Belle vie !](https://azyucroisiere.com/ahe-et-lalliance-ah-la-belle-vie/) **Published:** avril 10, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Patrick très proche des enfants# A Ahé, aux Tuamotu, *Balanec* est amarré à la [ferme perlière](https://balanecatao.wordpress.com/2019/04/10/a-la-peche-aux-perles/) de Patrick. Ce septuagénaire français à l’allure juvénile de surfeur a roulé 40 ans sa bosse dans le Pacifique ; chacun de ses récits est une pépite pour nous autres, aventuriers en herbe. Au début des années 1970, Patrick largue les amarres de Los Angeles avec son épouse Diane, américaine, et leurs deux fils, Loic, 2 ans et Joshua, nourrisson. Son rêve ? La Polynésie. « *L’escale d’Ahé les a mis à genoux, muets d’émerveillement \[…\] Ahé serait leur port d’attache, avec ce village symbolisant la véritable Polynésie où la vie se déroule comme une danse mystique centrée sur le présent.* » C’est ainsi que Bernard Moitessier rapporte, dans ***Tamata et l’Alliance***, son ultime autobiographie, l’installation de Patrick, de 20 ans son cadet, au motu Poro Poro. Invité par ce dernier à Ahé, Bernard Moitessier est subjugué par la magie de l’endroit : « *Devant cette piscine-aquarium se trouve le* fare *de Patrick et Diane. Polynésien jusqu’au moindre matériau, il est bâti à même le sol, presque les pieds dans l’eau sur le bord de la plage. J’ai beau fouiller dans mes souvenirs, j’ai rarement vu un lieu aussi beau, un coin du monde respirant à ce point la douceur de vivre*. » Lactuel faré de Patrick à Ahé### Le voisin s’appelle Moitessier Trois ans après l’arrivée de Patrick, Bernard Moitessier ancre ***Joshua*** à Ahé et s’y établit avec son épouse Iléana et leur fils Stephan. « *C’est la première fois que j’éprouve cet impérieux besoin de planter ma tente pour un bon bout de temps, d’arrêter de courir après des chimères, de regarder plus près que l’horizon, de faire alliance avec la terre* », confie-t-il dans le même ouvrage. De 1975 à 1978, le couple transforme un **désert de corail** brûlé par le soleil et le sel, fouetté par le vent, en un havre ombragé, percé de lentilles d’eau douce et où moustiques et rats sont tenus à distance. Point d’orgue de ces mois de labeur, un fabuleux **jardin nourricier** et un **atelier de confection de paréos**.  ### Un marin marchand audacieux Confronté aux mêmes défis, Patrick se lance en outre dans le transport de poisson frais des Tuamotu sur le marché de Tahiti. Pour ce faire, il équipe d’une cale frigorifique le voilier qui l’a mené jusqu’ici : un **monocoque en ferrociment** construit de ses propres mains. Son **naufrage** près de l’atoll de Rangiroa entraîne la construction d’un deuxième bateau : un impressionnant catamaran (autour de 18 m) en aluminium doté d’un mât-aile (voile rigide). *Marama* (« lumière », « lune » en tahitien) parcourt des années durant la Polynésie jusqu’en Nouvelle Zélande avant d’en ramener son capitaine sur Ahé. Toujours Ahé.  ### Géo-Trouvetout Aujourd’hui, en parallèle de l’activité perlière à laquelle il apporte notamment son talent de joailler au travers de luxueux et délicats bijoux, Patrick remet en état son catamaran : hélices, moteurs…, il cogite, teste et fabrique des solutions innovantes économisant l’énergie. Patrick est comme *Marama*, à quai mais l’étrave pointée vers le lagon, l’esprit toujours aussi vagabond. Dans les mers du sud et bien au-delà…   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, histoire, Tuamotu --- ### [Carénage à Las Perlas (Panama)](https://azyucroisiere.com/carenage-a-las-perlas-panama/) **Published:** mai 16, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Le document de sortie du territoire panaméen en poche, nous filons vers l’archipel de Las Perlas, idéalement situé sur notre route. Nous voulons profiter des marées pour caréner notre Ovni 435 avant la Transpacifique. Nous partons le 26 mars 2018 en compagnie de nos amis de Seayousoon et de John L’Enfer. Le vent a franchement diminué depuis quelques jours, on commence au moteur puis un peu d’air permet de hisser les voiles. Première pêche nulle mais, devant Pacheca, nous observons une **baleine**, vraisemblablement un rorqual bleu, qui mesure bien 7m. Elles sont réputées croiser au nord ou nord est des premières îles de Las Perlas.  ### Contadora et ses villégiatures Nous arrivons devant l’île de Contadora et mouillons au sud. Il y a pas mal de vedettes panaméennes car c’est vendredi saint. Les militaires vérifient, sur la plage, les glacières des vacanciers ; ils vont jusqu’à faire vider une bouteille de vin blanc à une « pauvre » Panaméenne : pas d’alcool ce jour-là ! On fait un tour à terre pour, à nouveau, remplir un bidon de gasoil, effectuer quelques courses de dernière minute (« 6 douzaines d’œufs, c’est pas assez ! 15 kg de farine, on va en manquer ! »). Tout est bien sûr hors de prix. [](https://azyucroisiere.com/panama_depart01042018-img_0113/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart01042018-img_0114/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart01042018-img_0118/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart02042018-img_0016/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart01042018-img_0105/) #image\_title ### Carénage à l’est d’El Rey La coque s’est très vite salie aux alentours de Panama City car l’eau n’est pas claire et très chargée par les différents affluents de la côte. L’antifouling d’International n’a pas tenu 6 mois et notre **antifouling à ultrasons** n’a pas eu l’effet escompté cette fois-ci. On décide de rechercher un mouillage protégé afin de poser le bateau. Nous le trouvons à l’est d’El Rey dans une baie de mangrove, bien fermée. Le fond est un mélange de sable et vase, suffisamment dur cependant pour que la coque ne s’y enfonce pas. [](https://azyucroisiere.com/panama_depart03042018-img_0061/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart03042018-img_0070/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart03042018-img_0085/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart03042018-img_0078/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/panama_depart03042018-img_0058/) #image\_title ### Mouiller en prévision de l’échouage Un ancrage arrière est mis en place car un **marnage de 5m** implique un fort courant. Je positionne **deux ancres arrières**, une légère Fortress avec un bout plombé et une ancre plate Britany 10kg et 18m de chaîne 10mm. On affourche les ancres sur l’arrière. La Fortress travaille incroyablement bien en comparaison de la Britany. A marée basse, il n’y a pas photo : la Fortress s’est enfouie de 30cm, elle ne peut plus bouger, alors que la Britany dérape tout doucement sans crocher franchement. Par contre, je suis obligé de la désensabler à la pelle pour la récupérer. En annexe, cela aurait été impossible. Erell semble chercher lancre ensablée ### Et un antifouling de plus ! Premier jour, nettoyage de la coque à la spatule, c’est assez rapide. Je garde toujours un œil aux alentours au cas où un crocodile serait tenté de venir nous filer un coup de main. Les mangroves sont leur habitat de prédilection ; alors, méfiance…  Je découvre que **l’anode de mon hélice JProp**, ainsi que la bague en laiton qui la retient à l’hélice se sont fait la malle. Les vis ont dû se desserrer avec les vibrations du moteur. Normalement, l’anode empêche cette bague de se dévisser. Mais, si l’anode tombe car elle est trop dégradée, la bague suit parce que les 2 vis qui la retiennent ne résisteront pas aux vibrations. Heureusement, j’avais une bague en double. Je pense que c’est bien de replacer les vis avec de la Loctite. Le 2ème jour, on pose la première couche d’antifouling sous le soleil. Le travail est toujours aussi pénible, mais à deux c’est mieux. Le 3ème jour, dernière couche. Les mouillages arrière ont été récupérés et nous attendons la marée haute. Les 2 mètres d’eau suffisent pour partir et remouiller tout à côté dans davantage de profondeur.  Malgré une météo peu engageante pour les prochains jours (calme voire pétole), nous décidons de voguer vers la Polynésie. Nos vivres de frais commencent à mûrir et, surtout, nous n’en pouvons plus d’attendre !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, nature, Panama --- ### [Galápagos, escale ou pas?](https://azyucroisiere.com/galapagos-escale-ou-pas/) **Published:** mai 16, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # De tous les bateaux-copains rencontrés, aucun n’envisage une halte aux Galápagos lors de la traversée du Pacifique. La raison ? Il faut poser, au bas mot, un billet de 2000 $. On tente cependant notre chance ! Rien que le tarif des formalités d’entrée sur le territoire avoisine les 1500$. En plus, on a le droit de mouiller seulement sur 2 îles. Ensuite, il faut encore payer pour visiter, à partir de navires touristiques, le si réputé parc national. On va quand même essayer d’y faire un stop, histoire d’avoir une otarie sur la jupe de *Balanec* ou un douanier qui nous donnera 24h pour faire nos valises, voire les deux… Je préfère la première même si elle se tape plus l’incrust’ que le second. ### Nuit clandestine En nous approchant de l’archipel des Galápagos, nous découvrons la première **île de San Cristobal**. Cadeau de bienvenue, une multitude de raies nous offre un ballet de sauts, et même de saltos prodigieux : ça doit être le festin là-dessous !  On décide d’aller mouiller dans la large baie Hobbs, ouverte au nord ouest. L’ancre est jetée dans 5 m, sur fond de sable. Aucun bateau à l’horizon. Il faut se méfier des vedettes touristiques car les pilotes dénoncent auprès des autorités les voiliers qui pratiquent des **mouillages forains**. C’est interdit sans autorisation et **l’amende** semble lourde. À notre arrivée, à 18h, j’ai coupé l’AIS en mode émission afin de ne pas nous faire repérer ; ceci dit, au crépuscule, il y a peu de risque d’être contrôlé. Par contre, nous quittons l’endroit à la première heure le lendemain. ## Un paysage hors du commun Roc PateadoraSous 5 noeuds de vent, nous longeons la côte ouest de l’île. De nombreuses caldeira avec des couleurs très variées parsèment le parcours. Noires, brunes, ocres voire rouges, les roches volcaniques offrent un joli contraste avec la végétation et ses camaïeux de verts. Sur les cailloux, des otaries se dorent la pilule au soleil ; sur les flots, de temps en temps, émerge la tête d’une tortue.  Raie sauteuse## Pas un pied sur le sol équatorien En arrivant dans la baie Baquerizo Moreno – l’une des **2 entrées officielles** aux Galápagos – survolée par les avions de l’aéroport international, nous remarquons pas mal de vedettes touristiques mais seulement 8 voiliers. Derrière, le village ne semble pas très grand. On mouille dans cette petite baie par 12m de fond sablonneux. Partout, les otaries cherchent des coins pour s’étendre. L’une d’elle se relaxe sur le boudin d’une annexe. Pour repousser les importunes, les catamarans ont placé des parebattages sur leurs jupes.  Voyant qu’aucun bateau ne vient à notre rencontre, Gaëlle décide d’appeler un Water-boat sur la VHF. Un taxi arrive immédiatement. Tout joyeux, on embarque, pressés de se dégourdir les jambes après 10 jours de mer. Aussitôt, le conducteur nous demande si on a une autorisation. « Non, on va justement faire les formalités ». Demi tour toute !, il nous explique qu’il est **impossible de débarquer** tant que les douaniers ne sont pas passés sur notre voilier. Sympa, il les contacte et nous les amène à bord 15 mn plus tard. Arrivée pleine despoirs à San CristobalLe capitaine de port ainsi qu’une douanière nous font le décompte : visas d’immigration, fumigation du bateau, accès à terre… **plus de 500$ pour 3 jours**. Or, nous ne demandons qu’un jour de relâche, voire les quelques heures restantes de ce jour afin d’acheter du frais et remplir quelques bidons de gasoil. Un peu gêné aux entournures, le capitaine de port passe quelques coups de fil pour trouver un arrangement. Mais l’administration est catégorique : « Pas le droit d’aller à terre ». Le plus rude, c’est que nous devons quitter les Galápagos sur-le-champ, au risque de devoir régler une amende de 200$ ! Nous nous sommes qu’à moitié déçus, on s’en doutait. Alors, dans cette folle ambiance, nous mettons les voiles pour la Polynésie. Et route directe cette fois !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Pacifique, traversée --- ### [Polynésie : atterrissage et déphasage](https://azyucroisiere.com/polynesie-atterrissage-et-dephasage/) **Published:** mai 31, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # 5 semaines de mer sur laquelle le regard coule, à peine relevé par la houle, quand, d’un coup, l’île de Mangareva barre l’horizon. Nous sommes arrivés au bout de la longue route, aux Gambier, et sans doute au bout du monde. Quand la montagne pointue émerge devant nous, le soleil s’éclipse tout juste. A 18 h, il est trop tard pour s’approcher de la terre et inenvisageable d’emprunter, dans la plus totale obscurité, la passe sud-est. Une nuit de plus en mer… On fait patienter *Balanec* en réduisant la toile au minimum et rebroussons chemin pour éviter l’obstacle de roc. Pendant cette ultime veille, nous feuilletons quelques guides nautiques sur **Rikitea**, le chef-lieu des Gambier et mouillage d’atterrissage. « Pas de marché, pas de rayon légumes, juste du chou en vente ». Oh ! « Pas de banque ». Mince, on n’a pas un seul **franc pacifique** en poche ! « Gasoil en vente sur la goélette-cargo qui livre toutes les 3 semaines ». Pourvu qu’elle ne soit pas passée hier ! Un instant, Jean-Marie et moi nous regardons et nos pensée s’entrechoquent. Mais on arrive où là ? Nous ne soupçonnons pas un millième des heureuses surprises qui nous attendent.  ### Il ne manque que la couronne de fleurs Sitôt ancrés devant Rikitea, les bateaux-copains viennent nous accueillir et, impatients, nous sautons sur le débarcadère. Comme c’est bon de se dégourdir les jambes ! Pourtant, au bout de 50 mètres, elles flageolent comme des spaghettis trop cuites. Au fur et à mesure que nous enfilons la rue principale, les saluts se multiplient. Les Mangaréviens nous disent bonjour, un par un ; certains viennent même nous serrer la main, se présentent et, en nous tutoyant – le vouvoiement ne s’utilise pas – nous souhaitent la bienvenue ! [](https://azyucroisiere.com/mangareva19052018-dscn2866/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/mangareva15052018-dscn2832/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/mangareva15052018-dscn2817/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/gambier19052018-img_0019/) #image\_title Pluie de pamplemousses Étourdis par cette gentillesse, éblouis par les fleurs qui débordent des jardins et stupéfiés par la quantité de pamplemoussiers, nous allons de ravissement en ravissement. Gros comme des melons, les pamplemousses jaunes et verts s’épanouissent en grappes dans les arbres ou jonchent les gazons. De jour en jour, nous parcourons les rues secondaires et découvrons des maracujas, des **goyaves**, des **citrons**, des oranges acides, des fruits à pain, des bananes, des noix de coco… Plus haut, sur la route de la montagne, les buissons regorgent de **framboises** sauvages et, en saison, on a la chance de cueillir litchis et ramboutans. Quand les arbres croulent sous le poids des fruits, il suffit de demander aux maisons et l’on cueille autant que nécessaire. Quel plaisir de croquer dans ces agrumes juteux aux goûts nouveaux !  [](https://azyucroisiere.com/gambier19052018-img_0026/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/gambier13052018-img_0068/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/bananes-en-cadeau/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/gambier20052018-img_0062/) #image\_title La vie de village La première semaine se passe en formalités diverses. A la gendarmerie, nous faisons notre entrée sur le territoire polynésien ; à la mairie, nous obtenons la résidence polynésienne ; à la poste, nous ouvrons un compte bancaire… Nous nous installons petit à petit dans ce village de 1600 habitants, le plus peuplé des Gambier. Une école primaire, un collège, un lycée technique, un docteur pour les quelques prochains mois – depuis 2 ans, le centre médical était géré par des infirmiers – quatre supérettes, un boulanger – baguette française ! – quelques fermes maraîchères, beaucoup de fermes perlières et une **cathédrale** ! Saint Michel de RikiteaChoeur décoré en nacreSaint-Michel-de-Rikitea, avec son parterre pavé et son somptueux retable de nacre, serait le plus grand édifice religieux de Polynésie. Au cours du XIXe siècle, pendant près de 50 ans, l’évangélisation fit pousser plusieurs églises sur l’archipel ; étouffées par les palmiers, celles-ci campent dorénavant sur des îlots quasiment rendus à la nature. A Rikitea, nous glanons un maximum d’informations – à la jaille les guides obsolètes ! – au travers des conversations en français et en **mangarévien**. Si ici c’est beau, tranquille et verdoyant, on nous assure que les îlots coralliens et les autres îles hautes des Gambier sont encore plus paradisiaques. On n’est pas près d’être « arrivés » !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Gambier, Ovni, Polynésie --- ### [Tour de chauffe aux Tuamotu](https://azyucroisiere.com/un-petit-tour-de-chauffe-aux-tuamotu/) **Published:** août 14, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Bleu, blanc, vert. Lumière. Au centre du paradis polynésien, l’archipel des Tuamotu est un territoire maritime de sable et de roches. Dans ce décor *a priori* vide, la générosité excelle. Regroupant 76 **atolls**, les Tuamotu sont exclusivement constitués d**’îles coralliennes**. Pas de volcan, de forêt ni de terre fertile, la vie s’est contentée de quelques interstices pour se développer. A peine **15 000 habitants** vivent sur ce territoire long de 1500 km, comme si tous les Morlaisiens ou les Bellifontains se partageaient la France entière ! [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0132/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0126/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0128/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo30062018-img_0102/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo30062018-img_0080/) #image\_title « Y’a rien ! » Ah ! La fameuse phrase qui met le doute, qui inquiète, à se demander si ça vaut la peine d’y aller : « *C’est beau mais y’a rien !* ». Cette sentence, on l’a entendue pour la [Graciosa ](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/09/a-la-graciosa-le-temps-suspend-son-vol/)(Canaries), [Barbuda ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/08/des-robinson-a-barbuda/)(Petites Antilles), les [Bahamas](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/04/bahamas-larchipel-aquarelle/), [Cuba](https://balanecatao.wordpress.com/2017/06/26/cuba-fait-il-toujours-un-tabac/), les [San Blas](https://balanecatao.wordpress.com/2018/02/23/limprobable-archipel-des-san-blas/) (Panama)… Bref, on connaît la chanson, mais, cette fois, c’est si loin, si isolé, si sauvage… On sait déjà qu’il ne faut pas rêver d’une salade de crudités ni même de fruits car le seul végétal comestible disponible, c’est la **noix de coco**. ###  ### Mission fruits La veille du départ, avec nos amis du catamaran *Vanille*, nos désormais co-voyageurs (Pierre, Lili et leur petit Lucas de 3 ans), nous faisons les grandes courses sur l’îlot Taravai, aux [Gambier](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/01/polynesie-atterrissage-et-dephasage/), habité par moins de 10 personnes. Là, Valérie nous file la brouette et on ramasse dans les jardins tous les fruits que l’on trouve : chez Marcel, c’est « open citrons » ; chez Hervé, c’est « **open papayes** », chez Jean, c’est « open grenades »… Bananes, oranges, goyaves et surtout **pamplemousses** – allez 20 par bateau pour être à l’aise – mais aussi quelques brins de citronnelle et un bouquet de menthe finissent dans notre caddie bucolique. Vu qu’aux Tuamotu « *y’a rien* », on prévoit large pour en distribuer sans compter.  Sur Taravai Valérie et Hervé accueillent avec la banane et les bananes tous les navigateurs### Un accueil hors du commun Les yeux éblouis par la carte marine —il y a tellement d’îles ! —, nous en sélectionnons trois : Makemo, Tahanea et Fakarava. A **Makemo**, nous sommes accueillis comme des rois. Michel et son épouse Anelia dressent la table expressément pour nous 4. Nous voilà dans leur petite maison meublée au minimum, face à nos assiettes de riz et de poisson cru et cuit pêché par Michel, tandis que nos hôtes nous regardent manger. Embarrassés, nous insistons pour qu’ils déjeunent avec nous parce que ces gens semblent avoir si peu. Anelia nous passe autour du cou de délicats **colliers de fleurs** qu’elle a patiemment cueillies et ajustées. Quand sa cousine arrive, superbement parée d’une couronne de fleurs, c’est pour me la poser sur la tête en cadeau ! Je respire toute la journée les effluves de tiaré et de frangipanier qui embaument ma chevelure. Comme si ce n’était pas assez, nous recevons tous, Jean-Marie inclus, un **collier de perles** des Tuamotu. Une valeur inestimable à nos yeux car l’activité perlière est, ici, gravement sinistrée. Nous nous sentons en reste avec nos quelques pamplemousses, citrons et la tarte amenés en présents. Une impression bizarre comme si les « riches » n’avaient pas grand-chose à donner… [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0010/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0027/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0001/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0015/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0003/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo02072018-img_0008/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0012/) #image\_title ### Tous à bord L’après-midi s’écoule dans la bonne humeur, les rires et la présentation aux voisins, aux cousins… on est bien ensemble alors on continue sur *Balanec.* [](https://azyucroisiere.com/makemo04072018-img_0040/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo30062018-img_0084/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo29062018-img_0048/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0146/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0136/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo01072018-img_0153/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/makemo30062018-img_0117/) #image\_title Nous achetons des bières, un plaisir rare pour les locaux vu le prix, pendant que Michel fait tomber, à coups de machette, une dizaine de jeunes cocos afin de nous désaltérer. Sur le bateau, nous leur donnons de bons couteaux qui leur font très plaisir et aussi quelques livres. Le jeune Moana Nui (« Grand Océan », quel prénom formidable !), leur fils de 9 ans, fait cadeau de l’un de ses tee-shirts à Coline ravie. Ça ne s’arrêtera donc jamais cette **générosité** ! Promis, juré, nous reviendrons dans ce « pays » où il n’y a « rien » et où on reçoit tout.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie **Étiquettes:** ami, Polynésie, Tuamotu --- ### [Quand le départ est un retour...](https://azyucroisiere.com/quand-le-depart-est-un-retour/) **Published:** août 18, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  La croix de Mekiro aux Gambier# Fakarava, vendredi 13 juillet. Le « vini » sonne, je décroche : « *Ton père est mort* ». Comment, dès lors, revenir le plus vite possible quand nous avons mis 2 ans pour atteindre l’eldorado polynésien ? Abasourdis par la nouvelle, les enfants pleurent leur grand-père à chaudes larmes. Figés dans une gravité et un silence épais, Jean-Marie et moi-même laissons notre conscience divaguer. Un quart d’heure de flottement interrompu par ce mot d’ordre : « *On part* ». Non, cette fois-ci, on rentre. La communication téléphonique était si mauvaise que, en trois appels successifs de moins d’une minute, je n’ai pu dire que l’essentiel : « *Maman, j’arrive !* » Oui, mais quand ? Nous sommes dans l’archipel des Tuamotu, à 500 km de Tahiti, soit 3 jours incompressibles de mer. Le cœur entre deux eaux### Ambiance mystique des nuits hauturières Gestes routiniers d’un départ bien rodé. Le moteur joue sa petite musique, nous relevons l’ancre, moi à la barre, Jean-Marie derrière le davier. Les filles se réfugient devant un dessin animé. Nos copains sur le catamaran *Vanille* nous précèdent. Dans leur sillage est lâché un ballon de baudruche blanc. Les heures passent, silencieuses. Quand le rideau de lumière est tiré, je me retrouve, presque confortablement, dans cet entre-deux-mondes que seul un quart de nuit peut offrir.  ### Tahiti : on se rapproche de l’arrivée Le lundi 16 juillet, au petit matin, nous émergeons de notre bannette et découvrons les pics verdoyants, auréolés de brume, de la très belle Tahiti. **Papeete** se réveille aux cris d’efforts des pratiquants de pirogue polynésienne qui s’apprêtent à disputer les **championnats du monde de « va ´a »**. Au dessus de nos têtes, des avions survolent sans discontinuer le plan d’eau. En cette période de vacances, il va falloir jouer des coudes pour se frayer une route au milieu de l’agitation urbaine. Bienvenue en ville ### Course contre la montre Dès lors, le compte à rebours démarre. Nous appelons toutes les **marinas**, tous les chantiers navals de Tahiti pour déposer *Balanec* ; nous trouvons une unique place – chère – au port de Papeete qui risque de nous passer sous le nez dans les heures suivantes et une possibilité sur l’isthme de Taravao à quelques milles de là. Mais la mer est grosse désormais et le vent pile dans cette direction ; naviguer dans 3 mètres de houle au près, c’est anti marin, voire dangereux. ### Des assureurs qui assurent En parallèle, nous contactons les assurances pour connaître les conditions de rapatriement dans le cadre d’un décès (contrat Marco Polo chez AVI pour la santé ; contrat Grand large chez Coris/April pour l’assistance et le rapatriement). Au fur et à mesure que les appels s’enchaînent, les bonnes nouvelles arrivent. D’un seul billet pris en charge (le mien), nous obtenons le rapatriement des quatre membre de la famille. Et, sauf rétractation du service comptabilité (!), il s’agit bien des aller-retour et non des allers simples. ### Tout recevoir sans même demander Jean-Marie et moi-même campons littéralement sur le parvis du **Yacht Club d’Arue** pour profiter gratuitement de leur accès internet, d’ordinaire payant. Nous voyant par terre nuit et jour avec nos ordinateurs – et oui, 12 heures de décalage horaire avec la France –, Hervé , le gérant du Yacht Club nous installe un véritable QG : table, chaises, connexion internet, imprimante et régulières attentions : « *Ça va ? ça avance ?* ». De toutes parts, qu’il s’agisse des bateaux-copains, du personnel du Yach Club, des Tahitiens, nous recevons du soutien, des mots d’encouragement, des sourires apaisants. Lili et Pierre prennent sous leurs ailes Coline et Erell, nous invitent à déjeuner et nous assistent pour les décisions compliquées. Hervé nous enlève la dernière épine du pied en nous annonçant que *Balanec* est – fait exceptionnel – le **bienvenu au mouillage du Yacht Club** jusqu’à notre retour, mi-septembre. Quel soulagement ! Je suis submergée de **gratitude**. On nous prête une voiture, on nous emmène à l’aéroport. « *Ça y est, maman, j’arrive, j’arrive vraiment.* »  Le mercredi 18 juillet, nous survolons le Pacifique et, après quelques battements d’ailes – 24 heures dans la vie des hommes – nous revenons à la maison.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, Polynésie, rapatriement --- ### [Azyu : notre nouveau catamaran](https://azyucroisiere.com/azyu-notre-nouveau-catamaran/) **Published:** juin 21, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Nous voilà installés sur un Nautitech 475. L’excitation de naviguer à plat sur un voilier plus spacieux (9 couchages) et plus rapide (10 noeuds en moyenne) est à son comble. Ce changement de vie, nous le devons à la rencontre d’une sympathique famille malouine. Dès septembre 2018, Jean-Marie repère, à [Moorea](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/22/moorea-une-ile-en-bouteille/), l’île sœur de Tahiti, le **gwen ha du** et les deux petites têtes blondes d’Azyu. Déjà, ce Nautitech de 14,50 m, avec son design classieux noir et gris et son slogan peint sur les flancs « **La mer révèle nos sens** », lui fait grande impression. Quelques mois plus tard, il apprend sa mise en vente et recherche, sans succès, les coordonnées directes du propriétaire.  ### Chronique d’une rencontre programmée En avril 2019, de retour des Marquises, nous mouillons devant Tahiti, à quelques dizaines de mètres seulement d’Azyu, hiverné et donc inhabité. Nous trouvons le moyen d’une visite de curiosité et repartons emballés. Alors que je passe le mois de mai en Métropole avec Coline et Erell, Jean-Marie bichonne Balanec pour sa présentation à un broker – agent de biens nautiques : il est d’autant plus motivé qu’il a le fabuleux Nautitech sous les yeux. Par radio ponton, il apprend que les propriétaires prennent vraisemblablement le même avion retour que moi. Je suis tout excitée à l’idée de les voir et cherche parmi les 200 passagers un jeune couple et deux fillettes. ### Le courant passe Pas la peine de se casser la tête, ils s’installent à deux rangées de nous et, une fois les présentations faites, Azaé et Yuna s’assoient à côté de Coline et Erell tandis que j’occupe la rangée de Jérôme et Agathe. 21 h de vol entre Paris et Tahiti, pourtant, le temps passe vite car les conversations s’enchaînent à bâtons rompus. Non seulement cette famille a navigué, comme nous, de Bretagne jusqu’en Polynésie française mais, en plus, elle connaît bien le **Pacifique ouest**. Auparavant, le couple a en effet vécu en Nouvelle Calédonie, en Nouvelle Zélande et navigué en voilier au Vanuatu, aux Fidji, aux Tonga… autant de destinations inconnues et si attirantes. ### Coques en stock Naturellement, nous passons la semaine ensemble, ainsi qu’avec l’équipage de Cékankonvaou. Chaque jour, les 6 enfants (de 3 à 11 ans) trouvent mille et un jeux à la plage de Vairai située en face du mouillage ; ils sont surveillés par un ou deux parents à tour de rôle pendant que les autres s’affairent à poncer, peindre, réparer, vider, ranger, nettoyer et multiplier les annonces car les trois familles cherchent toutes à vendre leur voilier. A ce moment, nous n’avons pas soufflé mot de notre grand intérêt pour Azyu. Or, leurs vacances à Tahiti ayant pour but principal d’accélérer la cession du catamaran, nous voyons le cœur pincé les visites de clients défiler à leur bord.  ### Soyons fous ! « *Tu achètes toujours le bateau que tu as sous les yeux* », nous rappelle notre ami Rémi, marin émérite. N’en n’avions-nous pas déjà fait l’expérience ? En effet, après avoir fureté dans les recoins maritimes les plus lointains, Jean-Marie s’était rendu à l’évidence : l’Ovni qui embellissait, en 2013, les quais de Camaret nous était destinés. Aujourd’hui, en Polynésie, nous nous sommes donc lancés à l’eau et avons acquis Azyu tandis que Balanec – Ovni équipé « grand voyage et cool plaisance » – attend le coup de cœur d’un nouveau capitaine.  ### Pour la petite histoire Sous le nom Chistera, le Nautitech a auparavant appartenu au coureur au large **Franck-Yves Escoffier.** Passé aux mains du couple malouin, il est rebaptisé Azyu, l’acronyme d’Azaé et Yuna. Azyu rend également un discret hommage au **peuple canaque** puisque ce prénom se retrouve dans une légende traditionnelle de Nouvelle Calédonie. Notre destination ultime ? « As you like ! » nous lancent, dans un clin d’œil complice, nos passeurs bretons.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Azyu, croisière --- ### [Savez-vous grimper au cocotier ?](https://azyucroisiere.com/savez-vous-grimper-au-cocotier/) **Published:** juillet 24, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Le Heiva Tu’ aro Patitifa rassemble les meilleurs athlètes du Pacifique dans plusieurs disciplines ancestrales comme le lancer de javelot, le décorticage de coco ou encore le lever de pierre. Par chance, les épreuves se déroulent dans le joli parc de Vairai devant lequel mouille [Azyu](https://balanecatao.wordpress.com/2019/06/21/azyu-notre-nouveau-catamaran/). Au top départ, les « patia » fusent dans le ciel bleu pur. Dotés d’une dextérité admirable, les lanceurs de **javelots**, en jupe paréo, visent une coco fichée au sommet d’un poteau de 7 m de hauteur. A la fin du temps imparti, la coco est criblée de bâtons de toutes les couleurs tel un jeu de mikados géants. Les enfants s’essaient au lancer avec de petits ateliers prévus pour eux. Dommage que les grands n’aient pas le loisir de s’y initier !  ### Les champions du coprah Pour le décorticage de la coco, pas besoin de cours. Quand on passe plusieurs mois sur les atolls des Tuamotu, les cocos, on en débourre et on en râpe des dizaines. Mais à petite vitesse… il nous faut bien 1/4 d’heure pour venir à bout d’une seule. Aujourd’hui, la pelouse dégagée de Vairai est tout encombrée de tas de **100 cocos**. Le but, pour chacun des concurrents, est de fendre les fruits à la hache puis d’en extraire l’amande avec une sorte de couteau-cuillère. Bon, vu le nombre, je me dis qu’on en a pour un moment. Sitôt le chronomètre parti, les hommes endiablés découpent à la vitesse d’une coco par seconde ! L’eau de coco gicle en grosses gerbes, les mains habiles enlèvent la chair en deux mouvements maximum et les dos ruissellent de sueur sous la cadence et le soleil. En **moins de 20 minutes**, c’est fini ! Le champion de Maupiti, Steeve Maruae, expose, avec un large sourire, ses sacs de jute remplis de coprah. La chair de coco destinée à la fabrication d’huile non alimentaire – l’envoûtant « monoï » et autres cosmétique – est appelée coprah. C’est le travail familier de milliers de Polynésiens et Polynésiennes.  ### De vrais singes Par le passé, le cocotier représentait un moyen de subsistance essentiel car tout y était utilisé pour les besoins de la vie quotidienne ; feuilles, fibres, noix, autant de matières premières encore plus ou moins employées dans le domaine de l’habitat, de l’alimentation et du transport. De nos jours, quand on veut récolter la coco pour son eau, il faut alors se saisir des fruits verts… toujours dans l’arbre. Et donc **grimper au cocotier**. Sept compétiteurs sont en lice dont le champion du monde, des Îles Cook. Le défi est de se hisser à mains nues à 8 mètres, les chevilles maintenues ensemble par un lien en corde, en palme tressée ou en tissu. Avant de s’élancer, chaque homme appuie son lien sur le tronc de l’arbre comme pour demander une **bénédiction**. Un bond et le voilà qui crapahute en quelques secondes jusque sous les palmes ! La foule maintient son souffle ; évidemment, il n’y a pas de filet en cas de chute, et la descente semble parfois plus compliquée. Le champion du monde de grimper au cocotier avant lépreuve### Des coureurs bien chargés Les jeux se poursuivent avec la lutte traditionnelle ou encore les porteurs de fruits. Chargés de taros, pamplemousses ou régimes de bananes sur les épaules – quelques dizaines de kilos –, les concurrents disputent plusieurs courses pieds nus. Ce sont parfois les mêmes – des Samoans, des Maoris de Nouvelle Zélande, des Hawaïens – qui participent au [**lever de pierre**](https://balanecatao.wordpress.com/2019/08/12/lever-de-pierre-le-mystere-de-la-force/), la discipline qui nous a le plus impressionnés.  ### Dans un prochain article, le témoignage de [Tetuarii, champion des Extra-lourds.](https://balanecatao.wordpress.com/2019/08/12/lever-de-pierre-le-mystere-de-la-force/) Décorticage de la noix de coco  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Azyu, Polynésie, sport, Tahiti, tradition --- ### [Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne](https://azyucroisiere.com/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/) **Published:** juillet 24, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Chaque année, en juillet, Tahiti se met en ébullition artistique et sportive pour redonner corps et âme aux mythes fondateurs de l’identité maohi. Initiées en 1881, les fêtes du Heiva célèbrent encore de nos jours contes et légendes des différents archipels au travers de la **danse**, du **chant**, de la **musique** et de l’expression en **langue** tahitienne. Prohibées au cours du XIXe siècle durant la colonisation française, en raison de leur caractère lascif et du veto clérical, les manifestations culturelles furent de nouveau autorisées lors de l’annexion de la Polynésie à la France. Tentative de réconciliation ou infiltration masquée ? ### Un festival flamboyant Lors de soirées spectaculaires, **Papeete** est le théâtre de concours pluridisciplinaires. Nous avons la chance d’assister à l’une d’entre elles. Formations de danseurs, chorales, groupes de musique et orateurs s’exposent aux feux de la rampe devant un public conquis d’avance. Surplombant la scène, le **jury**, composé de neuf personnalités du monde de la culture, départage les lauréats en attribuant plusieurs prix selon qu’ils sont professionnels ou **amateurs**. Le groupe de danse de Punaauia — qui participe pour la première fois — entre en scène : près de 130 danseurs occupent l’esplanade au rythme fou des « pahu », ces tambours plus ou moins hauts en bois tapissés jadis d’une peau de requin, aujourd’hui d’une pelisse de chèvre. Chaque groupe doit présenter 4 à 5 types de danses traditionnelles ainsi que 3 costumes (traditionnel, en tissu et **100% végétal**).  ### Bustier en nacre et diadème forestier Les tenues naturelles suscitent, chez nous, une admiration pleine de questions. Jupes, bustiers, parures de tête, colliers, bracelets, chevillère… tout, chez les « vahine », est fabriqué en feuillages, palmes tressées, noix de coco, fleurs, graines, coquillages, ou encore en **tapa** (sorte de toile rigide confectionnée avec l’écorce d’arbres). Idem pour les hommes (« tane ») qui portent, par exemple, de longues franges en fibres sur les cuisses qu’on appelle « more » (feuilles de pandanus effilochées en lanière et donnant l’impression du raffia), de majestueuses couronnes et divers ornements aux poignets. Comment tout cela est-il fixé ? Et, bien que le sol se jonche, au fur et à mesure des trépignements, d’hibiscus, tiare et frondaisons, les habits résistent incroyablement à la cadence qu’on leur impose. « C’est beaucoup de travail, témoigne la danseuse Rautini (dont le prénom signifie « grande feuille »). Nous cherchons nous-mêmes tous les éléments naturels pour recopier le modèle imaginé par notre costumier. On en passe des heures dans les chemins, en montagne, au fond des vallées… Et si l’hiver arrive un peu tôt, certaines fleurs viennent à manquer, par exemple l’oiseau du paradis. » Pour une **fraîcheur** éclatante, ces tenues sont confectionnées la veille de la représentation, voire le soir même, des heures durant. Et, si le groupe est sélectionné en finale, il doit refabriquer les 130 costumes…  ### Le plus beau déhanché Quand s’avancent sur le devant de la scène un jeune homme, puis, une jeune femme, en simples paréos, les fans se font connaître par des cris et des encouragements qui transforment To’ ata en stade de foot. Le concours du meilleur danseur repose sur la rapidité et la souplesse dans le mouvement. A voir leurs déhanchés, j’en ai mal aux reins. Eux n’esquissent pas un seul rictus. Comme tous les danseurs, ils gardent un sourire bienheureux collé sur les lèvres. Punaauia, Faa’a’, Heikura Nui, Tamari’i Mataiea, Teva i T’ai, les troupes se suivent 6 heures durant sans entracte. Les filles vont se dégourdir les jambes en bas des gradins ou voir la rade de Papeete illuminée par les paquebots. Pour Jean-Marie et moi-même, pas question de rater une miette du spectacle car **aucune photo** ni vidéo n’est autorisée. Pour cette fois, le souvenir restera vivant uniquement dans nos mémoires. ### En illustration, des photos de la **troupe marquisienne** Toa Huhina (« Les guerriers légendaire ») qui se produit tout au long de l’année sur Tahiti.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Azyu, Polynésie, sport, Tahiti, tradition --- ### [Sous les remparts de Fort-de-France](https://azyucroisiere.com/sous-les-remparts-de-fort-de-france/) **Published:** janvier 23, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## Avec de jolis monuments, un jardin botanique d’exception et une relative tranquillité, Fort-de-France, en Martinique, est l’une de nos plus agréables escales urbaines. Mouillés au pied du fort Saint-Louis, impressionnante construction à la Vauban, nous découvrons une ville colorée, animée sans brouhaha. La cité est dominée par la flèche d’acier de la cathédrale Saint-Louis, un édifice dont la structure métallique nous rappelle… la tour Eiffel ? son dessinateur, Henri Picq, est, il est vrai, un contemporain de Gustave Eiffel. C’est aussi Henri Picq qui signe les plans de la bibliothèque Schoelcher : un joyau architectural qui a d’abord été présenté à Paris en 1889. Démonté, il est ensuite transporté par bateau jusqu’à Fort-de-France ! La bibliothèque porte le nom du politicien français acquis à la cause abolitionniste dans les colonies françaises au XIXe siècle. L’ombre d’Aimé Césaire plane aussi sur la ville en plusieurs endroits, le théâtre éponyme, un espace muséal, un parc et un banc en sa mémoire. Après cette découverte studieuse en trottinette, nous gagnons en bus les hauts de Fort-de-France. [](https://azyucroisiere.com/img_8737-2/) La bibliothèque Schoelcher [](https://azyucroisiere.com/img_8760-2/) Dans les rues de Fort-de-France [](https://azyucroisiere.com/img_8796-2/) Statue de Victor Schoelcher avec un enfant. [](https://azyucroisiere.com/martinique35611-janvier-2017/) ### Au jardin de Balata  Sur la route de la Trace, nous reconnaissons Montmartre ; le Sacré-Cœur de Paris y est répliqué au 1/5e. Au beau milieu de la forêt tropicale, ça surprend. Le bus stoppe devant le jardin de Balata, créé en 1986 par Jean-Philippe Thoze. Plus qu’un inventaire orgueilleux de plantes, ce jardin est un espace de ravissement. On a envie d’y rêver devant la collection de broméliacées, ces bouquets feuillus, verts, rouges ou roses, qui poussent sur le tronc d’autres arbres. On s’émerveille en passant devant des anthuriums, des roses de porcelaine, des alpinia géants, des oiseaux du paradis… autant de fleurs dans lesquelles les colibris virevoltent. [](https://azyucroisiere.com/rose-de-porcelaine1-2/) Rose de porcelaine [](https://azyucroisiere.com/alpinia-geant-2/) Alpinias géants [](https://azyucroisiere.com/palmier-royal-2/) Palmiers royaux [](https://azyucroisiere.com/martinique32811-janvier-2017/) Alpinias géants [](https://azyucroisiere.com/martinique33611-janvier-2017/) Coline à la cîme des arbres [](https://azyucroisiere.com/martinique33011-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bromeliacees-2/) Champ de broméliacées [](https://azyucroisiere.com/fromager-2/) Epines du fromager [](https://azyucroisiere.com/martinique34511-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/img_8769-2/) Le jardin de Balata, une aquarelle A côté de fougères arborescentes et de palmiers royaux, dont certains culminent à 40 mètres, des pandanus se pavanent dans la lumière éclatante. Cet arbre étrange a un tronc qui fait la même largeur d’un bout à l’autre. Pour s’équilibrer, il fait pousser des branches qui s’ancrent dans le sol et servent de racines aériennes. Certains spécimens ont plus de 25 ans. Enfin, je fais connaissance avec un fromager, pas celui du quartier de Montorgueil ! mais l’arbre à légendes que l’on croise dans les contes africains. Son nom proviendrait de la déformation de « forme âgée » car son tronc porte comme des rides. Plus spectaculaires sont les épines courtes qui habillent son tronc et qui jetteraient des maléfices. Le paysagiste Jean-Philippe Thoze rapporte que les épines les plus basses ont été arrachées : il se demande encore ce qu’en font les gens. Une promenade dans les arbres, parmi des mahogany centenaires, dévoile l’étendue de la forêt tropicale, verdoyante et impénétrable. Au fond, la baie de Fort-de-France.  ### Barbotage citadin [](https://azyucroisiere.com/img_8799-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8731-2/) Nous retrouvons la mer et un parc de jeux situé le long du ponton d’accostage. Erell s’approche un peu trop près du bord et, plouf ! Une femme crie, un homme se jette à l’eau. En 5 secondes, c’est l’attroupement autour de notre petite fille accrochée au rebord, sa soeur lui tendant la main. Je la hisse illico et Jean-Marie aide le monsieur à remonter sur le ponton. Il est dégoulinant, cherche ses papiers d’identité, son téléphone portable. Je bredouille un merci que, déjà, tout en souriant, il s’éloigne. Erell est ce qu’on appelle une « petite nageuse » et on était à 5 mètres d’elle… mais bon, c’est pas écrit sur nos têtes qu’on vit au bord de la plus grande piscine du monde !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** jardin, Martinique --- ### [Le souffle court à Moorea](https://azyucroisiere.com/le-souffle-court-a-moorea/) **Published:** juin 27, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Une ancre crochetée dans le corail, un objet tombé à l’eau ou une chasse à l’agachon, il y a, en voilier, maintes et une raisons de savoir plonger. Jean-Marie et moi-même avons donc suivi un stage d’apnée. **Denis Grosmaire**, moniteur rattaché à la fédération Aida, est venu à l’apnée via la chasse sous-marine – les Tahitiens sont d’ailleurs les champions indétrônés de pêche sous-marine. Époustouflé par ses progrès dès lors qu’il avait mis en pratique les techniques des apnéistes, cet enfant de [Moorea ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/23/crapahutages-sur-moorea/)s’est alors totalement investi dans cette discipline. A 42 ans, le **compétiteur** longiligne et musclé défie les 93 mètres de profondeur en immersion libre (descente sans palmes). Une performance ahurissante pour nous autres néophytes. Dans une autre discipline – le No Limit, plongée entraînée par une gueuse – le record mondial, détenu par l’autrichien Herbert Nitsch, est de **214 m !** ### Dans la peau du yogi La formation est, pour commencer, centrée sur la **respiration** et la **méditation**. Les 6 stagiaires – tous des plaisanciers au mouillage d’Opunohu – s’assoient en tailleur à l’ombre des cocotiers, l’esprit apaisé par la quiétude du lagon. Ils s’exercent aux techniques respiratoires : gonfler le ventre puis remplir le haut des poumons ; s’étirer car des muscles souples consomment moins d’oxygène ; faire le calme en soi afin de ralentir son rythme cardiaque. ### Des débutants étonnés par leurs capacités naturelles Ainsi détendus, nous nous immergeons dans 1,50 m d’eau et, guidés par la voix de Denis, allongeons progressivement la durée tête dans l’eau. Le test est bluffant. Au bout d’un quart d’heure, tous les participants tiennent 2 mn sans stress et Jérôme flirte avec les 5 mn ! Un demi record du monde ? Le français Stéphane Mifsud, champion du monde d’apnée statique, reste en effet **11,35 minutes dans le bleu !** **** ### Deux combis sous les tropiques Après une pause durant laquelle on s’efforce de manger léger, nous retrouvons le groupe. Cette fois, j’enfile un shorty en Néoprène par dessus une combinaison intégrale. L’eau a beau être à 26°, en simple lycra on tremble comme une feuilles au bout d’une demi-heure. Et qui dit froid dit fin de l’apnée car le corps utilise l’oxygène restant pour se réchauffer. En snorkelling, nous nous éloignons du rivage ; une fois rassemblés autour d’une bouée circulaire, Denis en laisse tomber un poids relié à un bout. C’est notre sonde. Chacun à notre tour, nous plongeons le long du bout, la cage thoracique remplie à bloc, les yeux fermés – le fonds est de toute manière invisible –, palmant avec une lenteur mesurée. En trois coups d’essai, j’atteins les 15 m sans forcer. Jean-Marie prend même le temps de regarder le paysage avant de remonter en ondulant. À nouveau, nous sommes tout surpris par nos performances et surtout l’extrême **décontraction** ressentie. Mise a leau devant la plage de Tahiamanu avec les jolies montagnes de Moorea### Narcose et syncope C’est le moment des **exercices de sauvetage** car un malaise peut survenir, pour diverses raisons, notamment l’oubli de certaines règles de sécurité. Sans la présence d’une tierce personne – d’où l’importance de plonger à deux –, la victime évanouie se noie à quelques mètres seulement de la surface. Or, les gestes de secours, d’une banale simplicité et d’une grande efficacité, sauvent à coup sûr : sitôt la personne ramenée à l’air libre, bouche bien fermée, il s’agit de lui parler, lui tapoter les joues, lui souffler sur le visage pour réactiver ses capteurs sensoriels, voire de pratiquer quelques insufflations en bouche-à-bouche. ### Une maladie professionnelle Quant à l’accident de décompression – bulles d’azote coincées dans l’organisme –, il résulte de pauses beaucoup trop courtes entre deux apnées. En Polynésie, on l’appelle le « taravana » qui signifie « fou ». C’est ainsi que l’on qualifiait, jadis, les **pêcheurs de perles** (avant la maitrise de la perle de culture) parce que, plongeant à longueur de journée, ils développaient nombre de déficiences. ### Méditation aquatique Aujourd’hui, grâce à des équipements et des machines, il existe plusieurs moyens de travailler sous l’eau, de sonder les océans jusqu’aux abysses. L’apnée reste toutefois un voyage au cœur de la **biologie humaine** qui, contre toute logique, semble « s’adapter » aux records de profondeur qualifiés, il y a peu, d’impossibles. En ce qui nous concerne, savoir retenir son souffle dans l’immensité maritime, c’est une manière de profiter plus longtemps du spectacle à chaque randonnée subaquatique tout en côtoyant, d’égal à égal, tortue, raie et requin. **Facebook : moorea freediving** \#moorea #freediving #tahiti #opunohu   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Pêche **Étiquettes:** Azyu, croisière, nature, plongée, Polynésie --- ### [Festival des Marquises : la grand-messe identitaire](https://azyucroisiere.com/festival-des-marquises-la-grand-messe-identitaire/) **Published:** mars 11, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Mi décembre 2019, Ua Pou fut l’épicentre de la culture marquisienne : danse, musique, chant, tatouage, artisanat, sport, légendes, sculpture, gastronomie… Lors de cette 12e édition, le Matavaa o te Henua Enana a mis l’écologie à l’honneur. [Vidéo d’ambiance ici !](https://youtu.be/7Cbtv-WyPoQ) ### Une fête rien que pour eux Chose rare, pour ne pas dire exceptionnelle, le Matavaa est organisé par mais surtout pour les Polynésiens et, *a fortiori*, les Marquisiens. Aussi, pas de ticket d’entrée, l’accès y est complètement gratuit. Même le grand repas cérémoniel est offert à tous les visiteurs ! La navette maritime qui emmène de Taiohae, la « capitale » des Marquises, sur l’île de Ua Pou est gratuite pour les moins de 12 ans et les plus de 60 ans. Durant quatre jours, les logements chez l’habitant sont proposés à des prix plus qu’honnêtes quand on n’est pas invité à dormir dans un hamac en terrasse sans rien débourser. Preuve encore du désintérêt total concernant la fréquentation de festival renommé, je n’ai trouvé nulle part la moindre estimation du nombre de visiteurs. A croire que ça n’a aucune importance alors que le **nombre de participants**, lui, est clamé avec fierté : **1500** danseurs, costumiers, orateurs, percussionnistes, cuisiniers, sculpteurs…  ### Une logistique qui nous échappe La conséquence de ce festival tourné vers l’intérieur, c’est la complexité pour les gens de l’extérieur d’y aller. Depuis des mois, tous les plaisanciers que nous côtoyons rêvaient d’y assister mais personne ne savait comment. En gros, seuls les riches passagers du paquebot *Aranui* étaient assurés de pouvoir débarquer. Vous vous demandez sans doute pourquoi ? Les cordages de lAranui servent de balançoires aux gaminsA Hakahau, où se situe le poumon du festival, pour ne pas gêner les manœuvres de *l’Aranui* comme de certains bonitiers, moins de 10 voiliers étaient autorisés à mouiller. Et dans la baie voisine d’Hakahetau, le mouillage limité à 20 bateaux a fini bondé avec quasiment 40 navires prêts à s’entrechoquer. **Trouver une place sur la mer** fut donc un réel souci sans compter l’épreuve du débarquement en annexe. Nous en avions fait les frais l’an passé, [notre annexe s’étant renversée dans les vagues ! ](https://balanecatao.wordpress.com/2019/03/15/debarquer-aux-marquises-mefiance/)(lire l’article) Aussi *Azyu* est-il resté sur l’île voisine de Nuku Hiva et nous avons emprunté le *Te ata o Hiva*, la navette interinsulaire. Est-ce que c’était plus facile de s’y rendre ainsi ? Plus ou moins… Le bateau transitaire, d’une capacité de 40 à 60 personnes, voyait, à chaque départ, bien plus d’optimistes se présenter… J’ai fini par camper toute une journée sur le quai et, à la faveur de la nuit, alors qu’un trajet imprévu s’improvisait, j’ai sauté avec Erell dans le *Te ata o Hiva*. Coline nous a rejoint le lendemain en bateau de pêche tandis que Jean-Marie s’est dévoué pour surveiller notre maison flottante. La foule et les guerriers emplumés coiffés d’une salade… il s’en passe très bien. ### Le grand « kaikai », un banquet gargantuesque Une fois sur place, il n’y a plus aucune difficulté car les Polynésiens ont un sens communautaire qui ne souffre aucun ostracisme. La fête commence ! Nous allons jeter un œil aux cuisines et ne distinguons pour ainsi dire rien hormis quelques litres de *poe*, ce dessert de fruits baignant dans le lait de coco sucré. C’est ça qui va nourrir des milliers de personnes ? En fait, le repas est enterré ; poisson, cochon, chèvre, bœuf, bananes, taro, manioc, fruit à pain et tant d’autres aliments ancestraux cuisent dans un trou, le fameux four marquisien. Vers 11h, les mets protégés dans des feuilles sont exhumés et disposés dans des *umete*, de longs plats en bois dont certains mesurent presque deux mètres. Après la bénédiction, les délégations servent les convives depuis leur stand : chaque île des Marquises a en effet préparé elle-même ses spécialités. Poisson cru au lait de coco, coquillages qui rappellent nos breniques bretonnes, pâté de tête, beignets, viande séchée et bien d’autres préparations inconnues. Je goûte à tout ce qui est disponible sans trop savoir ce que j’avale ; les filles, elles, sont plus prudentes… [](https://azyucroisiere.com/235416d2-b434-44da-b36a-9f6e499c5df6/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/47078cd6-76a6-4cee-81b0-e519107ec508/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/599a1eca-7a5e-46a5-85b1-0a98c0169740/) #image\_title ### Repas zéro plastique « Aujourd’hui, nous mangeons comme nos ancêtres », déclare l’un des chefs du Matavaa. De fait, aucun contenant en plastique n’a été utilisé. Les Marquisiens, habitués à cette pratique lors des grands repas collectifs, sont venus avec leur vaisselle 100% naturelle : noix de coco polie, tige de bambou évidée, assiette creuse en *niau*, (palme verte de cocotier)… Pour ma part, j’ai tressé avec application un plateau en palme pas vraiment étanche mais il a fait l’affaire. Même les touristes métropolitains jouent le jeu et finissent pas trouver sur le site leur récipient. ## Danses, chants, costumes : quel [spectacle](https://youtu.be/EXy0pKtzu3c) ! Entre autres groupes, nous admirons la prestation de Rapa Nui (Ile de Pâques) car le Matavaa, organisé tous les 4 ans seulement, est ouvert au grand triangle polynésien ; suivant les éditions, des groupes de Tahiti, des Samoas, de Nouvelle Zélande ou encore de Hawaii enrichissent les spectacles. [Voici en vidéo quelques moments forts !](https://youtu.be/EXy0pKtzu3c) ### Tatouage : le corps-palimpseste Noble activité, le tatouage rassemble ici les meilleurs artistes. Parmi eux, je reconnais le jeune **Heretu Tetahiotupa**. A 24 ans, il a co-réalisé, au côté de Christophe Cordier, l’exceptionnel documentaire ***Patutiki***, une création inédite sur l’art du tatouage marquisien et qui fut unanimement saluée. En février 2019, alors que, par chance, je visionnais ce documentaire sur un drap tendu au sein de l’école primaire de Ua Pou, *Patutiki* recevait le prix du public du **Fifo** (Festival international du film documentaire océanien). [](https://azyucroisiere.com/b901f9cd-b288-4b3b-a4a6-399ce17ee050/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/vehine/) #image\_title Au Matavaa, Heretu officie comme ses ancêtres, utilisant différents **peignes en os** aux dents pointues et imprégnées d’encre. Par de brefs coups de maillet, il fait rentrer le colorant sous la peau de Vehine, la cinquantaine négligemment étendue dans un simple tissu noué autour de la poitrine ; celle-ci se prête à la démonstration sous le regard médusé des visiteurs dont certains affichent carrément des rictus contrits. « Ça fait mal ? — C’est supportable », répond-elle alors que ses jambes subissent les assauts du peigne depuis plus d’une heure. Figurante dans le film *Patutiki*, la belle Vehine a décidé, l’an passé, de se faire **tatouer tout le corps**. « J’y ai pris goût, confie-t-elle tout en dardant vers moi son regard de biche — le contour des yeux est aussi marqué d’un trait noir indélébile. La raison est cependant loin d’être aussi frivole, comma sa réponse discrète pourrait le faire croire. « Patutiki » signifie « frapper le tiki », c’est-à-dire se mettre sur soi des parties du tiki, le démiurge marquisien. L’objectif est donc d’obtenir une protection divine en portant directement sur son épiderme le « **mana** », l’Esprit. Lîle de Ua PouTatouage moderne au stylo  Le banquet marquisienLes danseurs rentrent en scène  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Marquises, Polynésie, tradition --- ### [Raiatea-Taha'a à la nage : ça, c'est fait !](https://azyucroisiere.com/raiatea-tahaa-a-la-nage-ca-cest-fait/) **Published:** novembre 12, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## La 10e édition de la [Channel Race ](https://azyucroisiere.com/2022/10/16/defi-natation-aux-iles-sous-le-vent/)s’est déroulée ce 11 novembre 2022. 5,3 km de lagon : une sacrée épreuve ! Organisée par le Club de natation du Tapioi (Uturoa), c’est certainement la plus belle [compétition de nage en eaux libres](https://azyucroisiere.com/2022/10/16/defi-natation-aux-iles-sous-le-vent/) des Raromatai (entendez les Iles-sous-le-Vent). ### Le champion de France, un enfant du pays 68 participants : hommes, femmes, juniors d’à peine 10 ans et nageurs loisir en palmes-masque-tuba (ma catégorie). Même Rohutu Teahui (13 ans), champion de France en 50 m et 100 m dos, était présent ! Après la prière commune et la bénédiction des tavana (maires), go ! Je me jette à l’eau et enfile tout le parcours avec comme seul repère le bout du paddle qui me guide. En effet, Jean Mahimahi m’accompagne tout au long de l’épreuve, une aide précieuse car nombreux sont ceux qui louvoient, complètement désorientés ! *Les enfants aussi participent sur 25km chapeau* ### Spectacle du lagon Je passe du bleu-vert plein de phytoplancton aux fonds sablonneux, survole des patates de corail, croise une raie pastenague et observe étoiles de mer et coquillages. Le **vainqueur de l’épreuve** n’a sûrement pas vu autant de bestioles : il n’a mis que **1h09** ! Pour info, Azyu fait le même trajet en 30mn ! Heureusement pas de paquebot sur la route J’arrive honorablement au bout de 2h02, heureuse de cette performance dont je ne me croyais pas capable. Et heureuse de la partager avec tellement de copains, nageurs ou accompagnateurs en canoë, kayak, paddle : Sophie, Marie, Anna, Alice, Marion, Patrick, Marielle, Leo, Tomi… Les jeunes du Club dUturoa et leur moniteur PhilippeBrochette de sportives   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Je trie, nous trions…](https://azyucroisiere.com/je-trie-nous-trions-2/) **Published:** janvier 1, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7338.jpg)En bateau, les poubelles sont rapidement encombrantes et, si tout est mélangé, très malodorantes. Comme à la maison, on trie nos déchets. Mais trouve-t-on ensuite à quai les conteneurs *ad hoc* ? En **Espagne**, nous avons toujours réussi à jeter des déchets triés. Les marinas (La Corogne, Muxia, Portosin, Sansenxo, Baiona) mettent à disposition des bacs de tri : papier/carton ; métal/plastique ; verre ; déchets organiques. Suivant les lieux, une fois le couvercle soulevé, on ne trouvait pas toujours ce qui devait correspondre ; mais, bon, l’intention y est. Concernant les déchets naturels, nous profitons de la pleine mer pour nous en débarrasser, ne restant jamais plus de 3 jours dans un port. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/sam_0849.jpg) Au **Portugal**, on a partout trouvé des conteneurs séparés (à Viana do Castello, Figueira da Foz, Sao Martinho do Porto, Cascais) sauf à Lisbonne ! Mauvais point pour la marina de l’Alcântara où nous avons fait escale. ## Des sacs à sacs [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7363.jpg)En **Espagne**, ce qui m’a choquée, c’est le nombre de sacs en plastique distribués à tout-va dans les magasins. Vous savez, ces sacs de couleur ultra-fin qui se déchirent en deux temps, trois mouvements ; même un sac à dos pour Coline a failli sortir de la boutique emballé dans un pochon ! En revanche, au **Portugal**, les sacs de caisse sont, dans les supermarchés, payants et réutilisables. Je n’ai vu nulle part de bacs de désemballage à la sortie des “supermercados” (je crois que ça ne se fait plus trop en France d’ailleurs ?). Dommage car, bientôt, nous n’embarquerons plus aucun carton et les éventuels charançons avec ! L’île de **Madère** se la joue bleu-blanc-vert, comme partout aux **Canaries**. On trie donc conscieusement nos déchets. On s’en sort bien avec une poubelle toutes les 3 semaines, plus le sac jaune. Un sac qui grossit car riz, farine, semoule et flocons d’avoine sont systématiquement désemballés et rangés dans des boîtes en plastique étanche. ## Ne pas surcharger les petites îles Village à Santo Antao Cap VertArrivés au **Cap**–**Vert**, c’est une tout autre affaire. Le local à poubelle, à la marina de Mindelo, sur l’île de **Sao** **Vicente**, donne le ton. Les ordures débordent régulièrement et on pousse la porte avec des pincettes. En nous promenant sur l’île de **Santo** **Antao**, nous comprenons que le souci premier est surtout que les poubelles soient ramassées. En attendant, dans les hameaux, les habitants s’organisent comme ils peuvent jusqu’au passage aléatoire d’un camion-poubelle. Les magnifiques chemins de trek sont alors, discrètement et tristement, souillés de rebuts. Sur l’île de **Fogo**, la flottille Cornell Sailing s’amarre à un quai, dans un semblant de port. Visant une poubelle, j’amène mon petit sac. Je suis immédiatement imitée par les autres équipages. Le lendemain, les déchets gisent à terre ; les sacs sont éventrés par des chiens errants qui se disputent les restes de nourriture. Honteuse du désordre, j’entreprends de tout nettoyer mais aussi de reprendre ma poubelle. Les gardiens du port m’aident et m’indiquent des containers plus loin où les chiens ne viendront pas fouiller. Ah ! Les déchets, pas si facile de s’en débarrasser ! ## Poubelle verte à la mer Justement, on nous demande conseil car il semble que *Balanec* en a relativement peu comparé aux autres équipages. « *On* *aplatit et on replie* *au maximum les briques, on compacte les canettes de bière, on plie les cartons pour les ranger comme des feuilles de papier.* » Et dire bye-bye à la vaisselle jetable (chacun amène son verre pour les apéros entre bateaux)… Composter les déchets organiques est aussi essentiel. Certains catamarans sont équipés d’un vide-ordures à cet effet : tout tombe direct dans la mer. Je jette en général le compost à la tombée de la nuit, quand les poissons se nourrissent et qu’il n’y a plus de baigneurs alentour. Il m’est même arrivé de mixer le compost parce que nous étions très près de la plage. Au Marin Martinique## Décharges de plastique Durant la **Transat**, on a tenté quelques bouteilles à la mer. Mais le verre était si épais qu’on avait plus peur de se blesser. De l’autre côté de l’Atlantique, à **La** **Barbade**, pas de containers de tri en vue dans Bridgetown. Mais un employé des douanes s’est réjoui de mon « sac jaune » : « *tout ce qui peut être récupéré le sera par les personnes qui ramassent les poubelles*« . Il y a donc un recyclage invisible pris en charge par la population elle-même. Aux **Grenadines**, dans les ruelles, les bacs bleus, jaunes et verts font partie du décor au même titre que les bonnets vert-rouge-jaune des Rasta Men. Les îlots paradisiaques de Union, Bequia… et surtout Tobago Cay’s bichonnent leur image de carte postale. Cependant, à l’écart des regards, cachées par la mangrove, on trouve des sortes de décharges avec une seule matière rémanente : du plastique, en filet, en film, en sac, en bouteille… Bon, vous l’aurez compris, je pourrais vous faire **Le Tour du monde** des déchets. J’arrête là en ayant appris une chose : même quand la collecte n’est, en apparence, pas séparée, il faut jeter des sacs triés car, dans les pays où les gens semblent manquer de moyens, il y aura toujours des hommes et des femmes qui donneront une seconde vie aux matières et objets.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** déchet --- ### [Trinidad, la belle endormie de Cuba](https://azyucroisiere.com/trinidad-la-belle-endormie-de-cuba/) **Published:** mai 27, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Petite sœur de La Havane, Trinidad donne cette même impression de décor de cinéma. Pourtant, aucune caméra derrière les portes en fer ouvragées ; les hommes et femmes, nonchalamment assis sur les marches de leurs splendides demeures, ne sont pas non plus des figurants. Les seuls qui détonnent, en définitive, c’est nous ! Enrichie grâce à la piraterie puis à la production sucrière, respectivement aux XVIIe et XVIIIe siècle, la ville connaît un profond déclin économique au cours du XIXe siècle. Oubliée du monde durant un bon siècle, elle expose aujourd’hui ses splendeurs passées, à savoir des palais somptueux et des résidences chargées d’histoire. Ce qui vaut à la cité d’être inscrite au **patrimoine de l’humanité par l’Unesco**. [](https://azyucroisiere.com/trinidad23-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad9-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad46-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad11-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad3715-20-mai-2017/) ### Au temps des colonies Pour la visiter, rien de tel que d’y habiter. De fait, l’économie repose sur les nombreuses « casa particulares » (chambres chez l’habitant), manifestement le meilleur moyen d’entretenir ces fastueuses demeures coloniales. Aux mains des descendants des propriétaires eux-mêmes, celles-ci sont restaurées bon an mal an, agrandies, repeintes… Chacune s’ouvre sur un vestibule d’apparat où les antiquités voisinent avec des objets plus personnels. Ainsi, des photos de famille sont éclairées par des lustres en cristal ; des petits bijoux de verrerie s’alignent à côté d’une collection de coquilles d’escargots. Nos premiers pas dans ces entrées minutieusement agencées sont pleins d’étonnement. S’ensuit un long corridor et un enchevêtrement de pièces, et souvent un patio qui illumine ces intérieurs assez sombres. On va dormir dans un musée ! [](https://azyucroisiere.com/trinidad3698-20-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad3710-20-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad2-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad51-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad65-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad67-20052017/) ### Aussi belle vue de haut Nos hôtes sont des gens simples qui tiennent leur logement impeccable. Après nous avoir désigné notre chambre, ornée notamment d’un large miroir et de diverses babioles très jolies, ils nous invitent à découvrir les terrasses. C’est sans doute le deuxième attrait de ces demeures, après leur décoration historique. Ces petites terrasses, séparées par quelques marches ou un muret, forment des alcôves pour deux-trois tables. On nous y sert le dîner et le petit-déjeuner pendant que nous nous extasions de la vue sur la ville depuis les toits en tuile. [](https://azyucroisiere.com/trinidad73-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad55-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad3729-20-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad53-20052017/) ### De la couleur ! Dans les ruelles pavées, pas une automobile en circulation, pas une affiche, pas un graffiti, pas une poubelle moche. L’accessoiriste de ce décor a pensé à tout. On déambule dans les rues jusqu’à atteindre la plaza Mayor autour de laquelle se pressent plusieurs palais qui abritent notamment le musée romantique. Nous visitons une galerie d’art réputée car Trinidad est aussi connue pour son école de peinture. De l’art enfin ! Car, des galeries, il y en a des dizaines. J’ai l’impression qu’en somme les maisons vivent soit de l’hébergement des touristes, soit de l’exposition de tableaux. Les styles sont très variées mais les thèmes, eux, manquent, comment dire ?, d’ouverture. Si l’on exclut les portraits, la grande majorité des œuvres racontent Cuba, ses Chevrolet, ses campagnes, ses figures célèbres, ses villes, ses danseurs de salsa… Est-ce la clientèle touristique qui est responsable de ce thème unique ou les Cubains ne dessinent-ils tout simplement que ce qu’ils connaissent ? [](https://azyucroisiere.com/trinidad3717-20-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad69-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad3718-20-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad3719-20-mai-2017/) Quand le jour tombe, les bars s’animent et la musique jaillit. A la Casa de la Trova, on peut prendre des cours de salsa dans l’après-midi afin d’être, j’imagine, moins ridicule en soirée. Je regrette de n’avoir pas eu l’opportunité d’une telle leçon. Un professeur m’a toutefois fait danser sur la très fréquentée place de la Casa de la Musique : un bon moment ! [](https://azyucroisiere.com/trinidad18-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad41-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad79-20052017/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, art, Cuba, histoire --- ### [Le "tamal", le mets préféré des Guatémaltèques](https://azyucroisiere.com/le-tamal-le-mets-prefere-des-guatemalteques/) **Published:** décembre 8, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Enroulé dans une feuille, le *tamal* est constitué de pâte à tortilla, de viande et d’une sauce épicée. Simple ? Euh, nous passons la journée à en confectionner plus de 100 chez notre amie [Francisca](https://wordpress.com/post/balanecatao.wordpress.com/4672). Le *tamal* se déguste aux grandes occasions, Noël par exemple. La veille de notre départ de l’[association Asodi,](https://wordpress.com/post/balanecatao.wordpress.com/4609) dans la communauté de Palanquix Loma, c’est le plat tout trouvé pour rencontrer l’essence de la cuisine guatémaltèque, et régaler les amis. ## 1ère étape **Grimper à la cime du kanak** (dans les régions plus tropicales, on emploie des feuilles de bananier) et couper les feuilles les plus larges. Jennifer, 14 ans, monte jusqu’à 20 mètres, machette à la hanche. Les branches tombent les unes à la suite des autres et, à un moment donné, la machette aussi ! Ensuite, les feuilles sont rassemblées en paquets de 16 et nouées avec l’écorce des branches. Catarina paie à la propriétaire de l’arbre notre cueillette et met le tout dans son tissu qu’elle noue autour du dos. La petite troupe retourne, guillerette, à la maison par les champs de maïs.  ## 2ème étape Laver toutes les feuilles (320 !) au savon pour enlever les spores qui, paraît-il, démangent la peau, puis les sécher au soleil.  ## 3ème étape Faire dorer à la poêle oignons, tomates et poivrons. A part, faire bouillir des morceaux de viande de bœuf. ## 4ème étape Rassembler sésame, pépins de courge, peau de piment séché, une baie nommée « pimienta gorda », une autre aux vertus colorantes en rouge. Moudre le tout sur une **meule en pierre**.  ## 5ème étape Mixer la préparation de légumes et la poudre odorante. ## 6ème étape Avec la pâte à tortilla (je passe l’étape récolter le maïs, égrener le maïs, sécher le maïs, cuire le maïs, moudre le maïs !), former une petite soucoupe dans sa main et y déposer un morceau de viande nappée de sauce. ## 7ème étape Déposer le *tamal* sur la feuille de kanak et la plier en 4 pour emprisonner le mets. ## 8ème étape Dans un fait-tout, déposer toutes les tiges des feuilles afin d’en tapisser le fond. Y placer les *tamales*. Allumer un feu et faire cuire sans eau pendant une heure environ.  ### C’est sûr, après avoir crapahuté dans les arbres, lessivé des centaines de feuilles, pétri la pâte à tortilla de toutes ses forces, meulé du piment en se râpant les doigts, on est super content de les déguster ces origamis culinaires !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** Guatemala, maya, nature --- ### ["En mer, le danger, c'est la terre"](https://azyucroisiere.com/en-mer-le-danger-cest-la-terre/) **Published:** mars 29, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Catamaran en mauvaise posture à Saint Martin## Jean-Marie me l’avait souvent répété : « *Au large, le vent, même furieux, c’est rien ; les vagues, attention.* » On range le petit linge (les voiles !) et on fait le bouchon en attendant la fin de la tempête. Mais, près des côtes, méfiance ! même par calme plat, même quand le bateau est gentiment relié à son ancre ou à une bouée. A **Saint-Martin**, les trois endroits où nous avons relâché nous ont donné des leçons de vigilance. Dans la baie du **Marigot**, début mars, nombre de voiliers ont trouvé refuge car le vent hurle dans les haubans. Aussi sommes-nous proches les uns des autres avec des dizaines de longueurs de chaîne sous l’eau : le risque, c’est que celles-ci s’entremêlent. Chaque départ de bateau fait donc frissonner les voisins. Epave devant le fort Saint Louis à Marigot Saint Martin## L’intuition… masculine Grand Case village créole typique et animéA **Grand-Case**, le vent, perturbé par les mornes, joue avec nos nerfs. Soit il s’annule par l’effet de la colline, soit il souffle en rafales de travers. Résultat, *Balanec* pivote de 90° à 180°, l’ancre se décroche et voilà comment on se retrouve, en pleine nuit, près des rochers. Depuis le Cap-Vert, nous mettons en place, au moment de nous coucher, une alarme de mouillage. Elle nous prévient si jamais le bateau sort de son cercle d’évitage. Généralement, Jean-Marie bondit de sa couchette quelques minutes avant qu’elle ne sonne. Ah ! ce 6e sens marin ! c’est plus fiable que n’importe quel GPS ! Lanse MarcelDans **l’anse Marcel**, nous découvrons un gros catamaran d’une vingtaine de mètres encastré dans les rochers. D’après les douaniers qui enquêtent, une manille du mouillage manque : malchance ou sabotage ? C’est le 2e navire en un mois qui subit ce triste sort. A son bord, une équipe vide l’eau à l’aide d’une pompe électrique tandis qu’un pêcheur s’apprête à extraire le catamaran de la roche. ## Funeste présage Le même jour, nous apprenons que l’un de nos meilleurs bateaux-copains est dans la même posture. Le monocoque de 13 mètres est échoué contre les cailloux sur l’île de Saba : la bouée du parc marin a lâché pendant que la famille excursionnait. Après 5 jours interminables, le bateau est ramené sur remorque à Saint-Martin où l’expertise le classera vraisemblablement en épave. Choqués et attristés, nous retenons la leçon : « *En mer, le danger, c’est la terre…* » Aux Iles Vierges britanniques nous découvrons une vedette ballottée sur les rochers la veille elle ny était pas  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper **Étiquettes:** bateau --- ### [Dans la jungle de la Dominique](https://azyucroisiere.com/dans-la-jungle-de-la-dominique/) **Published:** janvier 26, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## A mi-parcours entre la Martinique et la Guadeloupe, la Dominique n’est que volcans, forêts, rivières et cascades. Les Dominicains vivent machette au poing pour dégager leurs habitations de cette nature engloutisseuse. Allez, on les suit ! Depuis Roseau, la capitale, nous partons en excursion avec un couple de Suisses Allemands discrets, un Américain « smart » et trois joyeux lurons d’Italiens quinquagénaires. Nous dirigeant vers le sud, nous passons devant Champagne, un site sous-marin où l’on peut observer l’activité volcanique insulaire ; comme dans une coupe de Champagne, des milliers de petites bulles s’échappent de la roche pour rejoindre la surface. Dommage que nous n’ayons pas masques et tubas. Le guide nous emmène ensuite sur l’isthme de Scott’s Head d’où des globicéphales sont régulièrement observés ; puis, il nous propose une séance de sauna en plein air !  Le Buble Beach Spa est une petite plage au bord duquel de minuscules bulles éclatent sur le sable. Quand on y pose le pied, c’est brûlant ! Un homme s’y prélasse pourtant, un habitué vraisemblablement… D’autres endroits de l’île renferment de mêmes sources d’eau chaude sulfureuse. [](https://azyucroisiere.com/dominique516-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique439-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique435-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique438-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique520-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique442-17-janvier-2017/) ## Dégustations en plein air  A Roseau, le jardin botanique raconte quelques histoires extraordinaires, comme celle de ce ficus de 135 ans aux racines géantes ou celle de ce baobab africain effondré sur un autobus (heureusement vide) au passage du cyclone David en 1979. Le jardin expose d’autres étrangetés comme l’arbre aux saucisses, l’arbre aux boules puantes (on n’a pas essayé de les écraser….) ou encore une clairière de bambous si hauts, si enchevêtrés qu’on se croirait derrière des barreaux. Pas étonnant que les cannes soient employées pour construire de solides maisons ; le matériau est aussi très « renouvelable » puisque le bambou pousse de 2 cm par jour sous ce climat. [](https://azyucroisiere.com/dominique455-17-janvier-2017/) L’arbre aux boules puantes [](https://azyucroisiere.com/dominique536-17-janvier-2017/) Ficus gigantesque [](https://azyucroisiere.com/dominique548-17-janvier-2017/) Maison naturelle en bambous [](https://azyucroisiere.com/dominique550-17-janvier-2017/) Les filles gravent leur nom sur les cannes de bambous [](https://azyucroisiere.com/dominique456-17-janvier-2017/) Jardin botanique de Roseau Sur la route, le guide n’hésite pas à arrêter le mini-bus pour nous cueillir tout un tas de plantes, de fruits et d’épices. Ici, une cabosse de **cacao** dont nous goûtons la chair sucrée entourant les grains : « *c’est plus efficace que le viagra* », assure-t-il. Et c’est sans doute vrai puisque le chocolat brut, c’est-à-dire non torréfié (« raw chocolate »), a des propriétés stimulantes et « relationnelles ». Si vous avez la chance d’en trouver (plutôt dans les magasins bio), vous serez surpris par sa saveur végétale tellement différente d’un chocolat classique. On renifle aussi une herbe au parfum de **citronnelle**, du **laurier** à l’odeur très prenante, de la **cannelle**, du **basilic**… Au détour d’une route ombragée, nous pénétrons dans une plantation de **muscadiers** ; une femme les cueille à l’aide d’une perche. Coline en ramasse une poignée qu’elle fera sécher avant de pouvoir râper les noix au subtil arôme. Des **fruits à pain**, des **châtaignes pays**, des **caramboles**, des **mangues**, des **bananes**… tous les fruits et légumes sont en self-service ! Je suis aux anges ! [](https://azyucroisiere.com/dominique534-17-janvier-2017/) Chair sucrée à l’intéreur de la cabosse de cacao. [](https://azyucroisiere.com/dominique524-17-janvier-2017/) Muscadier [](https://azyucroisiere.com/dominique532-17-janvier-2017/) La cueilleuse de noix de muscade [](https://azyucroisiere.com/dominique528-17-janvier-2017/) Noix de muscades [](https://azyucroisiere.com/dominique554-17-janvier-2017/) Fruit à pain. ## Baignade-canyoning Après avoir serpenté sur des routes plus ou moins praticables, nous arrivons à Titou Gorge ; là, des touristes affublés de gilets de sauvetage (bien grassouillets, ils ont pourtant tous de quoi flotter !) s’ébattent dans une petite piscine d’eau douce. Quelle est l’attraction du lieu ? Sur les recommandations du guide, nous enfilons une brassière et nous immergeons dans cette eau fraîche (18°). Rapidement, nous n’avons plus pied et sentons que l’eau, lourde, n’aide guère à flotter. Nous nageons dans un boyau caverneux aux parois lisses jusqu’à une cascade tonitruante. Impossible d’aller plus loin, le courant est trop fort. Coline essaie pourtant tout en riant aux éclats. Erell, elle, ne fait pas un mètre, effrayée par l’effet grotte, et se contente d’une mini-cascade d’eau chaude. A chacun son bain, comme aux thermes romains ! [](https://azyucroisiere.com/dominique560-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique474-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique562-17-janvier-2017/) ## Les Indiens sauvés par la forêt Au bord d’une route, un homme chemine. Un indien. Dans les petites Antilles, la population indienne a pour ainsi dire totalement disparu, à l’exception de la Dominique. Ici la forêt, impénétrable, a servi de cachette aux indiens Caraïbes lors des luttes franco-anglaises pour s’approprier ce territoire. Sur les 71 000 habitants actuels, 3 000 descendent des Caraïbes. Comme eux, nous pénétrons la jungle tropicale au sein du Parc national du Morne Trois Pitons. 10 minutes de marche sous des averses, parmi une végétation grandiose, et nous voilà devant un panorama splendide de cascades et de rivières. Les filles ne résistent pas à une ultime baignade quand je me remets tout juste de la trempette bretonne (18° c’est glacial ici !). C’est l’une de nos meilleures excursions, 100% nature, au cœur de cette canopée luxuriante où troncs, feuilles, fruits atteignent des tailles XXL. Privée de belles plages de sable blanc, la Dominique peut au contraire réjouir les écotouristes plus attirés par l’intérieur des terres que par le littoral, par les randonnées plutôt que les siestes au soleil. Vos prochaines vacances ? [](https://azyucroisiere.com/dominique411-16-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique456-17-janvier-2017-2/) [](https://azyucroisiere.com/dominique466-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique488-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique491-17-janvier-2017-2/) [](https://azyucroisiere.com/dominique499-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique568-17-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/dominique575-17-janvier-2017/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** jardin, nature --- ### [Ca pêche ou quoi ?](https://azyucroisiere.com/ca-peche-ou-quoi/) **Published:** mars 8, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Sarde à queue jaune comestible ## Après nous être régalés de bonites et de daurades coryphènes, le produit de notre pêche est, depuis notre arrivée en Martinique, problématique. En cause, la ciguaterra, une grave maladie transmise par les poissons qui se sont repus de corail mort. A éviter les poissons côtiers, proches de la barrière de corail (à l’exception des petits spécimens peu chargés en ciguatoxine) mais aussi les carnassiers qui, à force de croquer leurs congénères plus petits, accumulent la toxine. Seules les espèces pélagiques sont sans risque. Or, cela fait déjà trois fois que notre ligne est attaquée par un barracuda qui figure sur la liste rouge. Crocheter des poissons pour les manger, d’accord, mais pour les rejeter à l’eau, la gueule plus ou moins abîmée, non merci. A quand l’hameçon sélectif ? Découragée, j’ai fini par lorgner les étals des pêcheurs professionnels qui exposent marlin, thon, daurade, poisson-perroquet… Curieusement, on n’en a acheté qu’une fois. Fierté du pêcheur ou volonté d’amortir la boîte de rapalas, le moulinet de compet’, le croc, les centaines de mètres de ligne ? Un barracuda quon relâche avec des gants tellement ses dents sont acérées### La fin de la malédiction barracuda Serait-ce la fin des sushis, des salades tahitiennes et des darnes agrémentés de pommes de terre sautées ? On espère que non ! Pour nous rasséréner, un sarde à queue jaune s’est accroché à notre ligne au départ d’Antigua, située au nord de la Guadeloupe. Pour fêter l’événement, il a été cuit au barbecue sur la très sauvage île de Barbuda. Puis, en route vers Saint-Barthélémy, une daurade coryphène de 80 cm a fait siffler la ligne de pêche. Cris de joie sur *Balanec*. Nous ferons au moins 4 repas avec : makis, carpaccio, filets panés… Rappelons que la chasse sous-marine est, pour ainsi dire, interdite sur quasiment tout le territoire antillais ; soit les ressources halieutiques sont réservées aux pêcheurs professionnels, soit elles sont protégées. Le fusil de chasse attend donc son heure dans la baille à mouillage. Daurade coryphène à la belle robe jaune verteDécoupage immédiat des filetsSarde à queue jaune au barbecue  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche **Étiquettes:** cuisine --- ### [République dominicaine : des vacances à vie ?](https://azyucroisiere.com/republique-dominicaine-des-vacances-a-vie/) **Published:** avril 21, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Comment on s’est retrouvé dans une usine à vacances longue durée. Petite leçon d’économie touristique. Située à mi-parcours entre les Iles vierges britanniques et les Bahamas, la République dominicaine n’est, pour nous, qu’une escale de 4 jours. Longeant la côte nord où déferle la houle, nous relâchons à la marina Ocean World, près de Puerto Plata. Hôtel classieux, casino, complexe ludo-aquatique et show d’otaries, tel est le décor d’arrivée. A l’extérieur de la marina bien gardée, le paysage ressemble à un plat de lasagnes : plage-complexe balnéaire, plage-complexe balnéaire, plage… Hôtel casino de la marina Ocean WorldAu loin la fumée de la décharge à ciel ouvert qui brûle en permanence [](https://azyucroisiere.com/rep-dominic1-06042017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2194-03-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/rep-dominic1-06042017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2194-03-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/rep-dominic1-06042017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2194-03-avril-2017/) ## Sitôt arrivés, sitôt alpagués Rapidement, nous sommes interpellés par un type qui nous invite à passer, gratuitement, une journée entière dans l’un de ces paradis du « tout inclus » : « piscine, bar, restaurant », des mots magiques qui font frétiller de joie Coline et Erell. Pourquoi pas ? d’autant que la chaleur au port est accablante. Méfiant sur le tard, Jean-Marie se dit que l’après-midi pataugeoire va nous coûter la bagatelle de 100 dollars (la caution qu’on a versée).  ## Une chaîne de 150 000 hôtels Le lendemain matin, comme convenu, on nous rend notre argent ; puis, un employé de Lifestyle Resort (ceci est de la publicité non déguisée !) entame la présentation de la chaîne hôtelière, présente sur trois sites : Puerto Plata, Punta Cana et aussi Mexico. Nous l’écoutons poliment, mi-attentifs, mi-sceptiques devant un petit-déjeuner digne du Festin de Babette. Sauf que les poulardes sont remplacées par des saucisses et du bacon, les viennoiseries par des pancakes et les poires confites par des salades de fruits tropicaux. En voiturette de golf, nous voilà baladés 2 heures durant parmi les résidences (2400 chambres), les lotissements de villas, la trentaine de restaurants, les plages privées avec jacuzzi, les dizaines de piscines et autant de spas, terrains de tennis, de golf… Bon, c’est bien joli mais où veut-il en venir ? Visite des villasEnvie dune course en limousine  ## Un investissement immobilier Le modèle économique de Lifestyle repose sur la vente de vacances sur 35 ans. Le prix varie de 15 000 à 500 000 dollars, suivant les options : limousine, hélicoptère ou cuisiner personnel ! Une fois l’affiliation payée, quasiment tous les services sont gratuits. L’astuce, c’est que les détenteurs de ce pass longue-durée ont la possibilité de sous-louer ces séjours à un nombre illimité de personnes. Ces derniers, amis ou parfaits inconnus, payent un prix bon marché ; le sous-loueur rembourse son investissement ; l’hôtel se remplit de clients qu’il n’a pas eu à démarcher. Une déclinaison du « share-time » qui semble avoir le vent en poupe. « Alors, ça vous intéresse ? Venez au bureau qu’on trouve le bon contrat pour vous ! » Quand on a expliqué au jeune guide qu’on était déjà en vacances pour quelques années, sur un bateau de surcroît, il a pris un air rêveur puis résigné. Il a fixé autour de nos poignets le bracelet VIP et nous a souhaité une bonne journée. Dans ce labyrinthe de halls, de réceptions, d’escaliers, d’appartements, de bars, de restaurants… il nous a fallu un petit moment pour nous repérer. Et un autre pour se détendre : la promiscuité avec la clientèle américaine, ventripotente, tatouée et collée à son gobelet d’un demi-litre, était intimidante. Les filles, elles, n’ont pas mis plus de 5 minutes pour qualifier l’endroit de « génial ».  Si on devait réellement revenir chaque année en République dominicaine, ce ne serait pas dans un zoo peuplé de créatures étrangères, mais parmi les « vrais habitants » au sein d’une nature réputée généreuse ! **Qu’en dites-vous ?** [](https://azyucroisiere.com/bvi2175-03-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2178-03-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2180-03-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2196-03-avril-2017/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles --- ### [Révolution, j’écris ton nom](https://azyucroisiere.com/revolution-jecris-ton-nom/) **Published:** mai 28, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Pas un mur qui ne peigne le portrait du Che, qui scande un slogan nationaliste ou qui rende hommage aux patriotes sacrifiés. Cuba vit complètement dans le souvenir de la Révolution, du moins en façade… Un peu d’Histoire. Luttant contre l’**occupation espagnole**, Cuba tombe, en 1898, sous la **mainmise américaine** qui en fait une sorte de protectorat (ce qui explique l’existence de la base actuelle américaine de Guantanamo ; j’ai mis du temps pour le comprendre !). Au début du XXe siècle, en raison de la Prohibition qui sévit chez le voisin, Cuba devient le lieu de tous les plaisirs de la jet-set américaine : sexe et jeu sous les tropiques font de La Havane la capitale de la prostitution, de la mafia et de la corruption. Des présidents fantoches se succèdent jusqu’à un certain Fulgencio **Batista** qui s’empare du pouvoir en 1952 lors d’un coup d’Etat. Pion des Américains, il laisse se développer le vice sous toutes ses formes dans la capitale et terrorise la population. ### Une indépendance toute récente La suite, vous la connaissez. Un jeune étudiant en droit, Fidel Castro, entame une guérilla dès 1953. A force d’attentats et soutenu notamment par les paysans, il ébranle l’armée qui bat en retraite. Le dictateur Batista n’a plus qu’à s’enfuir. Le 1er janvier 1959, **Fidel Castro** entre victorieux dans La Havane au côté de ses fidèles compagnons, **son frère Raul, Ernesto Che Guevara et Camilo Cienfuegos.** [](https://azyucroisiere.com/santa-clara38-21052017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3096-15-mai-2017/) Au musée de la Révolution (La Havane) : le Che et Camilo Cienfuegos, guerilleros de la sierra. [](https://azyucroisiere.com/santa-clara41-21052017/) Santa Clara est la ville hommage à Ernesto Guevara, avec un musée et un mausolée. [](https://azyucroisiere.com/santa-clara40-21052017/) 7 mètres de hauteur pour témoigner de la grandeur du Che. Au lendemain de cette victoire, le pays choisit la voie communiste en s’alliant avec l’URSS. Nationalisation des terres agricoles, des industries, chasse aux sorcières, alphabétisation, accès gratuit aux soins de santé, etc., les changements sont radicaux. Jusque dans les années 2000, avec Fidel Castro toujours au pouvoir (Parti unique oblige !), Cuba demeure un bastion communiste intransigeant. Après réflexion, je me dis que, quand on a abusé des bonnes choses, on a tendance à se mettre au régime, non ? La débauche fait le lit du puritanisme, l’égoïsme celui du nationalisme aveugle. La faute aux Américains ? [](https://azyucroisiere.com/trinidad4-20052017/) Ecole primaire à Trinidad [](https://azyucroisiere.com/trinidad5-20052017/) Les grands noms affichés en classe. [](https://azyucroisiere.com/trinidad7-20052017/) La cour de l’école avec les « super héros » ### 60 ans de Révolution, ça use… Au tournant du XXI siècle, l’effondrement du bloc soviétique à l’est, les difficultés économiques (80 % de fonctionnaires, ça coûte !) et l’isolement de l’île à tout point de vue mettent sérieusement en péril ce modèle. En un mois dans le pays, je ne prétends pas cerner la situation, juste remarquer certaines choses. Comme l’absence de kiosques à journaux. L’interdiction d’un grand nombre de sites sur **Internet**. Pas moyen, pour nous, d’acheter en ligne des fournitures pour le bateau, ni de consulter Lemonde.fr. De toute façon, les accès au web sont cantonnés à des lieux précis (118 salles dans tout le pays + des espaces publics circonscrits). Pour nous, c’est le hall d’un hôtel à 20 minutes de marche (et souvent, ça rame). Les accès à Internet sont également limités en durée au moyen de cartes valables une heure. Sur cette place de Santa Clara ça capte les habitants se rassemblent pour téléphoner Cest plus sympa que de surfer chez soi devant la télé non ### Des magasins quasi vides L’embargo américain a entraîné de nombreuses pénuries sur l’île. On ne trouve pas systématiquement de papier toilette dans les hôtels ou les restaurants. Le savon est aussi une denrée rare. Les rayons des magasins alimentaires sont certes achalandés mais il n’y a, généralement, qu’une seule marque. Sur 5 mètre de rayonnage, c’est les céréales pour le petit déjeuner All Bran Spécial Fibres ou rien. Le chocolat, les conserves de thon, certaines confiseries se comptent sur les doigts d’une main et sont sous clés dans des vitrines. Une banderole contre lembargo américainDans ce contexte, j’imagine que les Cubains ont développé leur ingéniosité afin d’obtenir ce qui leur a longtemps manqué. Ce sont sans doute les champions du **recyclage** ! Chaque matin d’ailleurs, un monsieur arpente les quais de la marina, demandant poliment aux propriétaires des bateaux s’ils se débarrasseraient de certaines choses, bouts, bidons en plastique… Un savon naturel il suffit de frotter ses mains avec ce fruit qui dégage en plus un délicieux parfum### Des surveillants à chaque coin de rue Partout, on croise des personnes chargées de la sécurité : gardien de parkings devant les boutiques, les plages, les sites touristiques, les chambres chez l’habitant, vigiles à la marina (pratiquement un par ponton !), guérites aux intersections des avenues dans La Havane. Même les sanitaires de la marina sont surveillés la nuit par des femmes qui s’endorment sur le coin d’une table ! A quoi ça sert ? La conséquence positive, c’est qu’on se sent en **sécurité** au moindre endroit. L’air de rien, j’interroge un maximum de personnes pour savoir comment elles perçoivent leur liberté restreinte. Peuvent-elles voyager ? Bien souvent, on me répond que c’est possible mais que le coût d’un séjour à l’étranger est hors de portée de leur bourse. Pourtant, 1 million de Cubains sur les 11 millions que compte le pays sont **expatriés**. Appartiennent-ils tous à un milieu aisé ? Malgré mes balbutiements en espagnol, je continue d’enquêter. Mur syndical à lentrée dune Maison de la culture### Libéralisation progressive En nous baladant sur l’île, nous déjeunons dans plein de petits restaurants. Le menu est souvent le même : assiette de crudités (toujours tomates+concombres) et poulet frit servi avec du riz et des chips de banane plantain. La déception des filles quand elles ont vu les bananes au lieu des frites tant espérées ! A Santa Clara, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur une assiette bien cuisinée de poisson, crevettes et de langouste. Sommes-nous dans un **restaurant d’Etat** ? Car jusqu’en 2011, seuls les restaurants d’Etat avaient le droit de servir langoustes et crevettes ! Les autres, notamment les particuliers qui louent des chambres, n’avaient qu’à se contenter de riz-poulet ou porc-haricots noirs. Pas très vendeur ! [](https://azyucroisiere.com/playa-larga3615-18-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/playa-larga3618-18-mai-2017/) Les petits déjeuners chez les habitants sont appétissants… [](https://azyucroisiere.com/santa-clara36-21052017/) … malgré certaines pénuries . Cette Plaza de la Révolution, à La Havane, est érigée d’un étrange obélisque, en mémoire de José Marti, le héros de l’**indépendance** acquise à la fin XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est peut-être vis-à-vis de son histoire que Cuba doit prendre une certaine indépendance…  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, Cuba, histoire --- ### [J’ai une dent contre les anniversaires…](https://azyucroisiere.com/jai-une-dent-contre-les-anniversaires/) **Published:** août 9, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Installée depuis plus d’un mois au Guatemala, notre petite famille française fait désormais partie des habitants du rio Dulce. Aussi Erell a-t-elle eu la grande joie d’être invitée à l’anniversaire d’un élève de sa classe. Mais le roi de la fête n’est pas celui qu’on croit : Monsieur sucre trône en maintes occasions ! Au bout du chantier naval de San Felipe, une paillotte en bois décorée à l’effigie de Spider Man s’avance sur le fleuve. Arrivés en avance pour les 5 ans de Fabian, nous aidons aux derniers préparatifs. Deux *pinatas*, grandes poupées en papier, attendent qu’on leur remplisse le corps de friandises. La maman de Fabian ouvre un sac de sucettes de 5 kg. Puis, un autre de 2 kg chargé de bonbons dans leur emballage individuel ; enfin viennent les capsules de gelée. Ces gels aromatisés pourraient s’appeler des « expressucres » : fondant sous la langue, on en goberait des dizaines sans s’y méprendre. ### Pluie de friandises Les *pinatas* sont hissées au bastingage d’un bateau et, tour à tour, les enfants les frappent d’un bâton afin de les éventrer. Au moment où elles déversent leur pluie de friandises, une quarantaine de mains se ruent dessous. Chacun fait le plein muni de pochon en plastique. Revenus de leur cavalcade, les invités se rassemblent autour du prodigieux gâteau bleu et rouge sur lequel figure le portrait de Fabian. On nous sert une part ainsi que des tortillas nappées de tomates, fromage, et des petits sandwichs au thon. Le tout arrosé de jus de groseille-pays, appelé « Jamaïca », bien frais. Je partage ce moment avec beaucoup de plaisir, tentant de suivre les conversations en espagnol.  ### Petiots aux dents d’argent Un bébé de quelques mois léchouille une sucette à la grenadine, la tournant dans tous les sens entre ses menottes malhabiles. Au moment où une fillette de 6 ans entame la conversation, son sourire dévoile des dents de couleur gris métallisé. Je suis perplexe. Dans les rues de Fronteras, comme à la sortie de l’école, je vois régulièrement de jeunes enfants avec une dentition argentée. On leur pose des couronnes sur des dents de lait ? Et oui ! Profitant d’un rendez-vous chez la dentiste de Moralès (moi, je mange des glaces en cachette !), je l’interroge sur ce point : « *Chez les jeunes enfants, on remplace les dents cariées par des couronnes en acier inoxydable* ; *cela coûte 5 fois moins cher que le matériel utilisé pour les adultes* ». Les bambins de conditions plus modestes ont, parfois, des dents de lait carrément pourries, voire réduites à l’état de chicots. Le manque de fluor dans l’eau serait, en partie, responsable de cette dégradation. La majorité des habitants du rio Dulce prélèvent l’eau du fleuve qu’ils filtrent avec une sorte de pot en terre-carbone afin de la rendre potable. A la marina, l’eau des pontons provient d’un puits. « *L’abus de sucreries tout comme un mauvais brossage sont responsables de ces dégâts*, ajoute Sonia Olavarrueth de Diaz. *L’addiction au sucre commence dès le plus jeune âge ; nombre de parents sucre le lait infantile pour encourager le bébé à boire son biberon*. » ### Le bonbon consolateur Au moment d’inscrire nos filles à l’école, j’ai été bien aise de voir figurer sur la liste des fournitures « brosse à dent et dentifrice ». Ca faisait très sérieux ; j’ai vite compris que c’était juste indispensable. L’établissement vend des confiseries pour un quetzal (10 centimes). Comme nos filles partent sans argent, je m’étonnais de les voir descendre du bus en tirant une langue tour à tour bleue ou rose, un bâtonnet à la bouche. « *On a eu une sucette au dessert !* » Et, preuve de leur bonne intégration, elles se voient également offrir des bonbons que les copains bien achalandés partagent volontiers. Même la maîtresse recourt à une petite sucrerie en cas de gros chagrin. Diable, l’expérience scolaire va nous coûter bonbon en soins dentaires ! Le plus discrètement possible, j’invite à la modération ; à 9 ans, Coline est réceptive, elle comprend, elle s’organise : « *après la sucette, j’ai bu un grand verre d’eau pour me rincer la bouche* ». Qu’en est-il des maternelles ? Peut-on imaginer un bambin de 4 ans refuser une confiserie ? Une petite sucette avant de prendre le carQuant aux adultes, sont-ils aussi accros au sucre ? On peut se poser la question. A la banque, Jean-Marie a fait une drôle de tête quand la guichetière lui a offert, en guise de bienvenue, une sucette. Comme l’opération bancaire qu’il souhaitait réaliser n’était pas possible, il ronchonnait dans son coin en bon Français. Prise de pitié, une caissière l’a hélé pour lui donner… une autre sucette ! « *Quand j’accueille un nouveau patient, la première question que je lui pose, c’est de savoir s’il est diabétique*, raconte la dentiste de Moralès. *C’est hélas assez commun* ». ### Société Coca-Cola En ville, la moindre échoppe dispose d’un distributeur de boissons : Sprite, Fanta, Coca-Cola… comment ne pas craquer devant tous ces mirages quand le thermomètre grimpe jusqu’à 35 degrés ? Reprenons nos esprits…, le plus désaltérant, c’est l’eau, non ? Or, pour la même contenance, l’eau coûte deux fois plus chère que n’importe quel soda ! Sur *Balanec*, on fabrique des bulles avec une machine à soda (SodaStream). Comme on a la main légère sur le sirop, on boit sans scrupule ces boissons pétillantes.  Dans les bars, les restaurants, la carte propose pourtant des jus de fruits très rafraichissants : ananas, papaye, pastèque, tamarin, melon, des milk-shakes ou encore une sorte de lait de riz. J’ai même goûté un cocktail étonnant chocolat-avocat. Des marchands ambulants servent aussi des verres de glace pilée nappée, de façon équilibrée, de sirop. Quand on paye, on choisit ce que l’on consomme. Mais quand c’est donné, distribué, en libre-service, on ne décide plus de rien, on s’habitue, c’est tout. Pas facile, ensuite, d’apprendre aux enfants la modération. Jus de tamarin maison Les fruits sont vendus écrasés il ne reste plus quà les faire tremper dans de leau  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Le coin des enfants, Loisirs **Étiquettes:** école, enfant, Guatemala, santé --- ### [Semuc-Champey : la nature fait des merveilles](https://azyucroisiere.com/semuc-champey-la-nature-fait-des-merveilles/) **Published:** septembre 23, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Curiosité géologique, le site naturel de Semuc-Champey (Guatemala) force l’étonnement : dans le lit d’un fleuve tumultueux des piscines d’eau turquoise se succèdent. A mon palmarès des plus beaux endroits du monde, il est numéro un ! Depuis Lanquin, Semuc-Champey est à une heure en pick-up. Les bétaillères chargent touristes et locaux qui se serrent, se cognent, s’amortissent au gré des cahots. Pendant que le chauffeur bataille avec la piste indomptable, les sacs de maïs, les bassines de tortillas et les poules dérapent d’un côté à l’autre de la benne. Les étrangers s’exclament, se crispent et rigolent tandis que les Guatémaltèques se laissent balloter sans réaction, le regard perdu dans leurs pensées. Un pont métallique enjambe le **fleuve Cahabon** et l’entrée du site apparaît. Aussitôt, Josué, notre guide, nous entraîne vers le mirador, un point de vue situé 500 mètres plus haut. Dans ses sandales en plastique, le jeune homme crapahute gaiement entre les pierres ; derrière, nous tirons la langue, essoufflés mais souriants – on ne veut rien laisser paraître ! ### Panorama minéral et aquatique Au sommet, une plate-forme en bois s’avance dans le vide. Elle offre une vue époustouflante. Des falaises vertigineuses, d’où s’élancent des arbres acrobates, semblent veiller, en contrebas, sur des berceaux d’eau dormante. Lisses comme une mer d’huile, les bassins vert-bleu se succèdent en escalier, gentiment reliés par de petites cascades. Le plus incroyable, c’est de voir, en amont comme en aval des piscines, le rio Cahabon charriant avec fureur des tonnes d’eau marron. Comment est-ce possible ?  ### Une grotte sous le fleuve En q’eqchi, la langue maya de la région, Semuc-Champey signifie « *là où le rio se cache sous la terre* ». Il y a des milliers d’années, de gros blocs de roche se sont détachés de la montagne et sont tombés dans le fleuve. Or, ces montagnes sont constituées d’une roche friable formée à partir de la lente fossilisation de coquillages et animaux marins. En se précipitant dans le rio, les pierres ont créé une sorte de pont sous lequel le torrent s’est engouffré, creusant une grotte de 300 mètres de long. Au dessus, l’eau fraîche provenant des sources des collines s’est mise à ruisseler, polissant la roche tendre. Ainsi se sont formées ces incroyables piscines.  ### Pédicure gratuite Dans la touffeur de la jungle, l’envie d’y plonger est grande. Aussi redescendons-nous du mirador en sautillant afin de se baigner dans cette eau limpide et froide. Vigilant, Josué nous accompagne de piscine en piscine car la pierre beige est extrêmement glissante. Et quoique l’eau apparaisse transparente, elle est par endroits très profonde. Jean-Marie tente s’élance d’une chute d’eau, suivi par Coline, intrépide, pendant qu’Erell et moi-même tâtons, à quatre pattes, le terrain. Pas trop longtemps puisque des petits **poissons** voraces nous grignotent les pieds sans aucun ménagement. Il faut se résoudre à sauter. Au bout de quelques heures, bien refroidis par cette eau dévalant des hauteurs, nous quittons à regret ce lieu merveilleux.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala, nature --- ### [Une maman sous pression](https://azyucroisiere.com/laver-son-linge-en-bateau/) **Published:** août 17, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # A l’école de San Felipe, au Guatemala, l’uniforme est de rigueur. Ah ! la riche idée d’imposer un polo blanc. Au fur et à mesure des jours, il l’est de moins en moins. C’est l’occasion de tenter des expériences. Deux fois par semaine, je frotte à la main, au savon de Marseille, les deux polos de mes filles et les passe, à l’occasion, dans notre machine à laver de camping dont l’eau ne dépasse pas 30 degrés. J’utilise de la lessive au savon noir ainsi que du fiel de bœuf, efficace contre les tâches ; mais j’économise au maximum ces produits. En effet, je n’arrive pas à me faire à l’idée d’employer de la javel ou d’autres détergents moins naturels.  ### Polo à la cocotte-minute L’eau bouillante pourrait aider à laver plus blanc que blanc. Comme on évite de surchauffer le bateau et qu’on fait attention au gaz, je mets les polos dans la cocotte-minute. Le résultat est mi-figue, mi-raisin. Je les ai peut-être laissés trop longtemps dedans. La prochaine fois, j’essaie au four solaire en contrôlant la durée de trempage.  En dehors des grandes villes, les lave-linge sont rares dans le pays. On nettoie à la main dans des lavoirs en béton à bonne hauteur. Il s’agit d’équipements publics ou personnels. Nombre de femmes amènent aussi directement leur linge au bord du fleuve. Les eaux usées sont rejetées sans traitement dans le lac Izabal. Notez lhomme au fond qui frotte aussi  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** eau, école, énergie --- ### [Guatemala : des écoliers patriotiques](https://azyucroisiere.com/guatemala-des-ecoliers-patriotiques/) **Published:** septembre 29, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Le 15 septembre, le pays célèbre en grandes pompes l’anniversaire de son indépendance (1821). Pour l’occasion, l’école primaire de San Felipe avait invité les familles à partager cette journée de fierté nationale. Passé le chahut des préparatifs, le premier groupe fait son entrée sur scène. Habillés aux couleurs nationales – bleu et blanc –, les petits élèves gantés hissent le drapeau. Main sur le cœur, la tête haute, la foule entonne l’hymne du Guatemala. Dans son ample robe typique, la directrice de l’école ne cache pas son émotion. Québécoise, elle a fondé en 2013 cette [école bilingue (espagnol-anglais)](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/08/bienvenue-a-lecole-bilingue-san-felipe/) qui marie les cultures d’Amérique du nord et centrale. Hymne national la main sur le cœur### L’explication des symboles Tout au long de la matinée, nous écoutons le récit historique de l’indépendance du pays. En 1821, des négociations politiques ont mis fin à la domination espagnole, évitant une guerre à laquelle, hélas, le voisin mexicain n’a pu échapper avant de disposer de sa propre souveraineté. A la tribune, une enseignante passe en revue les symboles nationaux et explique leur signification. L’hymne dont les paroles originales ont été écrites par un Cubain, le drapeau et l’écusson. Sur ce dernier, outre des éléments plus classiques comme une couronne de lauriers ou le texte de l’émancipation, on remarque un **quetzal** à la très longue queue. Cet oiseau ne pouvant vivre en captivité, il est devenu le chantre de la liberté au Guatemala. Deux épées, marquant l’honneur, sont associées à deux **fusils-baïonnettes** croisant le fer. Ces derniers montrent la volonté du peuple à défendre son pays au moyen de la force, si nécessaire. Sur un côté de la cour, une magnifique représentation d’arbre couvre un pan de mur ; il s’agit d’un **fromager** (« ceiba ») que les Mayas considèrent comme **sacré** depuis l’époque pré-colombienne. Pouvant atteindre une hauteur vertigineuse, il semble relier la terre et le ciel, le monde des vivants et des morts. Dans nombre de lieux importants trône en effet un « ceiba » qui, par ailleurs, produit une sorte de coton appelé kapok. Je fais un clin d’œil à Coline. Quelques jours auparavant, la recherche des armoiries faisait partie des devoirs du soir. Elle a ainsi étudié ces signes et dessiné la fleur du pays (« monja blanca »), une **orchidée blanche** appréciée pour sa rareté et sa beauté. Le kapok ou ceiba est un arbre sacré chez les Mayas### Costumes et danses mayas Le discours est entrecoupé par le spectacle des enfants. Des danses mayas mettent en scène l’**offrande aux dieux**. D’autres exposent, au son de la **marimba**, les costumes des différentes régions. Les ados se trémoussent en tenue de **cow-boy**, les plus petits interprètent un passage de l’opéra Casse-Noisette (héritage de l’histoire coloniale ?)… Tout au long des prestations, la directrice remet des **diplômes**, de dessin, d’anglais, de persévérance, d’engagement… Même le chauffeur de bus repart avec son carton de félicitations !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Ecole, Instruction libre, Le coin des enfants **Étiquettes:** Guatemala, histoire, maya --- ### [13 octobre : fin de l’école au Guatemala !](https://azyucroisiere.com/13-octobre-fin-de-lecole-au-guatemala/) **Published:** octobre 21, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Pendant trois mois, Coline et Erell ont suivi les cours de [l’école-collège de San Felipe.](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/08/bienvenue-a-lecole-bilingue-san-felipe/) A l’heure des grandes vacances (qui finissent en janvier pour leurs copains), elles reviennent sur leurs journées au sein de cette école trilingue (espagnol-anglais-q’eqchi). # Coline, 9 ans **Alors, hablas espagnol ?** -Si ! Hablo mucho espagnol ! Je parle et je comprends. **And english ?** -No… Je n’ai pas vraiment appris à parler anglais. Je suivais les leçons et je recopiais les exercices. Les autres enfants, eux, écrivaient des longs textes en anglais. **Quelles matières as-tu étudiées ?** -Sciences naturelles (ciencias naturales), communication et langage (communicacion y lenguaje), production et développement (productividad y desarrollo), sciences sociales (ciencias sociales), maths, musique, q’eqchi, anglais, lecture, instruction civique (formacion cuidadana).  **Est-ce que les méthodes d’apprentissage sont différentes de [l’école Diwan de Crozon ?](https://balanecatao.wordpress.com/2016/04/14/la-vie-a-lecole-et-lecole-de-la-vie/)** -Oui, ici au Guatemala, on a beaucoup de matières. J’avais **trois institutrices** sympas, Ester pour les principales matières, Mary pour l’anglais et la professeure de musique. On passe beaucoup de temps à écrire, recopier, dessiner. Le soir, il y a des **devoirs écrits**, comme résumer un texte. Moi, je demandais à un adulte de la marina de m’aider. Je soulignais au marqueur les phrases importantes et je les recopiais sur mon cahier. Cela me prenait beaucoup de temps mais je voulais absolument faire comme les autres élèves. Coline et sa maîtresse Ester**Décris-nous ta classe, la cour, la cantine…** -Ma classe était petite avec un grand ventilateur car il faisait souvent assez chaud ; chacun avait son bureau et un casier pour ranger toutes ses affaires. A la pause du matin, vers 9h30, les enfants s’achètent des bonbons, des tortillas, des poches d’eau… A midi, on fait la queue pour recevoir son repas ; chacun s’assoit à la même place chaque jour. Les grands du collège ne jouent pas avec les petits parce qu’ils n’ont pas leur pause en même temps. C’est dommage. Il y a aussi un grand parc avec de la pelouse, des toboggans, un trampoline, des balançoires, un terrain de foot…  **Le vendredi, il n’y a pas d’uniforme, comment s’habillent les élèves ?** -Les collégiens et les moyens, comme ceux de ma classe, portent des jeans, des baskets et un tee-shirt. En maternelle, les petites filles mettent plutôt des robes et des jupes. **Qu’est-ce qui te plaît dans cette école ?** -Les amis, les cours, ma maîtresse, le parc, les grands matchs de foot. J’étais la seule fille à jouer au foot, à part deux maîtresses. **Quel est ton meilleur souvenir ?** -Le dernier jour d’école parce qu’on a mangé des pizzas, on a dansé et on a joué dans le parc. Et aussi le jour où on a fait un **grand match de foot** avec toutes les classes. Je me souviens encore du **défilé** dans les rues de Rio Dulce le jour de la fête nationale en septembre. On était en uniforme et on agitait des drapeaux devant les chars décorés en bleu et blanc. **Quels sont tes amis ?** -Sofia, Santiago, Mario, Carlos, Cielo et Cerlina – presque toute la classe en fait ! – car on n’était que huit.  **La dernière semaine était consacrée aux évaluations avec des devoirs dans toutes les disciplines. Comment ça s’est passé pour toi ?** -Bien, j’ai fait de mon mieux.  **As-tu fait des efforts particuliers durant ces trois mois ?** -Dans ma classe, cela a été facile de m’adapter dès le premier jour parce que les élèves étaient gentils. Ils étaient contents de m’accueillir. **Qu’est-ce qui a été difficile ?** -Faire la queue pour acheter à manger à la pause du matin parce qu’il y avait plein de monde et que je ne savais pas comment on disait « de l’eau », je ne savais pas les mots pour la nourriture… C’était dur de me faire comprendre. **Et maintenant, qu’est-ce que tu as envie de faire ?** -Etre en vacances et inviter les amis ! J’ai aussi envie de continuer mes cours d’espagnol ; j’ai rédigé un programme avec toutes les matières chaque semaine. **Qu’est-ce que tu as appris en fréquentant cette école ?** -On peut se faire des amis même si on ne parle pas la même langue qu’eux. # Erell, 6 ans **Qui sont tes amis ?** -Matias, Dulce Oliva, Angel, Isabella, Dany. Erell avec sa maîtresse Seno Vivi et sa copine Dulce**Qu’est-ce qui était sympa ?** -La cantine, c’était bien. **Ton meilleur souvenir ?** -Manger le gâteau le dernier jour d’école. Des fois, on fêtait les anniversaires, il y avait toujours un cadeau. A celui de Matias, il a reçu 3 gros camions jaunes. Pour mon anniversaire, les enfants m’ont peint un grand dessin avec leurs mains. Je me souviens aussi de mon premier jour d’école parce que la maîtresse nous avait peint les pieds. Ensuite, on les a mis sur une feuille et Seno Vivi a dessiné une licorne. **A quoi jouais-tu dans la cour ?** -On jouait au loup, à la marelle, une fois, on a joué à 123 Soleil avec Coline. On faisait le cheval en courant. Et dans le parc, de la balançoire. Mais, souvent, Marin et moi, on restait assis sur une chaise jusqu’à ce que la cloche sonne, on s’ennuyait un peu. **Qu’est-ce que tu as appris avec Seno Vivi ?** Les lettres. Dans chaque case, tu devais écrire B, H, Y. Je faisais plein de lignes de BBBBB. Parfois, on chantait des chansons et on faisait de la peinture. **Qu’est-ce qui a été difficile ?** -La journée car c’était trop long. Mes parents me manquaient. Je crois que je suis très attachée à ma maman.  **Est-ce que tu aimes bien parler espagnol ?** -Oui, moi j’aime bien répéter les choses. Maintenant, j’apprends aussi quand je regarde les dessins animés ou Animal Planet à la télé sous la palapa, à la marina. **Il y a d’autres langues que tu voudrais parler ?** -Le chinois ! **Et maintenant, est-ce que tu étudies à la marina ?** -Le soir, après le repas, j’aime bien **écrire en attaché**. Je fais des lettres et je recopie des mots. Parfois, Coline nous fait l’école, à moi et à Marin qui a 4 ans. Je prends alors mon cahier de maths. Je sais aussi très bien dessiner les chevaux et les princesses.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Instruction libre, Le coin des enfants **Étiquettes:** école, enfant --- ### [Chez les Mayas de la montagne](https://azyucroisiere.com/chez-les-mayas-de-la-montagne/) **Published:** octobre 7, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Dans les environs de Semuc-Champey, la population guatémaltèque vit entre jungle et montagne, à l’écart de toute urbanisation. L’espace d’un après-midi, nous partageons le quotidien d’une famille q’eqchi’. Pour rejoindre Semuc-Champey depuis le Rio Dulce, il y a 5 heures de **pistes** à s’enfiler. Le mini-bus vieillissant rebondit sur les cailloux, s’affaisse dans les ornières et, rapidement, plus que l’inconfort, c’est la panne que nous redoutons. Au milieu du relief escarpé, à 2 heures en voiture (mais combien d’heures à pied ?) de la prochaine bourgade. On se sent si petit, si seul dans cette nature dominatrice pas même gâchée par une antenne, un poteau électrique ou une clôture. Et pourtant, l’**isolement** est relatif. Toute une population vit là ; nous croisons des paysans machette au poing, des bûcherons vigoureux, des hommes lents, leur fagot de bois sur la tête, des jeunes filles rieuses débouchant d’un talus, des écoliers en uniforme, des mamans calmes sur le seuil de leur maison… La majorité des gens se déplacent à pied. Pour les plus longues distances, quelques pick-up font office de taxi. Debout à l’arrière, les Guatémaltèques y voyagent détendus malgré les secousses.  ### Des amis très vite A l’hôtel où nous sommes descendus, quelques enfants rôdent. En deux temps, trois mouvements, Coline, pieds nus, les suit dans la futaie qui sépare l’hôtel d’un hameau ; là, trois maisons en bois rassemblent une famille. Erell, Jean-Marie et moi-même nous avançons dans leur cour plantée de caféiers et de bananiers. Timidement, nous demandons si nos enfants peuvent jouer avec les leurs ; c’est parti pour un joyeux **cache-cache** dans le poulailler, en haut de l’oranger et tout autour des habitations. De la cuisine, la grand-mère, **Anna-Conception** – n’est-ce pas un prénom magnifique ? –, nous sert du **café**. Elle tend une tasse à Coline qui pique un fou rire. J’essaie de leur expliquer que, chez nous, les enfants ne sont pas censés en boire, la boisson étant réservée aux adultes, ce qu’ils trouvent très drôle. Fabriqué à partir des grains qu’ils torréfient et moulent eux-mêmes, leur café, très léger et sucré, ressemble davantage à un thé.  ### La cuisson des tortillas Voilà Nicolas, le grand-père, qui rentre le dos courbé, chargé d’un sac. Tandis que le vieil homme mouline les grains de **maïs**, l’une des deux belles-filles les transforme en **farine** sur une meule de pierre. Elle fait de petits tas que l’autre jeune femme aplatit à la main pour obtenir des ronds de pâte. Bethsabée m’invite à l’imiter. Je malaxe la pâte et essaie de former des **tortillas** aussi rondes que possible. Puis, nous les déposons sur le **comal**, cette plaque en terre cuite posée à même le feu, afin de les cuire quelques minutes. Pour arranger le foyer, nous soufflons sur les braises et déplaçons les bûchettes. La fumée me pique les yeux. Bien qu’il fasse encore jour dehors, la maison des anciens est plongée dans la semi-obscurité. Une ampoule inanimée pend au plafond. La lueur du jour, estompée par l’épaisse végétation alentour, ne perce qu’à travers l’unique fenêtre, l’entrée dépourvue de porte et les murs en claire-voie composés de cannes plantées verticalement.   ### Le strict minimum La maison est divisée en deux pièces, la cuisine et la chambre à coucher où sont suspendus plusieurs **hamacs**. Dans la cuisine en terre battue, le seul meuble, hormis une table en bois, deux étagères et deux chaises en plastique, est une armoire-vaisselier où sont rangés des torchons en tissu, des tasses en porcelaine, des assiettes en plastique, des bols fabriqués à partir de calebasses. Je ne vois pas de couvert. A quoi bon ? Le **repas quotidien** est constitué de tortillas nappées de sauce tomate plus ou moins relevée, ou de haricots noirs réduits en purée. Plus rarement, du riz, du poulet. Des épis de maïs bouillent sur le feu ; Anna-Conception nous en sert un à chacun.  ### Q’eqchi’, breton : memestra ! Tout en mangeant, je discute avec les deux jeunes femmes de 18 et 30 ans qui semblent être les mamans des sept enfants. Outre la préparation des repas et l’entretien du foyer, elles lavent le linge de l’hôtel voisin. L’un des maris entretient le jardin de l’hôtel tandis que l’autre travaille dans la **milpa**. Bien qu’elle ne parle pas espagnol, la grand-mère ne perd pas une miette de nos échanges ; ses belles-filles lui traduisent nos propos en **q’eqchi’**. C’est l’occasion d’apprendre quelques mots : « **matiox \[merci\]** », « us » \[de rien\], « ust man » \[bonjour à l’attention d’une femme\]… L’un des deux fils, William-Alexander, nous demande avec beaucoup d’intérêt quelles langues nous parlons, fier de pouvoir converser avec nous en espagnol. Il excuse ses parents qui ne comprennent que le q’eqchi’. « *Ils ne sont pas allés à l’école* », justifie-t-il. « *Ma grand-mère non plus ne parlait pas bien français*, je lui réponds, *pour la même raison* ». S’il pouvait comprendre que, oui, je parle français, anglais, allemand, espagnol mais, au fond, le breton me manque. C’est la langue de mes grands-parents maternels, de nombre de souvenirs d’enfance, de mes propres enfants à l’école Diwan. J’ai envie de crier : « *Ne changez rien ! Gardez votre identité, gardez tout !* ». Comment conserver sa langue, sa culture, ses traditions tout en se sentant appartenir, au même titre que tout terrien, au monde d’aujourd’hui ?  ### Une rencontre émouvante Dehors, les enfants se sont mis à dessiner. Coline est allée chercher sa trousse, son cahier, a distribué une feuille et offert deux feutres à chaque copain. Comment les remercier de leur **hospitalité** ? C’est si bon d’être parmi eux, de côtoyer ces personnes paisibles, au rire facile, disponibles tout en vaquant à leurs occupations. Le jour prend fin ; il est temps de prendre congé de nos hôtes. Anna-Conception enveloppe plusieurs tortillas dans une feuille de bananier et nous les tend. Nous nous confondons en remerciement et, nostalgiques déjà, retraversons la futaie sans un mot, très **émus**. La milpa désigne lassociation de trois cultures maïs haricot courge Cette agriculture vivrière est la base de lalimentation guatémaltèqueErell prénom imprononçable pour ces collégiens les fait beaucoup rire ainsi que ses cheveux blonds quils qualifient en plaisantant de paille  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, Guatemala, maya --- ### [Les Kunas : des indiens les pieds dans l’eau](https://azyucroisiere.com/les-kunas-des-indiens-les-pieds-dans-leau/) **Published:** février 27, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Quittant les San Blas des cartes postales – plages et cocotiers –, nous jetons l’ancre devant les petites îles Robeson rarement visitées par les voiliers et situées tout près de la côte panaméenne. Sipo lépouse de Justino dans sa maisonAussitôt, des enfants viennent à la rame ou à la voile autour de *Balanec*. Silencieux, ils nous observent, manifestement intrigués par notre arrivée. Une heure plus tard, nous sommes invités à dîner chez Justino qui nous présente son épouse, Sipo, et leurs trois enfants. Seul le mari parle couramment espagnol, les deux ados, timides, nous comprennent un peu. Désireux de profiter de notre présence, Justino nous demande des livres pour les enfants : « en français, oui, très bien ! » et des films pour tous les âges, qu’importe la langue. Sa maison accueille plein de gamins qui viennent regarder des dessins animés sur son ordinateur et se remplir le ventre de petits pains ou d’un bol de lentilles corail. Au moment de prendre congé, le couple nous offre une chemisette brodée de mollas par l’épouse.  ### Incursion dans leur vie quotidienne  Le lendemain, répondant à leur demande, Coline et moi initions Sipo à la **pâtisserie**. Le gâteau à la noix de coco s’impose, ainsi qu’un deuxième à base de cacao en poudre. L’après-midi, Justino nous conduit dans son « jardin ». La **forêt tropicale**, sur le continent, fournit à tous les Kunas fruits et légumes suivant les saisons : banane plantain, citron, orange, yucca, canne à sucre, avocat, mangue, fruit à pain, plantes médicinales… Pour s’y rendre, nous remontons en annexe le rio Yara. Parmi les arbres nourriciers, Justino nous désigne l’essence utilisée à la confection des **pirogues** ; une fois abattu, le tronc est évidé à la machette. C’est ainsi que vivent les 11 familles de Tupsuit Pipigua. Le matin, les hommes vont en forêt cueillir fruits et légumes, entretenir les arbres et tailler les pirogues. Puis, ils repartent à la rame vers un rio plus proche pour faire le plein d’eau car l’île ne dispose d’aucune ressource d’**eau douce**. L’après-midi est dédié à la pêche. Plus sédentaires, les femmes s’occupent du foyer et de la confection des **mollas**. [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-dscn2485/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0072/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0069/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-dscn2497/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0089/) #image\_title ### Des îles en sursis Le village de Tupsuit Pipigua120 personnes vivent sur Tupsuit Pipigua, dont 78 enfants ! La **surpopulation** est l’un des facteurs qui menacent la pérennité des Kunas sur leurs îles. Mais pas seulement. Le réchauffement climatique, avec la **montée des eaux**, engloutit peu à peu ces îles plates. Les cocoterais comme les îles-villages sont concernées. Dans *The Panama Cruising Guide*, publié en 2002, Eric Bauhaus livre des photos aériennes qui montrent le rétrécissement de certains îlots. Avalées par la mer, de jolies plages ont quasi disparu. A leur place, d’innombrables troncs, prisonniers du ressac, vont et viennent. Car les cocotiers, léchés puis mordus par les flots, cèdent et s’effondrent dans l’eau. WarsobguadupQuant aux **îles-village**, elles se défendent en grappillant d’un côté les quelques mètres que l’océan leur dérobe de l’autre côté. A Tupsuit Pipigua, certaines berges sont peu profondes, de l’ordre de 50 cm. Alors les villageois reconstituent de la terre ferme à partir de blocs de corail, de sable et de touffes d’herbes replantées. Petit à petit, de petits espaces émergent tandis que certains îlots se noient. [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0079/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0084/) #image\_title Cette lutte contre la mer est vaine et le territoire kuna, déjà trop petit pour ses 55 000 représentants, ne va qu’en diminuant. « *Notre avenir est en face, dans la forêt, la montagne* », annonce Justino qui rappelle que son peuple a, par le passé, fui ces espaces pour préférer le large. Notre petite balade forestière nous donne au moins une explication : de gros **moustiques** nous sautent dessus, nous faisant craindre le paludisme et d’autres graves maladies. Justino### Le choc des cultures  Avant de quitter nos amis, nous les accueillons à bord et partageons un petit déjeuner français : pain maison, confitures, miel, beurre de cacahuète, thé, café. Les enfants s’apprivoisent et sympathisent tout en dessinant, réalisant des bracelets en élastiques ou lors de la baignade. En quelques jours à peine, Justino et sa famille nous ont dépeint leur vie si singulière, à l’écart des villes mais pas nécessairement déconnectée de toute information ; ils nous ont présenté leurs coutumes et leurs artisanats, nous ont expliqué l’organisation politique des Kunas, regroupés en une région autonome au Panama. Et, au moment de se dire adieu, je me demande quelle influence notre présence a sur eux. **Mais, si nous les changeons, eux aussi nous changent.**  [](https://azyucroisiere.com/sanblas11022018-dscn2453/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-dscn2476/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0085/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0093/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas21022018-dscn2508/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas20022018-img_0109/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/sanblas21022018-img_0023/) #image\_title  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, enfant, Panama --- ### [Parasailor : le spi top !](https://azyucroisiere.com/parasailor-le-spi-top/) **Published:** mai 18, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Nous avons équipé notre OVNI 435 d’un spi symétrique Parasailor. Et nous ne le regrettons pas ! En septembre 2016, nous avons participé au [rallye Barbados 50 (lire l’article)](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/14/marina-de-lanzarote-retour-au-monde/) organisé par **Cornel Sailing**. A Lanzarote (Canaries), le rallye s’ouvrait par une semaine de séminaires autour de divers thèmes : photographie de mer, techniques de mouillage, navigation au portant… Sur ce dernier thème, **Jimmy Cornel** évoquait les avantages du Parasailor. A ce moment, je pensais plus à un bon coup de pub qu’à une véritable amélioration de navigation. ### Opportunité d’achat d’occasion En arrivant au Guatemala (lien article), nous rencontrons un couple de retraités italiens qui naviguent sur un OVNI 435. Il veulent se séparer de leur spi Parasailor car ils trouvent son utilisation un peu trop sportive pour leur âge (80 ans !). Ils ne l’ont utilisé que 2 fois. On se laisse tenter par cette occasion de 125 m2 même si nous possédons déjà un spi asymétrique. Nous ne nous en sommes servi que 3 ou 4 fois parce que la plage d’utilisation est très réduite. Nous réussirons à le revendre à un particulier au Panama. ### Avantages La plage d’utilisation du Parasailor est incroyable : **jusqu’à 70º du vent.** Nous l’avons essayé à 80° sous 6nds de vent apparent sans aucun problème avec une vitesse de 4 nds. Nous l’utilisons **sans tangon**, c’est l’une des raisons qui a motivé l’achat auprès de mon épouse. Elle n’aime pas me voir à l’avant du bateau trimbaler ce gros tube en alu ; d’ailleurs je me le suis déjà pris sur la tête, et grâce à elle… ### Fonctionnement du Parasailor Il existe plusieurs configurations : -avec tangon ou sans -avec la grand-voile (2 ris sont nécessaires) ou sans Nous l’utilisons systématiquement sans tangon ni grand-voile. Le Parasailor a besoin de 2 lignes appelées bras. Elles partent du cockpit, passent dans une poulie sur la proue et ensuite s’amarrent par un mousqueton aux points d’écoute bâbord et tribord. Notre Parasailor mesure 125m2 ; la longueur nécessaire des bras est de 22m ; les écoutes peuvent se limiter à 16m. Une poulie ouvrante qui joue le rôle de barber hauler est intéressante afin de stabiliser le spi quand il y a de la houle. Il faut l’installer sur l’écoute sous le vent et la saisir sur un taquet latéral du rail de fargue. J’ai placé une autre poulie ouvrante sur le poste avant, utile lors de l’affalage du spi. La positionner sur le rail de fargue, faire passer le bout de la chaussette dedans. Cela permet d’être beaucoup plus stable quand on l’affale car on tire du bas vers le haut. **Préréglage du Parasailor avant l’envoi du spi** L’envoi du spi est conseillé à 120º du vent. Mais, si le vent est soutenu, je pense que 150º est mieux.  Avant l’envoi du spi, on peut prérègler la longueur du bras de spi à 2,50m au-dessus du point d’amure (proue, poulie sur davier). L’écoute du même bord ainsi que l’autre bras sont relâchés. L’écoute au vent n’est pas tendue. Ne pas fixer tout de suite les mousquetons des écoutes et des bras sur le spi. Cela permet de défaire les tours dans la chaussette, une fois hissée. Sortir la chaussette de sa housse, en prenant soin de conserver les bords vert et rouge chacun de son côté. Ramener l’étouffeur sur l’avant et sous le vent des enrouleurs. Fixer au taquet avant la ligne de remontée de la chaussette. On est prêt pour hisser la chaussette. Il faut une personne à la proue pour garder la chaussette sur l’avant. C’est parti, la chaussette est en tête ! **Envoi du spi** Défaire les tours de la chaussette si nécessaire et vérifier que la ligne pour ramener la chaussette est bien placée en avant de la chaussette. Fixer les 4 mousquetons sur les deux points d’écoutes du spi. Mettre les mousquetons des bras sous les mousquetons des écoutes. Tirer sur la ligne pour hisser la chaussette, ralentir au passage du kite. Souvent, cela passe difficilement à cet endroit. Régler l’écoute de spi sous le vent.  **Affalage** Abattre à 150° du vent, vérifier que vous n’avez pas empanné depuis l’envoi du spi. Sinon, il faut passer la ligne de la chaussette sur l’avant de l’enrouleur de génois. Choquer doucement l’écoute et seulement l’écoute. Attendre que le haut du spi se dégonfle puis commencer à tirer sur la ligne pour faire descendre la chaussette. Au niveau du kite, attendre que celui-ci se dégonfle puis continuer à tirer sur la ligne. Il n’y a plus qu’à faire tomber la chaussette et à la ranger. Réglage : Bras de spi angle vent apparent (AVA) AVA: 110° – 120° Point d’amure du bras de spi à 2,50m au dessus de l’étrave. AVA: 130° – 140° Point d’amure du bras de spi à 2,90m au dessus de l’étrave.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper **Étiquettes:** Ovni, traversée --- ### [Traversée du Pacifique : la belle parenthèse](https://azyucroisiere.com/traversee-du-pacifique-la-belle-parenthese/) **Published:** mai 18, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Un mois en mer, 4000 milles nautiques, 7000 km, 1000€ de vivres, 250 litres de gasoil. Tels sont les chiffres éloquents de cette Transpacifique entre le Panama et la Polynésie française. Mais que fait-on pendant tout ce temps ? **« Vous ne vous ennuyez jamais ? »** C’est, de retour d’une circumnavigation, l’une des questions des journalistes qui agaçait le plus Éric Tabarly. Ce à quoi l’officier de marine – bien éduqué mais breton – répondait, avec la meilleure volonté du monde : « Non ». Pourtant, il est bien légitime de demander ce que l’on fait durant **35 jours** de plein océan. Coline jette notre bouteille à la mer avec présentation de léquipage coordonnées GPS dessins le tout en français anglais et espagnol Quelquun va t il la trouver et où ### On fait avancer le bateau D’aucuns croient peut-être qu’il suffit de hisser les voiles en criant « À nous les cocotiers ! » pour se retrouver de l’autre côté, victorieux comme les premiers explorateurs. Tintin… Nous commençons par 10 jours de calme, voire, certains jours, de « pétole molle » dans le jargon marin. On allume le moteur. Mais le capitaine veille au stock de fuel, et nous progressons à bas régime. Dans le même temps, il étudie la carte pour nous déhaler du **pot-au-noir**, large zone réputée pour son absence de vent. Et, au moindre souffle, on ajuste la grand-voile, on déroule le génois ; le skipper affine les réglages pour gagner un demi noeud.  Passablement inquiets, on se demande ce qui se passera à mi-parcours, soit au milieu de nulle part, sans plus une goutte de gasoil et, par malheur, sans souffle non plus. Les heures s’égrènent, sereines en apparence mais l’impatience nous gagne. Je fais un rapide calcul : 4 noeuds/heure, 96 milles nautiques/jour, au moins quarante jours de nav’… Diable ! Heureusement, passés les Galápagos, nous touchons enfin les **alizés** et *Balanec* file ses 6 noeuds sous spi.  ### On dort… dès que possible  Car les **quarts** font partie du jeu. Même si, durant les 3/4 du trajet, nous n’avons vu aucun feu, aucune voile à l’horizon, il faut cependant surveiller le cap, les grains toujours soudains, le vent qui peut forcir, mollir, changer d’angle et régler la voilure en conséquence. En général, on divise la nuit en deux : 20 h-1h ; 1h-6h. Le plus fatigué des deux va se coucher en premier. Pendant ce temps, l’autre bouquine, écrit (journal de bord, journal intime, articles pour le blog), écoute de la musique ou des émissions radiophoniques pod-castées. Et puis, si le sommeil nous gagne, on dort par tranches de 35 mn. Parfois, Jean-Marie s’extirpe de sa bannette pour éteindre lui-même le réveil qui sonne depuis de très longues minutes à mon oreille complètement sourde. Là, c’est trop dur de lutter, il me relève quelque soit l’heure. En journée, on fait chacun une sieste qui aide beaucoup à tenir. ### On cuisine Les repas sont des moments attendus et appréciés. Pain, pizzas, brioches, gâteaux, pop-corn, sushis, glaces à la papaye (mais, c’est pas bon !)… La cambuse est pleine, alors on se fait plaisir. Car, parfois, quand le voilier **roule** du tonnerre, simplement cuire des pâtes demande de la motivation et pas mal de concentration. ### On contemple Des tortues, des raies sauteuses, des otaries, l’escale éclair aux [**Galápagos**](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/16/galapagos-escale-ou-pas/)[ (lire l’article)](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/16/galapagos-escale-ou-pas/) n’aura pas été vaine en dépit d’un goût de trop peu.  Poursuivant notre route, nous avons été gratifiés de la rencontre régulière avec des **dauphins** et des marsouins. Une joie à chaque fois ! Les voir, en nombre, s’amuser devant l’étrave, à portée de caresse ou sauter plus loin en bonds prodigieux est un spectacle fantastique. Mais le plus magique, selon moi, c’est quand nous les sentions la nuit. Ils s’annonçaient par une profusion de cris, autant de messages mystérieux. Dans le noir, on distinguait à peine leurs corps fuselés mais leur nage traçait, parmi le plancton, un sillage phosphorescent de toute splendeur. On aurait dit des sirènes à la queue argentée. Fascinant.  Plus nous avançons en haute mer, plus la vie animale se fait discrète. La dernière sterne, la dernière frégate superbe aperçues, nous voilà au royaume des **fous**. Ou des clowns car l’une des espèces, plumage blanc et rémiges noires, est affublée, non pas d’un nez rouge et de bottes bleues, mais d’un bec bleuté et de pattes rouges qui lui donnent un air comique. A force de tournoyer autour du bateau, trois fous élisent domicile, presque une semaine, sur la chaise de proue. Pas du tout gêné par notre présence, le trio est assez cocasse ; dès que l’un s’envole pour pêcher, les deux autres le repoussent à coups de bec : « Qui va à la chasse perd sa place ». Il faut un certain acharnement et une dizaine de tentatives pour que le malheureux retrouve son poste face au vent. Fou à pattes rougesEt que dire des **couchers de soleil** quand le ciel s’empourpre, s’embrase puis s’éteint sur l’immensité encrée. Que dire des **levers de lune** quand l’astre timide, parfois drapé de nuages effilochés, enfle, s’arrondit, vire du rose à l’orange puis présente sa classieuse tenue argentée, surpassant en éclat les perles scintillantes qui l’entourent. Déjouant les ténèbres, la lune et les étoiles sont les meilleures compagnes du veilleur solitaire. Un veilleur quelque peu perplexe lorsqu’il balaie la voûte céleste du regard : les lueurs les plus captivantes clignotent, jettent des éclats rouges, verts, oranges, s’alignent à l’horizontale, à la verticale. J’en ai compté jusque 8 : des **satellites**. Des satellites que j’observe, qui m’observent et dont je ne sais rien. Combien y en a-t-il en service ? Combien sont stationnaires, combien mobiles ? A quoi servent chacun d’eux ? Sont-ils, comme les étoiles, regroupés en constellation ? Existe-t-il une carte du ciel des engins stratosphériques ? Quelle énigme… ### On lit beaucoup, énormément Jean-Marie s’immerge dans le destin tragique des Templiers, des Cathares, des Égyptiens… moi, je musarde de tous côtés : *Jonathan Livingston le goéland*, *La Case de l’oncle Tom*, *Le Dernier Rêve de Cléopâtre*, *Tous les matins du monde*… Coline lit *Eragon*, une histoire de dragons et Erell nous imite, mettant en pratique le précepte de son ancien instituteur Diwan : « *On n’apprend pas à lire pour lire, on lit pour apprendre à lire* ». Notre bibliothèque compte pas moins de **20000 livres**. Si, si ! c’est grand un OVNI ! Les liseuses, trouvées in extremis à Panama City, nous offrent un choix incroyable d’ouvrages numériques. De mon côté, je m’efforce de finir les bouquins papier pour les donner au plus vite aux Polynésiens francophones ; ça fera du poids en moins. On lit pour soi mais aussi pour les autres. Coline raconte chaque soir une histoire à sa petite sœur. Et l’aînée apprécie beaucoup que ses parents lui dévoilent les aventures du *Club des cinq*, lovée sur leurs genoux.  De la lecture à l’étude, il n’y a qu’un pas. Coline recopie avec entrain le *Larousse de l’histoire pour enfants* (chargé sur l’i-pad) ; Erell est plongée avec une passion intacte dans la vie des cétacés. Elles ont le temps, elles ont tout leur temps, rien ne vient les détourner de ce qu’elles entreprennent. ### Ça joue ! Comme le veut la tradition au passage de lÉquateur Jean Marie honore Neptune le dieu de la merDe manière surprenante, plus la navigation dure, moins les filles s’ennuient. Jamais elles n’ont demandé : « c’est quand qu’on arrive ? ». Pour l’essentiel, elles s’amusent avec leurs Playmobil, dessinent, colorient, bouquinent, écoutent des chansons. Quand Erell a un coup de mou, un câlin, un bonbon, une histoire et c’est reparti. J’avais prévu plein de **cadeaux** (pâte à modeler, objets en bois à décorer, autocollants, dînette, coloriages…) que je leur ai distribués chaque trois jours. Erell attendait la Transpacifique depuis des mois rien que pour les surprises ! Un dessin animé le matin (quand il y a assez d’électricité), un film en fin d’après-midi ou en soirée et la journée est passée. ### Ça pêche ! Trois daurades coryphènes de taille moyenne, un beau thon rouge et un tazard « T’are ta gueule à la récré » : 1,50 mètre de long, une mâchoire de dents pointues composant une « scie circulaire », deux gros yeux noirs interrogateurs. J’aurais bien laissé la bête au fond mais Jean-Marie, prévoyant, a décrété qu’il fallait remplir le **congélateur**. C’est chose faite, aussi, au 25e jour de mer, la canne à pêche se voit-elle proposer une retraite anticipée qu’elle accepte sans rechigner, vexée d’avoir perdu quelques-uns de ses plus chatoyants leurres au cours de cette mission « pacifique ». Pourquoi s’acharner à la pêche ? Manque-t-il de poisson en Polynésie ? Non, bien entendu mais la menace **ciguaterra** refait surface. Le dépérissement du corail, affecté par le réchauffement climatique et donc par la hausse de température de son milieu de vie, en est la cause. Dès que le corail meurt, il perd toutes ses magnifiques couleurs et, blanc comme un cadavre, jette un dernier mais cinglant coup d’épée dans l’eau en fabriquant des ciguatoxines. Ces particules se détachent des blocs coralliens, sont ingérées par les petits poissons de roche, eux-mêmes dévorés par de plus gros prédateurs. Plus le poisson est gros, plus il concentre la toxine. Une seule ingestion, chez l’homme, peut suffire à tomber gravement **malade**. Donc, « poisson du lagon, jamais au bout du harpon » ! En attendant que les Polynésiens eux-mêmes nous donnent plus d’informations. ### Et on ne fait…rien Ce qui n’est pas s’ennuyer mais attendre, espérer, rêver, se souvenir, réfléchir… En un mot, **exister !**   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** bateau, Ovni, Polynésie, traversée --- ### [De l’huître à la perle : 3 ans de soins intensifs](https://azyucroisiere.com/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/) **Published:** juin 19, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aux Gambier, les eaux du lagon servent de manufacture à la confection de perles noires exceptionnelles. Visite guidée avec Éric Sichoix, propriétaire d’une ferme sur Taraura Roa. Français d’origine chinoise, Éric a créé sa propre entreprise perlière en 1999, sur l’îlot dont a hérité son épouse polynésienne Tina. La concession maritime s’étend sur 30 hectares, la ferme emploie une quinzaine de personnes. En 2018, 140 000 perles ont été récoltées. Malgré ce chiffre éloquent, chaque perle est une victoire en soi. Les naïades de nacre imposent en effet aux hommes de réguliers travaux physiques, une dépendance aux conditions météorologiques et une maîtrise experte du greffage.  ### L’huître naît dans le lagon Les huîtres vivent à l’état naturel entre 15 et 25 mètres de profondeur. Au moment du changement de saison, la température de l’eau augmente imperceptiblement de 0,5 à 1 degré provoquant la ponte. Les ovules des huîtres femelles et les spermatozoïdes des huîtres mâles sont éjectés dans l’eau, se rencontrent et se fécondent. Aussitôt les jeunes larves s’accrochent à n’importe quel substrat. Les perliculteurs les attrapent en disposant verticalement dans le lagon des **collecteurs en plastique**. Il s’agit de fils remplis de disques sur lesquels les larves se fixent et grossissent une année environ. Le collectage des naissains est souvent l’activité d’acteurs indépendants. Éric achète en effet le jeunes branches de **Pinctada Margaritifera** (nom de la variété) et les fait grandir encore une année dans les eaux de sa ferme. Un collecteur sur lesquels se fixent les larves dhuîtres### L’art du greffage Délicate opération que d’introduire dans le corps d’un mollusque une bille qu’il transformera en joyau de nacre ! Pour ce faire, deux huîtres sont nécessaires, une donneuse et une receveuse. L’huître donneuse est sacrifiée afin d’en récupérer un morceau de chair, le **greffon**. Ce dernier comporte l’ADN de la future perle et donc sa couleur dominante : vert, aubergine, noir, bleu nuit… L’huître receveuse est légèrement entrouverte ; on lui glisse à l’intérieur une bille de coquillage appelée **nucléis** qui est entourée par le greffon. Chez Éric, chacun des 5 greffeurs travaille 300 à 400 nacres par jour. De leur dextérité dépend la réussite de l’opération car l’huître peut rejeter le corps étranger, surtout les 5 premières semaines. Le **taux de réussite** est de 60 à 70%.  Les greffons lanière de chair et les nucléis billes jaunes en coquillage### Retour dans le bassin Les huîtres chargées de leur précieux trésor sont attachées à une grille quadrillée. Elles sont ensuite rapidement remises à l’eau. Durant l’année qui suit, les belles sont étroitement surveillées parce que les **prédateurs** rôdent : raies, tortues, balistes maraudent autour de ce banquet appétissant. Les installations peuvent également être détériorées par le mauvais temps ou les quilles des voiliers étourdis. Régulièrement, les coquilles des huîtres sont **nettoyées**, soit directement dans l’eau par des plongeurs, soit à la station et ramenées dans le lagon.  ### Récolte et bonus L’huître a donc au moins 3 ans quand la perle est récoltée. Cette dernière est triée, lavée, **lustrée** avant d’être vendue aux négociants impatients. Quand l’huître est en bonne santé, il est possible de lui introduire un autre nucléis — et plus gros que la fois précédente pour une perle encore plus volumineuse ! On peut **surgreffer** jusqu’à 3 fois une même huître. Les coquilles vides sont revendues aux joailliers qui en exploitent la nacre. Quant aux huîtres donneuses de greffon, elles ne sont pas gaspillées puisque leur chair est consommée. Nous en dégustons souvent en carpaccio, crues dans du lait de coco ou poêlées au beurre à l’instar des coquilles Saint-Jacques. ### Un vivier d’emplois Réputé dès le XIXe siècle pour sa **nacre**, le lagon de Rikitea est naturellement devenu un haut-lieu de la perle de culture lorsque le greffage est passé du stade expérimental à celui de technique éprouvée à la fin des années 1970. Aussitôt s’engagea une ruée vers l’or sous-marin. « Dans les années 1980, rapporte Éric Sichoix, une perle se vendait en moyenne 120 € au départ de l’exploitation, aujourd’hui, c’est 8€ ». Si le prix a été divisé par 15, le nombre de fermes a quant à lui explosé ; en conséquence, les profits sont de nos jours davantage partagés. Qu’il s’agisse d’unités familiales — un couple et quelques parents —ou d’entreprises rémunérant une vingtaine d’ouvriers, le secteur perlier garantit du travail aux îliens. Grâce notamment aux habitants des Gambier, la Polynésie française demeure le premier exportateur mondial de perles marines. Les joyaux dune des fermes perlières dAkamaruParfaitement rondes les plus recherchées ovales cerclées ou baroques cest à dire de forme biscornue les perles étonnent aussi par leur palette de couleurs noir profond aigue marine vert doré argenté et même blanc Mais plus que la forme ou la teinte la brillance est lélément le plus convoitéLe CED de Rikitea équivalent du lycée technique forme aux métiers de la gravure sur verre sur nacre et sur peau tatouage### [L’album photo de l’archipel des GAMBIER](https://photos.google.com/share/AF1QipMC_7mGCmC0wBPMjKkzr9RX-AFHCH5Ol8Pd_cBx4bRa-j9BYU2HRt3icHLJhRYp6Q?key=YndoQXVoa0xJT2UyWExKNDVQRkZyMU90TnRhQ0RR) [en cliquant ici](https://photos.google.com/share/AF1QipMC_7mGCmC0wBPMjKkzr9RX-AFHCH5Ol8Pd_cBx4bRa-j9BYU2HRt3icHLJhRYp6Q?key=YndoQXVoa0xJT2UyWExKNDVQRkZyMU90TnRhQ0RR)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie **Étiquettes:** Gambier, nature, Pêche, Polynésie --- ### [Lune de miel sur Balanec](https://azyucroisiere.com/lune-de-miel-sur-balanec/) **Published:** octobre 8, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Nous accueillons sur *Balanec* un couple d’Italiens fraîchement mariés. Ca tombe bien, c’est la saison des amours en Polynésie. Pour l’occasion, nous avons préparé une suite nuptiale : draps de soie, taies d’oreiller non dépareillées (!), rideaux qui atténuent le réveil aux aurores, porte d’intimité (la seule du bateau avec celle des toilettes). Malgré nos efforts pour vider la bannette, l’espace reste assez exigu pour loger les deux grosses valises avec lesquelles tout couple d’Italiens qui se respectent ne sauraient voyager.  Andrea et Sofia, des Toscans de 28 et 26 ans arrivent tout droit d’un séjour itinérant en Nouvelle Zélande. En quatre heures de vol, ils passent de 5 degrés à 25° et se mettent aussitôt en tenue légère. Par chance, nous sommes au ponton du Yacht Club d’Arue et pouvons leur proposer sans trembler une douche royale aux sanitaires de la marina (se laver avec 2 litres d’eau n’est pas à la portée du vacancier lambda). ### Belle surprise Au soir de leur arrivée, Jean-Marie les fait grimper dans l’annexe pour une sortie dans le lagon, histoire d’admirer le coucher de soleil sur la barrière de corail. Par chance, ils tombent sur une famille de **baleines** qui s’approchent très près d’eux, trop près d’ailleurs puisqu’ils prennent la fuite devant ces mastodontes de près de 15 mètres. D’août à novembre, les baleines à bosse migrent d’Antarctique vers les eaux chaudes du Pacifique Sud où elles se reproduisent et mettent bas. Parfois, certaines se faufilent dans les passes et évoluent quelques heures dans le lagon, nageant comme si de rien n’était au côté des « va’a » (pirogues à balancier), des « poti marara » (bateaux à moteur spécialisés dans la pêche de la dorade coryphène), et diverses embarcations de plaisance.  ### Navigation-spectacle Le lendemain, nous mettons le cap sur **Moorea**, à quelques 20 milles de Tahiti et apercevons, émerveillés, les cabrioles d’une baleine amoureuse. Puis, le roulis a raison de nos passagers qui s’endorment comme deux bébés dans le cockpit. Nous jetons l’ancre à vue sur un fond sablonneux devant le village de Maharepa. Tout le monde saute à l’eau sans se faire prier. Entre deux sourires, je fais les gros yeux à Jean-Marie qui ne peut s’empêcher de grattouiller la coque… Les Italiens profitent des derniers mais toujours chauds rayons du soleil pour parfaire leur bronzage tandis que je me démène en cuisine afin de servir un repas aussi sophistiqué que possible.  En fin de soirée, le « maaramu », l’alizé d’est, se met à grossir au point que nous devons déplacer le bateau. De bonne grâce, Andrea s’installe sous la pluie avec le projecteur de pont afin d’éclairer les patates de corail, la côte et les voiliers voisins. Je manœuvre à la barre pendant que Jean-Marie remonte la pioche puis la redépose un peu plus loin. Tout le monde file se coucher sauf le capitaine en poste toute la nuit afin de surveiller les sautes d’humeur de ce vent corsé qui fait flirter l’anémomètre avec les 40 nœuds. La baie de Cook par grand calme### Changement d’ambiance Le lendemain, plus question de dorer au soleil ni de plonger. Le plan d’eau est comme écorché de risées écumeuses, le **vent** rugit au point qu’on ne s’entend pas à quelques mètres d’écart. Andrea et Sofia ont réservé un vol de Moorea pour Raiatea, puis une navette maritime jusqu’à Tahaa. Trois questions se posent rapidement : les avions volent-ils par ce temps ? comment allons-nous les débarquer dans ce cahot ? comment vont-ils gagner l’aéroport sachant qu’un paquebot a réservé tous les taxis de l’île ? C’est sans compter sur la gentillesse des Tahitiens qui ne vous laissent jamais dans la panade. Finalement, Jean-Marie charge les deux grosses valises et leurs gentils propriétaires dans l’annexe. Nos clients rejoignent leur hôtel de luxe et nous, notre case flottante, notre tranquille vie de famille.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, animal, charter, Polynésie, Tahiti --- ### [Retour sur Tahiti](https://azyucroisiere.com/retour-sur-tahiti/) **Published:** octobre 8, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Après deux mois en [Métropole](https://balanecatao.wordpress.com/2018/08/18/quand-le-depart-est-un-retour/), nous retrouvons la Polynésie, Tahiti et notre cher voilier. *Balanec*, du haut de ses 16 ans, a hélas pris un coup de vieux. Le pont est nappé de déjections d’oiseaux, à croire qu’il y a eu soirée sur soirée à son bord. La coque, jadis bleu turquoise, est uniformément verte, soulignée par une moustache d’algues bien moussues. ### Bricolage, ménage A l’intérieur, nous retrouvons le capharnaüm d’un départ précipité : voiles, moteur hors-bord, coussins du cockpit, gilets de sauvetages jetés en vrac en travers du carré. Il faut escalader ce monticule pour accéder aux bannettes. De plus, en notre absence, le bateau semble avoir travaillé à vide ; ce qui marchait ne fonctionne plus. Sur les trois éviers, plus aucun n’est utilisable. Une fois le moteur rallumé – ouf ! il démarre –, la tirette d’étouffement reste dans la main du capitaine dépité. Le dessalinisateur étant hiverné, il va falloir « bidonner », c’est-à-dire remplir des bonbonnes d’eau à terre. La liste des « to do it » s’écrit d’elle-même : installation d’un nouveau parc de batteries, nettoyage des cuves à eau, changement des feux en tête de mat, fabrication d’étagères pour la salle de bain, reprise de coutures parties en « *distribil* »… Pendant que les parents font mumuse les enfants régatent### Courses à pied Nous reprenons notre sport favori : les courses à pied. Un supermarché Carrefour – aussi vrai que français – n’est qu’à 20 mn de marche de la marina. Et, contrairement à la réputation de Tahiti, nombre de produits ne sont guère plus chers qu’en Métropole. Il s’agit de repérer les étiquettes rouges apposées sur les produits de première nécessité (PPN) et la baguette croustillante apparaît pour à peine 40 centimes. On peut même s’offrir du Roquefort et des céréales bio sans trop attaquer le budget. Au deuxième passage, nous nous déplaçons tous les quatre à trottinette car riz, pâtes, pommes de terre et bières finissent toujours par nous transformer en bêtes de somme. Même à vélo les courses ça épuise ### « Une chose rentrée, une chose sortie » Une équation se pose : comment faire rentrer nos 100 kg de bagages ? Suffit d’appliquer le dicton *Balanec* : « *Une chose rentrée, une chose sortie* ». Je m’attaque au méga tri et, à force de poubelles et de dons au personnel de la marina, je ne suis pas loin d’atteindre mon but. Enfin nous réceptionnons nos colis au bout de 4 mois Merci les amis pour le pâté Hénaff et le Champagne Nous pouvons dorénavant relever la tête et regarder ce qui nous entoure. Ancrés dans la baie d’Arue, nous sommes à 4 km de Papeete (26 000 habitants) desservie par un périphérique fréquemment embouteillé. Rares sont les bus et chers les taxis. On enfourche donc nos trottinettes de plus en plus déglinguées et arrivons les tongues en feu au centre-ville. Pas de chance, le samedi après-midi, les devantures sont closes ; il nous reste le très joli marché municipal, les jardins ombragés de Bougainville, le vaste parc de Paofai en front de mer, la cathédrale catholique Notre-Dame et les [bijouteries perlières](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/20/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/) plus chics les unes que les autres. Bien assez pour mériter un retour en taxi ! Le marché municipal### Des pics énigmatiques Rapidement, nous sommes « *fiu* » (« fatigués » en tahitien) des supermarchés et des magasins de bricolage – où tout devient indispensable dès lors que c’est sous nos yeux –, des voitures, du bitume, bref de la ville. Pourtant, hormis l’étroite bande littorale, l’île n’est guère urbanisée. La majorité du territoire est composé de vertes montagnes volcaniques régulièrement arasées par une brume tenace.  Je n’ai qu’une hâte, randonner vers les hauteurs, dénicher des cascades au fond de rivières glougloutantes et marcher sur les traces de Pierre Loti. Malheureusement, j’ai beau scruter le paysage et interroger les locaux, je ne vois guère de route traversière. « *N’allez pas seuls en forêt, nous mettent en garde les Tahitiens, c’est dangereux* ». Apparemment, il faut s’octroyer les services d’un guide ou louer un pick-up pour pénétrer au cœur de ces reliefs sauvages. Nous n’avons hélas ni le temps ni l’énergie d’une telle organisation car nos premiers hôtes de marque arrivent d’ici quelques jours…  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Ovni, Polynésie, Tahiti --- ### [Crapahutages sur Moorea](https://azyucroisiere.com/crapahutages-sur-moorea/) **Published:** octobre 23, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Si Tahiti fut baptisée La Nouvelle Cythère par les explorateurs occidentaux, sa voisine Moorea mériterait, de nos jours, davantage cette appellation. Peu urbanisée et d’une beauté éclatante, elle invite à une langueur doucereuse. Bien sûr, nous ne pouvons nous contenter d’admirer, il nous faut grimper ou plonger dedans ! Forteresse tropicale, l’île est émaillée de pics qui se succèdent tels des créneaux défensifs. On se demande si un funambule a déjà tenté d’escalader la multitude de crêtes ou de gravir le **Tohiea** (1207 m) tellement les parois semblent impraticables. Pour jauger le **mont Rotui** (899 m), nous trottinons d’abord sur la route bitumée. Dès qu’elle s’étiole en une piste de terre rouge, les trottinettes sont jetées dans un fossé, attendant sagement notre retour. ### Bouquets sauvages Au départ de la *baie de Cook*, de larges sentiers forestiers permettent de progresser facilement, le regard aimanté par l’extraordinaire végétation. Avant de décorer les jardins particuliers, les **fleurs** distillaient leurs couleurs vives au plus grand hasard de la forêt : gardenia (*tiare*), épis d’or, queue de chat, rose de porcelaine, héliconia, poinsettia… Comme les bougainvillées, les poinsettias sont dotés de fleurs insignifiantes. Leur remarquable couleur provient de leurs feuilles qui, organisées en collerette, se teintent de rouge puissant la moitié de l’année. Et oui, on pourrait négliger les **feuilles** comme si elles participaient plus modestement au tableau végétal. Il n’en est rien. Avec ses grandes mains d’un vert velouté dessus et d’un rouge pourpre dessous, le miconia magnifica, un arbre originaire du Mexique, contribue au bouquet floral. Tout comme les différents crotons dont les feuilles d’un vert profond se tachent de rose ou de jaune suivant l’humeur. Lalpinia opuhi uteute en tahitien reste le plus sûr ornement des églisesVers Afareaitu, des sentes caillouteuses et étroites, gorgées d’humidité et presque privées de lumière manquent de nous faire chuter à cause des racines pernicieuses des banians. Suant sang et eau dans cette étuve, nous finissons par atteindre de prodigieuses cascades. Quelle récompense de se baigner dans une vasque d’eau douce presque froide !  ### Une cité-dortoir paradisiaque Hilton, Intercontinental, Sofitel, Manava, Hibiscus, feu Club Med…, Moorea accueille toute une clientèle de vacanciers, sans compter les Tahitiens qui s’y mettent régulièrement au vert. La population, 16 000 habitants, est aussi bien accrochée à son rocher. Ici, pas de ville bruyante mais une petite dizaine de villages reliés les uns aux autre par une unique route circulaire de 62 km. La vie y est paisible, indolente pour certains. Bien que les complexes hôteliers, les commerces de proximité ou encore l’usine de jus de fruits assurent des débouchés, nombre de personnes travaillent sur Tahiti. Sur les quais de Vaiare, l’Aremiti Ferry effectue chaque jour plusieurs rotations, surtout le matin et le soir. Antoine, qui nous accueille chez lui avec ses deux petites filles, en est l’un des passagers réguliers. Depuis 10 ans, il préfère une heure de navette maritime et de scooter aux sempiternels embouteillages de Papeete. A le voir si détendu, on veut bien le croire !  ### Des activités à gogo Golf, quads, 4×4, vélos électriques, parachute ascensionnel, ULM, stand-up, pêche sous-marine, plongée en casque de scaphandrier ou en bouteille, nage avec les dauphins, bouée tractée, jet-ski et même pédalos à voile ! Moorea apparaît comme un vaste parc d’attractions et Balanec, au milieu de cette agitation, finit parfois dans l’album photo de touristes japonais ! Parmi les nombreuses excursions, le clou du spectacle revient à l’observation des baleines. Depuis un bateau mais aussi dans l’eau, à quelques dizaines de mètres seulement de ces reines et de leur bonne vingtaine de tonnes. Plus classique, nous nous satisfaisons de deux épuisantes heures de marche vers le col des ananas et deux heures de grimpette dans les arbres pour les filles – les parents ayant déclaré forfait (mais où trouvent-elles toute cette énergie ?).  ### Des tikis au fond de l’océan Coté mer, nous prenons l’option de nager avec des raies, frôlés par des requins pointe noire se faufilant entre nos jambes sans sourciller. Tout à son aise, Coline s’ébat lors de ces plongées qu’elle partage avec deux nouvelles amies. Emma et Emilia sont mi Norvégiennes, mi Colombiennes, elles viennent de Singapour où elles fréquentaient une école chinoise. En espagnol ou en anglais – le mandarin et le norvégien n’étant pas enseignés sur *Balanec* –, le courant passe quand même ! Aussi partent-elles toutes les trois à la recherche de coquillages, de coraux et de singulières statues immergées. Le sculpteur Guy Tioti a en effet placé par 3 m de fond, dans la baie d’Opunohu, plusieurs tikis en pierre. Couverts d’un fin duvet d’algues, ces dieux posent sur nous leur regard aveugle mais ô combien expressif de sorte que, quasi recueillis, nous les caressons du bout des palmes. Plongée divine Seule Erell, qui ne se lasse pourtant pas d’étudier les cétacés, observe ce « lagonarium » de l’annexe, angoissée par les « monstres océaniques ». Comme si elle discernait une sorte de frontière, la fameuse ligne rouge de confidentialité que tout un chacun respecte à la banque. Toujours plus près, est-ce une bonne chose ? A moins que, instinctivement, elle ne soit habitée par l’ancestrale peur du bleu, comme nomment les Tahitiens, non sans superstition inquiète, les hautes profondeurs. De toute façon, pour les rencontres exceptionnelles, mieux vaut faire confiance… au hasard. Les cordyline auti en tahitien forment des haies autour des maisons Caladium du Brésil ou palette de peintre : le nom est bien choisi pour cette espèce horticole qui associe le rouge à un fond vert sur fond marbré. Alors, Jean-Maï, on pose ses valises à Moorea ? Comme Bernard Moitessier en 1978 ou Olivier de Kersauzon.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** nature, Polynésie --- ### [La cerise sur le corail](https://azyucroisiere.com/la-cerise-sur-le-corail/) **Published:** novembre 25, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Aux Tuamotu, Tikehau a tout de l’îlot corallien : sable blanc, cocotiers et pas une once de terre fertile. Pourtant, ce désert minéral abrite, depuis 25 ans, un jardin bio des plus extraordinaires. Les membres de l’Église du Nouveau Testament y mettent en effet toute leur foi. D’obédience protestante, l’Église du Nouveau Testament a été fondée dans les années 1960. Elle prône le retour à la terre, à la nature et incite ses fidèles à devenir fermiers afin de subvenir à leurs besoins, en marge de la société de consommation. Plusieurs communautés se sont ainsi créées de par le monde, en Europe, en Australie… et sur Tahiti. Le site de Tikehau, baptisé l’île d’Eden, est actif depuis 1993. Dans les années 2000, à l’époque où l’activité perlière battait son plein, il a compté jusqu’à 50 membres. De nos jours, la communauté accueille des Tahitiens d’origine asiatique, 5 adultes et 6 enfants.   ### Et la terre fut… Leur ferme bio tient du miracle. Dans cet environnement salin, sec et essentiellement minéral, ils ont réussi des cultures pour le moins inattendues, et ce sans apport de terre extérieure. La clé du succès réside dans le **compost**, patiemment fabriqué, afin de récréer un substrat riche en matières organiques. Outre les fruits tropicaux, bananes, papayes… – hélas rares aux Tuamotu – le potager offre un large éventail de **légumes** : tomates, blettes, laitues, salades, choux, courges, piments, soja…, des herbes aromatiques (menthe, coriandre, citronnelle…), d’autres médicinales (aloé vera, ginseng…).  Devant les figues, les **cerises** et les muroises, nous poussons tous un cri d’exclamation. Nous n’avons pas le temps de saliver que, déjà, notre guide Jacob nous glisse une poignée de fruits dans les mains. Au grand plaisir de Coline et Erell qui se servent ensuite directement dans les arbres. Muroises Des cerises appartenant la famille de l’acerola.### Agriculture vivrière et vente à l’extérieur D’autres cultures sont en partie destinées à la vente, après que les besoins de la communauté sont satisfaits. Il s’agit de la précieuse **vanille**, de l’odorante **huile de coco** et… des mottes de **sel** ! Depuis que, sur *Balanec*, nous lavons les légumes à l’eau de mer et cuisinons avec (riz, pâtes…), il ne me viendrait pas à l’idée d’en acheter. Sur ce motu, produire du sel tombe pourtant sous le sens. Un parc à poissons et un petit **élevage** constitué de cochons et de poules apportent toutes les protéines nécessaires tout en participant pleinement à la fertilisation. « *Et les vaches ?*« , demande Erell. « *On n’en a pas*, répond Jacob. *Les lapins auraient trop chauds et les canards ont été mangés par les chiens*« . Le marais salant Le précieux compost. ### Eau et électricité La communauté est autonome en eau ; elle exploite les nappes phréatiques qui se forment sous le platier de corail et collecte l’eau de pluie. Pour se se prémunir d’une infestation de moustiques, les réservoirs servent d’aquarium à une tripotée de « pipis », de minuscules poissons amazoniens. Ceux-ci gobent les larves des moustiques toujours bien à leurs aises dans les eaux stagnantes. C’est plus sain que d’ajouter un peu de pétrole lampant. Quant à l’énergie, elle est fournie par des panneaux solaires d’une puissance de 7000 watts. « *Largement suffisant pour les besoins du quotidien mais pas pour les grosses machines comme le poste à souder*, précise Jacob. *On fait alors tourner le groupe électrogène*. » Des petits poissons anti moustiques### Cuisine… et dépendances Farine, riz, sucre, lait et fuel, sont, pour l’essentiel, achetés au village de Tuherahera, à 11 milles nautiques, une demi-heure en bateau à moteur. La communauté ne cherche pas à se couper des autres ; comme nombre de visiteurs de passage, nous avons été aimablement reçus. Et impressionnés par ce mode de vie simple, laborieux et respectueux de la nature. Toutefois, l’exemple de l’île d’Eden n’est que très peu suivi en Polynésie, comme le déplore Jacob. « *A l’origine, les Polynésiens sont des cueilleurs-chasseurs, pas des cultivateurs. Aujourd’hui, la majorité continue à prélever sa nourriture dans les magasins.* » Et de poursuivre : »*Qu’une grève éclate à Papeete et le port est bloqué : plus aucun cargo-goélette ne dessert les archipels. Les Tuamotu sont alors privés de marchandises et, surtout, de nourriture. C’est déjà arrivé*. » Notre guide Jacob cueille laitues blettes papayes citronnelle pour les voileux de passageDe son côté, l’île d’Eden est menacée par le risque de **cyclones**, de décembre à mars, puisque les Tuamotu sont situés sur l’axe de leur passage. Quoique rares, trois ont déjà dévasté le motu en 25 ans. Il faut alors repartir de zéro, et générer, à force de patients et méticuleux soins, une terre riche porteuse de vie. ### Une foi discrète Quant à leur religion, nous n’en saurons guère plus que ce qui figure sur leurs petits prospectus. A savoir que l’Église du Nouveau Testament se reconnaît dans son **prophète, Elie Hong,** un Taïwanais. Aussi peut-on lire : « *Aujourd’hui, tous les royaumes et tous les peuples devraient savoir que le Saint Pays consacré par Dieu n’est plus dans la Jérusalem en Moyen-Orient mais le mont Sion dans une île d’Orient, Taïwan*. » Elie Hong visite la communauté d’Eden une fois par an. J’aimerais en savoir plus mais, manifestement, les habitants d’Eden ne font pas de prosélytisme. C’est sans doute mieux ainsi, les touristes étant plus intéressés par le paradis gastronomique que spirituel. De toute façon, leur mode de vie parle de lui-même : quand on y croit, ça marche !  La communauté d’Eden vit dans les bâtiments d’une ancienne ferme perlière. L’activité devrait reprendre en 2019.### [L’album photo de l’archipel des TUAMOTU en cliquant ici.](https://photos.app.goo.gl/wAWyNV77sLxHNw5BA)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Les Marquises, l’archipel vaillant](https://azyucroisiere.com/les-marquises-larchipel-vaillant/) **Published:** janvier 24, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Des tonnes de fruits tropicaux, des panoramas époustouflants et un peuple entier qui fait bloc, c’est vrai, « *gémir n’est pas de mise* » aux Marquises. En revanche, avant d’y arriver, on souffre. Soit on doit casser sa tirelire – le billet d’avion au départ de Tahiti coûte 800€ –, soit on doit courir la mer plusieurs semaines – la plupart des navigateurs atteignent en effet l’archipel au terme de la Transpacifique. Sur *Balanec*, nous abordons les Marquises depuis Tahiti en louvoyant par les Tuamotu. Les vents soufflant de nord-est et l’archipel étant situé au nord-est de la Polynésie française, forcément, ça coince. 4 jours de près, des rafales à 40 noeuds devant l’île de **Tahuata**, désolée Jacques de te contredire, on est tout autorisé à gémir… ### Noël « coupé-décalé » Le 24 décembre, à 22h, nous jetons l’ancre dans le noir le plus total devant **Vaitahu**, le village principal de Tahuata. Au petit matin, les cloches carillonnent, appelant la population à célébrer la naissance du Christ. Soupir lourd de sommeil sur l’Ovni, les parents hagards déclarent : « *dans l’hémisphère sud, vu le décalage horaire avec la Laponie, Noël se fête le 26* ». Nous avons une journée de répit pour trouver de la nourriture, préparer un bon repas et extraire des cales les cadeaux cachés.  ### Une église à la hauteur de la ferveur Tahuata – qui signifie « lever de soleil » en marquisien – est la plus petite île habitée ; elle compte en tout et pour tout 670 habitants. Mais quelle église ! Inauguré en 1988, le monumental édifice (financé par le Vatican) est construit en galets et pierres taillées volcaniques. La voûte lambrissée, les sculptures en bois et les vitraux naïfs créent une atmosphère grandiose et intime à la fois. Plus large que long, ce lieu de culte donne l’impression de tutoyer le divin qui serait assis à notre côté au lieu d’être tout en haut ou tout au fond, loin des petites gens. À la sortie de l’office, une femme m’interpelle : « *j’ai quelque chose pour toi* ». De son sac à main riquiqui, elle sort deux jolies mangues jaunes. Sympa l’accueil !  ### Jardin d’Eden Après la diète végétale aux Tuamotu – noix de coco à tous les repas – on renoue avec la diversité des **fruits juteux** de taille généreuse. Chaque échange avec les autochtones, même un simple « Kaoha » (bonjour), se transforme en corne d’abondance. Le record pour l’heure est attribué à Rebecca que nous ne connaissions ni d’Eve ni d’Adam. *« Vous voulez des fruits ? ça pourrit dans mon jardin, y’a trop* ». En voiture, Simone ! Une fois chez elle, la benne du pick-up se remplit à vue d’œil : 3 régimes de bananes (100 fruits), 10 pamplemousses d’1/2 kg chacun, une courge pesant son poids, 3 cannes à sucre d’1,50 m, fruits de la passion, citrons, avocats, papayes, mangues, caramboles, noix de coco… Pas étonnant que la mini épicerie de Vaitahu ne vende que des oignons et des patates ; qui essayerait de commercialiser de l’eau de pluie en Bretagne ?! En balade avec Pascal et sa perche à goyaves### Le paradis des randonneurs Aux Marquises, partout où le regard se porte, il incite à prendre de la hauteur. Une croix, un mont, un pétroglyphe remarquable ou des crêtes bien ciselées, et nous voilà partis pour 3 heures minimum d’efforts et de sueur. Les enfants sont fidèles à eux-mêmes : ça gémit à la montée, ça cavale à la descente. Ces « promenades de santé » prennent la place de nos activités nautiques. Faute de barrière de corail, pas de lagon ; l’eau, plutôt sombre et agitée, se prête alors mal à la baignade. A Hapatoni, néanmoins, nous avons la chance inouïe de **nager avec des dauphins électre**. Ceux-ci ont l’habitude de se reproduire dans la baie d’Hanatefau. Plusieurs jours durant, nous les voyons, en surface et sous l’eau, en petits groupes, aller et venir entre les bateaux et exécuter des pirouettes fantastiques. Quel plus beau spectacle de bienvenue !  Baie dHanatefau près du village dHapatoni  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** animal, fruit, Marquises, Polynésie --- ### [Hiva Oa à cheval](https://azyucroisiere.com/hiva-oa-a-cheval/) **Published:** février 3, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Aux Marquises, les sabots des petits chevaux dessinent au sol d’innombrables pistes. Ils seraient environ 1000 à l’état sauvage sur l’île d’Hiva Oa (et 5000 sur Ua Huka). Balade avec Jérémie, un cavalier brut de décoffrage. « Vous savez monter ? » Mis à part Jean-Marie qui se remémore avec nostalgie des chevauchées dans les steppes mongoles, Lili, Pierre et moi n’avons que peu d’expérience. Mais une furieuse envie de parcourir vallées et flancs de montagne du haut de ces braves et doux destriers. Introduit dans l’archipel via les Européens (au XVIe ou XIXe siècle selon les historiens), le cheval est toujours utilisé sur les chemins non carrossables, notamment pour transporter le coprah.   ### Rencontre intimidante Hissés sur Teken, Jaguar, Paepae et Camion, nous partons au pas sur une petite route quand nous croisons un cheval blanc à peine débourré ; ses ruades barrent notre passage. Comme nombre d’autres compatriotes, il est attaché par une corde à un arbre en bord de route. Vu sa nervosité et son attitude frondeuse, il semble avoir été **capturé** depuis peu. Une situation familière pour notre guide. En effet, Jérémie attrape lui-même étalons et juments dans la forêt (une trentaine par an) soit pour les propriétaires des terres sur lesquelles gambadent les équidés soit pour son propre compte. Qu’il accule les bêtes convoitées dans un enclos ou qu’il s’en empare au **lasso**, c’est toujours à l’issue d’une longue et harassante journée de marche.  Le cheval au fond est prêt à en découdre### La légende du cochon La route qui monte en lacets vers les hauteurs n’est pas avares de vues **panoramiques** : la **baie d’Hatauku** où sont mouillés nos voiliers, la ville d’**Atuona** (1900 habitants) et le **mont Temetiu** (1260 m) emberlificoté de son habituelle écharpe de nuages. La promenade est tranquille, touristique voire monotone quand Jérémie lance un « Yop ! ». Les chevaux partent au quart de tour dans un **galop aérien** et, soudain, à croiser des voitures et des pick-up en sens inverse, on trouve la balade sur béton beaucoup moins pépère ! Après 10 mn de palpitations intenses, nous descendons de nos montures pour pénétrer dans un bois ombrageux. Là, près d’une **sculpture en pierre** représentant un tiki (homme-dieu) fendu d’un large sourire, Jérémie, tout feu tout flamme, nous mime plus qu’il ne nous raconte la légende du cochon, animal tutélaire à Hiva Oa. Comme le cheval et la chèvre, il en existe des centaines vivant librement dans cette nature délivrant fruits, baies, racines et plantes comestibles à foison. Même les poules se dandinent en toute insouciance dans les fougères comme dans les rues d’Atuona, les habitants préférant acheter œufs et cuisses de poulet surgelé au magasin. La baie dHataukuLe tiki souriant### A fond de train devant la maréchaussée Ayant chacun retrouvé notre compagnon hippique, nous nous engageons dans une allée majestueuse **d’acacias**. Puis nous arpentons un chemin qui mène à un belvédère d’où la vue est prodigieuse sur la canopée : manguiers au port immense, avocatiers généreux, pandanus, filao (famille des épineux), jamblons, cocotiers, châtaigniers du Pacifique (« mape »), banyans… peignent un paysage inattendu et joyeux. C’est évident, la nature ne commet jamais de faute de goût ! Entre de longues avancées au trot – de plus en plus douloureuses pour nos cuisses et nos fesses –, nous faisons régulièrement galoper nos montures, encouragées par Jérémie. Déjà 5 heures que nous battons la campagne quand nous touchons, à nouveau, le bitume. « Yop ! ». Non ! Si ! Nous galopons, comme des cow-boys pleins de morgue, dans les rues d’Atuona et même devant la **gendarmerie** !  ### Cavalières en herbe Épatés par notre sortie et par le professionnalisme de Jérémie qui ne cesse de héler ses animaux tout en réagissant au moindre danger, nous lui présentons nos deux filles une semaine plus tard. À pied, il les mène en fond de vallée, sous le couvert des cocotiers et des pistachiers. L’équipée longe paisiblement l’ancien cimetière avant de respirer l’air marin de la plage où les bons chevaux, délestés de leur selle, ont droit à une baignade revigorante.          Les chevaux sont souvent baignés comme ici sur lîle de Tahuata  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** animal, histoire, Marquises, nature, Polynésie --- ### [J’irai rêver sur vos tombes](https://azyucroisiere.com/jirai-rever-sur-vos-tombes/) **Published:** février 22, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Aux Marquises, le cimetière d’Atuona, sur l’île de Hiva Oa, témoigne du passage de deux explorateurs, le peintre Paul Gauguin et le poète Jacques Brel. Mais dans la quête de sens, de « grands esprits » les précèdent et aujourd’hui les talonnent… A la minute où Jacques Brel posa le pied sur Hiva Oa, il sut qu’il avait trouvé ici l’oubli, l’anonymat lui garantissant la tranquillité – le postier ne l’ayant pas reconnu (si tant est qu’il ait un jour entendu parler du Grand Brel). En 1975, le chanteur belge posa définitivement dans la baie des Traitres l’ancre de l’**Askoy, le voilier** avec lequel il avait entrepris un tour du monde. Trois ans plus tard, en 1978, il s’éteint prématurément à l’âge de 49 ans. Encore de nos jours, une maison à l’entrée du village rappelle le refrain si connu : « *Gémir n’est pas de mise aux Marquises* ». Comme une évidence, le chanteur avait percé à jour le caractère des habitants, gais au quotidien et surtout si peu enclins à se plaindre malgré les aléas de l’existence.  ### Le paradis perdu de Paul Gauguin De 1891 à 1903, le peintre séjourne en Polynésie, à Tahiti puis aux Marquises où il finit ses jours à Hiva Oa. Les paysages et les femmes, baignés par une lumière exceptionnelle, lui offrent la matière à l’élaboration d’un style personnel, complètement nouveau, le **symbolisme** dont il deviendra a posteriori le chef de file. À Atuona, un musée lui rend hommage. Outre quelques sculptures, près d’une cinquantaine de toiles représentant ses périodes polynésienne et bretonne y sont reproduites. Car aucune œuvre authentique n’est ici conservée. Nous allons de copie en copie, ce qui donne à ce lieu artistique un caractère unique !  ### Soyons sérieux Avec l’effet « Nouvelles stars », les tombes de Brel et Gauguin attirent surtout les touristes européens et américains fraîchement descendus des paquebots pour quelques heures seulement. Avec un peu plus de curiosité – et de mollet ! – on peut grimper jusqu’à l’ancien cimetière protestant où les sépultures racontent l’histoire marquisienne en mutation. À l’ombre d’un pistachier, un peu caché, un **tiki** atteste du **syncrétisme** entre la religion chrétienne et le culte originel. Et si l’on pousse l’exploration encore plus loin, jusqu’aux **sites archéologiques de Taaoa et d’Oipona** voire que l’on se perd dans la brousse, des murets, des plateformes et des statues évoquent les grands noms des Marquises, des rois, des chefs, des princesses, des tribus belliqueuses… toute une épopée exprimée par la pierre. Ainsi de **Takai’i**, dont la représentation en tuff rouge – 2,43 m à la base du rocher – en fait le plus grand tiki de Polynésie française et qui daterait de 1000 ap. JC. Ou de Maki i taua pepe (« Princesse Papillon de nuit »), morte en couches. Élevés au rang de **dieux**, ces ancêtres narrent l’histoire et la culture marquisiennes, celle d’avant l’arrivée des missionnaires. Pas de croix ni de cimetière ici parce que le rite funéraire originel était fort différent. Jadis, le mort était séché, enroulé dans un « tapa » (linge fabriqué à partir d’écorce), placé dans une pirogue et hissé dans le renfoncement d’une caverne à flanc de falaise. Tout en haut donc, **élevé pas enterré**. Les anciens avaient si peur des entrailles de la terre qu’ils ensevelissaient, tête en bas, leurs ennemis. À lancien cimetière dAtuona un tiki coincé entre des croix rouilléesLe site très bien mis en valeur dOipona à Puamau Hiva OaTakaii 243 m le plus grand tiki de Polynésie française ### Karlis, rameur sans frontière L’histoire des grands hommes se poursuit de nos jours et il en est un qu’on espère bien retrouver vivant d’ici 3 mois. Au mouillage de Tahauku, une barque bariolée de sponsors détonne parmi les voiliers, les bonitiers et les bateaux de pêche. Pas de voile, pas de moteur, le jeune Karlis la manœuvre à la seule force de ses bras. Il est arrivé en décembre 2018 ici, à Hiva Oa, après une traversée solitaire du Pacifique est. De la même façon, il en repart sous nos yeux ébahis le 6 février 2019. Direction le Japon ! Vous pouvez suivre sa progression, mille par mille, sur son site: [boredofborders.com](http://boredofborders.com) et lire les nombreux exploits de ce Lituanien courageux.     Tikis contemporains en bois et en pierre.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Marquises, Polynésie --- ### [Débarquer aux Marquises, méfiance !](https://azyucroisiere.com/debarquer-aux-marquises-mefiance/) **Published:** mars 15, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Certains accostages sont réputés compliqués car la houle fabrique de jolies vagues en fond de baie. Les joies des surfeurs font les misères des plaisanciers. Nous en avons fait les frais à Hane, sur la petite île de Ua Huka. Pour excursionner à terre, nous avions pourtant mis en place une stratégie prudente. Toute la famille embarque dans l’annexe en direction de la plage ; près du bord, femme et enfants sautent à l’eau, les sacs au dessus de la tête façon « Rangers ». Le capitaine ramène l’annexe au voilier, chausse ses palmes, enfile son masque et rejoint à la nage la côte rocheuse voisine. Une fois sur les cailloux, il se trace un chemin tant bien que mal jusqu’à la plage. Étape 1 réussie ! Nous serons moins chanceux pour le retour.  ### Ah ! la série traîtresse Le capitaine part en maillot le long de la falaise, récupère son matériel de plongée laissé sur les rochers et crawle jusqu’à Balanec. Là, il démarre l’annexe et s’approche de la plage. Il décide de jeter l’ancre à un endroit calme où, depuis une heure, nous n’avions vu aucune vague casser. Jean-Marie descend alors de l’annexe pour nous aider à porter les sacs (appareil-photo, chaussures, 7 kg de mangues !). En un clin d’œil, une série de vagues s’annonce et l’embarcation commence les montagnes russes. En courant, le capitaine revient sur ses pas, saisit le boute relié à l’ancre. Coline nous décrit la scène : « *Papa tenait l’annexe quasiment à la verticale, on aurait dit qu’il essayait de dompter un cheval cabré sur ses pattes arrière !* » La suite est moins chevaleresque.  ### Plus de peur que de mal Poussée par un rouleau, l’annexe se renverse, plongeant le moteur dans l’eau. « *Cheval cassé, voiture morte* » aurait dit ma grand-mère. Je me précipite à la rescousse. A quatre bras, nous décuplons nos forces pour soulever la bête de 200 kg. Nouvelle série de déferlantes, l’annexe nous retombe dessus. Regards paniqués qui se cherchent, « ça va ? ». Pas de blessé, on recommence. La seconde tentative est la bonne, on remet l’annexe à l’endroit et le capitaine déguerpit le plus vite possible à la rame. Pendant qu’il essaie de redémarrer le moteur, les filles récupèrent tout ce qui a été jeté à la mer lors du chavirage. As de la mécanique, le capitaine parvient à faire rugir le moteur et, au moment où il s’approche à nouveau du bord, nous courons toutes les trois dans l’eau comme des perdues. Pendant qu’on balance les affaires en vrac dans l’embarcation, un pêcheur sympa la tient fermement face à la houle. En moins de 10 secondes chrono, l’équipage a presque rembarqué – Erell pendouille à moitié sur le boudin – et nous voilà sortis du piège. Ouf, sauvés ! ### A chaque endroit, sa « subtilité » A chaque fois, la prévoyance est de mise au moment de débarquer. Quand il s’agit de s’amarrer à un quai de fortune – un ponton en bois, une avancée en béton assez courte –, il est nécessaire de disposer une ancre à l’arrière de l’annexe pour éviter qu’avec le ressac elle ne frotte sur le bord, voire qu’elle se retrouve coincée sous le ponton. Et ne pas oublier le marnage sans quoi l’annexe finirait pendue ou échouée ! Parfois, suivant l’orientation de la houle, même un port protégé par une digue devient inaccessible. A Fatu Hiva, alors que nous nous apprêtions à passer encore une bonne journée en compagnie d’un couple agréable, le capitaine fronce des sourcils : les vagues déferlent à l’entrée de la darse, impossible d’y rentrer à moins de tenter le diable. Nous quittons donc cette petite île aux paysages stupéfiants sans un au revoir. Pas cool. Si l’on se place du côté des habitants, cela veut dire qu’eux ne peuvent pas en sortir certains jours, Fatu Hiva n’étant pas équipée d’un aéroport. L’insularité sans échappatoire. ### Les annexes bis Kayak, barque manœuvrée à la rame ou simple planche sont souvent les meilleures solutions. Pour les sorties à la plage, le paddle fait taxi. A quatre dessus, ça ne passe pas, alors Coline se charge des aller-retour. Une fois sur trois, on chavire plus ou moins au moment où on a pied, ce qui met une bonne ambiance !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** bateau, Marquises, Polynésie --- ### [Et la nature sculpta Ua Huka](https://azyucroisiere.com/et-la-nature-sculpta-ua-huka/) **Published:** mars 25, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Au nord des Marquises, l’île aux chevaux et l’île aux sculpteurs – telle est sa double réputation – a pour écrin des paysages de western. Dans ce décor sec, taillé dans le roc, nous assistons au spectacle de la vie sauvage. Mouillés devant la jolie plage d’Haavei, nous avons une vue imprenable sur les îlots de Hemeni et Teuaua qui abritent une importante colonie de **sternes**. En journée, les oiseaux nous gratifient d’une incroyable cacophonie. Mais, à la nuit, quand l’agitation retombe, une petite lumière rouge le long du rocher Teuaua indique la présence de visiteurs opportunistes. A certaines périodes de l’année, les habitants de Ua Huka sont en effet autorisés à **collecter les œufs**. Faute de guide, nous ne nous lançons pas dans la chasse aux œufs de sterne. Tant pis pour l’omelette, orange paraît-il. Nous préférons faire connaissance avec les **raies manta** qui viennent nous saluer à la jupe du bateau. Hop ! masque, tuba, et rame ma poule ; je nage un bon quart d’heure tout près de l’une d’elles, assez impressionnée par ses larges cornes en forme de mandibules ; heureusement que l’espèce se nourrit exclusivement de plancton car sa bouche grande ouverte pourrait m’avaler toute entière ! Les sternes autant de petits points noirs sur le rocher blanc### Un petit air de Colorado Dans ce décor de Far-West où les montagnes ocre s’enflamment au soleil couchant, **chèvres et chevaux** évoluent par milliers à leurs aises. Ils sont en effet bien plus nombreux que les 600 Marquisiens de l’île. Les chèvres randonnent sur les rochers, voire gambadent à des hauteurs vertigineuses. Les chevaux, eux, passent des vallées aux plateaux parfois guidés par leur maître, parfois seuls. Si certains sont attachés en bord de chemin ou près des maisons, la grande majorité paît sans entrave. C’est assez unique, quand on débarque en paddle sur une plage, de voir une dizaine de chevaux brouter sans longe ni clôture parmi les cocotiers. Ils sont si calmes, voire indifférents que les filles les approchent de très près. Reste que chèvres et chevaux sont en partie responsables de la déforestation qui affecte Ua Huka, et qui pourrait mettre à mal l’artisanat local.  ### Sculpteurs de mère en fille Comme nombre de ses compatriotes, Taina sculpte, au côté de son mari et de sa fille. Outre le **bois**, elle travaille la **pierre** (tikis, pilons) et **l’os** (pique-cheveux, hameçons). Cet artisanat lui permet de bien gagner sa vie grâce aux paquebots qui font escale tous les deux mois à Ua Huka. Toute contente, Coline quitte le centre artisanal de Hane avec un pique-cheveux fiché dans son chignon. Et Erell hésite entre une statuette de baleine, de dauphin, de raie ou un tiki. Les fruitiers, de grandes coupes rondes ou rectangulaires parées d’ornements, sont aussi très prisés des navigateurs. ### Concours de copies Cette activité artistique est d’autant plus vivante qu’un concours de copies d’objets anciens est organisé tous les ans au mois de juin entre les artisans de Ua Huka. Une manière astucieuse de pérenniser les techniques ancestrales de sculpture et de gravure. Les objets primés sont exposés au musée municipal de Vaipaee, inauguré en 2015 et consacré à la sculpture sur bois. Nous y admirons des casse-têtes (le célèbre gourdin marquisien), des lances, des pagaies, des plats… Les essences les plus utilisées sont le miro (bois de rose), le tou (cordia subcordata), le toa (bois de fer) et le santal. Toutes les pièces sont fabriquées avec une telle finesse, une telle précision que nous ne comprenons pas toujours comment, techniquement, elles sont réalisées. Le très réussi musée de la sculpture de Vaipaee### Le pouce Pour nous rendre au musée, distant d’au moins 5 km et construit sur un plateau aride, nous nous rendons à la mairie de Vaipaee. Noël, l’employé municipal, nous y conduit, nous ouvre les portes et, après quelques explications intéressantes, nous laisse seuls. La visite est gratuite et, bien entendu, le gars nous ramène en voiture ! Pour circuler sur l’île et notamment se rendre d’un village à l’autre (Hokatu, Hane et Vaipaee), pas d’autre moyen que le **stop**. Marcher sur la route goudronnée chauffée à blanc, sans l’ombre d’un feuillage, relève du suicide. Heureusement, les Marquisiens empathiques nous prennent volontiers dans leur pickup, voire se déroutent pour nous amener là où nous voulons. On a cette impression agréable qu’ils sont toujours disponibles, jamais affairés sans être inactifs non plus. Ou qu’ils ne peuvent pas refuser un service, cela serait malpoli. Aussi, au cours de nos 10 jours d’escale, nous faisons donc connaissance avec Agathe, Taina, Melinda, Marie, Noël… quelques-uns de nos chauffeurs sympathiques. Un de nos taxis### Récolte pantagruélique de mangues Grâce à eux, nous découvrons l’arboretum de Papuakeikaa, **la plus vaste collection d’agrumes au monde**, au moins 200 variétés de pamplemousses, citrons, oranges. Comme nous cherchons le guichet d’entrée, deux hommes assis sous un corossolier nous saluent et lancent le mot d’ordre : « *Cueillez tout ce que vous voulez ! Vous avez des plastiques ?* » Ainsi, non seulement la visite est libre mais en plus on repart avec l’équivalent d’un caddie de fruits (au bas mot 7 kg de mangues !). Patrick, le responsable des lieux, nous fait déguster autant de mangues que nos intestins peuvent le supporter, certaines particulièrement juteuses, charnues, croquantes, acides ou avec une saveur de vanille ; le champ comprend une quarantaine de variétés, comme « Julia », « Trésor »… Puis vient le tour des **caramboles** avec une quarantaine d’arbres croulant sous le poids de ces « étoiles sucrées ». Pluie de caramboles### Bientôt de la vanille Créé il y a plus de vingt ans par Léon Lichtlé, l’arboretum municipal a une vocation de service public et d’expérimentation. Des plantations de vanille sont en cours afin de transmettre à la population des méthodes culturales garantissant une nouvelle source de revenus. En cette saison très chaude, trois parcelles sous filet de 50 pieds chacune environ sont régulièrement brumisées. « *D’ici quelques mois, on obtiendra les premières gousses* », affirme Patrick en nous montrant les fleurs blanches tout juste écloses. L’arboretum regorge aussi d’autres essences variées comestibles : tamarins, pomme-cannelle, **quenettes**, grenades, figues… que nous goûtons à même les arbres. C’est le meilleur moyen pour piquer la curiosité des enfants. Par la suite, au cours de balades sur l’île, les filles cueilleront sans hésiter des grappes de quenettes, ces petits fruits acidulés à sucer comme des bonbons. Plantation de vanille Les casse tête finement ciselésMangues à gogo ah les Marquises On vient saluer une belle raie mantaTiki en pierre  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Marquises, nature, Polynésie --- ### [La tête dans les Tuamotu](https://azyucroisiere.com/la-tete-dans-les-tuamotu/) **Published:** décembre 27, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Passage obligé entre Tahiti et les Marquises, l’archipel des Tuamotu s’apparente à une longue immersion. La preuve en **[vidéo](https://youtu.be/K8jYvIU1isA)** (le [lien ici](https://youtu.be/K8jYvIU1isA)) ! À Fakarava, Coline s’initie au **surf tracté et au wake-board !**   A Raroia, Coline et Erell tombent nez à nez avec une **raie manta**. À Fakarava, je passe son niveau 1 de **plongée en bouteille**. Au cours des 5 sorties au nord de l’atoll, je rencontre des raies manta, des bébés requins, des Napoléons et des poissons-feuilles. Tout une faune dans 20 mètres de profondeur.  Pêche d’un tazard, protéines assurée. ### [La vidéo de Coline et Erell en snorkeling](https://youtu.be/K8jYvIU1isA)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** enfant, plongée, Polynésie, Tuamotu --- ### [Hapatoni : l’hospitalité sculptée à cœur](https://azyucroisiere.com/hapatoni-lhospitalite-sculptee-a-coeur/) **Published:** juin 11, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Sur l’île de Tahuata, aux Marquises, le village d’Hapatoni à ce Je ne sais quoi de différent qui en fait l’escale favorite de nombre de voyageurs. Au fond du minuscule port où se retrouvent mamans et enfants pour le bain et la blague, une cabane au toit de palme, légèrement en retrait, dissimule des regards indiscrets les mordus de **bingo** (loto) ou de poker. Croquant à pleine dents une mangue juteuse tout juste arrachée de l’arbre, la pétulante Hinano, 10 ans, entraîne Coline et Erell à la baignade ; nos deux filles sautent du quai **tout habillées en short et tee-shirt**, à la Polynésienne donc ! Puis, la dizaine de gamins du village lance un cache-cache entre les pirogues motorisées, la bleue, la jaune, la rouge, ou dans les branches épineuses du bougainvillier violet.  ### Ici, l’Abri du marin est bleu **Tehina**, la soixantaine rondelette cintrée dans l’un de ses ravissants paréos fleuris, cueille à pleines brassées des boutons de *tiare* pour fabriquer « les **couronnes de tête de Pentecôte** ». Je l’embrasse et la raccompagne chez elle, à la « maison bleue » qui fait office d’Abri du marin. Depuis 2014, elle accueille tous les voileux de la baie, offrant gratuitement sa connexion internet, une citronnade et, bien souvent, le couvert. Combien de fois sommes-nous allés simplement la saluer et avons-nous été invités à partager son repas ! Et il en va ainsi avec tous les vagabonds des mers pour peu qu’ils se présentent à elle. Tehina incarne **l’accueil de l’étranger**, une hospitalité extraordinaire devenue la marque de fabrique d’Hapatoni. Tehina à droite sa sœur Léone à gauche et leur amie voileuse NicoleDurant le **confinement**, de mars à mai 2020, 9 voiliers sont demeurés ancrés près du village avec interdiction formelle de poser un pied à terre pendant de longues semaines. Très régulièrement, ils ont tous reçu des habitants de pleins sacs de fruits. Des habitants à qui ils confiaient la liste de leurs courses, leurs cartes bancaires et le code secret (!) afin d’être ravitaillés ! Où existe-t-il pareille confiance ailleurs dans le monde ? Michel le fringant capitaine de John LEnfer agréablement confiné à Hapatoni### Tous voisins, tous « famille » La centaine d’habitants vit serrée entre le front de mer et la montagne accore. Pas de vallée profonde ici. Tout en étant proches les unes des autres, les maisons disposent d’intimité grâce aux paravents que constituent haies, buissons, plantations, arbres aménagés en un luxurieux labyrinthe. Le voisin est toujours un frère, un oncle, un gendre, un cousin… Un peu plus haut, une route en partie goudronnée amène par dessus la pointe rocheuse à l’autre village, Vaitahue. Mais, à Hapatoni, ils ne sont qu’une poignée à posséder une voiture. « Une pirogue, c’est beaucoup plus utile et moins cher, assure Jules. Au lieu d’aller dépenser au magasin, tu pêches ! ». Partout où le regard s’accroche, l’image apparaît **bucolique** : Hélène file la bourre de coco pour fabriquer des cordelettes ; Jules chasse la poule sauvage avec son coq plus ou moins dressé ; celui-ci baigne son cheval dans la mer ; cet autre ramène de belles **langoustes** ; plusieurs femmes chantonnent en disposant les **noni** sur les plateaux pour qu’ils mûrissent ; ceux-là encore sculptent tikis, plats, lances, piques à cheveux… La récolte de nonis ### Casse-tête ou tord-cou ? Tiens ! Voilà Jules occupé à tailler un casse-tête. Non, ce n’est pas un jeu de patience mais un gourdin utilisé jadis pour « casser la tête » aux ennemis en leur tapant dessus. À l’instar du tord-cou, longue pièce d’1,50m se terminant en demi anneau, de la lance, du tiki (demi-dieu), il fait partie de objets couramment sculptés. Les œuvres de Jules tikis fruitier planche pour piler le uru et son pilon en pierre kea tuki kaku Jules est sculpteur donc, comme sa femme Mirella, comme Kalino, Cyril, Marc et tant d’autres. Ils travaillent le bois, l’os, plus rarement la pierre, et d’autres matériaux étonnants : vertèbres animales, rostres d’espadon, dents de cochon, de cachalot, cornes de chèvre, bois de cerf ! On est subjugué par leur dextérité, leur imagination et la joliesse des finitions. Jules et Mirella sont sculpteurs sur bois et os### Les essences de tamanu et de santal Souvent, ils s’installent le long de **l’allée royale**, un chemin pavé en 1850 sous le règne de Vaekehu II et dont les majestueux tamanu sont aujourd’hui plus que centenaires. Leurs noix pressées donnent une huile cosmétique verte à l’odeur de noisette (calophylle inophyle) aux multiples vertus. Un parfum qui en appelle un autre, celui du santal embaumant les versants de l’île jusqu’à la toute fin du XIXe siècle, c’est-à-dire jusqu’à **l’annexion de Tahuata à la France**. Lallée royaleMaintenant, le pochon de Tehina déborde de fleurs capiteuses. Arrivée devant chez elle, je me dis : « c’est fou tout ce que l’on peut voir, entendre et ressentir en suivant un modeste chemin de quelques centaines de mètres ! » La bonne humeur du sculpteur Kalino [](https://azyucroisiere.com/52f8770b-3140-4f10-85a0-84d2f061e64b/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/82dc2b6d-e548-4a1c-9ca2-2234121a57a9/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/82da0bca-4e64-4c36-8927-93d34f2e1380/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/053afd36-dd8d-4e93-b9ed-2eec7beaf06d/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/1f618bce-acc4-403a-9972-595c4d3cfa03/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/6df206ef-2842-435b-9819-658fe1f64177/) #image\_title  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [30 jours de mer… immobiles aux Marquises](https://azyucroisiere.com/30-jours-de-mer-immobiles-aux-marquises/) **Published:** avril 17, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Comme vous, nous vivons le confinement dû à l’épidémie du coronavirus. J’ai envie de partager notre situation – singulière, à l’instar de bien d’autres – isolés sur un voilier « devant » Hiva Oa, une petite île du Pacifique. ### Les Marquises sont-elles contaminées ? Non, il n’y a **aucun cas de Covid 19** dans tout l’archipel. En revanche, une cinquantaine de cas ont étés détectés en Polynésie française, exclusivement sur Tahiti et sa voisine Moorea. Au 15 avril, une seule personne est hospitalisée et aucun décès dû à la maladie n’est à déplorer. La vue dAzyu depuis plus dun mois### Quelles interdictions ? Depuis le 21 mars, date du début du confinement en Polynésie française, les interdictions suivantes s’appliquent à tous mais concernent davantage les plaisanciers : - interdiction de naviguer - interdiction de débarquer (à terre et en mer, c’est-à-dire qu’il n’est pas non plus permis de monter dans une annexe) - interdiction de visiter un autre navire - interdiction de pratiquer des sports nautiques - interdiction de se baigner (et comment on se lave ?) - alcool interdit à la vente (heureusement, on avait la caisse de bières remplie !) - couvre-feu de de 20h à 5h Heureusement, il y a la **lettre et l’esprit**. Heureusement, les gendarmes sont aussi des hommes et des femmes. Reste que l’interdit d’aller à terre sera non négociable les deux premières semaines. Les besoins vitaux (s’approvisionner en nourriture et en eau potable) furent assurés sur le quai à des horaires fixes par un système de livraison payant. Durant cette période, Jean-Marie n’a pas mis un orteil hors de son annexe. Ensuite, à partir de la 3ème semaine, les plaisanciers furent autorisés à faire leurs courses dans la supérette du mouillage 3 fois par semaine durant 2 h (le magasin ouvrant exclusivement pour eux). Ces moments devinrent le rassemblement attendu d’environ 60 personnes qui pouvaient marcher sur 300 mètres. L’ambiance était bon enfant. **Ça faisait du bien de côtoyer ses semblables !**  ### Le mouillage est-il sûr ? Une trentaine de voiliers se serrent dans la baie de Tahauku. Les plus chanceux se sont glissés dans le port, protégés du large par un remblais. C’est le cas d’*Azyu* ancré par devant et par derrière ; la place étant limitée, les bateaux ne peuvent éviter de sorte que les ancres se multiplient. Quand l’un d’eux veut bouger de quelques mètres, pour s’éloigner de la côte rocheuse par exemple, il doit parfois démêler un sac de nœuds au fond de l’eau. L’interdiction de naviguer rend parfois le **mouillage compliqué voire dangereux**. En temps normal, les marins changent d’abri quand le vent tourne méchamment ou que la houle grossit et frappe de façon désordonnée. Dans la nuit du 29 au 30 mars, malmené par la houle et le ressac afférent, un voilier belge démâté et non habité dérape dans le port. Affolés, trois voiliers s’enfuient un peu plus loin, en pleine obscurité, pour ne pas être bigornés par l’**épave folle**. Au petit matin, le monocoque immatriculé à Ostende gît sur la plage. Jean-Marie passera la journée entière à surveiller l’état de la mer ; au dehors, les navires chevauchent les crêtes écumeuses comme des étalons sauvages retenus prisonniers par une longe. ### Qui sont les bateaux au mouillage ? Des Français, Américains, Canadiens, Anglais, Autrichien… Certains, comme *Azyu*, étaient déjà à Hiva Oa depuis des semaines. Beaucoup d’autres sont arrivés en cours de confinement. Les Marquises sont en effet la destination de prédilection à l’issue de la **Transpacifique est**. De surcroît, la meilleure période pour franchir cet océan est de février à juillet. Aussi, tous les deux jours, la petite île de Hiva Oa voit-elle arriver des voiles du Panama, d’Équateur, du Chili ou encore des Galápagos. Un navigateur solitaire, dont l’esquif d’environ 8 mètres est immatriculé en Malaisie, a mis **2 mois et demi pour atteindre les Marquises**, son pilote automatique l’ayant lâché en début de parcours ; le type a même perdu son annexe pendant la traversée ! Comme lui, d’autres équipages arrivent fatigués, sans plus de vivres ni de gasoil, ni même un franc pacifique en poche. Or, on les oblige à repartir illico sur Papeete située en zone cyclonique et contaminée par le Covid 19 ! Ils en ont au minimum pour une semaine de nav’… La « capitale » est, en effet à ce jour, l’unique destination maritime autorisée. Car elle est la seule porte de sortie aérienne du territoire polynésien. Et si un étranger ou un Métropolitain veut partir, tant mieux ! Bien sûr, les plaisanciers ont protesté de sorte que les nouveaux arrivants bénéficient d’un répit qui semble durer. Malgré une inquiétude terrible, les Marquisiens continuent de cultiver **le sens de l’accueil,** un accueil réputé bien au-delà de leurs frontières. Toutefois, nous voyons de rares bateaux choisir de rallier Tahiti ou de rentrer chez eux à Hawaï ou en Nouvelle Calédonie. copyright Nomad### Avez-vous des relations avec les autres plaisanciers ? Les premiers jours, j’ai été marquée par l’absence de signes visuels : plus de salut amical de la main ni même de regard de bateau à bateau. C’était très inhabituel. En même temps, dès le début du confinement, la **communauté anglo-saxonne** a instauré une **causerie du matin via la VHF** : nouvelles réglementaires, évolution du virus dans le monde et en Polynésie, prise en cause des urgences et détresses… Si l’utilité de ce point-info quotidien n’est pas à discuter, certaines rubriques m’ont laissé sceptique, voire m’ont bien fait rigoler. À commencer par le ***point météo*** : horaire des premières lueurs du jour (c’est important ?), présentation détaillée des températures (de l’air, de l’eau), du vent (orientation, force, rafales), de la houle (hauteur, fréquence), etc. Un bulletin complet digne d’une Transatlantique. Mais, au fait, à quoi ça sert vu qu’on peut même pas faire le tour du motu où, en langage breton, virer Swansea ? La rubrique ***Télé-Achat*** est aussi super drôle : « est-ce que quelqu’un a quelque chose à vendre, acheter, donner ? » À moins de se jeter la sorbetière d’une filière à l’autre, je ne vois pas trop comment ce commerce pouvait fonctionner les deux premières semaine tout du moins. Parmi les préoccupations existentielles, il y avait aussi : « Je vis au chantier naval. Comment je fais pour aller aux toilettes si je n’ai pas le droit de sortir de mon bateau ? » Peuchère, depuis un mois, le seau a dû déborder 20 fois ! « L’indispensable, selon moi, c’est d’être ravitaillé en fruits, légumes ainsi qu’en baguettes. » Des marins qui savent pas faire de pain… je parie qu’ils ont appris ! ### Comment ça se passe avec les enfants ? Incroyablement bien ! Nos filles ont toujours préféré les longues navigations aux courtes sorties à la journée. D’office, Coline a concocté un **programme scolaire ambitieux** pour elle et sa sœur. Notre dicton : « l’école, c’est tous les jours, sauf quand ce n’est pas possible » s’est transformé en : « l’école, c’est tous les jours ». Il est vrai que ça occupe bien la matinée. Aller à terre ne leur manque vraiment pas. Coline lit des centaines de pages par jour, Erell engloutit des dessins animés. Elles se baignent, cuisinent des gâteaux au four solaire, installent leur monde Playmobil dans tout le catamaran, jouent avec la *chatte prénommée Marquise*… Les journées passent vite, même celles qui se déroulent dans un doux ennui.  ### Quelles sont vos relations avec la population ? Le port étant séparé du village par 3 km pentus, rapidement, nous n’avons plus eu de contact avec la population. Seuls les gendarmes et le président de la station des sauveteurs en mer étaient présents sur le quai au cours des livraisons alimentaires. L’angoisse qui a saisi d’emblée les habitants a joué dans l’impression que les plaisanciers étaient d’office placés en quarantaine quand le reste des gens devaient rester à domicile. Sans doute, cette **peur-panique** s’explique-t-elle par l’Histoire. Au XVIe siècle, la population s’élevait à 100 000 habitants ; la rencontre avec les Européens a exposé les Marquisiens à des maladies contre lesquelles ils n’avaient aucune immunité. Résultat : ils n’étaient plus que 2 000 au début du XXe siècle. Aujourd’hui, l’archipel compte 9 200 habitants. Cette peur s’explique aussi par l’extrême fragilité d’un peuple très isolé — Tahiti est à 1500 km – et sans structures médicales offensives. Outre un hôpital sur Nuku Hiva et un dispensaire sur Hiva Oa, les autres îles n’ont même pas un médecin généraliste. **Une épidémie pourrait éradiquer ce peuple en quelques mois seulement.** ###  ### Qu’est-ce qui est difficile ? - L’ambiance camping du mouillage, insupportable par moment. - La confusion entre solidarité des gens de mer et instinct grégaire. - Le syndrome du contremaître. - La perspective très lointaine de naviguer. ### Qu’est-ce qui est agréable ? Vivre en plein air en maillot de bain (ou moins !) sur un catamaran avec l’époustouflant décor marquisien ! Il fait beau, il fait chaud, les raies sautent hors de l’eau, les frégates tourbillonnent, la montagne veille sur nous, indifférente à la panique qui secoue la fourmilière humaine. Dès la tombée du jour et au cours de la nuit, nous profitons du ciel étoilé. Lors des périodes de pleine lune, nous nous relions aux amis navigateurs disséminés un peu partout, persuadés qu’ils fixent l’astre comme nous. Ce qui est agréable, c’est de ne pas avoir de télé et de ne recevoir que les infos indispensables. Discrète échappée au paradisLe **déconfinement** a commencé. Depuis le 23 avril, tout le monde se déplace librement sur l’île. Les mesures se sont assouplies et l’ambiance s’est bien détendue : on sent que l’absence du virus rassure. Tant que les Marquises garderont leurs frontières closes, elles n’auront rien à craindre. Mais est-ce possible ? Et combien de temps ? Certains enfants du pays imaginent vivre en **autarcie**, comme dans l’ancien temps. Si cette situation doit durer ad *vitam aeternam*, nous deviendrons marquisiens de sol. Va falloir réfléchir au **tatouage intégral** !  Échouage sur la plage de Tahauku copyright NomadLe mouillage de Takauku copyright NomadLa livraison de légumes copyright Nomad  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Marquises, Polynésie --- ### [Azyu à fond !](https://azyucroisiere.com/azyu-a-fond/) **Published:** juin 23, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Si certains ont vu le film *À fond*, avec José Garcia, ils comprendront l’adrénaline que nous a procuré la navigation des Marquises aux Tuamotu : notre catamaran-bolide est bon pour le prochain Trophée Jules-Vernes ! Départ vaillant en fin d’après-midi vers Makemo où nous nous réjouissons de revoir nos amis d’ici 3 petits jours. Nous nous dirigeons vers le sud-ouest, la mer est belle, le vent frise les 10 à 15 nœuds et offre une vitesse de croisière agréable. Les **500 milles nautiques** vont être enfilés sans peine. Jean-Marie et moi nous partageons les quarts de nuit. La lune, disque parfait, est auréolée d’un large halo jaune rayonnant au milieu d’un édredon moutonneux. Tout le ciel sur tribord ressemble à une piste de ski fraîchement recouverte de poudreuse. Le lendemain matin, le vent gentillet (10 à 12 noeuds) nous pousse dans le dos. Puisque nous avançons par grand-largue, logiquement, le spinnaker est hissé, la grand-voile arisée et plus tard affalée. Nous sommes plein vent arrière et le **Parasailor de 145 m2** envoie toute sa puissance. *Azyu* nous emmène à une vitesse de 6 nœuds. La nuit, Jean-Marie se retrouve seul maître à bord. À ce qu’il paraît, il n’a pas réussi à me réveiller, profondément endormie dans la cabine entre Coline et Erell. *Shame on me !*  Au matin du 3ème jour, le vent forcit à 20 nœuds. Des orages importants éclatent au loin, au sud. La houle se creuse et l’onde se réduit. Or, plus elle est courte, plus les vagues deviennent abruptes et dangereuses. En réalité, Azyu est pris entre deux trains de houle : la houle de vent venant du nord-est et la houle formée, à l’origine, par des dépressions au niveau des Australes, celle-ci provient du sud-est. ### Slalom entre les atolls Ça se complique. Le pilote automatique est déchargé de ses fonctions. Mieux vaut un cerveau humain pour garder le spi bien vent arrière tout en négociant les vagues de trois-quarts, celles qui nous assaillent par tribord et celles qui soulèvent le catamaran par bâbord. Bien concentrés, nous passons entre deux atolls, Tepoto et Napuka. Jean-Marie, à la barre, me demande de vérifier la carte 20 fois en 1 h : « on passe bien entre les deux ? Sûr ? » Le bateau va vite, très vite, 18 nœuds… Tout le monde enfile un **gilet de sauvetage**. On barricade les filles dans le carré : porte, baie coulissantes, hublots, tout est fermé. Les vagues claquent sous la nacelle, tout le bateau grince. À l’intérieur, le bruit est encore plus effrayant.  ### Excès de vitesse : 30 noeuds Maintenant Azyu galope sur l’océan. Il file à 20 noeuds, enregistre des surfs à 30 noeuds ! Voilà, on est maintenant sur l’autoroute, le régulateur d’allure bloqué à 160 km/h ! Je vois le visage du capitaine se crisper ; il regarde autant derrière afin d’anticiper une déferlante qui inonderait notre carré, que devant dans le but de maintenir le spi pile dans l’axe du vent. Le risque, c’est que le bateau enfourne et qu’on coule par l’avant. « Tu as peur chéri ? » – Oui, il faut ralentir. Aveu inédit. C’est du sérieux. Il faut se signaler, donner sa position au cas où… J’attrape la radio VHF et appelle le JRCC sur Tahiti. Je lance quelques « Sécurité, sécurité ! Pan Pan !». Personne au bout du fil. Retour au principe de base du capitaine : ne compter que sur soi-même. Heureusement, il sait exactement quoi faire : – Je vais à l’avant affaler le spi. Tu restes à la barre. Si j’y arrive pas, tu cours au mât, tu largues la drisse et si elle se coince, tu la coupes avec un couteau. – Mais le spi va tomber dans l’eau, on va l’écrabouiller. Et s’il se prend dans nos hélices ? – Allez !! ### Montagnes russes Assiégée par une mer écumeuse, je barre par 30-35 nœuds, mon couteau à pain à portée de main. De son côté, Jean-Marie tire de toutes ses forces sur la chaussette de spi qui, descendant petit à petit, étouffe la toile. Aux deux-tiers de sa progression, j’enclenche le pilote automatique et cours l’aider. Allongés, on s’acharne sur ce maudit bout comme des brutes ; une saute de vent me fait quasiment décoller et je réalise avec horreur que je ne me suis pas attachée au bateau. Pas question de finir à la baille ! On parvient à enrouler le bout autour d’un winch, ouf, sauvés ! La minute d’après, soulevé par une vague de 4 mètres, le catamaran se cabre à l’oblique. Presqu’accroupie, je retourne au poste de barre. Et là, insensé, je pilote un bateau qui avance sans voile, ni moteur à 10 noeuds, une très honorable performance ! ### La goutte d’eau qui fait déborder… Jean-Marie est chaos de toutes ces émotions. Mais il faut barrer car les vagues sont trop grosses. On se relaie alors sous la pluie jusqu’à la nuit. Une pluie mesquine qui s’invite à l’intérieur du catamaran. Des gouttes perlent d’un hublot latéral (ce même hublot dont Jean-Marie a refait tous les joints une semaine auparavant !) jusqu’à se transformer en un mince filet. Malheur ! elles tombent précisément sur la table à carte et donc sur les instruments électroniques. Vite, Coline jette le sac de linge sale dessus les appareils, les filles épongent le vitrage aussi souvent que possible. Au bout d’une heure, la pluie faiblit. Soulagement d’autant que le vent a nettement diminué. Fin des hostilités ? Pas tout à fait. Avec cette houle de 3 mètres, certains atolls nous ferment la porte au nez, leurs passes devenant impraticables. Makemo : pas possible ; Raroia : pas possible. Fakarava : pas possible. ### – Chéri, on va où ? – Faut voir… On était censé arriver ce jour même ; nous voilà condamnés à errer au moins 24h de plus, et donc une nuit supplémentaire, le temps que les éléments se calment ou qu’on trouve une meilleure idée. Le jour décroît. Le visage fantomatique de la lune se pare d’une expression apitoyée. C’est sûr, elle compatit. En guise de soutien, son aura illumine tout un pan du ciel saturé de nuages laiteux. Étrange… de 22h à 3h du matin, on y voit comme en plein jour, bien sûr un jour de Toussaint dans les monts d’Arrée… Vers 4h du matin, alors que l’aube devrait nous gratifier de quelques fragments de lumière, le ciel s’assombrit et la quatrième journée démarre dans le gris. J’en ai marre, il pleut, j’ai froid, je dors dehors dans mes habits humides sur des coussins moites. Jean-Marie ne se plaint pas. Concentré, il réfléchit : il scrute les nuages, il analyse les vagues. Il lit les éléments comme dans une boule de cristal. – Hao, on va à Hao. Il y a une passe au nord.  ### Soudain : crac ! L’annexe, fixée sur le portique arrière, descend d’un demi mètre ! À force de cogner, les vagues ont arraché l’une des fixations du bossoir ; une partie de la coque est éventrée sur 50 cm. Vite, il faut saucissonner les deux boudins avant qu’on perde l’embarcation ! Jean-Marie, sanglé au bateau, grimpe plus ou moins dedans pour l’amarrer plus solidement.  Maintenant, le vent est si faible qu’on doit allumer le moteur, ce toute la journée ! Mais qu’est-ce que c’est que cette météo ! Rien ne correspond aux prévisions consultées le jour du départ. La tempête née aux Australes, soit beaucoup plus au sud, est remontée sans crier gare au cours de notre progression. La bonne nouvelle, c’est la confiance renouvelée en notre Nautitech, un excellent bateau, marin, résistant au très gros temps. ### Et les enfants ? Ah oui, c’est vrai, on les aurait presque oubliés. Leur devise : no stress ! Erell, en particulier, pète le feu, aussi enjouée qu’un pinson au printemps. Étendue dans n’importe quel recoin, contorsionnée et indifférente aux événements, Coline lit des heures. Ou bien les deux sœurs jouent aux cartes, le jeu des 7 familles polynésiennes est mélangé 15 fois par jour, sans lassitude. Au pire de la navigation, quand les parents zappent les repas, elles se débrouillent et attrapent ce qui leur fait envie dans les placards : biscuits, olives, fromage, sardines… Elles n’ont même pas un petit mal de ventre quand je me traîne une nausée continue.  Enfin, au matin du 5e jour, la ligne d’horizon s’épaissit et la silhouette vaporeuse de **Hao** apparaît. La mer désormais complaisante glisse vers l’entrée de l’atoll sans aucune turbulence. Azyu franchit la passe en toute sérénité. Lagon, corail, miroir turquoise, quel bonheur de retrouver l’archipel zen des Tuamotu ! Conclusion : on peut compter sur notre catamaran par gros temps ! Ah Cétait bien les Marquises mais quallaient ils donc faire dans cette galère  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Polynésie, traversée --- ### [Hao : les amours interdites](https://azyucroisiere.com/hao-les-amours-interdites/) **Published:** juillet 15, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  # Nous voilà sur l’atoll de Hao, dans les Tuamotu. Une escale chaleureuse où nous partageons le quotidien des habitants jusque dans leur intimité. Avec ses 1000 habitants, Otepa, l’unique village, rassemble toute la population de Hao. Sur ce bout de corail émergé, nous avons le sentiment d’être rapidement intégrés à la vie locale. Jean-Marie répare l’ancre avec un voisin paumotu, Coline fait d’incessants **allers-retours en canoë** pour embarquer le plus d’enfants sur *Azyu*, Erell va l’école en vélo, moi **je tresse des paniers** avec Anna ou je nettoie le poisson accroupie sur la cale en compagnie des femmes-pêcheurs. Taxi canoë Anna tresse des couronnes Les filles passent le plus clair de leur temps en dehors du bateau. Le quai, la cale, la plage, une rue, voilà leur espace de liberté, un monde infini qu’elles explorent avec une tripotées de nouveaux copains. Comme je ne vois plus Erell dans les parages, je me rapproche du groupe d’enfants qui dessine par terre à la craie. — Elle est où Erell ? — Partie en vélo avec un garçon, me répond Tepuivai, 12 ans.  ### Kai kiko : quesaco ? Deux petites se mettent à rire sous cape en répétant « Kai kiko ! ». Je crois comprendre de quoi il retourne, ça doit signifier : Ouh ! les amoureux ! » Et, forte de mes valeurs, je fais la leçon, en bon Farāni qui croit tout savoir. — Erell a le droit de se balader avec qui elle veut. C’est pas très sympa de l’espionner ou de se moquer. Ça veut dire quoi exactement « kai kiko » ? — Madame, ça veut dire « manger le même pain », « manger la même chair », me traduit Tepuivai. — Je ne comprends pas. Un peu embarrassée, elle m’explique que l’expression qualifie les **relations consanguines**, voire incestueuses. — On n’a pas le droit de traîner avec un garçon. Parce que si on tombe amoureux, « kai kiko ». C’est « **tapu** », **interdit**. D’un seul coup, je remarque les groupes de filles se baladant séparément des bandes de garçons ados.  ### Une grande famille Intriguée par tout ça, je m’en ouvre à Vaihau, institutrice à l’école primaire d’Otepa (mixte soit dit en passant). — « Kai kiko ? », c’est « forniquer dans la même chair ». C’est-à-dire avec une personne qui a des liens de famille avec toi **en dessous de la 3ème génération**. En gros, si, au niveau des arrière grands-parents, on n’a pas de lien de parenté, c’est bon. Mais, à Hao, ça n’arrive jamais, tout le monde est famille. C’est pour cette raison qu’on dissuade les jeunes de sexe opposé de se fréquenter, et dès le plus jeune âge. — Mais comment ils se marient alors ? — Il n’y a pas de lycée ici ni ailleurs aux Tuamotu. Donc, à 15 ans, les jeunes partent sur Tahiti. On leur conseille vivement de se trouver un copain, une copine et encore mieux de le ramener sur l’île. — Tout le monde va au lycée ? — Non, dans ce cas, il faut quitter l’atoll pour chercher l’âme sœur sur une autre île. — Et toi, comment tu as fait ? — Moi, je suis tahitienne, je suis de la ville ! C’est Moana, mon *tāne*, qui est de Hao. Il rendait visite à ses cousins sur Tahiti quand on s’est rencontré. Un an plus tard, on s’est revu… à l’église. Le coup de foudre ! Et, tu vois, au bout de quelques années, il a fini par **me ramener chez lui.** Vaihau et son compagnon Moana### Des valeurs adaptées à la géographie Pensive, je regarde Erell pédaler à toute allure sous les arbres de fer, poursuivie par son copain. **J’avais** **tout** **faux**. Les valeurs de liberté amoureuse, et en quelque sorte de vie privée, ne peuvent pas être encouragées ici mettant en danger les lignées de Hao. Au contraire, le commérage protège la communauté d’un risque de dégénérescence. La situation est identique dans les 77 atolls des Tuamotu, chacun très peu peuplé. Imaginez que vous craquez pour une jolie nana. En plein coup de cœur, vous vous dites : « faut que je regarde l’arbre généalogique…. ah ! flûte, **encore** **une** **cousine** ! ». C’est bizarre, non ? La classe de CE2 de Erell copains cousins ### L’île prison Ainsi, les jeunes doivent quitter l’atoll à un moment ou à un autre. C’est précisément ce que *Azyu* aimerait faire maintenant que juillet pointe son nez et que l’école buissonnière envoie par dessus bord manuels et cahiers. Mais le mara’amu en décide autrement ! Depuis des semaines, cet alizé de sud-est souffle sans faiblir. Il mugit dans les feuillages, il ébouriffe les palmes — **gare aux noix de coco qui tombent au hasard !** Quand on longe à pied la route qui borde le récif, impossible d’échanger deux mots avec son voisin. Les vagues, ventrues, féroces, d’un bleu-blanc couleur dentifrice s’abattent sur la roche dans un fracas ininterrompu. Pas une seconde de répit. Toujours ce mouvement de va-et-vient, toujours ce bruit… Ça me rend dingue. La houle et le vent ferment l’atoll à double-tour. Franchissement de la passe de Hao car swingueComment en partir ? Enfin, après 10 jours à scruter les prévisions météo, Jean-Marie détecte un créneau afin de franchir la passe sans casse et rallier Papeete en 4 jours. Si **Tahiti est l’île du grand amour** pour Moana et tant de Paumotus, pour nous, ce sera l’île des copains !  Coup de machette avant le tressage des palmesJecaille le poisson sur la caleDanse à lecole primaireErell à lecoleLe petit port dOtepaÇa râpe le cocoPain coco  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Azyu bien Pacifique](https://azyucroisiere.com/azyu-bien-pacifique/) **Published:** novembre 26, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # La vie sur le bateau suit son cours tranquille au gré des escales. Le quotidien, rythmé par l’école en matinée et le repas méridien, s’anime grâce aux activités nautiques, aux randonnées, aux apéros conviviaux… Une belle vie « Covid free ». Notre univers est bleu blanc vert : la mer tout autour, le ciel pavoisé de nuages, et les montagnes habillée d’imprimés verts. En ce moment, il fait beau, chaud et il pleut des seaux : c’est normal, c’est **l’été austral**. Nous passons le plus clair de notre temps avec un masque, dans l’eau, découvrant de fabuleux « jardins de corail », nageant avec les **baleines** (rencontre unique !) plongeant en bouteille tout près des **raies manta,** nous entrainant à l’apnée statique (5 minutes de pur **yoga aquatique**), glissant, souffle coupé, d’une dizaine de mètres le long des tombants… ou briquant les coques du catamaran.  photo André ChartresNotre ligne d’horizon, c’est la **barrière de corail**, qui protège le lagon de la houle du large. Chaque soir, juste avant le couchant, nous rivons notre regard vers elle, tournant le dos à l’île, à la terre, à l’ambiance Covid. En effet, le virus se balade en Polynésie française, de préférence sur Tahiti, l’île-capitale, et sur Moorea, sa voisine, qui concentrent à elles deux 90% de la population et la majorité des cas. Une soixantaine de Polynésiens ont passé de vie à trépas en le croisant. ###  ### Pas confinés Pour autant, le Haut-Commissaire de la République française et le président du gouvernement polynésien ont écarté, le 13 novembre 2020, tout nouveau confinement. Des mesures plus strictes ont été adoptées : fin des **combats de coq** et des loteries bingo ; fermeture des **pirogues à bringue** (bateaux-discothèques qui circulent sur le lagon, musique à fond et boules à facettes dignes d’un spectacle de Jean-Michel Jarre). Ah ! c’est fâcheux mais on garde le sourire. Y’a largement pire…  Léquipage de Cattleya suit notre routeRandonnée dans la vallée de la PapenooCest toujours beau vu den haut    Jean Marie lévite en kite foil  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** animal, nature, Polynésie --- ### [Nouvelle publication : Deux ancres flottantes aux Marquises](https://azyucroisiere.com/nouvelle-publication-deux-ancres-flottantes-aux-marquises/) **Published:** août 28, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Je suis heureuse de vous présenter Deux ancres flottantes aux Marquises. Comme un tatouage, ce livre est le plus beau souvenir des Marquises que je me suis offert et que je partage AUJOURD’HUI. Dans ce roman d’amour, je dépeins la vie d’un peuple gai, généreux, indolent. L’économie agricole, la cohabitation avec les Blancs, le casse-tête de l’indivision foncière font aussi partie des sujets abordés. > ### Écrit en un éclair en avril 2020, il m’a été inspiré par l’urgence de vivre, de vibrer, d’AIMER. Mis par la suite à décanter, il a été patiemment retravaillé, relu et validé par une correctrice professionnelle. Je vous laisse le découvrir ici au travers d’une [présentation rapide.](https://balanecatao.wordpress.com/deux-ancres-flottantes-aux-marquises-roman/) [**Livre téléchargeable aux formats numériques : PDF, MOBI Kindle, E-PUB (10€).**](https://balanecatao.wordpress.com/commander-2-ancres-livre/) [**BON DE COMMANDE** ](https://balanecatao.wordpress.com/commander-2-ancres-livre/) Je vous remercie chaleureusement pour votre accueil. Chaque lecteur m’encourage à persévérer dans l’écriture et à partager le voyage de ma famille autour du monde. [](https://azyucroisiere.com/e7664814-15b6-4ae0-90b9-c4c9a65a92ae/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/azyu_coppercoat202011449/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/hiva_oa_atuona20197190/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/52f8770b-3140-4f10-85a0-84d2f061e64b/) #image\_title  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** livre, Marquises --- ### [Bora Bora rien que pour moi](https://azyucroisiere.com/bora-bora-rien-que-pour-moi/) **Published:** août 11, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Si la perle du Pacifique souffre d’un tourisme excessif, elle a retrouvé en ces mois d’hiver austral – effet dépeuplant du Covid – beaucoup de sa pureté originelle. Azyu et tout l’équipage est tombé sous son charme. « Mon rêve, c’est de voir Bora », nous déclare Mélanie. Elle, son mari et leurs deux enfants ont parcouru la moitié du globe pour découvrir la Polynésie. « OK, changement de programme, bye-bye les Tuamotu, cap vers les Îles-sous-le-Vent », décide le capitaine.  Huahine, Tahaa, Raiatea… toutes ces îles situées au nord-ouest de Tahiti nous enchantent. Mais Bora possède un je-ne-sais-quoi qui aimante même les voiliers en plastique. ### Un feu d’artifice sous l’eau Nous entrons par l’unique passe Teavanui s’ouvrant à l’ouest. Des **tortues** font reluire leurs écailles. Tout le monde à bord a hâte de visiter Bora underwater. Sitôt les masques, palmes et tubas distribués, nous nous dirigeons en annexe vers le jardin de corail à la pointe Tupitipiti. Dans très peu d’eau, si peu que nous rentrons nos ventres et étendons bien à l’horizontal notre corps, nous rasons les coraux. Emportés par le courant, nous volons au dessus d’un parterre multicolore incroyable. Les blocs de madrépores sont de formes et de teintes si variées – jaunes, oranges, verts, rouges, violets…–, et si nombreux qu’on ne voit, par moment, plus un grain de sable. Dommage que la descente soit si rapide car je n’en garde aucune image nette, seulement l’impression d’avoir assisté à un feu d’artifice. Bénitiers aux lèvres pulpeuses La fête n’est pas finie. Un peu plus loin, trois nageurs poussent des cris de joie. Des poissons bagnards – livrée à rayures noires et blanches – viennent leur manger dans la main. D’instinct grégaire, les spécimens se comptent par centaines et, bien qu’ils ne dépassent pas 10 petits centimètres, on se cognerait presque à eux.  ### Raies léopards dans le courant Seules les raies manta, bien présentes dans le lagon – on nous le garantit – manquent à notre palmarès. Or, elles évoluent dans le chenal. Faire du snorkeling sur une route maritime, c’est risquer de se faire scalper par un hors-bord ! Pas grave, on se rabat sur les raies aigles. Raies aigles ou léopardsElles sont plus de six, papillonnant dans le courant, bougeant juste ce qu’il faut de leurs nageoires gracieuses pour se maintenir en stationnaire, à 4 mètres de profondeur. Alors, comme elles, on ralentit notre respiration, on fait onduler nos palmes calmement, on s’immobilise… Qu’elles sont jolies, noires tachetées de points blancs, prolongées d’une longue queue fine comme un ruban de demoiselle. Et ce curieux bec pointu qui leur a donné le surnom « d’aigles de mer ». ### Bora, Bahamas, même beauté Le lagon me replonge dans le souvenir des eaux bahamiennes. Sous leurs lunettes de soleil, les[ **4 marins de Balanec (le LIVRE de notre Transatlantique)**](https://balanecatao.wordpress.com/2020/02/11/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/) avaient, en mai 2017, écarquillé les yeux devant une mer caméléon. Bleu outremer, bleu azur, turquoise, indigo, bleu pâle voire blanc laiteux ou carrément translucide. De même, à Bora, les nappes d’eau jouent avec les nerfs des photographes et des peintres : il faudrait s’user les yeux pour se souvenir de tous les bleus. En ce mois d’août, Bora-Bora se visite comme Paris. Pas besoin de regarder à droite ni à gauche avant de traverser les avenues, le lagon est quasi vide. Habituellement, une grosse centaine de navires trouble ses eaux chaque jour. En ce moment, 20 à 30 seulement s’y baladent. Il y a fort à parier que les 100 000 touristes annuels (!) ne seront pas au rendez-vous en 2020. Après Tahiti, Bora est l’île la plus visitée de Polynésie française. ### Bora chic et cher Naturellement, le commerce en a fait ses choux gras. Depuis 2018 suivant la loi – dans les faits, très récemment – l’ancrage libre et gratuit serait désormais interdit, ou pour le moins réduit à 36h dans une zone étriquée. À notre arrivée, la patrouille Moana nous annonce 25 euros la nuit à la bouée. C’est cher mais beaucoup moins que les cases rondes sur pilotis qui font la une des catalogues hôteliers : **1000€ la nuit pour deux personnes !** Ces chambres se fondraient bien dans le paysage avec leurs murs ocres, leurs toits en palmes de cocotier et leurs mignonnets pontons en bois si elle n’étaient pas si nombreuses, au point de dessiner une seconde barrière de corail tout autour de l’île. Que de bleus Côté terre, il faut y ajouter le mauvais gout d’immeubles en béton aux terrasses cubiques. Prolongement logique de ces hébergements, les magasins de souvenirs ont poussé comme des champignons au village principal de Vaitape. Boutiques chics et prix choc. Si vous cherchez la perle de culture la plus luxueuse, vous la trouverez à coup sûr. C’est ce que me rapporte **l’équipe Shopping d’Azyu** car, moi, je n’ai pas mis un orteil à terre. ### Je regarde là où c’est beau : je me brûle les pupilles au « blue lagoon ». Merci à Mélanie pour ses magnifiques photos ! À la table de Tara Raiatea repas au four tahitien    Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Bora, Polynésie, snorkeling --- ### [40 h dans la peau de pseudo-émigrés](https://azyucroisiere.com/40-h-dans-la-peau-dun-pseudo-emigre/) **Published:** mars 5, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # C’est la fin des vacances en Métropole. Nous décidons de rentrer sur Tahiti au moment où les frontières se transforment en souricière. Désormais, pour vivre sur le territoire des Polynésiens, il faut être des leurs. Presque 3 mois de chaleur humaine compensent largement les températures frigorifiques que nous affrontons un jour sur deux de décembre à février. La corvée de bois vaut bien le bidonnage d’eau douce sur *Azyu*. Devant les cheminées, poêles, inserts des parents, beaux-parents et amis, nous profitons avec bonheur de la chaleur du foyer.  ### Sélectionner les gens qu’on aime… Passer des journées entières ensemble est une chance réservée, malheureusement, à une liste de proches âprement sélectionnés, le Covid faisant barrière aux larges retrouvailles. « Je verrai Maxime mais pas Caroline ; tu verras ta sœur mais pas ta filleule, on oublie les vieux oncle et tantes et les cousins disséminés partout en France ».  Pourtant, dans le Grand Ouest, spécifiquement **en Vendée et dans le Finistère,** pratiquement personne n’a vu, de ses yeux vu, la queue du loup. S’il n’y avait pas la **télé**, est-ce qu’on s’en rendrait compte ? Tant mieux si rares sont les malades. Mais je ne comprends pas pourquoi l’est de la France est beaucoup plus contaminé que l’ouest : parce qu’on éternue vers l’est, avec les vents dominants dans le dos ? Bon, maintenant que nous avons fait le plein d’embrassades illégales et de bisous virtuels, nous organisons notre retour sur Tahiti. Depuis le 6 février, il s’apparente plus à une demande d’immigration à moins de prouver qu’on est du pays.  ### ### [VOYAGEURS, VOS PAPIERS ! ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/02/02/voyageurs-vos-papiers/) Nous voilà, en ce 3 mars 2021, à l’aéroport d’Orly, avec nos 100 kg de bagages et **notre « dossier » de ministre** : passeports, billets d’avion, autorisation d’entrée en Polynésie, justification du motif impérieux, certificat de résidence, autorisation de quarantaine à bord, tests PCR négatifs, attestation sur l’honneur de respecter les gestes barrière, le couvre-feu, les contrôles, les 2 autres tests biologiques, etc. le tout imprimé en quadruple exemplaire. On a bien fait ! **Absolument tout a été contrôlé** plutôt deux fois qu’une. Presque arrivés devant la passerelle d’embarquement tombe LA question subsidiaire : « si vous prétendez résider à Tahiti depuis 3 ans, pourquoi les passeports de vos filles refaits en 2020 indiquent Lanvéoc comme domicile ? » Un filet de sueur coule le long de notre échine comme la douanière parisienne nous tance d’un œil mauvais. — Euh… ben, en fait… comme on a… du coup… Bon sang ! On a 10 000 papiers ! Laisse-nous passer sale cerbère ! C’est ce que j’aurais bien aimé dire mais un long silence m’a semblé plus judicieux. Renfrognée, la policière nous rend les passeports d’un geste désabusé. Y’a des boulots moins sympas que d’autres. ##  ## ## Escale en musique : merci Vatea !  Ça y est ! On s’envole pour la **Guadeloupe** ; pendant le plein de kérosène à Pointe-à-Pitre, un magicien enchante l’escale : Vatea Arakino saisit **sa guitare** et entonne des airs tahitiens, marquisiens, paumotu. Avec ses mélodies rythmées, le chansonnier nous emmène aux trois sommets du triangle polynésien, de Hawaï à la Nouvelle Zélande. Sous les **applaudissements**, l’Airbus A350 redécolle quasi à vide. Nous ne sommes plus que 79 passagers : chacun aura sa banquette de 4 sièges en guise de couchette. Encore mieux que la Première classe ! ### ### Accueil « personnalisé » Cela fait 35 heures que nous avons entamé ce voyage, enfin, nous arrivons à Faaa, l’aéroport international de **Tahiti**. Chaussés de baskets, habillés en pantalon, nos polaires et vestes de quart nouées autour de la taille, nous subissons, la langue pendante, la **nuit tropicale**. Un comité d’accueil pratiquement aussi nombreux que les passagers nous souhaite la bienvenue avec une série de vérifications : une souris ne se faufilerait pas entre les mailles du filet. Les contrôles sont sérieux et sympas. On nous accompagne gentiment jusqu’à la portière du véhicule sanitaire qui nous dépose à la marina. Il est 3h du matin. On retire nos masques pour de bon. Reste plus qu’à attendre le lever du soleil pour trouver une annexe qui nous conduira jusqu’à notre catamaran. On a chaud, on a soif, on a sommeil mais on s’en fiche. **La vie pieds nus sous les étoiles recommence !**   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** France --- ### [« Ressentir les plantes par le cœur » : rencontre avec Yann, un jardinier zen](https://azyucroisiere.com/ressentir-les-plantes-par-le-coeur-rencontre-avec-yann-un-jardinier-zen/) **Published:** septembre 19, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # À Raiatea, dans l’archipel des Îles-sous-le-Vent, le mont Te Mēhani (1017 m) attire aussi bien les marcheurs du dimanche que les botanistes patentés. C’est au cours d’une sympathique randonnée de 6 heures que l’équipage d’Azyu rencontre Yann, un Breton original de 35 ans merveilleusement adapté au territoire polynésien. Passé le vallon forestier et sa rivière, nous nous lançons à l’assaut des pentes vers le plateau trachytique ´ute ´ute. Ce dernier abrite une biodiversité exceptionnelle, dont la célèbre **Tiare Apetahi**, fleur blanche endémique de Raiatea. Tout en progressant parmi les buissons de fougères, les pandanus ou les goyaviers de Chine, Yann s’enthousiasme, comme moi, de la beauté de la végétation qu’il connaît par ailleurs très bien : « tiens, des **orchidées** violettes qui poussent directement au sol. Oh ! les minuscules fleurs de la verveine sauvage, elles ont un goût de champignon ! » Mais quand je l’interroge sur les noms des espèces, il me répond d’un air candide : « *je ne sais pas, **j’approche les plantes par le cœur*** ». Pourtant, il paraît qu’il est **paysagiste-permaculteur**. Du haut de Te Mehani### Au sommet, quelle beauté ! Enfin, l’ascension nous mène à 700 m d’altitude, devant une jolie **cascade** et une vue spectaculaire du lagon. Coline et Erell sont si fatiguées qu’elles n’ont plus le courage de râler. Yann se débarrasse de son tee-shirt et de son short et se met en position **yogi** dans la vasque, une couronne de feuilles sur la tête. **Mais d’où tu sors toi ?**  ### Un jeune roader Originaire de Telgruc-sur-Mer, dans le Finistère, Yann décide, à 18 ans, de se former à la **charpenterie navale bois** au Bassin d’Arcachon. Malgré un vif intérêt, il plaque ses études à l’issue de la première année et part sur les routes en camion. « *Je voulais apprendre plusieurs métiers et découvrir le monde* », se rappelle-t-il. Pendant 5 ans, il voyage dans le sud-est de la France, en Espagne, au Portugal, et se spécialise dans les **travaux en hauteur sur corde**. ### L’appel du large À 24 ans, un ami skipper lui propose **un demi tour du monde à la voile**. Sans hésitation et sans plus d’expérience que des saisons au club nautique de son village natal, il embarque sur le *Drizar*. Après avoir préparé ce monocoque de 21 m en aluminium, a priori taillé pour la compétition, l’équipage prend la mer depuis Nantes. Le skipper et 5 équipiers vaillants mais novices partent pour **4 mois inoubliables à destination de Tahiti** : « *L’Atlantique et le Pacifique, on les a traversés en pleines saisons cycloniques ; d’ailleurs, on a évité de justesse un cyclone au Cap Vert* », se souvient Yann. > Madère, Canaries, Cap Vert, Trinidad, Panama, Galápagos, Marquises…, la navigation est tout sauf un long fleuve tranquille car le bateau part en « *distribil* » (en lambeaux en breton) : « *Le groupe électrogène est mort pile au moment du départ alors le peu d’électricité ne servait, pour ainsi dire, qu’à s’éclairer. Donc pas de guindeau électrique. Il fallait remonter l’ancre de 70 kg à la main ! Quand on est arrivé à Tahiti, le moteur s’est mis à fumer et nous a lâchés dans l’entrée du port de Papeete devant les yeux du propriétaire sur le quai. De panique, il a sauté à l’eau !* », témoigne le jeune marin, le regard pétillant. En dépit de ces sueurs froides, ce voyage reste un magnifique souvenir : dauphins, baleines, plancton phosphorescent… la nature sauvage l’émerveille. ### L’appel exotique Devant l’arrivée rocambolesque du *Drizar*, le propriétaire furieux ne paye aucun des billets d’avion prévus. Pas grave, Yann n’avait pas envisagé de retour en France. Il s’installe à **Tahiti** et multiplie les boulots dans le bâtiment, la charpente, le grattage des coques de bateaux, soit une douzaine de métiers. « *J’ai même fait vendeur de sushis !* » Faire pousser une bambouseraie trotte aussi dans la tête de Yann### L’appel vers la paix intérieure Après ce long trajet maritime, le jeune homme entreprend un cheminement intérieur. Cet écorché vif, orphelin de père et mal aimé des siens, dépose en Polynésie sa rancœur contre la société en même temps que son baluchon.« *Ici, la chaleur humaine, la bienveillance, l’amitié ont facilité ma quête spirituelle* », accorde-t-il. Changement de look, changement de posture, fin du *piercing*, des *dreadlocks*. « *Vouloir sauver le monde quand, soi-même, on ne va pas bien, c’est prendre les choses à l’envers.* » > Il découvre alors qu’**une énergie existe en lui** et se tourne vers les médecines simples. « *J’ai développé un chemin d’introspection et je me suis soigné en rencontrant beaucoup de gens singuliers. Durant cette époque, j’essayais de comprendre mon inconfort, de calmer mon mental. J’ai réalisé que les biens matériels et mon travail, notamment de cordiste, ne me procuraient qu’un bien-être instable. Être suspendu à une centaine de mètres dans le bruit assourdissant des moteurs à respirer des gaz d’échappement pour resserrer les boulots d’une centrale électrique, ça passait à 20 ans. Mais, à 30 ans, j’ai pris conscience que ces conditions extrêmes brutalisaient mon corps. **Je voulais un métier qui me fasse du bien.*** » ### L’appel de la forêt Après un détour par la Nouvelle Calédonie et le Brésil, il revient avec femme et enfant en Polynésie française et s’installe sur l’île de **Raiatea**. Désormais obsédé par la nature, cet autodidacte se lance dans le **paysagisme et le jardinage** sous l’aune de la permaculture. « *Je propose aux particulier de planter un jardin vivrier et je leur donne les astuces pour qu’ils s’en occupent eux-mêmes avec succès et plaisir. L’objectif de la permaculture, c’est que tous nos gestes soient fertiles.* » Lespace vivrier devant la maison collectivePourtant en milieu tropical, le maraîchage est réputé difficile. Il n’y a qu’à voir les étiquettes des tomates, poivrons, aubergines dans les magasins : origine France, Espagne, États-Unis… « *C’est parce qu’on veut aller trop vite* », rétorque Yann. « ***L’agriculture ici, c’est super facile ! Tous les mois, c’est l’été**, tout pousse en permanence.* » Son secret ? Commencer par « cultiver » le sol afin que champignons et bactéries se développent, en recréant les différentes strates de la forêt, de l’humus à l’arbre. « *J’apporte des algues, du sable corallien et du sable basaltique à portée de main, des éléments directement assimilables par les plantes. Quand je suis satisfait de la vitalité, je plante fleurs et feuilles comestibles ainsi que des aromates et, plus tard, après beaucoup d’observation, des légumes.* » ### Locaterre de Te Mēhani Aujourd’hui, Yann vit sur les flancs de Te Mēhani, sur un site sauvage de 4 hectares qu’il aménage patiemment. Les propriétaires, deux couples qui y passent vacances et week-ends, lui en ont confié les clés. Forêt, chemins, cascades, bassins d’eau, terrasse naturelle surplombant le lagon et bien sûr quantité de fleurs, d’îlots potagers, d’espèces locales comestibles font du lieu un **endroit ressourçant.** Soin du corps à largile parmi les alpinia fleurs rougesYann y a planté sa tente ouverte sur l’extérieur en attendant l’édification prochaine d’un **tipi** de 5m50 de hauteur et 4m de diamètre (trépied de bambous et grand-voile de bateau) et, plus tard, la construction d’une **maison en terre sèche**. Quelques jours plus tard, Jean-Marie, les filles et moi-même passons la journée en sa compagnie, avec son petit garçon, avec les copains qui vont, qui viennent, caressant les chiens, buvant une tisane romarin-citronnelle, discutant de tout ou de rien. Le tipi presque fini ### On est bien Aujourd’hui, il n’y a plus de *bad-boy* mais un homme bien fait, souriant, extraordinairement ouvert aux autres et sensuellement relié à la nature. « *J’ai fini cette recherche spirituelle ; maintenant, j’observe simplement mes états émotionnels. J’appelle cela le silence*. » ### À ses côtés, on retrouve le calme et la joie, exactement comme lors d’une promenade en montagne. Quelques photos de la rando Jean Marie Coline et Erell au pied de la cascade qui se jette quelques centaines de mètres plus bas Faut pas riperMayanotre Polonaise préférée en pleine ascensionAllez Harry Magnifiques variétés de plantesNotre groupe de bateaux copains  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** ami, jardin, Polynésie, Tahiti --- ### [Libérés, délivrés !](https://azyucroisiere.com/liberes-delivres/) **Published:** mars 16, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  Nous sommes bien heureux d’effectuer notre « **dizaine** » à bord. Les malchanceux qui se sont vus imposer un isolement en hôtel ont dû trouver les journées bien longues, enfermés entre quatre murs sans aucun contact avec quiconque. Ce, à leurs frais (500€/personne). Sur *Azyu*, nous avons droit au plein air, enfin à l’harmattan : 30° dans le bateau, **plus de 40° au soleil !** Et pas une goutte d’eau potable…. Bien que nos cuves se soient mystérieusement remplies d’eau pluviale en notre absence, nous n’osons pas la boire. Et quant à siroter thés et cafés bouillies par cette chaleur, non merci ! Jean-Marie charge les bidons dans l’annexe et s’autorise une sortie au quai pour utiliser les robinets de la marina. Sur les pontons, nous retrouvons **notre chatte Marquise**, que Véronique et Yann ont gentiment hébergée dans leur maison avec jardin. Paraît qu’elle s’est bien amusée avec les chiens et les coqs en liberté ; ça lui a changé des poissons volants et des blattes…  ### Alerte tsunami Le jour de notre arrivée, le 4 mars, nous avons eu une belle frayeur : alerte TSUNAMI ! Un **séisme 8.1** a eu lieu au large de la Nouvelle Zélande et une **montée des eaux** devait toucher tout le Pacifique, de la Nouvelle Calédonie à l’Amérique du sud dans l’après-midi. Par prudence, quelques voiliers sortent du lagon de Taina ; le danger dans ce cas, c’est d’être trop près de la côte et que l’onde drosse les bateaux à terre. Pendant quelques heures, nous regardons attentivement le plan d’eau, les vagues sur la barrière de corail mais rien. Le tsunami est mort dans l’œuf. ### Filets garnis La vie quotidienne reprend son cours. Sympas, nos **voisins-bateaux** — Kea, Vaimata ou encore Ubi — nous font les courses : ananas, avocats, bananes, ramboutans, mangoustans, pamplemousses… étanchent notre soif. Et quand tout le monde est en surchauffe — la faute à l’école ! — on se jette dans le **bleu turquoise**, réjouis de revoir tous nos animaux familiers : petits poissons multicolores, tortues ingénues et raies léopard fouissant le sable du bec. Les **raies**, elles pourraient nous faire la tête vu qu’on a mangé certaines de leurs congénères en Métropole. Enfin nous, les adultes, pour faire honneur au plat car les filles ont boudé sans équivoque cette chair proche du requin. Ici, en Polynésie, la raie, ça ne se mange pas : les poissons verts, bleus, rouges, les bénitiers, les huîtres perlières, les tortues très exceptionnellement, voire le chien ! Mais pas les raies.  ### Ça plane pour nous, ouh ouh ouh ouh ! Le **wing foil**, notre nouveau jouet, est gréé en version débutant c’est à dire sans l’aile de kite ; on s’entraîne chacun à notre tour avec uniquement la planche gonflable équipée d’un foil **tractée par l’annexe** le long du chenal. Les doigts dans le nez, Jean-Marie se met debout sur la planche qui vole un mètre au dessus de l’eau. Sportive, Coline se débrouille bien. Erell, prudente à l’extrême, se laisse glisser à genoux avec un seul objectif — ne jamais lâcher le palonnier — et moi je me dépatouille comme je peux. Plus je crie, plus la gamelle est spectaculaire. ### Tests et contrôles On en oublierait la vie à terre à patauger dans l’eau. Quelques SMS nous rappellent notre situation. Au test PCR effectué 3 jours avant de prendre l’avion s’ajoutent deux tests les 4e et 8e jours de la quarantaine. Par deux fois, on reçoit un **coup de fil des gendarmes** : « Vous êtes bien sur le bateau ? On vous croit, hé ! **on va pas venir à la nage !** ». Le type raccroche en se marrant et en nous souhaitant bon courage. Ces mesures strictes préservent la Polynésie française dont la situation est en nette amélioration. Il n’y a plus que 10 personnes hospitalisées à cause du Covid. Alors, au 10e jour, c’est la quille : le débarquement se fait direct au resto !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** covid, Polynésie, Tahiti --- ### [Bienvenue au Musée de Tahiti](https://azyucroisiere.com/bienvenue-au-musee-de-tahiti/) **Published:** avril 9, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # En attendant son ouverture en juin 2021, le musée de Tahiti et ses îles redouble d’imagination pour accueillir, malgré tout, autant de visiteurs que possible. Au travers d’une expo temporaire, Azyu et l’équipage de Ubi ont découvert les artistes polynésiens d’aujourd’hui. C’est parti pour une heure et demie de visite guidée avec la directrice Miriama Bono : « En 2020, j’ai lancé un concours auprès de nos artistes sur quatre thèmes : **la statuaire Tiki-Ti’i, les ornements, la pirogue et la musique**. 22 talents nous ont adressé leurs œuvres aboutissant à l’expo « Fa’aiho, ta’u tufa’a » (Comprendre notre héritage) ». Sculptures, peintures, dessins, installations, bijoux… **36 créations contemporaines** expriment leur vision du patrimoine polynésien. Et répondent aux quelques pièces sorties des fonds du musée.  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title  #image_title ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Outre de découvrir les styles des artistes actuels aussi variés que le graffiti, la sérigraphie, la peinture numérique ou le « drop Line », la visite est aussi un **cours de langue**. L’immersion dans **le tahitien** se fait à chaque panneau explicatif dont la version française nous laisse pantois. Un exemple à peine inventé pourrait indiquer : « Arrivant de Tahanea à l’aéroport de Fa’aa, le ministre de la culture Heremoana Maamaatuaiahutapu a inauguré l’expo « Fa’aiho, ta’u tufa’a » sur la commune de Puna’auia. » Si vous réussissez la lecture à haute voix, vous gagnez une paire de chaussettes ultra sèches de l’archiduchesse ! Kulture 20 de lartiste Cronos Peinture de Carine Thierry  Paysage plein dinspiration depuis AzyuLes mousses dAzyu et dUbi se font mousser   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Loisirs, Polynésie **Étiquettes:** ami, art, Polynésie, Tahiti --- ### [Montagnes de Polynésie : le paradis des randonneurs](https://azyucroisiere.com/montagnes-de-polynesie-le-paradis-des-randonneurs/) **Published:** mai 14, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** #  Bleu céleste, bleu turquoise, bleu lagon… et si on se mettait au vert ? Tahiti, Moorea et Raiatea offrent de superbes balades. Prenez votre souffle, ça grimpe ! Bien que Tahiti concentre 70% de la population polynésienne, l’île capitale est pour ainsi dire vierge : sur ses 1 045 km2, seuls 150 km2 sont habités et exploités, principalement au niveau du littoral. Le reste n’est que montagnes majestueuses, vallées profondes, jungle inextricable et sentiers minutieusement débroussés. ### Tahiti : la vallée de la Fautaua Non loin de Papeete, la vallée de la Fautaua figure parmi les plus beaux sites de Tahiti. Jean-Marie et moi-même l’avons découverte en compagnie de nos amis Julien et Mathilde, nos filles ayant préféré faire l’école sur des bateaux-copains — que ne prétexteraient-elles pas pour échapper à l’ascension d’un énième mont ! ### Aux bains avec Pierre Loti Propriété de la Polynésienne des Eaux, le domaine de la Fautaua sert d’immense **réservoir d’eau potable** aux Tahitiens. La vallée est, en effet, abreuvée de cascades spectaculaires et de rivières plus bucoliques les unes que les autres. C’est ce décor romantique à souhait que Pierre Loti décrit dans ***Le Mariage de Loti*** (1878). « *On trouvait un large bassin naturel, creusé dans ,e roc vif. Dans ce bassin, le ruisseau de la Fataoua se précipitait en cascade, et versait une eau courante d’une exquise fraîcheur.* » Au long d’un récit qui dépeint Papeete et l’aristocratie maorie à la fin du XIXe siècle, l’officier de marine s’épanche sur ses journées passées dans ces ruisseaux… et dans **les bras de Rarahu**, sa très jeune vahiné. ### Changement d’identité Pour la petite histoire, c’est au cours de ce séjour que **Harry Grant**, l’officier de marine britannique, fut baptisé Loti. Le nom barbare Harry Grant révoltait les gosiers des princesses tahitiennes qui lui préférèrent Loti, nom d’une fleur. ### Baignade glacée Tout en rêvassant à cette époque où les hommes vivaient au quotidien dans la nature au lieu de la visiter le week-end, nous commençons à tirer sur nos mollets. **Altitude : 535 m.** Nous voilà tout en haut de la **cascade** qui se précipite, 135 mètres plus bas, dans la piscine des amants Loti. Goûtons notre plaisir ! Deux vasques d’eau froide reliées par un toboggan de roche nous lavent en une seconde de notre sueur. La magie du lieu est encore renforcée par un **arc-en-ciel** qui se dessine chaque midi grâce aux gouttes d’eau pendant comme des perles sous le dôme basaltique noir. ### Vestiges de la guerre franco-tahitienne Si l’on remonte le cours de l’Histoire, la Fautaua est également connue pour la bataille de 1846 qui mit un terme à la guerre franco-tahitienne engagée en 1844. S’opposant au Protectorat français imposé à la reine Pomare IV, un groupe de Tahitiens rebelles se réfugie dans le **fort Fachoda** dont ils sont chassés par l’infanterie marine française. Les ruines du fort sont désormais couvertes de mousse. ### Moorea : le col de Vaiare Quelques jours plus tard, nous retrouvons Julien et Mathilde sur Moorea, l’île voisine de Tahiti. Cette fois, la randonnée est familiale : Coline (13 ans), Erell (9 ans), Norah (5 ans) et Tiago (9 mois). Et tout aussi sympa. Quelques hésitations au départ puis nous trouvons le bon chemin. À propos, si vous ne savez pas reconnaître un manguier d’un châtaignier, un goyavier d’un faux-pistachier, vous êtes perdus, à moins de croiser une âme charitable. En Polynésie, les arbres servent de panneaux signalétiques. Parvenus sur la crête, nous admirons, d’un côté, la passe de Vaiare par laquelle les ferrys effectuent leurs rotations journalières avec la trépidante Tahiti. De l’autre côté se dresse la **montagne percée, Mou’a Puta** dont Leilani, adolescente amie, nous conte la légende : ###### « Une nuit, Hiro et sa bande de voleurs arrivèrent à Moorea pour voler le mont Rotui. Mais le guerrier Pai, qui se trouvait à Tahiti, réagit avec sa lance en bois exceptionnelle. Il la jeta si loin qu’elle traversa la mer et perça un grand trou dans le sommet d’une montagne, connue depuis sous le nom de Mou’a Puta (Montagne percée). Les coqs de Moorea, réveillés par les vibrations de la lance, se mirent à chanter de tous côtés, ce qui incita les voleurs à s’enfuir au plus vite, craignant le lever du jour. » ### Raiatea : les crêtes de Macaranga L’île sacrée de Raiatea est un parc de jeux pour les marcheurs. Outre le **[mont Temehani](https://balanecatao.wordpress.com/2020/09/19/ressentir-les-plantes-par-le-coeur-rencontre-avec-yann-un-jardinier-zen/),** il existe de nombreux points de vue émouvant de beauté. Depuis la route traversière qui relie le sud à l’est, la balade de Macaranga ne dure pas plus d’une heure aller-retour mais elle vaut le coup d’œil. La vue nous plonge dans la **vallée de la Faaroa**, magnifique plaine abreuvée d’une **rivière navigable** en canoë, paddle, barque godillée… Des camaïeux de verts tapissent l’adret des montagnes tandis que l’ubac revêt son manteau mystérieux. Au sommet, nous entendons quelques grésillements typiques d’une espèce de **cigale endémique de Raiatea**.    Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Polynésie, rando, Tahiti --- ### [T-Cup : Azyu régate !](https://azyucroisiere.com/t-cup-azyu-regate/) **Published:** mai 31, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Chaque week-end de Pentecôte, depuis plus de 30 ans, la petite île de Taha’a (où se tourne la 2ème saison de Koh Lanta), invite les voiliers à disputer la T-Cup : une régate amicale qui se joue sur le lagon en journée et sous les cocotiers en soirée. ### Deux courses en un week-end Démarrée en 1986, la T-Cup n’a jamais cessé d’exister sauf l’an dernier, en raison de « celui dont on ne prononce pas le nom ». Les organisateurs ont eu la bonne idée de réparer le préjudice en proposant deux régates ; nous avons donc couru le samedi pour l’édition 2020 et le dimanche pour l’édition 2021. Le samedi, l’objectif était de faire le **tour de Taha’a**, petite île ronde voisinant avec Raiatea (dont elle partage le lagon) et Bora Bora qui dresse fièrement sa montagne quasi rectangulaire. **31 bateaux** étaient inscrits dont 13 multicoques. Alors que nous relevions la ligne de départ, prévu à 9h30 heure GPS, nous voyons filer pleine balle, au près, plusieurs monocoques partis 10 mn avant l’heure ! ### C’est parti mon tiki ! On comprend dans l’instant que, à part l’interdiction d’allumer le moteur, il n’y a pas vraiment de règles et pas de rating non plus : le premier arrivé a gagné ! Monocoques et multicoques sont cependant classés en deux catégories. Azyu s’élance donc avec tous ses handicaps, regrettant qu’il n’y ait pas la troisième catégorie « Voiliers avec toilettes », c’est-à-dire habités et donc lourds (3 cabinets de toilette !, cocotte-minute, stock de noix de coco, bilig…), très lourds de souvenirs (caisses de coquillages, bibliothèque, monticule de Playmobils…). ### Slalom entre les patates de corail « Super, je vais admirer tout le littoral de Taha’a », me suis-je dit. Tintin ! Je n’ai pas levé les yeux du rail de grand-voile, enchaînant les virements de bord. Effectivement, naviguer dans un lagon, c’est assez technique. Il s’agit de tirer des bords entre la côte qui a plus ou moins pas du tout d’eau (!), qui est plus ou moins rocheuse et la barrière de corail, à éviter absolument. Conséquence : la vingtaine de mille prévus en ligne droite se multiplie en plus d’une trentaine à force de louvoyer ! De son côté, Coline borde, choque, winche, hisse avec l’énergie de ses 13 ans. Avouons-le, en 2 jours de régate, les marinières en ont plus appris qu’en 5 ans de voyage… ### La régate dans la régate Parmi les concurrents, il y a la famille Alcade, un joyeux couple d’Italiens et leurs pétillants enfants de 4, 8 et 10 ans. Eux aussi voyagent sur un **Nautitech 475**. Aussi Vittorio met-il Jean-Marie au défi qui trouve cet adversaire plus sérieux que les Hobby Cat ou le 66, un prototype australien. Le dimanche, **match race entre les deux bateaux-copains** sur un parcours banane : on va jusqu’au grand banc de sable au sud, en direction de Raiatea, et on revient. Il n’y a plus que 18 participants ; la grosse soirée de la veille en a épuisé la moitié… Azyu, dont les coques ont été frottées au Scotch Brite, se débarrasse de l’annexe amarrée à une bouée, ça fera toujours 250 kg en moins. Jean-Marie regarde d’un sale œil les cours du CNED de Coline, un lest d’une dizaine de kilos…(pas question, il reste encore 1 mois d’école !) Vittorio, quant à lui, s’arrange pour vider les cuves à eau de leurs derniers litres : et si Carlotta ou Léo ont soif, il y a du jus du fruit et des bières au frigo… ### Tea ou Taha’a Cup ? Au portant, Azyu lance le **spi asymétrique de 165m2**, Alcade sort son **Code zéro**, une voile légère d’au moins 100m2. On les double, ils nous doublent, on les redouble, etc. Bilan des courses : ex æquo, chacun gagne une manche. L’amitié est sauve. Et pour ce qui est du classement général multicoques, Azyu finit 8e sur 13 le samedi et 9e sur 9 le dimanche… Baccun gagne l’édition 2020, son capitaine détient 24h seulement la jolie tasse de thé avec soucoupe qu’il remet, dès le lendemain, au vainqueur 2021 : Mamarossa. « Merci pour votre participation à tous ! » s’exclame Françoise, la propriétaire de **Bisou Futé**. Ce monocoque en aluminium remporte, lui, le trophée de la fidélité puisque, toujours présent en baie d’Apu, il a inauguré la première édition de la T-Cup en 1986. Chapeau ! **Et maintenant, place à la fiesta !!**  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Polynésie, traversée --- ### [Raiatea, on reviendra !](https://azyucroisiere.com/raiatea-on-reviendra/) **Published:** novembre 1, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## 6 mois dans la « capitale » des Iles sous le Vent, on n’a pas vu le temps passer. L’île de Raiatea est l’un des meilleurs compromis entre douceur de vivre et services à l’européenne. Motu Aito, devant Uturoa, notre « base »  Trombe marine, un drôle de phénomène  Apnée dans le Trou de la Pieuvre on sarrête prudemment à lentrée des grottes sous marines 24 mLe Trou de la Pieuvre étrange et effrayant gouffre Débuts prometteurs de Coline en WING FOIL Ascension du mont Temehani avec le « couple » Cattleya.  Les ados Anniversaire de Leo à la marina Apooiti Larrivée du Taporo et des cours CNED de Erell CM2Rando des 3 cascades bonheur de leau douce et fraîche Azyu toujours à lécoute La Mystery House une énigme géométrique à RaiateaPêche dun Wahoo 20 kg de viande au congélo A la marina de Papeete à Tahiti après notre départ de RaiateaShopping à Papeete Nos retrouvailles avec KKOUM quon attendait depuis 4 ans depuis notre tour de lAtlantique en 2016 2017  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Azyu est papeetisé !](https://azyucroisiere.com/azyu-est-papeetise/) **Published:** juillet 25, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Le pavillon polynésien flotte désormais sur notre catamaran et plus seulement par simple courtoisie. Cela fait désormais 3 ans que nous sommes arrivés en Polynésie. Or, si les ressortissants français peuvent séjourner au « fenua » autant qu’ils le désirent, leur bateau, lui, a un **visa limité à 3 ans** (2 ans depuis 2020). Passée cette durée, le bateau doit soit quitter les eaux polynésiennes au minimum 6 mois, soit être importé. Dans ce cas, les propriétaires s’acquittent d’une taxe (environ 7% du prix du navire) qui le « papeetise ». Le 12 juillet, le jour des **50 ans de Jean-Marie**, le **cadeau d’anniversaire** dépasse le million ! (de francs pacifique, rassurez-vous). Étant donné que, en direction de l’ouest, pratiquement toutes les frontières sont fermées (Tonga, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, Australie) ou covid-full, nous préférons prendre un ticket payant mais garanti gagnant. Cette « papeeetisation », qui nous assimile à des résidents, nous autorise en outre à travailler. ### Travaux d’entretien Pour commencer, nous amenons Azyu au chantier naval du Carénage sur [l’île de Raiatea](https://balanecatao.wordpress.com/2021/07/16/sacree-raiatea/). Mais certainement pas pour caréner. Notre [antifouling au cuivre (Coppercoat)](https://balanecatao.wordpress.com/2020/02/28/du-cuivre-pour-azyu/) tient la marée et pour 5 ans au moins. Cette fois, c’est un changement de pièces d’usure qui s’impose sur les safrans. Entre deux coups de marteau, Jean-Marie en profite pour repeindre les hélices, embellir les marches des jupes…, la routine du marin bricolo. ### A fond à foil ! Ceci dit, l’impatience le gagne car le plan d’eau est peuplé de sirènes… Il s’agit des risées et rafales qui appellent tous les windsurfers à sortir. On est en pleine période de ***maaramu***, ce vent fort de sud-est qui souffle en juin-juillet. Jean-Marie sort la **wing-foil**, une aile de 5m2 tenue à bout de bras qui le fait décoller à 1 m au dessus de l’eau. Coline aussi s’y adonne et progresse vite. Elle a fini son année du CNED avec 15/20 de moyenne et est donc en grandes vacances — les premières depuis 4 ans d’instruction à bord… La pluie, qui s’invite par intermittence, change le décor. Tout claque au vent, les kite, les wing, les pavillons français, breton et polynésien !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie --- ### [L'oursin crayon, mon chouchou du lagon](https://azyucroisiere.com/loursin-crayon-mon-chouchou-du-lagon/) **Published:** mai 18, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## À force de nager, j’ai fini par remplir ma boîte à coquillages. Ma curiosité préférée, c’est l’oursin crayon que je détourne au travers de bijoux originaux. Colliers en porcelaines rutilantes, en fleurs de tiare étourdissantes, et même en dents de cochon ! les Polynésiens ont l’art de se parer. Suivant leur audace, je fabrique des **colliers** et des **boucles d’oreilles** avec ce drôle d’échinoderme qu’est l’oursin crayon. ### Où le débusquer ? Dans le lagon de [Raiatea](https://azyucroisiere.com/2021/07/16/sacree-raiatea/), **Azyu** mouille souvent au plus près de la barrière de corail. Je mets quand même 20 mn en palme-masque-tuba pour atteindre le *reef*. Là commence l’inspection. Y aurait-il un oursin qui, descendu la nuit du platier pour se nourrir, se serait fait croquer ? En effet, l’animal est un brouteur omnivore et détritivore. Il se nourrit aussi bien d’algues (même celles encroutantes) que, occasionnellement, d’éponges, d’ascidies, de charognes et de détritus. Et, loi de la nature, il se fait manger aussi. Je butine donc dans le remous des vagues jusqu’à tomber sur une carcasse fraîche. Je n’ai de la chance qu’une 1 fois sur 10, guère plus souvent ! ### **Sacrées** couleurs ! Les radioles (piquants) sont sans danger car leur bout n’est pas pointu. En plus, ils sont relativement faciles à percer. Blanc crème, vert d’eau ou kaki, violet, ses piquants sont connus pour leurs couleurs étonnantes. J’en trouve même des tricolores ! Les assembler me passionne. Ensuite, je tresse un **macramé** tout le long des colliers. Quant aux boucles d’oreilles, certaines font retentir un léger « gling-gling » dont je suis fan !! ### Oursin crayon : pourquoi ce surnom ? Constitué de calcite relativement légère, cette espèce fut également utilisée comme véritable stylo pour écrire, par exemple, sur des ardoises.  Si vous voulez suivre mes créations, allez sur **FB Azyu Feel.** [Par ici la boutique !](https://azyucroisiere.com/2022/02/16/commander-des-bijoux-azyu-feel/) ##### Si vous voulez en savoir plus sur la **Polynésie**, lisez *[Quatre marins bien pacifiques](https://azyucroisiere.com/2022/02/18/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/)*, notre récit de voyage en voilier tout juste publié ! ##### \#azyufeel ##### \#azyucroisiere ##### \#voyageenfamille Et encore des photos de mes créations AZYU FEEL !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [T-Cup 2022 : une régate à voile et à rame.](https://azyucroisiere.com/t-cup-2022-une-regate-a-voile-et-a-rame/) **Published:** juin 11, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Comme l’an passé, Azyu rejoint la flottille de joyeux lurons qui, chaque Pentecôte depuis 1986, crient « haut les cœurs » en faisant [le tour de Taha’a](https://azyucroisiere.com/2021/05/31/t-cup-azyu-regate/). Ce samedi 4 juin, une trentaine de bateaux se positionne entre la ferme perlière Champon et une bouée inratable en forme de rhinocéros soûl. Au top départ, les voiliers se lancent pour le tour du lagon de Taha’a. ### Motivés ! La fleur au fusil, monocoques et multicoques se tirent la bourre la première heure. Puis, dès la 2e heure, la brise retombe. Par leurs couleurs et l’espoir qu’on place en eux, les **spi** redonnent un peu de nerf à cette course devenue pépère. ### Abandons des petits A la 3e heure, le vent se désintéresse complètement de la T-Cup : vengeurs, les plus frêles embarcations jettent l’éponge. À la 4e heure, on sort les **rames** ! Sur *Azyu*, on se relaie tous les 4 pour faire avancer le catamaran à grands coups de pagaies depuis les jupes. Victoire ! On avance à 0,5 noeud ! Les filles essaient même la monopalme pour reposer leurs bras ! rhdr### Moral en berne À la 7e heure, comme le soleil se couche sur Bora-Bora, que le courant nous ferait presque reculer, le capitaine craque. Pour sûr, après s’être démené comme un chien, il a envie d’une bière et de repos. Tant pis, on allume les moteurs. Pas question de rater la fête au Taravana Yacht Club ! ### Les jusqu’au-boutistes Félicitations à nos amis italiens *Alcade* qui, comme quelques autres équipages, ont persévéré, franchissant en pleine nuit la ligne d’arrivée. **Résultat des courses** : le hobby-cat *777* gagne dans la catégorie des multicoques. *Baccun* remporte la victoire chez les monocoques. **Que nous réserve l’édition 2023 ?** ## Regain de courses La [T-Cup](https://azyucroisiere.com/2021/05/31/t-cup-azyu-regate/) s’inscrit dans la lignée de formidables spectacles ayant eu lieu sur l’eau ces dernières semaines : **Championnat de Polynésie d’Optimist** **Expédition Kealaikahiki** : sans aucun instrument de navigation, les pirogues à voile Hokule’a et Hikianalia ont parcouru les 5370 km qui séparent Hawaï de Tahiti. Un défi lancé aux étoiles ! **Tahiti Pearl Regatta (TPR)** Lors de sa 18e édition, la TPR a vu courir 5 équipages en pirogue à voile (Holopuni). Emblème de la Polynésie française puisqu’elle figure sur son drapeau, la **pirogue à voile** est tombée en désuétude alors que les Polynésiens ont gardé le goût inaltéré de la rame. La présence de pirogues à voile autant à la Tahiti Pearl Regatta qu’à la T-Cup, ainsi que le fabuleux voyage Kealaikahiki fait réapparaître sous nos yeux la formidable épopée des **migrations polynésiennes** colonisant, depuis le Ier siècle avant J-C, le Pacifique d’ouest en est. Holopuni dans la passe de Raiatea lors de la Tahiti Pearl RegattaBisou Futé à la TPR Azyu lors la T CupÔ désespoir Même le capitaine doit ramer Les filles font avancer le bateau à la monopalme Nos amis sur Alcade  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Gens de mer, Polynésie **Étiquettes:** Navigation, Polynésie, Raiatea, traversée --- ### [Apnée : moins on respire, plus on vit](https://azyucroisiere.com/apnee-moins-on-respire-plus-on-vit/) **Published:** juin 29, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## En 2019, sur Moorea, Jean-Marie et moi-même avons été initiés à l’apnée par [Denis Grosmaire](https://azyucroisiere.com/2019/06/27/le-souffle-court-a-moorea/), le champion polynésien. Mais c’est Adrian Escobar, qui vient de fonder son école DeepZen sur Raiatea, qui nous a emmenés bien plus profond que nous ne pensions… Si [l’apnée commence dès lors que l’on retient sa respiration dans l’eau](https://azyucroisiere.com/2019/06/27/le-souffle-court-a-moorea/), elle recouvre un large éventail de spécialités allant de la chasse sous-marine à la nage synchronisée et même au rugby et au **hockey sous-marins !** Dans la formation **AIDA 3** que nous avons suivie, Adrian nous a coachés dans 3 disciplines : l’apnée statique, l’apnée dynamique et l’apnée en profondeur. La première, l’apnée statique, nous nous y étions déjà bien entraînés : Jean-Marie garde bien paisiblement la tête dans l’eau plus de 3 mn et moi 5 mn. ### Apnée dynamique Rendez-vous à la « piscine » de Uturoa avec Adrian. Trois longueurs de quai en forme de U dessinent un semblant de bassin qui s’ouvre à l’infini sur le lagon. Eau de mer donc à 28°, corail au fond et oursins diadème prêts à repousser les intrus. Pour ma part, je préfère ce décor aux carreaux sans poésie d’un établissement chloré. ### 55 mètres d’une traite Le test consiste à nager avec palmes mais sans reprendre son souffle sur 55 mètres. Pour nous échauffer, nous enchaînons 16 longueurs de 25 m avec un temps de récupération de plus en plus court. Après une phase de découragement (mais pourquoi je me suis inscrite à ce truc ?!), la magie opère. Le cerveau se débranche, le corps trouve sa position hydrodynamique et, moins on respire, plus c’est facile, limpide. Voilà ce que nous donne l’apnée, la sensation de nos origines aquatiques. C’est particulièrement fort quand on s’essaie à descendre dans les entrailles de la mer. ### Sorties profondeur À quatre reprises, Adrian vient nous chercher sur *Azyu* pour nous amener sur plusieurs sites de plongée. L’objectif est, progressivement, de **descendre jusqu’à 24 m.** D’abord, nous nous hâlons sur un bout, lentement pour absorber la pression qui s’exerce en particulier sur les oreilles et les sinus. Puis, nous effectuons les descentes à la palme. ### Plongée à l’intérieur de soi Mètre après mètre, on rentre dans sa bulle, on se concentre sur son ressenti. Quand on s’offre quelques secondes d’agachon, à observer la dérive du plancton, milliers d’organismes transparents, on se sent appartenir à l’univers liquide. Ces moments intenses de calme reposent sur la **relaxation**. Plus nous sommes détendus et confiants, moins nous consommons d’oxygène. Toutefois, si le mental fait beaucoup, la nature, notre nature animale plus précisément, déclenche, pour sa part, le **réflexe d’immersion**. Il s’agit d’une série d’adaptations telles que le ralentissement du rythme cardiaque, l’afflux du sang vers les organes vitaux (cerveau-cœur-poumons) ou encore le blood shift (protection des poumons contre la pression sans quoi, dès 30 m, ils seraient écrasés). Incroyable, non ? Le simple contact de l’eau sur le visage informe notre cerveau que nous redevenons dauphin, otarie ou baleine… en somme mammifère marin. ### L’apnée, un puits sans fond ? Dans les années 1950, époque des premières compétitions, les scientifiques estimaient que l’homme ne pouvait plonger au delà de 40 à 50 m sans attenter à sa vie. Ils ont été rapidement détrompés. En 1980, Jacques Mayol est descendu à moins 105 m (inspirant le film ***Le Grand Bleu*** sorti en 1988). Et, en 2007, l’Autrichien Herbert Nitsch explose le record mondial avec une **performance de 214 m !** La discipline du **No Limit** (descente avec une gueuse et remontée en ballon gonflable ou via un câble) n’est plus le fer de lance de l’apnée en raison de sa dangerosité. Néanmoins, son appellation même nous dit qu’il n’existe peut-être pas de limite à une profondeur maximum : l’homme ne s’adapte-t-il pas en continu ? ### AIDA : une fédération toute fraîche En attendant de rencontrer un cachalot, ce dernier retenant son souffle plus d’une heure au fond de son kilomètre de bleu (!), il y a encore du chemin à parcourir pour nous autres modestes grenouilles. Un chemin désormais tracé par l’Association Internationale pour le Développement de l’Apnée (AIDA), une toute jeune fédération créée en 1992 par des Français soucieux d’accueillir de nouveau pratiquants en toute sécurité. Allez ! On reprend l’entraînement ! Moi, je retourne caresser les poissons-clowns planqués dans les anémones pendant que Jean-Marie et Adrian traquent les carangues dans la passe de Raiatea. Jolie carangue et joli sourire dAdrian Pour aller plus loin, je vous invite à lire ***Profondeurs*** de **Guillaume Néry** (2016), un très beau livre à la fois personnel, scientifique et historique. ### Et si vous voulez en savoir plus sur la Polynésie et notre aventure maritime, lisez notre récit de voyage tout juste publié : *[Quatre marins bien pacifiques](https://azyucroisiere.com/2022/02/18/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/)*.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Polynésie, Raiatea, sport --- ### [Femmes de Polynésie : Flora Hart](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie/) **Published:** mai 27, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à écouter la délicieuse conversation que j’ai eue avec Flora, une femme qui raconte la Polynésie avec passion et clairvoyance. [](https://femmesdepolynesie.com/portrait/la-boite-a-tresors-de-flora-hart/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/portrait/la-boite-a-tresors-de-flora-hart/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Siki](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-siki/) **Published:** avril 1, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** SIKI 8## Aujourd’hui, voici le portrait de Siki qui nous accueille sur « sa » plage à Huahine, un royaume naturel et culturel authentique. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/siki-gardons-nos-traditions-vivantes-et-partageons-les/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** ami, Huahine, Polynésie, tradition --- ### [Hommes de Polynésie : Vitali](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-vitali/) **Published:** avril 15, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, voici le portrait du peintre Vitali installé comme un bienheureux sur un motu, à Bora-Bora. [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/vitali-et-bora-bora-un-mariage-de-couleurs/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/vitali-et-bora-bora-un-mariage-de-couleurs/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** ami, art, Bora, Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Orama Richmond](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-orama/) **Published:** août 24, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer mon amie Orama, une femme qui cherche à être en « à corps » avec son cœur à chaque épisode original de la vie. [](https://femmesdepolynesie.com/sante-et-sport/orama-richmond-osteopathe-vivre-avec-son-corps-entre-securite-et-aventure/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/sante-et-sport/orama-richmond-osteopathe-vivre-avec-son-corps-entre-securite-et-aventure/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Tehea Hopara Pambrun](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-tehea/) **Published:** août 24, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://femmesdepolynesie.com/culture/tehea-hopara-pambrun-et-les-coquillages/)## Aujourd’hui, Tehea nous raconte ses noces d’or avec les coquillages : 50 ans de passion, 50 ans de lagon ! [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/culture/tehea-hopara-pambrun-et-les-coquillages/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Irma Brotherson Druart](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-irma/) **Published:** septembre 19, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://femmesdepolynesie.com/portrait/irma-brotherson-druart-la-liberte-de-penser-nest-pas-une-question-depoque/)## Aujourd’hui, je vous invite à écouter les souvenirs de Irma Brotherson Druart. [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/portrait/irma-brotherson-druart-la-liberte-de-penser-nest-pas-une-question-depoque/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Titaua Raapoto](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-titaua-raapoto/) **Published:** mai 31, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Avec Titaua Raapoto, venez découvrir le *tapa*, l’étoffe originelle des Polynésiens. [](https://femmesdepolynesie.com/culture/titaua-raapoto-le-tapa-comme-seconde-peau/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/culture/titaua-raapoto-le-tapa-comme-seconde-peau/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Cœur Corail, mon nouveau roman](https://azyucroisiere.com/coeur-corail-mon-nouveau-roman/) **Published:** septembre 30, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Je vous invite à un voyage sentimental entre lagons et atolls de Polynésie au travers de *Cœur Corail*, ma toute nouvelle fiction, suivie de *Deux Ancres flottantes aux Marquises*. ***Cœur corail*** décrit la sensualité animale d’un **Tahitien**, Atamu, au corps ébène largement tatoué, et comment cet homme simple magnétise Loeve, une **artiste peintre** subjuguée par le paysage et la **culture d’Océanie**. Le tandem amoureux, qui se transforme en quatuor au gré des péripéties, devient une source exaltante d’inspiration littéraire et cinématographique. Mais il pose question : pour retenir sa muse, doit-on tout risquer ? Sur l’autel des arts, y a-t-il une limite aux offrandes ? ***Deux ancres flottantes aux Marquises*** se déroule sur l**’île de Hiva Oa**, au sein d’une nature ingouvernable, entre les crêtes des montagnes découpées au scalpel et les assauts impitoyables du grand Pacifique. C’est la même puissance qui percute Poetai, un jeune navigateur européen le jour où il rencontre la belle Vaihere, de vingt ans son aînée. **Choc des cultures**, des générations. Comment Poetai va-t-il secouer le cocotier sans se faire assommer ? ## EN VENTE SUR [AMAZON](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss) (FORMAT PAPIER OU NUMÉRIQUE) Veuillez cliquer sur ce lien : [https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&\_\_mk\_fr\_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb\_sb\_noss](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss) \*\*\*\* *Descriptif technique* - ***Cœur Corail*** suivi de ***Deux ancres flottantes aux Marquises***, Gaëlle Poyade, 224 pages - Publication : juillet 2023 - Couverture photographique - Lexique tahitien-marquisien - [Format papier et numérique sur Amazon.fr](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Femmes de Polynésie : Yelhée Raapoto](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-yelhee-raapoto/) **Published:** juin 28, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à tresser chapeaux et paniers en palmes de cocotier au côté de la somptueuse Yelhée. [](https://femmesdepolynesie.com/culture/yelhee-raapoto-tresse-comme-dautres-chantent/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/culture/yelhee-raapoto-tresse-comme-dautres-chantent/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Liline Florès](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-liline-flores/) **Published:** septembre 15, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://femmesdepolynesie.com/societe/liline-flores-autant-de-metiers-que-de-vies/)## Je suis très heureuse de vous présenter Liline Florès, mon enseignante de tahitien. A tai’o maita’i !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** ami, école, Polynésie, Raiatea --- ### [Hommes de Polynésie : Henri Theureau](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-henri-theureau/) **Published:** août 24, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/henri-theureau-passeur-de-litterature-anglaise-du-pacifique/)## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer le traducteur Henri, une bibliothèque à lui tout seul des chefs d’œuvre du Pacifique ! [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/henri-theureau-passeur-de-litterature-anglaise-du-pacifique/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Wilfrid Sidolle](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-wilfrid-sidolle/) **Published:** janvier 25, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/societe/wilfrid-sidolle-miser-sur-la-culture-maohi-pour-eduquer-nos-enfants/)## « L’éducation est une action forcée et obligatoire d’une personne sur une autre. La culture est une relation libre entre les gens. » Nul doute que cette affirmation de Léon Tolstoï résonne aux oreilles de Wilfrid Sidolle. A Raiatea, ce professeur de lycée se bat pour la création d’une école immersive mā’ohi en langue polynésienne. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/societe/wilfrid-sidolle-miser-sur-la-culture-maohi-pour-eduquer-nos-enfants/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Ma recette d’ananas rôti](https://azyucroisiere.com/ma-recette-dananas-roti/) **Published:** novembre 1, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** **Quoique délicieux frais, l’ananas se marie admirablement avec le miel et la cannelle. Cette recette permet de varier la présentation d’un fruit rarement cuit.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-ananas-roti/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine --- ### [Des agriculteurs bio de plus en plus représentés aux Îles sous le Vent!](https://azyucroisiere.com/des-agriculteurs-bio-de-plus-en-plus-representes-aux-iles-sous-le-vent/) **Published:** mars 1, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Gab raiatea## Sur les 9000 agriculteurs de Polynésie française, le nombre engagé en bio ne fait qu’augmenter. En 2024, les agriculteurs bio de Raiatea se sont fédérés et ont inauguré leur propre espace de vente sur Uturoa. De cette initiative sont nées plusieurs prestations qui profitent à tous leurs confrères. [Voir l’article dans le magazine Tama’a 33](https://www.tahitimagazines.com/magazine-tama-a-en-ligne)   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Victorine Tihopu](https://azyucroisiere.com/femmes-de-polynesie-victorine/) **Published:** avril 8, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, voici le portrait de Victorine Tehopu qui tient un merveilleux lodge en fond de vallée, sur l’île de Raiatea.  [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/victorine-tihopu-vegan-depuis-20-ans)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie **Étiquettes:** ami, Polynésie, Raiatea --- ### [Femmes de Polynésie : Aodrena Terrier Leroi](https://azyucroisiere.com/femmes-de-polynesie-aodrena/) **Published:** avril 22, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, voici le portrait d’Aodrena Terrier Leroi, fondatrice et gérante du ranch Cadichon Vallée. [](https://femmesdepolynesie.com/evasion/aodrena-terrier-leroi-la-passion-du-cheval/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/evasion/aodrena-terrier-leroi-la-passion-du-cheval/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** ami, animal, nature, Polynésie, Raiatea --- ### [Hommes de Polynésie : Tihoti Matauteute Barff](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-tihoti/) **Published:** avril 29, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/tihoti-matauteute-barff-faire-corps-par-lesprit-avec-les-ancetres/)## Aujourd’hui, voici le portrait du tatoueur Tihoti Matauteute Barff. En l’écoutant, on se relie au monde invisible et à ses forces. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/tihoti-matauteute-barff-faire-corps-par-lesprit-avec-les-ancetres/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie **Étiquettes:** ami, histoire, Polynésie, Raiatea, sacré --- ### [Hommes de Polynésie : Moerani Lemaire](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-moerani/) **Published:** mai 6, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/le-laboratoire-pleine-nature-de-moerani-lemaire/)## Aujourd’hui, voici le portrait de l’agriculteur bio Moerani Lemaire, un homme volontaire et positif. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/le-laboratoire-pleine-nature-de-moerani-lemaire/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie **Étiquettes:** ami, bio, nature, Polynésie, Raiatea --- ### [Femmes de Polynésie : Naïki Lutz](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-naiki/) **Published:** mai 13, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous présente Naïki Lutz qui m’a reçue sur un site sacré, le marae Tainuu, pour une séance de transe. Un moment intense et inoubliable ! [](https://femmesdepolynesie.com/evasion/naiki-lutz-therapeute-de-lame/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/evasion/naiki-lutz-therapeute-de-lame/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Vetea Maltby](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-vetea/) **Published:** mai 20, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous présente Vetea Maltby. Cet ancien marin s’est investi dans la cocoteraie familiale d’où il extrait une huile de coco bio succulente ! [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/vetea-maltby-une-vie-sacrement-huilee/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/vetea-maltby-une-vie-sacrement-huilee/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie **Étiquettes:** ami, cuisine, nature, Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Tereva Teihoarii](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie/) **Published:** juin 10, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, nous rencontrons le sympathique Tereva qui anime la filière agricole bio aux Îles sous le Vent. [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/tereva-teihoarii-le-bioman-de-raiatea-2/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/tereva-teihoarii-le-bioman-de-raiatea-2/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Ludmilla Tapea Chin Meun](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-ludmilla/) **Published:** juillet 16, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite au ministère de la Culture, à Pape’ete. Ludmilla y fait résonner la langue tahitienne dans ses murs et partout où elle passe ! [](https://femmesdepolynesie.com/culture/ludmilla-tapea-chin-meun-une-grande-dame-de-la-langue-tahitienne/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/culture/ludmilla-tapea-chin-meun-une-grande-dame-de-la-langue-tahitienne/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Teava Nui Barrier](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-teava-nui/) **Published:** août 13, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à suivre Teava Nui Barrier dans les profondeurs de l’océan pacifique. [](https://hommesdepolynesie.com/sport/un-poisson-nomme-teava/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/sport/un-poisson-nomme-teava/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche, Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Guillaume Iotefa](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-guillaume-iotefa/) **Published:** octobre 11, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/guillaume-iotefa-sous-liceberg-koh-lanta-un-homme-pluriel-et-profond/)## Aujourd’hui, je vous invite à découvrir l’univers de Guillaume Iotefa, le sculpteur de Koh Lanta qui habite tout près de chez moi. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/guillaume-iotefa-sous-liceberg-koh-lanta-un-homme-pluriel-et-profond/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Temana Moreno](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-temana-moreno/) **Published:** janvier 12, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## Aujourd’hui, je vous invite en forêt avec Temana qui gère la scierie Raromatai Bois Local. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/societe/temana-moreno-fait-sortir-du-bois-le-falcata/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Romy Tavaearii](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-romy-tavaearii/) **Published:** janvier 23, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/evasion/romy-tavaearii-il-y-a-urgence-a-reveiller-les-consciences/)## Aujourd’hui, nous partons sur Raiatea pour découvrir grâce à Romy la tiare Apetahi, la fleur emblématique de l’île. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/evasion/romy-tavaearii-il-y-a-urgence-a-reveiller-les-consciences/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Claudine Goché-Monville](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-claudine-goche-monville/) **Published:** février 13, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer l’extraordinaire Claudine, une femme pionnière dans la navigation hauturière de plaisance. [](https://femmesdepolynesie.com/evasion/claudine-goche-monville-une-femme-trempee-dans-leau-salee/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/evasion/claudine-goche-monville-une-femme-trempee-dans-leau-salee/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : René Heiata](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-rene-heiata/) **Published:** février 16, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à écouter René Heiata, un joueur de poubelle-basse qui chante à pleins poumons sa culture ma’ohi. [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/rene-heiata-la-musique-son-ticket-jeunesse/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/rene-heiata-la-musique-son-ticket-jeunesse/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Taimanu Mare](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-taimanu-mare/) **Published:** mai 31, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## À Bora Bora, Taimanu travaille les pieds dans le sable et la tête dans les palmes de pandanus. Les toitures végétales font ainsi vivre les habitants des motu des Iles-sous-le-Vent. [](https://hommesdepolynesie.com/societe/a-bora-taimanu-pique-notre-curiosite/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/societe/a-bora-taimanu-pique-notre-curiosite/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Olivier Duret](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-olivier-duret/) **Published:** août 31, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Venez humer les effluves de rhum et de gin distillées par Olivier, un passionné de spiritueux installé sur l’île de Taha’a. [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/olivier-duret-la-passion-des-spiritueux/)[Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/olivier-duret-la-passion-des-spiritueux/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Des cocktails 100% polynésiens ! ](https://azyucroisiere.com/des-cocktails-100-polynesiens/) **Published:** septembre 19, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Depuis environ dix ans, l’île vanille diffuse discrètement des saveurs enivrantes. À Taha’a, si on flaire le goût du rhum, on savoure aussi celui du gin et, bientôt, d’autres spiritueux très fins en bouche. Baigné depuis plus de 15 ans dans cet univers précieux, l’artisan Olivier Duret enchante les papilles avec sa récente marque Va’eva’e. De la culture de la canne à l’élaboration des mélanges, l’homme se réjouit d’une production 100% locale et bio. [Voir l’article dans le magazine Tama’a](https://www.tahitimagazines.com/post/gin-rhum-va-eva-e-des-spiritueux-100-locaux-bio)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Melanie Shook Dupré](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-melanie-shook-dupre/) **Published:** octobre 26, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://femmesdepolynesie.com/portrait/melanie-shook-dupre-une-peintre-piquee-au-tiare/)## Aujourd’hui, venez voir, entendre et s’animer Melanie Shook Dupré, une peintre talentueuse. L’Américaine, amoureuse de Huahine depuis 20 ans, sait rendre dans ses tableaux ce je-ne-sais-quoi qui rend la vie dans les îles si touchante. L’article comporte une vidéo, un enregistrement sonore et quelques tableaux. [Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/portrait/melanie-shook-dupre-une-peintre-piquee-au-tiare/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Le pūpū de Rangiroa : un coquillage très terre-à-terre.](https://azyucroisiere.com/le-pupu-de-rangiroa-un-coquillage-tres-terre-a-terre/) **Published:** novembre 21, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Venez découvrir ce minuscule coquillage qui fait la réputation de l’archipel des Tuamotu. [Voir l’article sur l’Office de tourisme de Rangiroa](https://www.discover-rangiroa.com/rairoa-magazine/articles/2024_FR-pupu-tresor-rangiroa.php)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Nathalie Manaois, fondatrice de l'école de danse de Rangiroa](https://azyucroisiere.com/nathalie-manaois-fondatrice-de-lecole-de-danse-de-rangiroa/) **Published:** novembre 21, 2024 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## De sa passion, Nathalie Teura Manaois s’est faite une mission : transmettre le *ori tahiti* tel qu’elle l’a reçu, 20 ans plus tôt. L’école de danse qu’elle a fondée avec son conjoint à Avatoru perpétue pas et gestes traditionnels tout en offrant l’opportunité à ses élèves de voyager en dehors de l’anneau corallien. [Voir l’article sur l’Office de tourisme de Rangiroa](https://www.discover-rangiroa.com/rairoa-magazine/articles/2024_FR-portrait-nathalie-manaois-danse-turereura.php)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Thierry Lison de Loma](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-thierry-lison-de-loma/) **Published:** janvier 11, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer Thierry Lison de Loma, engagé sur terre comme sur mer en faveur de l’environnement. L’océanographe a co-fondé la plus importante ferme maraichère bio de l’île de Raiatea. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/societe/thierry-lison-de-loma-la-solution-a-la-pollution-cest-la-dilution/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Philippe Calmels](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-philippe-calmels/) **Published:** janvier 15, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à plonger dans le lagon de Raiatea, entraîné par le moniteur du Club de natation de Uturoa, Philippe Calmels. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie (partie 1)](https://hommesdepolynesie.com/sport/les-rencontres-amphibies-de-philippe-calmels-1-2/) [Voir l’article sur Hommes de Polynésie (partie 2)](https://hommesdepolynesie.com/sport/les-rencontres-amphibies-de-philippe-calmels-2-2/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Benoît Hansen](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-benoit-hansen/) **Published:** février 23, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/?s=Hansen)## Venez découvrir les bonnes vibrations de Benoît Hansen, musicien dans l’âme, fondateur de l’école de musique ‘Upa’upa à Raiatea et organisateur de cérémonies shamaniques. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie (partie 1)](https://hommesdepolynesie.com/evasion/musique-et-bien-etre-benoit-hansen-nous-met-au-diapason/) [Voir l’article sur Hommes de Polynésie (partie 2)](https://hommesdepolynesie.com/evasion/musique-et-bien-etre-benoit-hansen-nous-met-au-diapason-2/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Benoît Babinger](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-benoit-babinger/) **Published:** mars 20, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/le-defi-de-benoit-babinger-creer-un-pain-polynesien/)## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer Ben le boulanger, installé sur l’ile de Raiatea. Cet artisan passionné se creuse les méninges pour utiliser des ingrédients locaux. Quelle imagination ! [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/le-defi-de-benoit-babinger-creer-un-pain-polynesien/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie --- ### [Raiatea, une île à croquer](https://azyucroisiere.com/raiatea-une-ile-a-croquer/) **Published:** mai 31, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Riche de producteurs bio et d’adeptes du bien-manger, la capitale des Iles-sous-le-Vent suscite des vocations culinaires. Venez savourer les recettes de Tihoti Tarua, du Niu Shack ou encore du food-truck Poke Poke. [](https://www.calameo.com/tahitimagazines/read/005391283285e5cc87248?authid=3u2hxUEAE9Yj)[Voir les articles dans le magazine Tama’a 34](https://www.calameo.com/tahitimagazines/read/005391283285e5cc87248?page=1)   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Polynésie **Étiquettes:** cuisine, Polynésie, Raiatea --- ### [Hommes de Polynésie : André Maramatoa](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-andre-maramatoa/) **Published:** juillet 24, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/andre-maramatoa-la-releve-du-orero/)## Aujourd’hui, je vous invite à rencontrer André qui vit au quotidien la culture polynésienne de ses ancêtres. Un jeune homme plein de sagesse, complètement relié à son histoire et son environnement naturel. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/art-culture/andre-maramatoa-la-releve-du-orero/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Naïki Guilloux-Chevalier](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-naiki-guilloux-chevalier/) **Published:** juillet 27, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/portrait/naiki-guilloux-chevalier-de-lenergie-a-revendre/)## Débordant de vie, doué pour le contact, Naïki surprend : les plus belles des relations humaines sont parfois là où on ne les attend pas. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/portrait/naiki-guilloux-chevalier-de-lenergie-a-revendre/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Femmes de Polynésie : Mirna Tuheiava](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-mirna-tuheiava/) **Published:** août 2, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Aujourd’hui, je vous invite à fouler les champs de taro de Mirna, tout au sud de l’ile de Raiatea. L’agricultrice et transformatrice travaille dur pour léguer à ses enfants un travail leur permettant de vivre sur leur terre de naissance. [](https://femmesdepolynesie.com/portrait/mirna-tuheiava-planter-pour-permettre-aux-jeunes-de-rester/)[Voir l’article sur Femmes de Polynésie](https://femmesdepolynesie.com/portrait/mirna-tuheiava-planter-pour-permettre-aux-jeunes-de-rester/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Hommes de Polynésie : Albert Guilloux-Chevalier](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-albert-guilloux-chevalier/) **Published:** août 30, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://hommesdepolynesie.com/evasion/albert-guilloux-chevalier-deux-siecles-de-photos-sur-la-polynesie/)## On l’écouterait des heures, jamais lassé de feuilleter avec Albert l’album photos de la Polynésie francaise ! Cette fois, il nous raconte l’époque du cinéma à Tahiti et dans les îles. [Voir l’article sur Hommes de Polynésie](https://hommesdepolynesie.com/evasion/albert-guilloux-chevalier-deux-siecles-de-photos-sur-la-polynesie/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Kia ora !](https://azyucroisiere.com/kia-ora/) **Published:** novembre 1, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Parlez-vous paumotu ? Langue de l’archipel des Tuāmotu, le reko pakumotu est mis à l’honneur sur le site de l’Office de Tourisme de Rangiroa. [](https://www.discover-rangiroa.com/rairoa-magazine/articles/2025_FR-langue-paumotu.php)[Voir l’article sur l’Office de tourisme de Rangiroa ](https://www.discover-rangiroa.com/rairoa-magazine/articles/2025_FR-langue-paumotu.php)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Ma recette de conserve de citron](https://azyucroisiere.com/ma-recette-de-conserve-de-citron/) **Published:** novembre 12, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-citrons-confits/)**Pour disposer de citrons à volonté, rien de plus pratique qu’une conserve à l’huile. Ces rondelles de citrons confits s’utilisent aussi bien pour assaisonner le poisson cru, relever une assiette de crudités qu’en remplacement de citron frais dans un cake sucré.** [Voir l’article sur Femmes de Polynésie ](https://femmesdepolynesie.com/tamaa-maitai/recette-citrons-confits/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** cuisine, Polynésie --- ### [Voyageurs, vos papiers !](https://azyucroisiere.com/voyageurs-vos-papiers/) **Published:** février 2, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Peut-on librement parcourir le monde en bateau ? Les formalités changent-elles d’un pays à l’autre ? Allons voir du côté des douaniers… En Europe, pas de paperasseries. Nous sommes entrés et sortis incognito en Espagne comme au Portugal. Dès lors que nous quittons l’Europe (en réalité à partir de Madère et des Canaries qui, pourtant, sont rattachées à l’UE), un protocole s’impose. Sitôt arrivés dans un nouveau pays, nous hissons son pavillon national ; ainsi que, si l’heure est matinale ou tardive, le pavillon jaune (qui n’est pas celui de la jaunisse à bord !) : il indique que nous demandons à être contrôlés. Car, en théorie, la première chose à faire quand on touche le sol étranger (que ce soit avec nos pieds ou avec notre ancre), ce n’est pas de se reposer, de réparer le bateau ni de se baigner… c’est de se déclarer à la douane et au service de l’immigration, devoir du capitaine. Jean-Marie s’y colle donc, prenant soin de mettre un tee-shirt propre, un short pas trop court et des chaussures.  ## Le sens de la vie en une page Il remplit à la main les mêmes formulaires en 2, 3 voire 8 exemplaires. Sûr qu’on leur achèterait volontiers du papier carbone à défaut de leur payer une photocopieuse ! Les cases à remplir sont récurrentes : -Identité de l’équipage -Dernier port/ville fréquenté ? -Prochain port/ville fréquenté ? Ce qui revient aux questions existentielles : qui suis-je ? où vais-je ? dans quels Etats j’erre ? Hélas, ce n’est guère avec les fonctionnaires de ces services que l’on pourrait ouvrir un café-philo. Aussi invariant que les questions du formulaire, l’accueil des douaniers comme des employés de l’immigration : aimables comme une porte de prison. Bon, leur job est vraisemblablement de dissuader l’installation d’étrangers. On comprend vite qu’on n’est pas à l’office de tourisme. Goldenage au départ de Dominique## Globe-flotteurs Qu’en est-il des routards qui font du bateau-stop ? En Martinique, un couple (lui Allemand, elle Néo-Zélandaise) nous a demandé si on pouvait les « déposer » en Dominique. Ce n’était qu’une journée de navigation mais cela nous a fait cogiter. Nous sommes censés déclarer toutes les personnes transportés sur *Balanec* faute de quoi elles seraient considérées comme des clandestins. Le capitaine est responsable de leur vie le temps du trajet. Et si elles ont de la drogue dans leurs bagages ? Ce n’est pas tout à fait la même chose que quand on prend un auto-stoppeur sur le bord d’une route, non ? En toute logique, on est en dehors des clous si elles embarquent alors la clearance de sortie a déjà été faite sans elles. Bref, faute d’informations sur le sujet, on les a salués sur le quai. Un autre voilier les a accueillis à son bord le lendemain. Si vous savez quel est l’usage, **racontez-nous !** Si un globe-flotteur pouvait cuisiner au près ou jouer de la guitare pour les enfants, ce serait formidable ! ## Des pays gratuits, d’autres payants En général, toutes ces formalités se soldent par quelques billets. Le moins cher, dans notre parcours (1) c’est la Dominique : 3 euros/personne. Le plus cher, Sainte-Lucie, 75 euros. Le prix est le même qu’on passe une nuit ou un mois. Parfois, on paye pour entrer ET pour sortir, comme à Saint-Vincent (Grenadines). Etonnés, nous avons cherché à en savoir plus quand la situation s’est reproduite au moment de quitter l’île de Sainte-Lucie : « C’est parce que c’est férié aujourd’hui, donc c’est payant, a rétorqué la douanière. -Mais on est le 26 décembre ?, a répliqué Jean-Marie -Oui, c’est férié. -Donc, si je reviens demain, c’est gratuit. -Non, le 27 décembre, c’est férié aussi ». En creusant un peu, on comprend que la sortie d’un pays doit s’effectuer du lundi au vendredi, de 9h à 16h. En dehors de cette plage horaire, si les bureaux sont ouverts, le service est facturé. Quitter un pays le week-end, c’est un peu comme se lever de table au moment du fromage : ça ne se fait pas. Bon, nous, on est bien élevé et surtout pas pressé ; mais on ignore souvent le jour de la semaine… ## Clearance, une bière à la main En Martinique, la bonne surprise est la modernité des démarches administratives : la déclaration douane + immigration se fait sur ordinateur, en libre-service, dans un bar proche de la marina ou du mouillage. C’est simple, rapide et gratuit. [](https://azyucroisiere.com/img_8844/) [](https://azyucroisiere.com/img_8845/) Nous pouvons donc aller où bon nous semble à condition de dire « bonjour » puis « au revoir ». Partout ? Oui, sauf aux Etats-Unis qui exigent un visa même pour un séjour inférieur à 3 mois. Long à obtenir (plusieurs semaines, coûteux), nous y avons renoncé et passerons donc rapidement et au large des Iles Vierges américaines ou de Puerto Rico. De toute façon, l’assurance de notre voilier (« all over the world », même les régions cycloniques) exclut les eaux américaines. A croire que la législation des USA est plus à craindre qu’un ouragan. (1) France, Espagne, Portugal, Madère, Canaries, Cap-Vert, La Barbade, Saint-Vincent les Grenadines, Sainte-Lucie, Martinique, Dominique, Guadeloupe.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces **Étiquettes:** douane --- ### [Où sont les livres ? ](https://azyucroisiere.com/ou-sont-les-livres/) **Published:** juillet 24, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Depuis un mois, nous vivons à l’est du Guatemala, au bord du Rio Dulce. L’un de nos objectifs est d’apprendre l’espagnol. Mais comment ? Pour Jean-Marie, il s’agit de réveiller ses années collège ; il s’entraîne en fréquentant deux fois par jour les magasins de bricolage et d’accastillage. En allant à l’école, Coline et Erell sont en immersion totale. Quant à moi, je pars de zéro. Nos escales en Espagne, à Madère et aux Canaries m’ont seulement donné les rudiments de politesse (*buenos dias, gracias, adios*). ### Echange de cours A la marina, plusieurs Français sont en ménage avec des jeunes femmes guatémaltèques ou honduriennes qui ne parlent pas français. Je leur propose un échange de cours : elles m’apprennent l’espagnol et moi le français. Tous les matins, de 9 h à 10 h, on joue aux playmobils, au loto et on feuillette les imagiers que j’ai en quantité sur le bateau. La bibliothèque de la marina des livres partout Nohemi est du HondurasJessica est guatémaltèqueJe me dis que ce serait utile d’acheter des livres pour enfants en espagnol afin de progresser. J’apprends en lisant : c’est ma manière. Après m’être renseigné sur les librairies auprès de mes nouvelles copines, j’arpente la ville de Fronteras qui rassemble des milliers de personnes et des centaines de magasins. Je m’aventure dans tous les bouic-bouic, je pose 10 fois la même question : où est la **librairie** ? A chaque fois, on m’envoie dans les nombreuses **papeteries** qui vendent un éventail impressionnant de matériel scolaire : cahiers à petits carreaux (pour les maths), à grands carreaux, à lignes simples (pour l’anglais), à portée (pour la musique) ; crayons, cartables à la dernière mode, papiers en tout genre (de couleur, crépon, à paillette, à motifs, en moleskine…). Mais pas de rayons lecture. ### Stupéfaction Je rentre au bateau dépitée. Le gérant de la marina, Jean-Claude, m’annonce la nouvelle : « *les libraires, ça n’existe pas au Guatemala, sauf à la capitale où tu en trouveras une dizaine. Mais ne t’attends pas au genre Fnac* ». 10 librairies pour 15 millions d’habitants ? Ca va être coton pour se procurer un dico français-espagnol… Jean-Claude poursuit : « *dans les maisons, les gens n’ont pas de livres, sauf ceux de l’école qui finissent par être jetés. Ils ne lisent pas à moins d’appartenir à une classe aisée* ». Je retourne à la papeterie et demande à voir les livres pour enfants. On me sort *L’Odyssée* en petits caractères sans illustration, un titre de Gabriel Garcia Marquez et un autre ouvrage spécialisé sur le rhinocéros, toujours sans aucune image ! Je finis par dénicher *Barbuchin*, un recueil de contes minimaliste en couleur ; il date de 1940. J’imagine un pays sans livre… Quid de l’histoire du soir, serrés les uns contre les autres au fond du lit ? quid des nuits sans sommeil à dévorer le dernier Douglas Kennedy ? pas de bibliothèques non plus ? et la Bible ? Et vous, comment vous représentez-vous un pays sans magazines, sans encyclopédie, sans guide de voyage, sans recettes de cuisine, sans polar… ? ### 500 millions d’hispanophones dans le monde Une libraire bien achalandée à La Havane CubaCe n’est pourtant pas la langue qui pose problème. Des bouquins en espagnol, il en existe des milliards édités au Mexique, en Colombie, en Espagne, en Argentine, au Venezuela et même aux Etats-Unis. C’est peut-être les langues qui posent problème au Guatemala. Si l’espagnol est la langue officielle, elle n’est pas l’idiome maternel de la majorité de la population ; certains ne la comprennent même pas. Il y a **vingt langues mayas** différentes, plus une langue non-maya amérindienne (xinca), parlée dans le sud-est du pays et une autre africaine-américaine, le garifuna, qu’on entend essentiellement à Livingston, à l’embouchure du Rio Dulce. Alors, certes, des ouvrages en q’eqchi’, en k’iche’ ou en tacaneco, il doit y en avoir peu. Quel plaisir auraient ces personnes à lire des blagues en espagnol, des aventures dans un pays qui n’est pas le leur, des histoires qui n’évoquent pas leurs traditions ? Au XVIe siècle, l’arrivée des Conquistadors a entraîné une rupture dans la civilisation maya. Est-ce pour cette raison que les traces écrites retrouvées sur les monuments des cités antiques n’ont pas été consignées sur papier ? La découverte des pyramides de Tikal ou des palais d’Antigua nous donnera peut-être la clé de cette énigme. Il est temps pour nous de partir en excursion.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Instruction libre, Le coin des enfants, Trucs et astuces **Étiquettes:** école, Guatemala, langue, livre, maya --- ### [Fabriquer ses yaourts](https://azyucroisiere.com/fabriquer-ses-yaourts/) **Published:** avril 22, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Pas évident de trouver des produits laitiers dans certains pays où l’élevage bovin est peu développé. Adieu donc fromages, beurre, crème fraiche, faisselle… ? Que nenni ! En trichant un tantinet, on peut au moins s’offrir de bons yaourts. Pour remplacer le lait entier, on ajoute du lait en poudre (si possible non écrémé). Pour remplacer le yaourt ferme que l’on connait en France, on ajoute des ferments lactiques. L’intérêt de ces deux ingrédients, c’est qu’on les trouve au rayon sec et donc qu’ils se conservent relativement bien. Chauffer le lait 40 °C et le mélanger au lait en poudre et au ferment. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/05/yaourt_thermos.jpg) Le truc : mettre ce mélange dans une thermos. Une fois pris, verser le yaourt dans un récipient à garder au frais. On se sert à la cuillère afin d’éviter le gaspillage d’eau au moment du lavage des pots individuels. Reste à essayer sur un bateau qui tangue, qui gite sachant que la yaourtière apprécie la stabilité…  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Trucs et astuces **Étiquettes:** cuisine, yaourt --- ### [Vous saurez tout sur le sushi !](https://azyucroisiere.com/vous-saurez-tout-sur-le-sushi/) **Published:** septembre 30, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Rassemblées au sein d’une flottille, celle de Barbados 50, bon nombre de personnes partagent leurs connaissances et leurs savoir-faire. Aussi, Kelly, Coréenne au grand coeur, nous a-t-elle invités à suivre un atelier sushi à la marina de Santa Cruz, sur l’île de Ténérife. 1-Sitôt harponné (ou de retour du marché, “il y a les bons et les mauvais pêcheurs…”), désosser son poisson aussi vite que possible pour conserver toute sa fraîcheur. En quelques minutes seulement, les saumons, thons et daurades ont été transformés en filets. [](https://azyucroisiere.com/img_7851/) [](https://azyucroisiere.com/img_7854/) [](https://azyucroisiere.com/img_7855/) 2-Découper de biais des tranches fines de 5 cm de long et de 3 cm de large. Les réserver au frigo. 3-Laver abondamment le riz rond (japonais) et le cuire à l’étouffée. Une fois cuit, l’arroser de vinaigre de riz (un grand bol pour 1 kg de riz). Le remuer délicatement tout en l’aérant (avec un éventail, c’est le *must* de l’élégance nipponne !) 4-Disposer une tranche de poisson sur une petite boule de riz et former une sorte de crevette. Bien se rincer les mains régulièrement car le riz colle aux doigts.  ### Maki, ma qu’est-ce que c’est ? Comme la plupart des tranches découpées n’avaient ni la bonne taille ni la bonne forme, nous étions tous désolés. “*Pas grave*, s’écrie Kelly, *on va faire des makis*”. Ouf ! Les makis sont donc moins techniques à réaliser mais nécessitent une petite natte en bambou et des feuilles d’algue nori. 1-Disposer une feuille de nori sur la natte en bambou. 2-La couvrir de riz tout en gardant 1 cm de libre pour la replier plus tard. 3-Garnir de fines tranches de poisson, avocat, concombre, laitue, menthe, coriandre… [](https://azyucroisiere.com/img_7859/) [](https://azyucroisiere.com/img_7860/) [](https://azyucroisiere.com/img_7861/) 4-Rouler la feuille sur elle-même puis utiliser la natte pour former un rouleau bien tassé. 5-Découper les rouleaux en tranches de 3 cm. Napper, par exemple, de sauce aux huîtres. *Variante* 1-Plier en 2 une feuille de nori et la découper. 2-Couvrir cette demie-feuille de riz en gardant 1 cm de libre pour la fermer plus tard. 3-Retourner la feuille de nori et la garnir de fines tranches de poisson, avocat, concombre, laitue, menthe, coriandre… 4-Rouler la feuille sur elle-même puis utiliser la natte pour former un rouleau bien tassé. 5-Saupoudrer de graines de sésame. 6-Découper les rouleaux en tranches de 3 cm.  INGREDIENTS -Poisson frais, riz rond, vinaigre de riz, sauce soja -Avocat, salade verte, concombre, menthe, coriandre… -Et aussi : fromage crémeux type Philadelphia, sauce aux huîtres, oignons séchés, graines de sésame… USTENSILES -Natte de bambou -Feuilles de nori -Planche à découper et couteau aiguisé [](https://azyucroisiere.com/tenerife-13729-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/tenerife-14129-septembre-2016/) **Pour la petite histoire** Kelly nous rapporte qu’au Japon, ce sont essentiellement les hommes qui découpent les poissons car, comme les femmes ont les mains plus chaudes, elles risquent de faire perdre à la viande de sa fraîcheur ! De fait, Kelly nous encourage à fabriquer nos tranches rapidement afin de les remettre illico presto au frigo.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Tour du monde **Étiquettes:** cuisine --- ### [Grand sourire et petite arnaque, sacrés Cubains !](https://azyucroisiere.com/grand-sourire-et-petite-arnaque-sacres-cubains/) **Published:** mai 27, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Comme nous le souhaitions, nous sommes enfin en contact direct avec la population. L’amarrage au port, la proximité de La Havane, les excursions avec logement chez l’habitant et nos multiples interrogations sur les us et coutumes nous amènent à côtoyer, avec bonheur, les Cubains. Mais certaines rencontres sont de véritables attrape-nigauds. Pour trouver son chemin au sortir de La Havane mieux vaut prendre son mal en patience ou louer les services dun chauffeurA La Havane, nous tournons en rond dans notre voiture de location. Comme annoncé, il n’y a pas un seul panneau indicateur. Nous voyant rouler en sens interdit (!), un jeune homme nous hèle. « Ah ! les touristes se perdent des heures avant de trouver l’autoroute. Je vous mène à la sortie ? ». Tout en discutant avec cet étudiant jovial, on a le sentiment de se faire balader dans les quartiers de La Havane avant d’accéder à la voie rapide. Le jeune homme nous réclame ensuite pas moins de 12 CUC (12 euros) pour se payer le taxi. Sauf qu’il est vraisemblablement rentré à pied chez lui en quelques 10 minutes. ### En toute confiance… A Trinidad, nouvelle rencontre avec un « jinetero », un pro de la petite entourloupe. Devant la demeure coloniale dans laquelle nous logeons, un jeune homme connu de nos hôtes nous propose de garer notre voiture à l’extérieur de la vieille ville, comme l’exige la police pour la nuit. Il parle anglais comme une vache espagnole et nous espagnol… comme une vache anglaise, de sorte que saoulés de ses explications confuses, on lui laisse les clés. Le lendemain, la radio ne fonctionne plus (a-t-elle été débranchée ou la batterie démontée ?) et le compteur affiche 40 km de plus ! Le sympathique Ariel s’est baladé en soirée avec notre véhicule et quoi d’autre encore ? Nous navons eu nul doute quant à la probité des Cubains qui se plient en quatre pour rendre agréable le court séjour des touristes chez eux comme ici à Playa Larga un village donnant sur la tristement célèbre Baie des Cochons### Un scénario bien rôdé A Santa Clara, nous nous arrêtons sur le bas-côté pour que j’achète quelques fruits dans une échoppe. Pendant ce temps, un homme aborde Jean-Marie resté au volant. 5 minutes plus tard, un autre nous signale que notre pneu se dégonfle. Très gentil, il nous propose de nous guider jusqu’à un garage. Pas si bête ! Jean-Marie resserre aussitôt la valve qu’on vient à l’instant de nous dévisser et on repart en les remerciant chaleureusement ! Décidément, notre vigilance est mise à épreuve ! ### La « CUP » est pleine ! Ces petites arnaques sont le fait de Cubains qui profitent, sans violence, des touristes afin de grappiller quelque argent et améliorer leurs conditions souvent précaires. En revanche, il y en est une d’officielle : la double monnaie. En résumé, il existe une monnaie pour les Cubains, le CUP (peso cubano) et une autre pour les étrangers, le CUC (1 peso cubano convertible = 1 dollar = 1 euro). Un CUC équivaut à 25 CUP. Or, bien souvent, il n’y a pas de double affichage des prix de sorte que les étrangers payent 25 fois plus ! Ainsi, la vie est plus ou moins bon marché… La Bodeguita del Medio est lun des bars les plus renommés de La Havane depuis quun certain Hemingway la assidûment fréquenté On y sert exclusivement des Mojito à longueur de journée Coline attend son verre Les lieux bondés de touristes sont tentants pour les petits escrocs qui paraît il vendent de faux cigares et des CD de musique non gravés Cest vrai que le CD acheté dans lun des bistrots concerts ne marche pasHeureusement, la gentillesse des Cubains n’est pas une légende. Et pour quelques individus intéressés, nous avons rencontré des dizaines de personnes sincères, serviables et rayonnant de bonne humeur. Quand on fait travailler les locaux chauffeur de taxi surveillant de voiture on limite les risques dembrouille Mais à vivre sur un bateau on shabitue à linverse à faire tout tout seul   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, Cuba --- ### [Cuba fait-il toujours un tabac ?](https://azyucroisiere.com/cuba-fait-il-toujours-un-tabac/) **Published:** juin 26, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### **** ### **Oui**, dans la région de Pinar del Rio, on fabrique l’un des meilleurs cigares du monde. **Non**, dans le regard d’une Française, le rêve d’une nation égalitaire semble prendre l’eau. Commençons par un petit tour dans les plantations de tabac. La vallée de Vinales, à l’ouest de l’île, est la région de prédilection du fameux Havane (le havano). De nombreux champs à la terre ocre s’y succèdent, surplombés par des falaises couvertes de végétation appelées mogotes. Les plantations ont tout l’air de fermes équestres ; elles proposent d’ailleurs des visites à chevaux, accompagnées de cavaliers coiffés de chapeaux de cow-boy. Nous pénétrons dans l’une d’elles et découvrons l’espace de séchage : la hutte au toit de palme très haut aligne, sur des perches, des rangées de feuilles de tabac que des mains connaisseuses déplacent pour une ventilation optimale. Les feuilles ont préalablement été mises à fermenter dans un jus associant, notamment, rhum, ananas, mangue, miel… pour développer de subtils aromes. Mais, quand on nous les fait sentir, c’est, étrangement, l’odeur même de la fumée de tabac qui s’en dégage.   ### Roulage manuel du cigare Plus loin, dans une construction surélevée en bois, a lieu la démonstration de fabrication du cigare. Après avoir retiré la nervure centrale de la feuille, qui concentrerait la nicotine (le cigare cubain serait-il inoffensif pour notre santé ?), on roule entre elles plusieurs feuilles à la main. Une feuille aplatie quelques jours sous presse est employée pour la finition. Après avoir coupé le cigare à la bonne longueur, notre Cubain le trempe dans du miel : « Cela soigne les bronches, affirme-t-il. C’est ainsi que le Che soignait ses quintes d’asthmes ». Ah ! encore une médecine alternative… 95% de la récolte est propriété de l’Etat. Les 5% restants, cultivés sans engrais ni pesticides de synthèse, sont transformés sur place et vendus sur la plantation, 2 à 3 euros la pièce. [](https://azyucroisiere.com/vinales5164-07-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/vinales5160-07-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/vinales5162-07-juin-2017/) ### Que penser du [système cubain](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/28/revolution-jecris-ton-nom/) ? Au bout d’un mois passé dans le pays, on ressent l’ambiance de **paradis-prison**. Voici quelques situations vécues qui nous ont fait réfléchir. Les Cubains n’ont pas le droit de monter à bord d’un bateau. C’est pourquoi José, notre sympathique chauffeur de taxi, restait à 5 mètres du quai alors qu’on lui proposait une bière sur Balanec. Il l’a bue en notre compagnie à l’ombre des arbres, plaisantant sur le fait que « Cuba est le pays le plus sûr au monde ! ». Les plaisanciers n’ont pas le droit de descendre à terre à n’importe quel endroit. Sur la côte nord (1000 km !), il n’y a que trois lieux où l’on peut débarquer, rendant quasi impossible le cabotage. Certains navigateurs nous ont même rapporté qu’ils ont été rappelés à l’ordre alors qu’ils nageaient autour de leur bateau ! La **surveillance** est un sport national. Dans les rues, les magasins, les hôtels, les musées, les parkings… d’innombrables gardiens l’exercent avec plus ou moins de zèle, souvent pour traquer l’ennui. Au supermarché Florès, près de La Havane, l’un d’eux est posté à deux mètres des caisses, juste devant la porte de sortie. On payse ses courses, on se retourne et il faut rouvrir ses sacs tout en montrant son ticket. Les vols doivent être rarissimes. ### Besoin de rien, envie de tout Outre les nombreuses restrictions, la prison dans laquelle sont enfermés les Cubains est avant tout économique. Pour toute demande de visa, il faut poser un billet de 150 euros qui sera perdu même si la réponse est négative. Ensuite vient la visite médicale qui coûte 400 euros. Quand on sait que le salaire moyen avoisine les 30 euros, on comprend la difficulté à envisager une sortie du territoire. Certes, la population est bien traitée avec un bon niveau d’éducation, des soins médicaux gratuits et des tickets de rationnement qui distribuent l’indispensable à tous. Mais, tout est organisé et les gens ne décident pas eux-mêmes de leur vie, de leur avenir. Me vient une phrase attribuée au général de Gaulle : « *mon verre est petit mais je bois dans mon verre* ». Quelle est la juste frontière entre liberté individuelle et protection des personnes ? Votre avis m’intéresse !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, Cuba, politique --- ### [« Frutas del Mundo », le fabuleux verger de Dwight Carter](https://azyucroisiere.com/frutas-del-mundo-le-fabuleux-verger-de-dwight-carter/) **Published:** juillet 18, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ##  ## A Buenos Aires, au Guatemala, se niche une pépite botanique : un verger tropical de 8 hectares qu’un paisible Américain entretient avec passion depuis 40 ans. De Fronteras-Rio Dulce, il ne faut pas plus d’une demi-heure pour atteindre Buenos Aires. C’est bien assez pour notre dos car nous voyageons dans la benne d’un pick-up qui ne fait pas de différence entre le bétail et notre petite personne. Enfin, nous arrivons sur un chemin ombragé où des hévéas bien alignés sont écorcés afin d’en recueillir la sève. Circonspect devant le pont en forme de V, a priori passablement écroulé, notre chauffeur se gare sur le bas-côté et le nous finissons à pied. [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5652-05-juillet-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5676-05-juillet-2017/) Arrivée sous le soleil [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5694-05-juillet-2017/) La pépinière de Frutas del Mundo Dwight Carter, le fondateur de Frutas del Mundo, accueille avec un sourire barbu notre petit groupe composé de navigateurs au repos à la marina Manglar del Rio. Originaire du Minnesota, l’homme est loin de l’Américain typique que nous croisons chaque jour au bord du Rio Dulce : au contraire, il est calme, svelte, discret. Pour autant, il partage volontiers ses observations botaniques. Et en espagnol ! Il ne lui vient pas vraiment à l’idée de s’adresser aux étrangers en anglais… ### Une visite gourmande La visite-dégustation commence par des **sapotes** savoureuses, puis des **caramboles** douces. Devant le **jacquier**, nous demeurons interloqués : ses fruits seraient les plus gros du monde ; en Inde, on trouve des spécimens de plus de 10 kg. De quoi se rassasier ! Sa chair est jaune et ses grosses graines ont un goût de châtaigne. Dans la même famille, le **durian** arbore une peau verte couverte d’épines épaisses. Bien que son goût soit agréable, l’odeur est, pour beaucoup, repoussante. Il serait interdit dans les frigos de certaines chambres d’hôtels ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5698-05-juillet-2017/) Caramboles [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5700-05-juillet-2017/) Durian Le jardinier nous fait découvrir la **salaca** ou **snake-fruit**, en raison de son aspect extérieur qui fait penser à une peau de serpent. Sous l’ombre d’un bel arbre en forme de large parasol, Dwight ramasse des **mangoustans**. Ce fruit magnifique, baptisé « queen fruit », a une forme de mini-citrouille violette, et vient d’Asie. Il dispose d’une chair blanche onctueuse et juteuse qui fait l’unanimité. Sur le chemin, des arbres font onduler leurs branches lourdes de **ramboutans**, surnommés **faux-litchis** car le fruit, une fois épluché, lui ressemble à s’y méprendre. L’**achachairu** est aussi une belle découverte. Originaire de Bolivie, ce fruit jaune renferme une chair blanche, juteuse et légèrement acide. Par chance, Dwight livre des marchands sur Fronteras. [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5708-05-juillet-2017/) Snake-fruit ou salaca [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5707-05-juillet-2017/) Fruit à peau de serpent [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5726-05-juillet-2017/) Achachairu ### Effet miracle sur la langue Subitement, tout le monde se met à danser la gigue dans ses tongues, attaqués par des fourmis voraces. Droit dans ses bottes, Dwight continue la visite avec la **milagrosa**, qualifiée de **fruit-miracle**. Ce petit fruit ovale et rouge, originaire d’Afrique, a la propriété de neutraliser le goût acide pendant une demi-heure. On teste avec une mini-orange très acide : ça passe sans grimace ! Plus loin, notre homme grimpe dans un arbre afin de ramasser des **jaboticabas**. Ces petites billes violettes poussent à même le bois de l’arbre et donc sur les branches comme sur le tronc ! Elles ont un goût de raisin, pas étonnant qu’on en fasse du vin. Puis, un morceau d’écorce est taillé afin de révéler la cannelle qui se loge à l’intérieur. Afrique, Asie…, nombre de plants ont été ramenés lors de séjours lointains où le botaniste anime également des conférences de temps à autre. JaboticabaNous concluons la visite avec l’achat de fromage de chèvre (une rareté par ici), de bananes séchées, de jacques, de mangoustans, de Colombia… **facebook.com/FrutasDelMundo** [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5737-05-juillet-2017/) Le fruit-miracle [](https://azyucroisiere.com/guatemala-frutosdelmundo5702-05-juillet-2017/) branche d’ylang-ylang et son merveilleux parfum  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine, Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala, jardin, nature --- ### [La pêche au gros en Atlantique et aux Caraïbes](https://azyucroisiere.com/la-peche-au-gros-en-atlantique-et-aux-caraibes/) **Published:** août 15, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### Le matériel et les montages Une canne 60lb pour monter un moulinet horizontal. Un vendeur aux Canaries a vendu une canne pour moulinet vertical avec un moulinet horizontal. La canne n’est pas faite pour travailler dans le même sens de flexion. Le moulinet, il faut en prendre un gros afin d’enrouler du fil suffisamment gros et long (300m). Sinon, on casse à la fin de la bobine ou dès le début si le fil est trop fin. Il faut avoir le temps de fatiguer le poisson. Pendant toute la traversée de l’Atlantique, j’ai cassé trois fois en fin de bobine (100m seulement) et les hameçons triples étaient tordus. Il faut prendre des hameçons double ou triple forgés et de bonne qualité. Pour les leurres, les poulpes souples sont suffisants à condition d’utiliser des couleurs différentes. Bien qu’économiques, ils s’abîment rapidement. Les bas de ligne sont en acier, on utilise des sleeves pour sertir le câble. On coupe une longueur de 50cm, une boucle de 1cm est réalisée à une extrémité avec un sleeve. De l’autre côté, le leurre est monté sur un plomb olive de 20g enfilé avec, à son extrémité, un hameçon double ou triple. L’hameçon doit arriver à 2 ou 3 cm de la fin des tentacules du leurre. Cela évite que le leurre ne s’abîme à chaque fois qu’un poisson essaye de le croquer. **Mon matériel : Canne PENN 30-60lb, moulinet PENN Senator 115L2**  ### Où acheter sur la route ? T ***Canaries***: On trouve de bons hameçons mais pas trop de leurres. ***Cap Ve**rt***: On trouve le fil, les leurres et les hameçons chez SONY, un petit (minuscule) troquet à 200m de la Marina à Mindelo. Dans la première rue parallèle à l’avenue principale. Pendant que le barman (patron) monte vos leurres, vous pouvez boire des rhums arrangés fait maison. Il est de bon conseil pour la pêche au gros. Négociez un peu les prix. ***La**Barbade***: C’est là qu’il faut se ravitailler car, plus loin dans les Caraïbes, je n’ai pas trouvé grand-chose à des prix intéressants. Je conseille un magasin d’accastillage spécialisé en pêche dans Bridgetown, près du bateau charter *Pirate* (entrée du vieux port). Demandez les leurres souple sous le comptoir, ils sont cachés mais très bien et surtout ils ne coûtent que 1$ l’unité. En prendre une vingtaine de toutes les couleurs. ***Martinique (Le Marin)***: moyennement achalandé. ***Guadeloupe***: Pointe-à-Pitre. A la marina, il m’a semblé, de l’extérieur, qu’il y avait un bon magasin. ***Les autres îles :*** je n’ai pas trouvé grand-chose. A moins qu’on veuille dépenser à 95$ pour un leurre (Bahamas). C’est cher le kilo de poisson !   La dernière photo montre la boucle réalisée à l’aide des sleeves. Deux sleeves sont nécessaires, ainsi que le vrillage du câble (montage vu à La Barbade par des pros). ### Hisser le poisson à bord On a un croc monté sur un manche en bois de 1,5m. C’est indispensable pour le saisir par les ouïes et le remonter à bord à coup sûr. Une fois ramené sur la jupe, on réalise un lasso avec un bout pour y glisser la queue dedans. Ensuite, on hisse le poisson par la queue sur le portique, la tête pendant dans un seau. On lui met une petite rasade de rhum, pas trop pour pas gâcher. On attend quelques minutes qu’il se calme bien. ### Le découpage Suivons les conseils de notre maître [Kelly, la reine du sushi et du maki](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/30/vous-saurez-tout-sur-le-sushi/). Le poisson doit être découpé rapidement afin d’éviter que d’éventuels vers passent de son intestin à sa chair. 1- On lui ouvre la gorge de sorte qu’il se vide de son sang. C’est très important pour le goût et pour conserver la viande. 2- On commence, avec un long couteau bien aiguisé, à découper d’un côté, tout le long de l’arrête dorsale. 3- On repart de la queue, en découpant le filet sur toute la largeur. C’est assez facile car, comme le poisson est suspendu par la queue, le poids du filet aide à décoller la chair de l’arrête centrale. Nettoyer le couteau de temps en temps. 4- Répéter ces gestes pour l’autre côté. 5- Chaque filet est essuyé au papier absorbant afin d’éponger un maximum de sang. 6- Mettre de côté la quantité qui sera mangée comme sushis ou makis. Les filets peuvent être conservés au frigo pendant trois jours. 7- Le reste des filets est placé dans différents sachets et mis sous vide. La conservation peut dépasser une semaine au frigo. Et bien plus au congélateur.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche, Tour du monde **Étiquettes:** Pêche --- ### [Plus rien de Barbuda ?](https://azyucroisiere.com/plus-rien-de-barbuda/) **Published:** septembre 12, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Je revois les photos que nous avions prises en mars 2016 de l’île de Barbuda et je ne comprends pas. Quoi ? il ne reste plus rien de ce [paradis](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/08/des-robinson-a-barbuda/) ? L’ouragan a tout dévasté ? Saint-Martin, Saint-Barth’, les Îles Vierges Britanniques, les Bahamas, Cuba…, ont aussi subi la furie des éléments. Et s’apprêtent, hélas, à recevoir le passage d’autres cyclones : Harvey, Irma, Jose, Katia, stop ! Plus que jamais, je mesure la réalité de la saison cyclonique. Je pense aux habitants de ces lieux enchanteurs : comment peut-on vivre dans une telle désolation ? ### Rendre ce qui a été donné ? Je ressens aussi une impression de dette. Nous avons profité de ces plages belles à couper le souffle, nous avons partagé des moments d’amitié avec les habitants de ces Îles. Aujourd’hui, j’ai la sensation d’avoir un crédit chez eux : un crédit d’images, de moments de félicité, de liberté, de nature pure. Comment rendre ce qui a été donné ?  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Honduras-Panama : la traversée insensée](https://azyucroisiere.com/honduras-panama-la-traversee-insensee/) **Published:** janvier 6, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # 700 milles de l’île de Guanaja ([Honduras](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/10/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/)) à [Panama](https://balanecatao.wordpress.com/2018/03/06/portobelo-lantichambre-des-grandes-expeditions/), soit 5 jours en théorie. Mais le voyage en mer enseigne l’humilité et la patience. Nous ne battrons pavillon panaméen que 10 jours plus tard, soit le 3 janvier 2018. Suivant le dicton bien connu, « qui regarde trop la météo reste au bistrot », on se décide à partir malgré un vent guère orienté de manière idéale. On espère qu’il tournera en notre faveur sur la route. Le 25 décembre, les amarres sont larguées à l’aurore. Lannexe est hissée sur le pont le régulateur dallure prend sa place sur la jupe### Cekankonvaou, est-ce que vous nous recevez ? Nous prenons la mer avec le catamaran [Cekankonvaou ](https://colasdussausaye.wordpress.com/)dont les deux mousses, Marin et Cyrus, ont 5 et 1 an. Voisins à la marina Manglar del Rio, au Guatemala, pendant 5 mois, nous avons eu l’occasion de les connaître. C’est sympa de naviguer côte à côte, de se donner des nouvelles à la VHF, de partager les points météo et plus rassurant aussi. Malheureusement, au 4e jour, plus de son, plus d’image. Nous ne les voyons même plus sur la carte marine. Pour filer incognito, nous avions convenu de ne pas allumer l’AIS, un système d’identification automatique qui permet de localiser un navire dans les alentours. Cekankonvaou au mouillage devant lîle de Guanaja### Plan Vigie Pirates C’est en effet une navigation inédite que nous entamons. La côte atlantique du Honduras est réputée, à son extrême est, pour ses actes de piraterie. Le dernier date de novembre 2017. On prend donc l’affaire au sérieux. Pour ce faire, nous préparons une caissette avec des cartes bancaires périmées, diverses cartes de fidélité, des bijoux de pacotille clinquants et une centaine de dollars. Elle sera cédée au besoin quand les affaires auxquelles on tient vraiment sont planquées : i-pad, ordinateur, papiers du bateau, appareil photo et quelques billets. Jean-Marie va même jusqu’à retirer nos alliances.  ### Des bords carrés L’idée, c’est de s’éloigner au maximum d’une **zone de pêche**, au large du Honduras. Pour ce faire, on vise le nord. Hélas, le vent de nord-nord-est est contre nous. S’enchaînent 5 jours de **pré serré** et une vingtaine de virements de bord. C’est un peu comme si, pour aller de Nîmes à Paris, vous visiez Lyon puis Poitiers, puis Strasbourg, puis Tours… Insensé. Non seulement, on ne va pas dans la bonne direction mais en plus on n’avance pas d’un cachou ! 60 milles par jour à peine quand *Balanec* avale normalement le double en 24 heures. Déprimant.  Dans ces conditions, le mal de mer nous saute dessus dès les premières heures de navigation. Au deuxième jour, les filles vont mieux. Je ne peux pas en dire autant. Tant que nous serons au pré, j’en serai quitte pour me tordre les boyaux. La houle de presque deux mètres, désordonnée, brutalise le voilier qui s’écrase lourdement et bruyamment dans le creux des vagues ; s’il n’était en aluminium, je craindrais qu’il ne se brise. Avec la gîte, les toilettes se vident dans la salle de bain. Répugnant. Nous voilà à la vieille école du seau. Jean-Marie gère l’appétit des filles du mieux qu’il peut avec des en-cas rapides : purée, compote, œufs durs, pain de mie, biscuits, yaourt… La plupart du temps, nous dormons tous les quatre dehors, dans le cockpit, les filles sanglées au bateau car l’intérieur est vraiment trop inconfortable. Au 6e jour, je déclare la douche et le changement de tenus obligatoires.  On finit par arriver à 250 milles des côtes, soit 450 kilomètres et ne voyons aucun navire. Ouf ! Mais vu tout ce que l’on a enduré, et bien que nous n’ayons pas entendu le moindre claudiquement d’une jambe de bois, je les maudits ces pirates ! Passée la zone à risque, nous capons vers le sud, longeant, très au large, le Nicaragua et le Costa Rica. La vie s’adoucit en même temps que le bateau reçoit le vent par le travers sur une mer assagie. Leçon de cachalot### Bonne pêche On pêche deux **daurades coryphènes** et une **bonite**. Coline est aux anges, le repas sushi la fait déjà saliver. Et Erell, grande première, apprécie de manger des morceaux de thon cru dans une feuille de nori. Si les pirates nous ont laissé tranquilles, c’est un **voilier** qui nous attaque, par l’arrière. Mesurant bien deux mètres de long, le poisson magnifique a croqué notre hameçon. Jean-Marie bataille quelques minutes avec la bête qui a déroulé quelque cent mètres de lignes, faisant des bonds prodigieux. Craignant qu’il endommage notre régulateur d’allure en coinçant le fil dedans, Jean-Marie coupe sa ligne et repose son biceps tétanisé. Tant mieux ! C’est tellement beau de savoir ce splendide animal libre. Mieux vaut manger plusieurs poissons de taille moyenne, voire petits qu’un grand, non ? Pour l’équilibre de la chaîne alimentaire, mieux vaut préserver les gros spécimens ? qu’en dit mon frère biologiste ? Daurade coryphèneNotre repas japonais fête l’entrée en 2018, avec une bouteille de cidre en guise de champagne familial. Le 3 janvier, après avoir croisé quantité de cargos, nous distinguons une masse sombre, puis une côte verdoyante et Puerto Belo nous souhaite la bienvenue au **Panama**. Repas sushis  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Honduras, Panama, traversée --- ### [Amanu, dernière escale aux Tuamotu](https://azyucroisiere.com/amanu-derniere-escale-aux-tuamotu/) **Published:** janvier 10, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Fête de Noël des écoliers# Placé à mi-chemin entre les Gambier et les Marquises, le petit atoll d’Amanu est parfait pour attendre une météo favorable. L’unique village est si petit qu’on a tôt fait de rencontrer ses habitants. Pas d’aérodrome, pas de liaison maritime régulière avec d’autres îles et même pas de cargo-goélette au quai, Amanu vit dans un certain isolement que la proximité avec Hao, une île assez développée, ne rompt pas vraiment. En pénétrant dans l’atoll, nous comprenons pourquoi les bateaux de ravitaillement restent à l’extérieur lors de leur passage toutes les 3 semaines. La passe étroite, bordée de déferlantes des deux côtés, fait à peine 10 mètres de profondeur. Les premiers jours, perplexes devant l’exiguïté du **port** — 4 places pas une de plus ! —nous ancrons devant le village d’Ikitake. Or, sous la coque, c’est un champ de mines. Les **patates de corail** s’élèvent comme des pièces montées d’une dizaines de mètres et notre ancre se coince dans l’une des anfractuosités. Aidé d’un apnéiste hors pair —Steven plonge facilement à 20 mètres —, Jean-Marie nous sort de ce piège. Larrière port dIkitake Malgré lantenne peu dInternet et parfois même pas de réseau téléphonique### Excursion dans la passe Ce paysage sous-marin chaque fois différent nous attire. Le courant est entrant, chouette ! direction la passe ; dans la faille centrale d’un bleu profond, plusieurs sortes de requins évoluent calmement. Fonceuse mais pas toujours observatrice, Coline plonge à moins de 2 mètres de deux **requins dormeur** ! Réveillés en sursaut, les beaux spécimens détalent dans un mouvement d’humeur pendant que Coline tente désespérément de nager en arrière. Des napoléons balèzes, une murène qui, gueule ouverte, semble cracher son fiel depuis son trou, plusieurs balistes olivâtres, des poissons trompette d’au moins un mètre et une myriade d’espèces inconnues et colorées. La balade nous plaît tellement qu’on reprend trois fois l’ascenseur. La passe dAmanu### Amanu, centre-bourg Désormais ancrés dans la darse, nous avons l’impression d’habiter au village aux côtés de la centaine de personnes qui y vit à l’année. Mairie, gendarmerie, poste, deux épiceries, deux églises (une catholique, une mormon) et une école primaire, voilà en sommes les services qui concentrent les emplois. La maîtresse nous accueille à l’occasion d’une matinée portes ouvertes, puis, le soir même, nous assistons au **spectacle de Noël** réalisé par les enfants. On serait bien resté encore plusieurs semaines dans ce petit coin sympathique, et ce d’autant plus que le mariage du très jeune maire se prépare en grandes pompes ; bien entendu, comme tous les habitants, nous sommes invités. Mais le vent souffle presque dans la bonne direction. Alors cap sur **Les Marquises** pour se gaver de fruits et gravir les montagnes verdoyantes ! Réparation de voiles sous les yeux attentifs des enfants  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** animal, enfant, plongée, Polynésie, Tuamotu --- ### [À bord du Bougainville](https://azyucroisiere.com/a-bord-du-bougainville/) **Published:** décembre 20, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Ses amarres frappées au quai de Rotoava, sur l’atoll de Fakarava, le Bougainville invite les habitants à la visite. En compagnie d’autres bateaux-copains comme *Cattleya* et *Ubi*, nous saisissons l’opportunité d’admirer le lagon à 15 mètres de hauteur. Un promontoire adapté à la mission du navire militaire chargé de la surveillance dans le « petit » triangle polynésien allant de Hawaï aux Samoa et à Pitcairn. ### Transport de marchandises et de troupes Nous déambulons de long en large, parcourant les 75 m du navire, découvrant le carré des officiers, le local de plongée, le poste de commandement, les cuisines, etc. Le bateau navigue avec 23 « hommes » d’équipage, certains sont des femmes. Au besoin, le Bougainville embarque jusqu’à 60 personnes, « comme lorsqu’il s’agit de déposer un bastion de militaires sur Moruroa », cite Florian, notre guide, en exemple. Les essais nucléaires ayant pris fin en 1996, je me demande bien ce qu’ils y fabriquent. ###  ### Dénoncer la pêche outrancière Ses missions principales sont de contrôler la sur-pêche (malheureusement sans capacité légale d’interpellation), de porter assistance lors de gros évènements (naufrage, remorquage, feu, cyclone…) ou de transporter d’une île à l’autre de lourds équipements. De l’avis de notre guide, le bâtiment militaire demeure surtout un lieu d’entraînement car les interventions en situations réelles d’urgence sont rares : « Une en 10 ans ! ». Tant mieux et merci la France !   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer, Polynésie **Étiquettes:** bateau, Polynésie, Tuamotu --- ### [Retrouvailles paumotu](https://azyucroisiere.com/retrouvailles-paumotu/) **Published:** janvier 6, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # En descendant vers le sud des Tuamotu, nous repassons par l’atoll de Makemo, nourrissant l’espoir de retrouver le [couple paumotu](https://balanecatao.wordpress.com/2018/08/14/un-petit-tour-de-chauffe-aux-tuamotu/) qui, en juillet 2018, nous avait accueillis avec une générosité sans pareil. Sitôt mouillés devant Pouheva, nous débarquons au village et recherchons le logis d’Anelia et Michel situé, de mémoire, tout près de l’église catholique. Grande déception : la maison est vide, les abords encombrés de matériaux en tout genre comme si le terrain servait de remise. « Ils sont partis vivre **au secteur**, nous informe la voisine. C’est loin, peut-être une demie heure en voiture ». Dommage, nous repartons contrariés mais pas vaincus. Fabrication de speed boat à Makemo### Faisons confiance au hasard Le lendemain, alors que nous sautons de l’annexe sur une berge corallienne, nous reconnaissons leur fils de 11 ans ; **Moana Nui** se baigne avec ses copains dans le *hoa*, une fausse passe, qui sert de port aux *speed-boat*. Quelques minutes plus tard, il alerte ses parents arrivant tout juste au village en scooter. Leur étonnement de nous revoir est grand ! La sœur d’Anelia, Faiti, apparaît derrière un frangipanier, leur « frère » – un *raerae* qui se fait appeler Catia – nous rejoint dans son short moulant et son haut en dentelle. S’ajoutent un neveu, un oncle, et les retrouvailles sont quasi complètes ! Poissons perroquets du lagon### Le grand bain dans le bleu Dès le lendemain, ils sont invités à déjeuner sur *Azyu*. En embarquant, ils nous passent un collier odorant de tiare autour du cou et je reçois des boucles d’oreilles en perles de culture. Dans une ambiance décontractée animée par la musique paumotu, ils sirotent des Hinano, la bière de Tahiti, et passent des heures dans l’eau, excités de se baigner « en pleine mer ». De toute évidence, c’est une belle journée de vacances pour eux. Le repas, précédé d’une prière et apprécié en silence, semble également un moment symbolique dont je mesure mieux le sens et l’importance par rapport à l’année dernière. En juillet dernier, Anelia et Michel avaient préparé un repas exclusivement pour nous puisque la table ne comprenait que quatre couverts ! Dans l’ouvrage *Nourritures, abondance et identité*, Christophe Serra Mallol explique que : « Ne pas accueillir et partager est véritablement honteux aux yeux des Tahitiens \[cela va\] parfois même jusqu’à embarrasser un visiteur en lui offrant une hospitalité hors mesure. »  ### Coprahculteurs Depuis quelques mois, Anelia et Michel se sont installés dans une maison en palme au sein d’une cocoteraie familiale au lieu-dit Onokanoka ; sur ce terrain, ils exploitent les noix de coco qu’ils cassent et en détachent la chair appelée coprah. Dans le lagon, ils pêchent poissons, **bénitiers** et divers mollusques pour se nourrir. Séchage des noix de coco 2 sacs de coprah de 25kg chacun !### L’arbre généalogique Le jour suivant, au sortir de la messe, nous avons rendez-vous chez Mihimere, la mère d’Anelia, de Faiti, de Catia et de 10 autres enfants ; quasiment toute la fratrie vit à Makemo. La vieille dame de 75 ans présente des traits indiens et un regard pour le moins troublant : ses yeux sont marron jaune auréolés de bleu gris. Aussitôt, elle sort un classeur contenant des photocopies de photos anciennes, remontant à son arrière-arrière grand-père ! Cet ancêtre vient du Canada et pose en belle tenue avec le **prince Hinoi** autour de 1840. Puis vient la photo de l’arrière grand-père, danois et des épouses polynésiennes au fil des générations. En feuilletant cet album de famille, je me rends compte que la vieille dame comme ses enfants, attentifs à nos remarques ou réactions (on leur apprend notamment que l’aïeul de Nouvelle-Écosse n’était pas écossais mais canadien) recherchent des informations sur **leurs origines**. Parfois, hasard bienheureux, des voiliers américains ou européens, ayant des noms de famille communs avec ces Paumotu, les renseignent effectivement sur leurs origines. Anelia### Enterré au plus près Avant de prendre congés, Anelia souhaite me montrer le « fare de son père », aligné aux autres maisons de la rue. Elle m’introduit dans une maison en dur de bonne taille ; il se passe quelques secondes avant que je ne comprenne : une tombe carrelée trône au milieu d’une pièce unique surchargée de décorations – colliers de coquillages, guirlandes végétales, éventail en niau, bouquets de fleurs en plastique et divers souvenirs sur les murs. Tous les membres de la famille nous y retrouvent et, en guise d’adieu, nous couvrent de **cadeaux**. Chapeaux tressés, paréo avec son attache en nacre, colliers de coquillages, paniers en fibres de pandanus, tee-shirts à l’effigie de Makemo… À nouveau, nous sommes surpris par l’excès de présents mais, comme l’indique Christophe Serra Mallol sur l’hospitalité traditionnelle en Polynésie, « le don appelait le contre-don », « à l’obligation de donner correspondait l’obligation de rendre », précisant que, dans les temps anciens, « il a toujours été nécessaire de partager avec son voisin affamé les provisions plus ou moins abondantes qu’on avait pu se procurer afin de recevoir le même service une autre fois. » Nous leur offrons une lampe solaire qui leur sera très utile car il n’y a pas d’électricité au secteur et promettons de repasser d’ici quelques mois. Ainsi naît l’amitié en commençant par donner. Mihimere devant la tombe de son époux Nous repartons couverts de cadeaux !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Polynésie, Tuamotu --- ### [Sacrée Raiatea !](https://azyucroisiere.com/sacree-raiatea/) **Published:** juillet 16, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Berceau de la civilisation polynésienne, l’île de Raiatea fut le point de départ des anciens navigateurs mā’ohi qui peuplèrent les îles du Pacifique autour du Xe siècle de notre ère. # Avant d’aller plus loin, Azyu s’y offre 3 mois d’escale. Chacun profite à sa manière de cette « installation ». Erell fréquente **l’école primaire Apooiti**. Nichée à 5 mn de la marina du même nom et d’un mouillage stratégique car face au chantier naval, cette école est habituée à accueillir les marins et marinettes de passage. Erell y retrouve Lino, Carlotta, Chloé… et se fait de nouvelles copines dont la gentille Heifetia (« couronne d’étoiles »). ### Devenir un orateur tahitien Poehani, la maîtresse, leur apprend le français et les maths tandis que Monsieur leur enseigne **l’art du orero.** Il s’agit de **déclamer en tahitien** (ou tout autre langue polynésienne suivant les archipels) un discours glorifiant les héros locaux, les hauts-faits d’une tribu, les dieux fondateurs ou bien une terre en particulier. Cette matière fait partie du programme scolaire ; elle fait travailler la mémoire l’articulation, l’intonation, la gestuelle et la transmission des émotions auprès d’un public. Ça sonne très joli mais quant à comprendre le sens des textes appris par cœur par Erell, c’est plus compliqué. Même la traduction en français, poétique, nous est demeurée complètement énigmatique. ### Visite d’un site mythique La sortie scolaire au *marae* Taputapuātea clôture logiquement les heures d’oraison tahitienne. **Taputapuātea** – je ne me lasse pas de le prononcer ! – est le **lieu de culte** par excellence de toute la Polynésie. Situé au centre du triangle polynésien dont les sommets sont l’île de Pâques, la Nouvelle Zélande et Hawaï, Taputapuātea est un site archéologique de 6 hectares aux fonctions religieuses et politiques. Datant vraisemblablement du XIVe siècle, il est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco et s’anime à l’occasion de cérémonies ou de bénédictions. L’aura du lieu explique le surnom de « sacrée » donné à Raiatea. ### Des ciels et des cieux Raiatea signifie en tahitien « ciel qui s’étend ». Pas étonnant qu’ici j’ai eu envie de peindre ces paysages vierges, comme tout juste nés au monde : la ligne des montagnes de **Taha’a**, la silhouette de **Bora-Bora** chapeautée de nuages vert lime, le lagon aux teintes changeantes bleu outremer, vert émeraude, gris embrumé… ### La tête en bas Autre activité relaxante, l’**apnée**, que je pratique avec Jean-Marie. Nous descendons maintenant à une vingtaine de mètres sans souffrir et pouvons rester quelques minutes immobiles en surface (5 mn par grand calme). Cet entraînement, qui reste très amateur, n’a pas pour but d’augmenter les chiffres — l’un des records du monde est de 130 m ! —, mais de nous fondre dans le lagon. Maintenant, les raies pastenague ne détalent plus devant nous, maintenant je peux me poster face aux épaisses murènes dorées qui, croyez-moi, ont le regard et le sourire revolver. Maintenant, je ne me formalise plus des requins pointe noire qui décrivent des cercles plus ou moins concentriques. C’est agréable de se sentir un peu moins étranger, un peu plus anonyme dans cet univers sous-marin aux mille rencontres. Quant à Coline et Jean-Marie, suite au prochain épisode… Séance de yoga au coucher du soleil photo Philippe Calmelsphoto Philippe CalmelsPoehani la maîtresse  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** Polynésie --- ### [Tahiti en saison des pluies : une Polynésie bretonne ?](https://azyucroisiere.com/tahiti-en-saison-des-pluies-une-polynesie-bretonne/) **Published:** janvier 21, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Après deux « étés » (décembre-mars) aux Marquises, Azyu trempe ses quilles aux Îles de la Société, dans les alentours de Tahiti. Parce que c’est une année niña, a priori sans risque cyclonique. Heum, heum…. Fin décembre, petite semaine à Bora, semaine humide, parfois plus grise que bleue mais nos hôtes – un Américain et un Brésilien – passent des heures à détailler coraux et poissons de sorte qu’ils qualifient leur séjour sur *Azyu* de « great ! terrific ! gorgeous ! ». Mi janvier, nous accueillons deux couples vannetais sur Tahiti qui souhaitent explorer, les Îles sous le Vent, la boucle classique Moorea, Raiatea, Taha’a, Bora-Bora. Rapidement, le capitaine leur fait un **point météo**. « Mauvaise nouvelle, une dépression est annoncée pour les jours suivants. On va devoir attendre au port de Papeete. » Se dévêtant des colliers de *tiare* enfilés autour du cou, nos hôtes visitent la capitale, guidés par Coline : le marché aux fleurs, la cathédrale, les jardins de Paofai, le magnifique palais du président, les fresques Street Art… Dans la marina de Papeete, la houle rentre et commence son œuvre : les amarres travaillent, les amortisseurs se cassent, les bateaux se dandinent comme des bouchons ivres, certains inhabités raguent de part et d’autre. ## **Alerte cyclonique** La météo se corse ; on parle de **cyclogénèse**, un phénomène qui ressemble à un cyclone sans en être un. Il s’agit de deux systèmes instables qui se rencontrent au nord-est et sud-ouest et qui forment un tourbillon. Aussitôt **Radio Ponton** émet un bulletin catastrophe « Quittez le port ! Il va y avoir de la casse ». Azyu se dirige alors vers la presqu’île de **Taravao**, au sud de Tahiti. C’est un **trou à cyclones**, le seul de toute la Polynésie française vers lequel convergent également des bateaux copains. Instantanément, nos invités se transforment en équipiers. Et vas-y que je winche, que je barre, que je déroule le foc ! De purs voileux, bretons de surcroît, qui acceptent que la mer entrave le programme des vacances. ## Taravao, l’escale hors des sentiers battus Baptisé la Petite Normandie, en raison de ses prairies dans lesquelles pâturent, sous les cocotiers et les manguiers !, Charolaises et Limousines, Taravao est mondialement connue pour sa vague. Le spot de **Teahupoo** accueillera d’ailleurs en 2024 les champions olympiques. Sauvage, la presqu’île, dont la route ne fait même pas le tour, offre, d’ordinaire, un panorama fantastique sur Tahiti Nui depuis un belvédère hissé à 1200 mètres. Étant donné la brume qui nappe les cimes, on fait une croix sur la vue. « Si on peut se baigner, c’est déjà ça », se consolent nos hôtes au moral positif. La presquîle de TaravaoL’arrivée à Port phaéton, tout au bout d’une longue baie, noie cet espoir. L’eau, boueuse, opaque, ne donne aucune envie d’y glisser ne serait-ce qu’un orteil. Corroborant la méfiance générale, une annonce du gouvernement polynésien interdit toute activité nautique. « Tant pis, on se baladera en cirés ! ». L’**alerte rouge**, déclenchée suite aux pluies diluviennes, contrarie encore les plans en interdisant les randos à cause des glissements de terrain, des risques de crues soudaines et d’inondation. ## Confinement météorologique Bon, on sort le jeu de cartes et les dés et on joue, pendant 3 jours, à la belote et au 10 000 en écoutant le ciel furieux tambouriner sur les hublots. Au loin, **la tempête tropical**e enregistre des rafales à 40 nœuds. Cela étant, dans cet abri naturel nous sommes parfaitement en sécurité et ne ressentons ni le vent ni la houle qui sévissent au large. Atelier macramé« C’est bizarre comme elle est petite la bouée rouge », remarque Erell tandis que Jean-Marie observe avec circonspection le niveau de l’eau, quasiment au ras du quai… Le lendemain, on apprend qu’un volcan sous-marin est entré en éruption aux Tonga, soit à 2700 km à l’ouest de Tahiti. L’explosion a engendré un **tsunami** aux quatre coins du Pacifique, voila qui explique la montée des eaux. Ce tsunami a été sans effet en Polynésie française mais a causé bien des dégâts aux Tonga et jusqu’à deux morts au Pérou, des baigneuses ayant été emportées par des vagues « anormales ». Une pseudo accalmie convainc le capitaine de quitter Taravao. Déjà connu pour son taux exceptionnel d’hygrométrie, la presqu’île est renommée, à l’unanimité, « trou à mouches ». Des centaines se massent partout dans le catamaran ! ## Route pêche ! Allez, on décampe ! *Azyu* s’élance vers l’île voisine de Moorea, au nord. La navigation n’a rien d’une croisière : houle croisée, grains violents ; par prudence, on enfile même les gilets de sauvetage. On est loin des balades pépères allongés en maillot de bain dans un transat sur le pont… Juste avant la nuit, *Azyu* et son équipage de choc jettent la pioche devant Vaiare d’où partent les ferrys qui font la navette entre Tahiti et Moorea. Cahin-caha, le vent diminue un tantinet, la pluie ne joue plus que des interludes et l’eau reprend quelques teintes vert émeraude, voire bleues. Drôle de croisière, vraiment… « On reviendra ! », déclarent pourtant nos hôtes qui s’offrent une séance de rattrapage aux Tuamotu et aux Marquises. Enfin des photos de grand soleil ! Grains sur MooreaAccalmie passagèreAtelier collier  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde **Étiquettes:** ami, Polynésie, Tahiti, traversée --- ### [Défi natation aux Îles-sous-le-Vent !](https://azyucroisiere.com/defi-natation-aux-iles-sous-le-vent/) **Published:** octobre 16, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Au motu Ofetaro départ pour tous les âges ## Le vendredi 11 novembre 2022 se tiendra la Channel Race : la traversée à la nage du canal qui sépare l’île de Raiatea à celle de Taha’a. ### 5km seul ou à plusieurs Cette compétition, **ouverte à tous**, consiste à parcourir 5 km en solo ou en relais dans des eaux turquoise ou bleu cobalt, avec toute la faune sous-marine comme compagnie. Aux entraînements, le long du littoral, on croise tortues, étoiles de mer et pâtés coraliens. Pour une fois, c’est peut-être la vie animale qui observe les bancs d’hominidés ! ### Le Club de natation du Tapioi L’évènement, reconduit pour la 10e fois, se passera donc dans le **lagon**. Un lagon pas toujours calme car la houle et le courant peuvent compliquer la progression des nageurs. Pour s’y préparer, les adhérents du Club de natation du Tapioi, à Uturoa, s’entraînent. **Retour en images** sur quelques sessions auxquelles Coline et moi-même avons participé. Nous y avons découvert le monde de la nage chronométrée. Ce qui nous vaudra une médaille dans la catégorie insolite « Nageurs avec Masque et Tuba » où nous étions les seules (!) sur le tronçon 1,5km.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Tahiti by car](https://azyucroisiere.com/tahiti-by-car/) **Published:** février 7, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## La trottinette, c’est bien, la version électrique formidable. Mais [Tahiti](https://azyucroisiere.com/2022/05/02/hymne-a-la-beaute/) se visite mieux en voiture! Voici notre parcours sympa sur 2 jours seulement. ### Le lac bleu Côte ouest, nous empruntons la route qui mène au **lac de Vaihiria**. Que nous n’atteindrons pas faute d’eau et de courage : ça nous apprendra à commencer une [rando](https://azyucroisiere.com/2021/05/14/montagnes-de-polynesie-le-paradis-des-randonneurs/) à 11h ! Situé à 470 m d’altitude, le lac Vaihiria s’est formé suite à l’effondrement de gros blocs de roches. Il a donné lieu à un **barrage naturel** dont l’énergie hydraulique alimente en électricité l’équivalent de 1500 fare (foyers). ### Des fleurs rouge passion Longer la rivière Vaihiria est déjà une belle promenade botanique. Formant un tapis rouge-orangé, les tulipes du Gabon parsèment le chemin. Ce sont elles, avec les flamboyants, qui donnent ces taches rouges aux montagnes vertes de Tahiti. Tulipes du Gabon ### Framboises sauvages Roses de porcelaine, hibiscus, red ginger, alpinia, queue de chat… on a du mal à croire que ces fleurs tropicales, toutes rouges !, poussent sans la main de l’homme. Et, cerise sur le gâteau, des framboises sauvages émergent des fougères. Framboise ### Plages de sable noir Cramés par le soleil de midi, nous reprenons la voiture et piquons une tête à la **plage de Atimaono**. Les ailes de wing-foil dansent devant nous, s’amusant dans les passes. ### Captain Bligh Juste avant le coucher du soleil, assoiffés, nous nous garons devant Captain Bligh, un resto très typique, avec beaucoup d’ambiance : les familles réunissent toutes les générations, elles chantent pour un oui, pour un non, les paréos et les couronnes de fleurs rient à tue-tête. C’est la bringue ! ### La journée d’Erell Le lendemain est sous le signe du **cheval**. Nous visitons **l’hippodrome** de Pirae et les deux centres équestres voisins. Erell discute avec les moniteurs, les palefreniers et les chevaux, tout à son aise. Elle reconnaît même un poney qui appartenait au ranch Cadichon, sur Raiatea ! Quelle experte ! De nouveau, baignade à la **Pointe Vénus**, au nord de Tahiti. C’est vraiment, vraiment l’été. Les 35 ° cognent tellement qu’on ne regrette pas de rendre nos clés de voiture et de retourner sur Azyu. De retourner sur le lagon où la brise marine rend la saison plus supportable. Lhippodrome qrf## Vous voulez en savoir plus sur la Polynésie ?🏝️ Lisez **QUATRE MARINS BIEN PACIFIQUES,** notre récit de voyage !⛵ > [Parution de Quatre marins bien pacifiques !](http://azyucroisiere.com/2022/02/18/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/) ##### \#azyufeel ##### \#azyucroisiere ##### \#voyageenfamille ##### \#catamaran  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Tour de Taha'a à la voile : la T-Cup a toujours autant de succès !](https://azyucroisiere.com/tour-de-tahaa-a-la-voile-la-t-cup-a-toujours-autant-de-succes/) **Published:** mai 29, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Du vent, du vent ! Cette 37e édition de la T-Cup a fait monter l’adrénaline chez les 38 participants. Monocoques, voile légère et multicoques se sont donné rendez samedi de Pentecôte en baie d’Apu, sur l’île de Taha’a. Objectif : faire le tour de l’**île vanille** en slalomant entre le récif rangeant et la **barrière de corail**. Chaud, chaud à certains moments ! Il y a eu de la casse et deux blessés suturés. Rien à voir avec [la course 2022](https://azyucroisiere.com/2022/06/11/t-cup-2022-une-regate-a-voile-et-a-rame/) où il a fallu ramer, faute de vent, pour franchir à la nuit la ligne d’arrivée… ## Kite-surf, wind-surf, holopuni… *La pirogue à voile ou l’art de l’équilibre.* Cette année, le vainqueur 2023 est un **wing-foil** : 3 h seulement pour boucler le tour ! Quel mérite! ## Azyu régate en famille  [Azyu y a participé pour la 4e fois](https://azyucroisiere.com/2021/05/31/t-cup-azyu-regate/), au grand plaisir de Coline et Erell qui, ce jour-là en particulier, se prêtent au jeu. Coline avoue « J’aime pas le bateau mais j’adore la T-Cup ! ». Faut croire que notre demi tour du monde était bien trop lent pour elle. Notre catamaran finit 5e (avec un temps de 4h07) sur une dizaine de participants dans la catégorie Multicoques. On s’améliore ; l’an prochain, on vise le podium ! Sauf si le capitaine Jean Mahi-Mahi décide de foiler en solitaire… Sans lui, ses femmes sont fichues ! **Alcade**, nos grands copains embarqués aussi sur un Nautitech 47, emportent la 3e place. *Alcade et son jeune équipage*## La victoire aux Polynésiens Cette régate amicale rassemble les navigateurs de passage, du dimanche, les résidents de longue date, les natifs de l’île, les grands copains et même les petits mousses. Dans la catégorie Monocoques, le vainqueur est, sans surprise **Baccun** avec son équipage 100% local ! *La team de* Baccun*, les grands vainqueurs !* ## Musique, danse et ti-punch La fête dure tout le week-end grâce à l’accueil de la famille **Bisou Futé**, organisateur de l’événement depuis 1986. **Un mauruuru roa (« grand merci ») à ces navigateurs au grand cœur.** Bisous Futé *devant Bora Bora**Le QG de la T Cup**Coline et Jean-Mahi-Mahi, motivés !* *25 noeuds sur la ligne de départ*   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie, Tour du monde --- ### [Pêcher au caillou dans les Gambier](https://azyucroisiere.com/pecher-au-caillou-dans-les-gambier/) **Published:** juin 13, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # J’embarque avec Pierre sur le « poti marara » de Rolland, un pêcheur semi-professionnel de Mangareva. Il pratique la pêche traditionnelle au caillou, vrai piège des grandes profondeurs. Le temps est beau et calme derrière l’atoll. Rolland et son épouse Agnes habitent Rikitea, sur le bord de l’eau. A plus de 70 ans, ils tiennent une pension de famille qui héberge régulièrement les négociants asiatiques en perles de culture. Et tous les matins, avant l’entrée en classe, le couple vend aux petits Mangaréviens des casse-croûtes à l’arrière de son pick-up. La sortie en mer n’est donc pas prévue à l’aurore. De jolis trophées de pêche – rostres et queues d’**espadon** – sont exposés dans le jardin de Rolland ; on imagine la taille des bêtes grâce à leurs appendices suspendus à l’arbre. Avec Teheri, nous embarquons le matériel nécessaire dont une glacière de glace et une autre de vieilles sardines décongelées. Après un dernier café, nous levons tranquillement le camp, 9h30 ayant sonné. A cette heure, les ligneurs de bars du raz de Sein sont déjà de retour…  Rostres despadon### Heureux en amour, heureux à la pêche Roland a dessiné lui-même son bateau, long d’environ 7 m et assez étroit. Il ressemble beaucoup aux embarcations très effilées pêchant le **mahimahi** (**daurade coryphène**) et qu’on appelle ici des « poti marara ». Le pilote se trouve complètement sur la proue. Habituellement, l’engin se dirige avec un manche, Rolland, lui, est équipé d’un volant. Quatre cannes munies de leur gros moulinets sont installées sur les bordées du bateau. Le moteur de 300cv nous éloigne de Rikitea en quelques minutes après avoir slalomé entre les **patates de corail**. Je n’aurais même pas osé m’aventurer dans ces parages en annexe, le bougre connaît le coin. On file à 20 noeuds vers la passe ouest, l’eau est transparente, les dégradés de bleus incroyables. Passée la dernière bouée du chenal, le bateau s’arrête doucement. Rolland se retourne et lance une **prière**. Ici aussi, les marins sont superstitieux. La veille, Rolland nous avait prévenu de ne pas amener de bananes dans notre pique-nique, ça porte malheur. Les pêcheurs doivent également ne pas avoir de tracasseries en tête, se sentir bien dans leur couple sinon la pêche risque d’être mauvaise.  ### Tazard au menu Le rituel terminé, nous repartons en laissant filer les 4 lignes de traîne à l’eau. Les leurres sont très gros, on n’est pas là pour attraper du maquereau. Au bout de quelques minutes : première touche, mais le « gros » poisson se décroche rapidement. Pour les pêcheurs, les poissons sont toujours gros quand ils les ratent !  La deuxième touche est la bonne. Une des lignes se vide rapidement, Teheri se jete sur le moulinet et commence la remontée de la proie. Pierre attrape le croc et moi la masse en bois. Rolland a une très bonne technique pour résister au très gros poisson. Au moteur, il passe rapidement derrière lui pour reprendre la ligne perdue. A la canne, le pêcheur fait en sorte de garder la ligne toujours tendue afin que l’animal ne se décroche pas. Le poisson se rapproche, les consignes de Rolland sont claires, « vous ne le ratez pas et vous ne me l’abîmez pas ». Il faut le piquer rapidement et dans la tête car il sera vendu au snack de Rikitea. Le poisson est en effet réservé par le restaurateur avant même d’être pêché, **aucun intermédiaire**. C’est un gros tazard. Pierre hésite une fois avant de le piquer derrière la nageoire. J’arrive avec mon gourdin telle une brute épaisse, et ne lui laisse aucune chance. La bête est hissée à bord, elle mesure environ 2m. Immédiatement, on la place sous des couvertures avec de la glace pour qu’elle conserve toute sa fraîcheur. Puis, nous longeons le récif dans l’espoir d’en attraper un autre, mais sans succès.  ### La pêche au caillou Changement de technique. Les lignes de traîne sont ramenées pour laisser place aux cailloux. On s’active à couper les **sardines** en morceaux dans la longueur. Ensuite, l’un d’entre nous prend une sardine entière et lui enfile un hameçon par la bouche. Arrive le fameux caillou sur lequel on dispose la sardine entière puis, dessus, des morceaux de sardine. Cette mixture est étroitement entourée par un fil de nylon. Le caillou est délicatement déposé à la surface de l’eau, il coule et les **150m de nylon** se déroulent. A la fin de la bobine, on tire d’un coup sec, libérant le caillou ainsi que les appâts destinés aux poissons des profondeurs. De nos jours, les « cailloux » – perdus à chaque pêche – sont des pièces de ciment que les hommes confectionnent dans des gouttières qu’ils tronçonnent après séchage. Le caillou ### Repère visuel Le bout de la ligne est raccordé à une bouée bicolore, jaune sur une moitié et rouge sur l’autre. La bouée laisse apparaître sa face jaune au dessus car un élastique l’empêche de se retourner du côté rouge. Dès qu’un poisson mort, le fil de nylon tire sur la bouée et libère l’élastique, le côté rouge apparaît. C’est le **signal**. Nous disposons 4 bouées à différentes hauteurs. Les emplacements correspondent à des **trous à thons.**  Au bout d’une heure, une bouée se retourne, on file dessus. Teheri commence à tirer sur la ligne, il a la sensaion que c’est mou, mais, d’un coup, ça tire très fort. Il a énormément de mal à remonter le 150 m de fil et mettra 5 bonnes minutes avant d’y parvenir. A sa manière de remuer et de tirer sur le fil, Teheri pense qu’il s’agit d’un requin. L’animal apparaît à la surface, c’est en fait un joli thon jaune. Même préparation, le gaffeur et le matraqueur attendent que le poisson sorte son museau. Crack et boum, le poisson d’une trentaine de kilos est projeté violemment sur le pont. Un dernier coup sur la tête pour être sûr qu’il ne bougera plus. La queue montre des marques de dents, un **requin** semble avoir commencé son repas. Les abats des poissons ne sont pas rejetés à la mer afin de ne pas attirer les requins. Ils seront laissés aux rémoras qui pullulent devant Rikitea.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche, Polynésie **Étiquettes:** poisson, Polynésie --- ### [Ces hommes et femmes de Polynésie...](https://azyucroisiere.com/ces-hommes-et-femmes-de-polynesie/) **Published:** mars 24, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Installés aux Îles sous le Vent, nous multiplions les belles rencontres de Polynésiens, Chinois, demis et Popa’a. ## Comme je suis journaliste, je brosse leurs portraits qui sont publiés dans le magazine *Hommes et Femmes de Polynésie,* basé à Pape’ete. Aujourd’hui, voici celui de Eva Bourgeois, jeune femme entreprenante ! > [Eva Bourgeois : créer une entreprise en accord avec ses valeurs](https://femmesdepolynesie.com/societe/eva-bourgeois-creer-une-entreprise-en-accord-avec-ses-valeurs/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Polynésie --- ### [Où sommes-nous ?](https://azyucroisiere.com/ou-sommes-nous/) **Published:** mars 14, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## [ICI](https://www.marinetraffic.com/fr/ais/details/ships/shipid:5433277/mmsi:227460010/vessel:AZYU) ! AZYU est équipé d’un émetteur AIS (Système d’identification automatique). Il permet de signaler notre position aux bateaux munis d’un récepteur et situés à proximité. Vous pouvez donc, à tout moment, localiser notre position ou, tout du moins, la plus récente, sur l’un des sites suivants : [http://www.marinetraffic.com](http://www.marinetraffic.com/) ou [http://www.vesselfinder.com](http://www.vesselfinder.com/) en tapant AZYU comme nom de bateau, ou le MMSI qui est un N° unique d’identification : **227460010**  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Trucs et astuces --- ### [De fil en aiguille, on y arrive...](https://azyucroisiere.com/de-fil-en-aiguille-on-y-arrive/) **Published:** juin 4, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## J-30 avant le départ. Avant d’embarquer la machine à coudre (Emerald 116, marque Husqvarna) et m’imaginer coudre sur un ponton (prévoir une épuisette pour repêcher bobines de fil et découd-vite !), bilan et perspectives. - [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/06/housse_annexe.jpg)[](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/06/2016-03-29-10-38-44.jpg) ### Bilan = ce qui est fait : - un taud d’annexe. Très compliqué au départ faute de patron, il a été réalisé bout par bout, deux mois durant. Une broderie pour indiquer le nom du bateau et l’ensemble a fière allure. Je n’espère qu’une seule chose : si on nous vole l’annexe, pitié, laissez-nous le taud ! - un **tape-cul**. Toute petite voile d’arrière qui, au mouillage, garde le bateau plus ou moins droit. Cela évite qu’il danse la gigue autour de son ancre. - des **draps-housse**. Chaque bannette est constituée de deux mousses aux formes improbables. Pour pouvoir placer entre les deux mousses une planche anti-roulis, et éviter ainsi qu’Erell ne dorme SUR Coline (ou l’inverse), il est nécessaire d’avoir un drap par mousse. Résultat, des draps sur mesure ont été cousus et pas deux pareils ! - des **sacs à viande**. L’équivalent du sac de couchage, mais en simple cotonnade, adapté aux climats chauds, chauds, très chauds. - **taud de soleil, housse de barre à roue, housse de guindeau, rideaux de hublots, lanière sous-cutale pour les gilets de sauvetage**… la machine à coudre semble indispensable pour équiper cette maison flottante aux coins arrondis. ### Perspective = ce qu’il reste à faire - des **moustiquaires**. L’ancien propriétaire de Balanec nous a laissé des moustiquaires de hublots ; il reste à en installer dans les bannettes, juste au dessus des lits : deux protections valent mieux qu’une quand ces satanées bestioles ont prévu une attaque impitoyable. J’ai découvert dans un livre pour enfant que ces insectes ont besoin de se gorger de sang pour se reproduire. Donc, en se faisant piquer, on participe à leur multiplication ! - des **pavillons**. Tout navire est tenu de faire flotter son pavillon national ainsi que celui du pays dans lequel il navigue. Alors, quand on s’apprête à parcourir le monde, cela fait une sacrée liste de cartes de visite à coudre ! [](http://atomic-temporary-108460599.wpcomstaging.com/wp-content/uploads/2016/06/sam_0780.jpg)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Trucs et astuces **Étiquettes:** couture, taud --- ### [A La Graciosa, le temps suspend son vol](https://azyucroisiere.com/a-la-graciosa-le-temps-suspend-son-vol/) **Published:** septembre 9, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/img_7547.jpg)Deux jours et deux nuits de navigation depuis Madère valent bien l’émotion que suscite l’île de La Graciosa, la plus nordique de l’archipel des Canaries. Volcans et déserts : du jamais vu pour le jeune équipage de *Balanec*. Quoique voisine de la très touristique Lanzarote, l’île de La Graciosa ne lui ressemble en rien. Sauvage et très peu peuplée, elle donne l’impression que le temps s’y est arrêté. Pour s’y rendre, qu’on mouille ou qu’on s’amarre à l’unique port de Caleta del Sebo, une autorisation est requise (à demander presque un mois à l’avance !). Nous avons donc rejoint la petite quinzaine de voiliers qui dodelinaient de la proue devant la playa Francesca. ### Des jeeps en piste A terre, pas de route mais des sentiers sablonneux d’où émerge une végétation improbable : calcinées, *a priori* mortes à certains endroits, des plantules renaissent à d’autres. Motivé, Jean-Marie grimpe jusqu’en haut d’un des cônes volcaniques tandis que je me balade sur la côte rocailleuse, émerveillée par toutes ces nuances de bruns. En contrebas, Coline et Erell s’ébrouent sur la plage en compagnie des enfants du bateau *[Maskali](http://www.maskali.fr/)*.  ### Ambiance far-west espagnol Au bout du chemin, l’un des deux villages de pêcheurs se dessine ; La Sociedad, avec son chapelet de maisons blanches, étincelle dans ce paysage d’ocres déclinées. Nous nous y rendons en annexe pour nous épargner une “mini traversée du désert” en plein midi. Les ruelles sont dignes d’un western : poussiéreuses et écrasantes de soleil. Certaines habitations, plus typiques sans doute, sont construites en pierres de lave à peine retaillées. Coline ne se voit pas trop y vivre : “ Y’a pas grand-chose ici…” Pourtant, les habitants mettent beaucoup de soin à entretenir, devant leur pas de porte, des parterres de plantes grasses, de cactus, de palmiers. [](https://azyucroisiere.com/graciosa06-septembre-2016-5/) [](https://azyucroisiere.com/img_7584_thumb-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/img_7582_thumb-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/img_7561_thumb-jpg/) En rentrant, nous empruntons l’Estrecho del Rio, un passage étroit qui sépare La Graciosa de Lanzarote. C’est l’une des routes migratoires des globicéphales. Ces animaux ont aussi élu domicile entre l’île de La Gomera et celle de Ténérife. Peut-être aurons-nous la chance de les observer ? [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/img_7551.jpg) **La petite histoire** > Les Canaries tirent leur nom de “*canis*” qui signifie chien en latin. Dès l’Antiquité, c’est ainsi que Pline l’Ancien nomme l’une des sept îles de l’archipel après y avoir remarqué nombre de quadrupèdes à poil. Rien à voir donc avec le petit oiseau jaune chanteur ! En revanche, pourquoi le melon jaune en forme de ballon de rugby s’appelle melon canari, ça je l’ignore. Si vous savez, racontez-nous !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Canaries, nature --- ### [Lisbonne, dans le sillage des grands navigateurs](https://azyucroisiere.com/lisbonne-dans-le-sillage-des-grands-navigateurs/) **Published:** août 29, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/sans-titre-81.jpg)Torre de Belem. Décoration exubérante pour cette tour défensive construite en 1514.### Tournée vers le Tage, Lisbonne se révèle tout entière vue de la mer. Une fois n’est pas coutume, nous la parcourons en bus. Premier coup d’œil à cette ville mythique en recherchant l’accès à la marina de l’Alcântara. Nous passons sous l’impressionnant Pont du 25 avril au bout duquel Jésus nous tend les bras. C’est un peu la rencontre du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro avec le Golden Gate de San Francisco. Sauvage sur sa côte sud (à l’exception du front de mer occupé par des équipements maritimes industriels), Lisbonne s’est développée sur la rive nord, érigeant des édifices orientés vers le large : la tour de Belem, le Monument des Découvertes, le monastère Jéronimos, le musée de l’Orient ; on y dénombre également un grand nombre de ports de pêche, de commerce, de plaisance. [](https://azyucroisiere.com/sans-titre-6_thumb-jpg-2/) Le Pont du 25 avril tire son nom de la fin de la dictature, le 25 avril 1974. [](https://azyucroisiere.com/sans-titre-5-jpg/) ``` Le Pont du 25 avril tire son nom de la fin de la dictature, le 25 avril 1974. ``` ### En route pour les Indes Hop, on grimpe dans un “yellow bus” pour une visite guidée et aérienne de la ville. Les enfants sont tout excités. Sur des airs de fado, les quartiers typiques de Baixa et Chiado défilent sous nos yeux. Premier stop à l’ascenseur de Santa Justa qui est un peu petit joyau d’architecture ferronnière. En une minute, il donne accès au sommet de la ville d’où le panorama est époustouflant. [](https://azyucroisiere.com/sans-titre-3-jpg/) L’ascenseur de Santa Justa [](https://azyucroisiere.com/sans-titre-2-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/sans-titre_thumb-jpg-2/) ``` L'ascenseur de Santa Justa ``` Entre deux toucs-toucs plus mignons les uns que les autres, nous reprenons le bus et atteignons le monastère Jéronimos. Ce dernier abrite le musée de l’archéologie et celui de la Marine dont on nous a dit le plus grand bien (merci Anaïk !). [](https://azyucroisiere.com/vasco_de_gama-jpg/) Statue de Vasco de Gama au musée de la Marine. [](https://azyucroisiere.com/musee_marine-jpg/) Le musée de la Marine est logé dans le monastère Jéronimos. Peut-être Christophe Colomb y est-il célébré, lui qui a atterri directement à Lisbonne après sa transatlantique ? La star, c’est plutôt **Vasco de Gama**. Il dormit à Lisbonne la veille de son départ pour les Indes ; c’est à lui que l’on doit la première route maritime vers le pays des épices, en 10 mois seulement lors d’un voyage entrepris entre 1497 et 1499. Un pont de 18 km et, paraît-il l’un des plus hauts du monde, porte d’ailleurs son nom ; comme son homologue du 25 avril, il relie les deux rives du Tage. C’est aussi à un Portugais que revient, en 1500, la découverte du Brésil et de ses diamants convoités : **Pedro Alvares Cabral**. **Pour la petite histoire** En 1755, Lisbonne est secouée par un tremblement de terre, un tsunami et un incendie. Rien que ça ! Une grande part de la ville date donc du début du XIXe siècle. Le marquis de Pombal est l’agent de la reconstruction. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7416.jpg) [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/azulejo.jpg)[](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/08/img_7381.jpg) Ces décors faïencés sont l’héritage du passé oriental du Portugal. Ceux qui sont bleus et blancs me rappellent une autre tradition hollandaise avec un village célèbre. Mais j’ai oublié lequel. Si vous savez, dites-le moi !  ``` Après avoir vu des avions sur l’eau (canadairs qui se ravitaillaient en eau tout à côté de notre mouillage), voilà des bus dans l’eau ! ``` [Toutes les photos du Portugal](https://goo.gl/photos/kvmTemvyHD7oQ9iE8) (crédit photo : Jean-Marie Gravot)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Portugal --- ### [Lanzarote, l’improbable pari](https://azyucroisiere.com/lanzarote-limprobable-pari/) **Published:** septembre 14, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Des champs de roche, une “mer de lave”, des volcans pelés, quelques plants esseulés… S’établir sur cette île ne relève-t-il pas du défi sinon de la folie ? Petit à petit, on s’habitue au décor… Rentrons dans les entrailles de ces volcans pour mieux les percer à jour. Les grottes de Los Verdes, au nord, ne sont pas sans majesté : la hauteur de certains plafonds, la fascination devant des précipices, le cheminement dans des boyaux étroits, les parois couvertes de lave noire à l’aspect lisse comme du plastique ou au contraire hérissées de stalactites de lave… tout porte à l’admiration plus qu’à l’effroi. En tout cas pour les adultes. Maria et Léontina (c’est ainsi qu’Erell et Coline se sont présentées !) ne le voient peut-être pas du même oeil. Le guide bienveillant s’est efforcé de leur rendre la visite attrayante en faisant apparaître, ici le fantôme Peppe, là l’antre du diable ! Nous retrouvons néanmoins la lumière avec soulagement et continuons l’exploration volcanique mais cette fois depuis les cimes. Direction le Mirador del Rio, à la pointe nord, où la vue sur l’île de Graciosa est époustouflante. [](https://azyucroisiere.com/img_7667/) [](https://azyucroisiere.com/lanzarote-6512-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/lanzarote-2212-septembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/lanzarote-4312-septembre-2016/) ### Un cactus bien pressé s’il vous plaît ! En redescendant dans la vallée et vers le centre de l’île, on longe des “mini cultures” ; il s’agit de parcelles d’à peine quelques mètres carrés délimitées par des murets en pierre volcanique. Ces pare-vent abritent des plants de vigne, des figuiers et des variétés cactées. Sans doute également des aloé vera puisque l’on trouve beaucoup de produits cosmétiques à base de gel d’aloé ou de produits alimentaires à partir de suc d’aloé sur les marchés et dans les magasins de Lanzarote. La marque Lanzaloé revendique une production 100 % locale et certifiée bio. [](https://azyucroisiere.com/teguise5/) [](https://azyucroisiere.com/teguise6/) ### Colliers en pierre ponce… pour une peau douce ?! La route nous amène ensuite à Teguise, capitale historique de l’île, aujourd’hui plus une bourgade qu’une ville. Mais quel n’est pas notre étonnement de voir autant d’étals marchands ! Ils sont plusieurs centaines. Parmi les articles en cuir, style maghrébin, les souvenirs en tout genre (éventails, broderies), on remarque des bijoux en pierre de lave. Dommage que l’espace consacré aux productions agricoles soit si congru car les tomes sont appétissantes et les fruits exotiques étonnants. Les enfants découvrent un beau spécimen : le pitala est issu d’une plante cactée, j’imagine un peu de la famille du figuier de barbarie. Il ressemble à une fleur et sa chair est fushia. C’en est assez pour croquer dedans, d’autant qu’il n’a, ouf !, aucune épine. [](https://azyucroisiere.com/teguise1/) Pitalas au marché de Teguise. [](https://azyucroisiere.com/teguise3/) [](https://azyucroisiere.com/img_7647/) Le pitala, un colorant naturel ? [](https://azyucroisiere.com/teguise9/) > **La petite histoire** > > Peuplé dès 500 ans avant Jésus-Christ, Lanzarote tire son nom de Lancelotto Malocello, un navigateur gênois qui y posa le pied au XIVe siècle. ### Au fil des milles… Notre **parcours au sein des Canaries** (crédit photo : Cornel Sailing)   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Espagne, histoire --- ### [Un César pour Manrique](https://azyucroisiere.com/un-csar-pour-manrique/) **Published:** septembre 20, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ### Natif d’Arrecife, César Manrique (1919-1992) est sans conteste l’homme providentiel de Lanzarote. Paysagiste, urbaniste, sculpteur et peintre, son influence se manifeste sur l’île toute entière. Alors que son oeuvre pictural et plastique est, dans les années 1960, salué et exposé en Espagne, Allemagne, Belgique, Suisse, Etats-Unis… César Manrique retourne à Lanzarote pour s’y établir définitivement. A l’époque, l’île amorce un essor touristique prometteur. Sous l’influence de l’artiste, ce développement sera marqué par le sceau de la durabilité et de la préservation du patrimoine naturel et culturel de l’île. C’est-à-dire ? Quand on parcourt l’île, rien ne choque : pas de grands immeubles ni de complexes hôteliers démesurés, peu de zones industrielles et surtout, miracle !, pas de panneaux publicitaires ! Dans chaque village, un musée, du vin, de l’agriculture, de la piraterie, du volcanisme… participe de l’identité insulaire. On doit à César Manrique plusieurs lieux très spéciaux : le mirador del Rio qui offre une vue exceptionnelle sur l’île de Graciosa, le jardin de cactus, le Taro de Tahiche, ancienne résidence de l’artiste abritant aujourd’hui la Fondation César-Manrique… Entrons dans cette dernière pour visualiser le style de cet architecte original. piscine au sein de la Fondation César-Manrique. La piscine au sein de la Fondation César Manrique### La Fondation César-Manrique La maison est bâtie à proximité d’une coulée de lave, oui de lave ! Celle produite par les éruptions volcaniques de 1730 à 1736. Des baies vitrées, c’est donc non pas la mer, la plage ou la montagne que l’on contemple, mais un bric-à-brac de roches noires. D’architecture traditionnelle, basse, rectangulaire et blanche, cette maison révèle bien des surprises dès qu’on y pénètre. On descend un escalier qui nous mène à une “bulle” volcanique naturelle ; ce petit salon est suivi de quatre autres tout aussi incroyables. Ces cavités ouvertes sur le ciel sont parfois agrémentées d’un palmier ou d’un figuier en leur centre. Et quand il pleut ? Et bien, on éponge le sol ! Un corridor de roches nous mène ensuite à l’atelier du peintre où sont accrochées quelques-unes de ses toiles. Et d’autres signées Picasso, Miro, Chillida, Tapies… [](https://azyucroisiere.com/img_7704/) [](https://azyucroisiere.com/img_7712/) [](https://azyucroisiere.com/img_7718/) Le corridor volcanique. [](https://azyucroisiere.com/img_7717/) Les différentes « bulles » volcaniques. Une piscine, des terrasses et des jardins complètent la visite avec un éventail de plantes cactées et autres spécimens locaux. [](https://azyucroisiere.com/img_7709-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_7710/) Le lendemain, en visitant Fuerteventura, la différence me saute aux yeux. Bien que Lanzarote soit plus brute au premier abord, il s’en dégage une certaine poésie. Comme s’il suffisait qu’un artiste décrète que c’est beau pour que cela le soit, et ce depuis cinquante ans. Chapeau ! [](https://azyucroisiere.com/img_7707/) [](https://azyucroisiere.com/img_7719/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** art, Canaries, Espagne, histoire --- ### [De l’énergie à El Hierro !](https://azyucroisiere.com/de-lnergie-el-hierro/) **Published:** octobre 21, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### La petite île d’El Hierro (7000 âmes) n’est pas peu fière de son installation électrique écologique. Mise en service, il y a un an, elle nous a été présentée avec beaucoup d’enthousiasme. Le concept qui associe l’énergie éolienne et hydrauliques est original. Du vent, il y en a souvent sur El Hierro. Aussi, à la Gorona del Viento, 5 éoliennes sont-elles en fonctionnement pour produire 11,5 mégawatts sachant que les besoins de l’île sont, aux pics de 13 h et 21 h, de 7 mégawatts. Mais quand l’alizé se met au repos, que faire ? C’est toute l’ingéniosité de cette installation qui emploie une partie de l’énergie générée par le vent pour remonter une grande quantité d’eau à 700 mètres d’altitude. Ensuite, l’énergie hydraulique prend le relais : l’eau descend de la montagne avec une vitesse vertigineuse, dans un tuyau au diamètre de plus en plus étroit. La force produite arrive dans une turbine (bleue) puis dans un alternateur (rouge) qui restitue l’énergie. “Le réservoir d’eau situé en montagne sert de batterie de secours, explique l’un des techniciens, puisque nous ne pouvons pas stocker l’énergie éolienne”. Les 4 turbines produisent également 11,5 mégawatts. [](https://azyucroisiere.com/img_7974/) [](https://azyucroisiere.com/img_7978/) Le soleil, il y en a aussi à foison ? Certes, mais l’île, comme d’autres des Canaries, est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco ; elle doit ainsi préserver l’aspect visuel de son territoire : un champ de panneaux solaires dégraderait ses paysages montagneux si beaux. [](https://azyucroisiere.com/hierro-16011-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/img_7976/) ### Tourisme industriel Oubliée de l’archipel, toute petite, dépourvue de plages et donc d’hôtels, El Hierro faisait figure de parent pauvre aux Canaries. Avec cet équipement énergétique exemplaire, elle attire désormais des étudiants, des scientifiques, des touristes qui ne se contentent pas de “bronzer idiots”. En outre, elle assure aussi ses besoins en eau avec ses immenses réservoirs, un aspect non négligeable pour cette île quasi aride. La Gorona del Viento appartient à 66% à une compagnie insulaire publique ; 23 % sont détenus par un opérateur électrique (l’équivalent d’EDF). L’installation emploie 26 personnes. El Hierro subvient pour l’heure à 80 % de ses besoins énergétiques : elle vise le 100 % d’autonomie énergétique d’ici quelques années. [](https://azyucroisiere.com/img_7980/) [](https://azyucroisiere.com/img_7983/) [](https://azyucroisiere.com/img_7984/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Canaries, énergie, Espagne --- ### [Et une traversée de plus !](https://azyucroisiere.com/et-une-traverse-de-plus/) **Published:** octobre 21, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Bye-bye l’Europe, à nous l’Afrique ! Le 11 octobre, nous avons suivi le sillage de Laridae, Kirikou… pour atteindre, 6 jours plus tard, le Cap Vert. Récit d’une traversée, la 4e du genre. La météo annonce un vent portant mais faible. De fait, nous passerons quelques journées abrutis par le bruit du moteur. Plus d’une centaine de litres de gasoil vont disparaître durant cette traversée nonchalante. [](https://azyucroisiere.com/img_8001/) Poissons volants [](https://azyucroisiere.com/img_7998/) On commence à prendre nos marques, le quotidien est rythmé par les repas que prépare Jean-Marie. Fait nouveau, je n’ai pas le mal de mer, c’est une révélation de taille ! Je peux enfin regarder la mer sans devenir verte. Pas de chance, je serai quand même malade avec un virus genre grippe que les bateaux vont se refiler durant deux semaines… [](https://azyucroisiere.com/img_8007/) [](https://azyucroisiere.com/img_8009/) La ligne de pêche nous offre une belle daurade coryphène de 40 cm que Jean-Marie découpe en filet à même la jupe du bateau. C’est un vrai plaisir de déguster une salade de poisson cru avec concombre et carotte marinés au citron. Quelques jours plus tard, entre chien et loup, la ligne retentit à nouveau mais elle file avec une telle rapidité que je n’ai pas le temps de bloquer le frein. Ca casse et la bobine de fil comme le leurre restent dans l’océan. ### De belles nuits Accompagnés par la pleine lune, nous profitons de nuits incroyablement claires. Les nuages dessinent des tableaux impressionnistes féériques. Chaque soir, Jean-Marie fait un point BLU avec quelques autres navires. Et Coline appelle à la VHF les copains, au début du moins car, rapidement, chaque navire se retrouve seul sur l’immensité bleue. Au 4e jour, on commence à se languir et on n’arrête pas de faire des pronostics sur le jour d’arrivée. S’ennuyer dans le bonheur, c’est quelque chose qu’on doit apprendre encore !  La baie de Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, se découvre à nous, pleine de couleurs. On jette les amarres et les quelques bateaux de la flottille déjà arrivés nous accueillent d’un grand : “Bienvenue au Cap Vert !”  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Ovni 435 à vendre, traversée --- ### [Retrouvailles au Cap Vert](https://azyucroisiere.com/retrouvailles-au-cap-vert/) **Published:** octobre 21, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ### On lui avait promis : “on viendra te voir chez toi à Santo Antao”. Quelques années plus tard, nous voilà chez Alain, un ami de Crozon tombé amoureux du Cap Vert. Le ferry de Sao Vicente n’a besoin que d’une heure pour rejoindre l’île proche de Santo Antao. Arrivés à Porto Novo, c’est la folie sur les marches de la gare maritime : une nuée d’hommes harangue les voyageur pour leur offrir leurs services de taxi. L’un d’eux brandit une affichette “Gaëlle et Jean-Marie”, ça doit être le bon !  ### Un Breton dans la rue Le taxi commence sa tournée à la recherche de clients supplémentaires ; au détour d’une rue, la portière s’ouvre et voilà Alain, grand sourire, qui s’assoit à côté de nous. On est très heureux de le revoir. Nous avons en commun des souvenirs de fest-noz, des soirées entre copains, des paniers bio délicieux grâce à ce maraîcher motivé et plein d’idées. Atterri au Cap Vert, il y a presque 10 ans, il s’est mis au service de la population pour l’initier à certaines cultures agricoles. Puis, la naissance de sa fille Lou l’a encouragé à créer des chambres d’hôtes en montagne. Alain et Lucia### Tous aux fourneaux ! C’est dans le hameau d’Espongieros, au milieu d’une nature resplendissante, à 1400 mètres d’altitude que nous passons deux jours hors du temps. La “Casa” est aménagée avec soin ; une terrasse surplombe la vallée où l’on se perd en rêverie. Trois chambres d’hôtes sont disponibles. Nous faisons connaissance avec Lucia, sa compagne, et Misaël, son petit garçon de 7 ans. D’emblée, on s’installe dans la cuisine, haut lieu d’activités. C’est parti pour la réalisation d’un excellent pain de 2 kilos (on prend des notes !), la confection de gelée de coings et les repas. Un couple d’Hollandais sportif est accueilli, alors Alain prélève dans son potager une laitue, des herbes aromatiques. A table, on savoure du bon fromage de chèvre, des salades de goyave, papaye, des confitures maison, des brioches… Le menu est plus varié que dans les maisons alentour où les Capverdiens se nourrissent essentiellement d’haricots secs, de maïs et de riz. [](https://azyucroisiere.com/img_8013/) Séchage de la pâte à coing. [](https://azyucroisiere.com/img_8024/) Les hommes les mains dans la farine [](https://azyucroisiere.com/img_8028/) Lou et Coline [](https://azyucroisiere.com/img_8031/) La terrasse panoramique [](https://azyucroisiere.com/img_8032/) [](https://azyucroisiere.com/img_8036/) [](https://azyucroisiere.com/img_8037/) Le soir, l’après-midi, nous cheminons dans cette nature exceptionnelle, surplombant une “mer de nuages”. Les sentiers sont souvent abrupts ; Coline et Erell renoncent à la promenade et on est plutôt rassuré de les voir rebrousser chemin avec leurs petites sandales de plage. De temps à autre, on entend des hommes s’appeler d’une vallée à l’autre ; on croise un âne, une vache… Les habitants sont sur le pas de leur porte, affairés à transporter des fagots de bois, à cuisiner. Satisfaire ses besoins primaires peut prendre toute la journée. On a l’impression d’une vie tranquille mais, hélas, sans beaucoup de perspective. [](https://azyucroisiere.com/santoantao-13418-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-14018-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-15018-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-18018-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-19018-octobre-2016/) ### 2 heures de marche pour aller à l’école Quand midi sonne, Alain nous propose d’aller chercher Misaël à l’école, dans le village de Cortona en contrebas. D’ordinaire, il rentre à pied de l’école, 6 km, 500 mètres de dénivelé et 2 heures de marche chaque jour ! Le voilà sur le bord de la route pavée dans sa blouse bleue ; il grimpe dans le pick-up suivi de 2, 3, 8… 18 enfants ! Toute la classe en fait. Avec nous, ça fait donc 25 personnes ! [](https://azyucroisiere.com/santoantao-16518-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-16718-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-16818-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-17118-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-17418-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santoantao-17518-octobre-2016/) Il est temps de se dire au revoir et, pourquoi pas, à une prochaine ? qui sait. Les Bretons sont de grands voyageurs non ?  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** ami, Cap Vert --- ### [Le Cap-Vert au fil des miles](https://azyucroisiere.com/le-cap-vert-au-fil-des-miles-1/) **Published:** novembre 6, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### Sao Vicente, Santo Antao, Brava, Fogo, Santiago… nous n’aurons pas assez du mois d’octobre pour découvrir tout l’archipel. Car, chaque fois, l’île que nous entrevoyons est encore plus belle que sa consoeur tout juste quittée. *Saudade*… ## **[SANTO ANTAO](https://balanecatao.wordpress.com/2016/10/21/retrouvailles-au-cap-vert/)** Accueillis chez notre ami crozonnais Alain, nous farnientons quelques jours sur sa terrasse. La chambre d’hôtes qu’il tient avec sa compagne Lucie, “Casa Espongeiros”, surplombe de verdoyantes montagnes qu’on ne se lasse pas d’admirer. Santo Antao est réputée pour le trek, aussi partons-nous en randonnée sur un sentier escarpé. [](https://azyucroisiere.com/img_8017/) [](https://azyucroisiere.com/img_8031-2/) ## **BRAVA** Quand la quinzaine de bateaux qui constituent la flottille “famille” de Barbados 50 jettent leurs ancres devant le petit village Faya d’Agua, les habitants sont si étonnés qu’ils nous prennent en photo. Il y a fort longtemps qu’ils n’avaient vu autant de voiliers tanguant devant leurs fenêtres. Nous aussi, nous sommes curieux de savoir qui ils sont ; aussi passerons-nous pas mal de temps à flâner dans l’unique rue du village ou à traîner sur le muret de pierre qui fait barrière aux vagues. Nous escaladerons aussi ces montagnes si proches : 900 mètres de dénivelé et 3h30 de marche pour moi ! Pendant ce temps, Jean-Marie fait du pain et Coline un gateau à la banane. Les sorties à terre ne sont pas si simples car il n’y a ni quai, ni cale, ni plage pour accoster. Un mètre carré de sable entre deux rochers près d’un mur effondré sera notre seul accès. Les débarquements sont souvent épiques et, parfois, il faut bien 6 hommes pour tenir l’annexe dans l’axe des vagues. [](https://azyucroisiere.com/brava-925-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/brava-5828-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/img_8046/) [](https://azyucroisiere.com/img_8054/) [](https://azyucroisiere.com/img_8059/) Les journées au mouillage sont détendues et gaies. On nage d’un bateau à l’autre, les enfants s’amusent comme des fous. Erell vainc sa peur de la “mer profonde” et se jette à l’eau pleine d’entrain. Une tortue nous fait même l’insigne honneur de passer, calme et tranquille, sous la coque de Balanec. Tous les paddles sont en service pour la baignade ou comme taxis. On savoure ces moments. D’autant plus que les nuits sont loin d’être “détendues et gaies”. Comme le fond est rocheux, les ancres ne crochettent pas aussi franchement que dans du sable. Et la chaîne cogne du diable contre la coque. Résultat, une fois, nous nous réveillons à minuit au milieu de la baie : le bateau a dérivé d’un kilomètre ! Ni une, ni deux, on rallume le moteur et on retourne au mouillage ; pas si facile dans le noir complet. Echaudé, Jean-Marie décide de veiller dans le cockpit. Sage décision. A 4 heures du matin, il s’aperçoit qu’un catamaran est, lui aussi, à la dérive loin de la baie tandis qu’un monocoque dérape contre la falaise. Corne de brume du tonnerre pour réveiller les équipages qui ramènent leurs bateaux en lieu sûr. Ouf ! Nous regrettons de quitter Faya d’Agua mais pas ce fichu mouillage ! [](https://azyucroisiere.com/brava-2426-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/brava-2726-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/brava-4527-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/brava-5027-octobre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/img_8042/) ## **FOGO** A Fogo, nous avons rendez-vous avec les enfants de Monte Grande.  C’est l’un des villages reconstruits suite à l’éruption du Pico Fogo (2829 mètres, le plus haut d’Afrique de l’ouest). Ce volcan ne dort en effet que d’un oeil ; en 1995, 2004 et même 2014, il a fait des siennes. Le guide qui nous accompagne toute une journée sur le site nous raconte l’éruption dramatique de 1995 : “*600 habitants ont été évacués. Il n’y a eu aucun mort mais les maisons, les cultures ont été intégralement détruites ; tous les animaux d’élevage ont également péri. Chaque 10 ans, 20 ans ou 30 ans, le volcan se manifeste. C’est ainsi, les habitants le savent et vivent avec cette menace*.” Depuis 500 ans, 28 éruptions ont été recensées par le milieu scientifique. Glissade assurée sur les pentes de cendreC’est peut-être de cette réputation sulfureuse que l’île tirera quelque bénéfice. Le tourisme se développe de plus en plus (700 par an) sur cette petite île de 43 000 habitants. L’agriculture est aussi une bonne source de revenus et l’on y trouve du vin rouge et blanc. Malheureusement, les vignobles sont situés en zone volcanique de sorte que 60 % de la production est partie en fumée en 2014. Fogo tire aussi bon nombre de ses revenus des migrants (il y aurait 800 000 Capverdiens à l’étranger quand l’archipel compte 540 000 habitants) qui investissent dans leur pays l’argent gagné au Portugal, au Brésil, aux Etats-Unis ou en Europe. Pour clôturer cette visite volcanique, Coline souffle ses 9 bougies et sans aucun dégât ! **Pour la petite histoire** Jadis, Fogo s’appelait Sao Filipe. Mais devant la fureur du volcan, les habitants lui ont préféré le nom de Fogo qui signifie “feu” en portugais. Comment un saint pourrait permettre une telle fureur ? Pico Fogo 2829 mètres## **SANTIAGO** Après 55 miles nautiques avec le vent de face, nous arrivons, un peu éreintés, à Tarafal, sur l’île très africaine de Santiago. Les pêcheurs sont actifs et nous les voyons de jour comme de nuit (enfin, la nuit, nous les entendons puisqu’ils naviguent sans aucun feu) tirer leurs filets, décharger leur poisson, se haranguer d’une barque à l’autre. On se balade dans cette petite ville agréable qui dispose d’une jolie halle pour les fruits et légumes : patates douces, avocats, maracujas, coriandre, bananes, papayes, sucreries à la coco…. tout fait envie.  Lors d’une excursion, nous pénétrons dans le village traditionnel de Rebelados. Le terme “rebelados” désigne, durant l’époque coloniales, les esclaves enfuis dans les montagnes du nord-est de Santiago. Les villageois nous invitent à visiter, pièce après pièce, leurs maisons en bambou et feuilles de canne à sucre. Puis, nous restons un petit moment à discuter ou simplement laisser le temps passer, contents d’être parmi eux. [](https://azyucroisiere.com/santiago-39-01-novembre-2016/) [](https://azyucroisiere.com/santiago-21-01-novembre-2016/) Le village de Rebelados. De retour au bateau, nous sommes invités à manger sur Kirikou. Proposition sympa sauf que ni l’un ni l’autre n’a d’annexe en état de marche. Alors, on va, en paddle, de nuit, et donc tous en maillot de bain, à notre “dîner”. Comme les poissons trompette sautent tout autour de nous, je crains qu’Erell, surprise et effrayée, ne fasse chavirer l’embarcation. Le lendemain, Coline part, sac à dos sur l’épaule, sur Kirikou, pour assister aux cours du Cned que Titouan suit. A deux, c’est plus motivant ! [](https://azyucroisiere.com/santiago-44-02-novembre-2016/) Coline part à l’école en paddle. [](https://azyucroisiere.com/img_8145/) A deux, c’est plus encourageant. [](https://azyucroisiere.com/img_8142/) Maths : 1 mètre, c’est 100 centimètres. ## SAO **VICENTE** Nous voilà de retour à Mindelo après 3 semaines de navigation au Cap-Vert et quelques 300 miles. Entre des invitations à droite à gauche, des sorties en ville ou des animations à la marina, nous préparons le bateau pour la transatlantique. Départ le 9 novembre 2016 !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Cap Vert, nature --- ### [L’eau, ce liquide si précieux](https://azyucroisiere.com/leau-ce-liquide-si-prcieux-2/) **Published:** septembre 9, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### En mer, l’eau est partout et cependant rare. Indispensable, nous l’économisons au maximum. Nous pouvons stocker jusqu’à 400 litres dans deux réservoirs situés en fond de cale. Au port, nous faisons le plein d’eau ; au mouillage, le dessalinisateur, qui a un bon débit (1,6 l/mn ou 100l/h), est de service. [](https://azyucroisiere.com/wp-content/uploads/2016/09/sam_0858.jpg)Un filtre à céramique est placé entre la nable et le robinet du port pour purifier encore davantage l’eau.L’évier de la cuisine est muni de deux robinets : un électrique avec une pression classique ; un autre, mécanique, fonctionne avec une pompe à pied ; équipé d’un filtre à céramique, il ne donne qu’un filet d’eau mais on imagine qu’elle est plus saine. La vaisselle est faite parcimonieusement ; si l’eau douce vient à manquer, on peut transporter assiettes et couverts sur la jupe du bateau et la remplacer par l’eau de mer ; on rince ensuite à l’eau douce depuis un robinet situé à l’arrière du bateau. ### Brumisateur de visage Pour se laver les mains et faire sa toilette de chat, rien de plus pratique qu’un simple pulvérisateur de jardin. En plus, on peut s’arroser sans tout détremper ni faire bisquer le capitaine ! Au sortir de la plage, rien de tel qu’une bonne douche… chaude si possible. Avec la douche solaire, c’est possible sans consommer ni gaz ni électricité. [](https://azyucroisiere.com/img_7423_thumb-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/sam_0855-jpg/) [](https://azyucroisiere.com/img_7358_thumb-jpg/) Le poste le moins économique est sûrement le lave-linge. Au moins 40 litres pour faire tourner une machine de 5 kg. Mais ce modèle de lave-linge de camping (DB 004 One Concept) est vraiment très pratique. Pendant 15 minutes, le linge sale est brassé dans un compartiment ; on change l’eau et c’est reparti durant 15 minutes (ou moins). Puis, on le transvase dans l’essoreuse qui le sort à peine humide. Pour une famille de quatre personnes, dont deux jeunes enfants (“je change de jupe tous les jours pour être belle”, couches lavables, pot de confiture renversé sur les draps….), ça me paraît très utile. Pour l’heure, on ne l’a utilisé qu’au port, sur du 220 V.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Trucs et astuces **Étiquettes:** eau, énergie --- ### [Couleur Grenadines](https://azyucroisiere.com/couleur-grenadines/) **Published:** décembre 19, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Non contents de quitter Bridgetown et ses rats de port, nous mettons le cap vers le sud, en direction des Grenadines. Ce chapelet de terres anglophones est délimité, au nord par l’île de Saint-Vincent, au sud par celle de Grenade. A mi-chemin, les Tobago Cays méritent bien leur réputation de petits paradis. Après avoir réceptionné nos amis italiens et leur petite fille, effectué les formalités douanières de sortie du territoire, nous égrenons la centaine de milles qui nous sépare de l’île d’Union. Clifton semble tout droit sortie d’un tableau naïf : petit ponton en bois surmonté d’une pagode ; Anchorage Yacht Club et ses bâtiments bas noyés de fleurs ; échoppes colorées en bois où se balancent oignons, fruits de la passion et avocats en filets ; salons de jus de fruits plus coquets les uns que les autres. Pendant que l’équipage « Détente » étale sa serviette de bain sur un carré de plage mangée par la mangrove, Jean-Marie sort, enfin !, son kite-surf et glisse, voire lévite, entre le rivage et le bateau. [](https://azyucroisiere.com/img_8394wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8400wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8417wordp/) ## L’effet lagon Aux Tobago Cays, nous mouillons devant Baradal. Ce confetti de sable est surmonté d’un chapeau arboré et cacté où les oiseaux piaillent à tout-va. Sur l’estran, des conques de lambis partout, ce joli coquillage rose nacré. Le vent fort et le ciel gris renforcent le caractère sauvage de ce lagon qui possède l’une des plus belles barrières coralliennes des Antilles. Ah ! on resterait bien quelques semaines à jouer les Robinson Crusoé. Mais on a promis le tour des Grenadines à nos hôtes qui n’ont que 10 jours de libre en ce début décembre.   ## Des tortues de mer à caresser Après Canouan et une navigation au près, nous rallions Bequia. Cri de joie au moment de jeter l’ancre : *Jiyu* est là ! Erell retrouve sa petite amie franco-coréenne. En ce dimanche, Princess Margaret Beach voit se mêler touristes et locaux. Coline, masque plaqué au visage, intègre un groupe d’enfants anglais et américains qui passent leur temps dans l’eau. Le lendemain, nous visitons [The Old Hegg Turtle Sanctuary](http://www.turtles.bequia.net/), une ferme marine dédiée à la protection et surtout au repeuplement des tortues en Atlantique. Près de 1100 ont ainsi rejoint la vie sauvage sans passer par la case « survie des premières semaines ». Nées en sécurité au sein de bassins, les bébés tortues sont nourries de poisson jusqu’à l’âge de 6 ans où elles sont libérées. A 25 ans, elles sont capables de se reproduire et vivent une bonne centaine d’années ; on parle même de 200 ans pour les spécimens les plus vieux. Coline et Erell effleurent les écailles tout en prenant garde de ne pas se faire mordre. C’est vrai que leur bouche fait penser à un bec acéré. [](https://azyucroisiere.com/img_8408wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8429wordp/) Au mouillage devant Princess Margaret Beach (Bequia). [](https://azyucroisiere.com/img_0335wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0333wordp/) Belmont Walkway à Bequia. [](https://azyucroisiere.com/img_0343wordp/) Marché des fruits et légumes avec le jovial vendeur Jean-Baptiste. [](https://azyucroisiere.com/img_0357wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0358wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0370wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0368wordp/) ## Pavillon pirate en vue Sur l’île de Saint-Vincent, nous faisons un stop à Young Island avant de mouiller à Walliabou Bay. Cette petite anse ombragée, étouffée de végétation, laisse entrevoir des bâtisses délabrées, un ponton disloqué et un bar-restaurant des plus glauques. A peine débarqués, nous tombons sur des cercueils debout, une potence et, en nous retournant, nous voyons deux pirates brandir couteau et épée. Nous voilà dans l’antre des Pirates des Caraïbes ! les décors de cinéma sont demeurés intacts ; en témoignent les façades en plastique, véritables trompe-l’œil ; des vieilles bobines de films et des portraits de Jack Sparrow (Johnny Deep) retracent le tournage. C’est notre dernière escale à Saint-Vincent et aux Grenadines. [](https://azyucroisiere.com/img_8464wordp/) Walliabou Bay [](https://azyucroisiere.com/img_8469wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0403wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8467wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8468wordp/) Le tournage de Pirates des Caraïbes [](https://azyucroisiere.com/img_0420wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_0416wordp/)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** animal, Antilles --- ### [Martinique : la baie du Marin, la biennommée ](https://azyucroisiere.com/martinique-la-baie-du-marin-la-biennommee/) **Published:** janvier 10, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## De Sainte-Lucie, la Martinique est toute proche. Heureusement car les 30 nœuds de vent et l’allure de près éprouvent l’équipage (enfin surtout moi). A l’arrivée, la baie du Marin, avec sa forêt de mâts, apparaît comme un havre international. La beauté en plus. Au sud de la Martinique, la baie du Marin accueille des centaines (milliers ?) de bateaux : 830 places de port, 130 bouées d’amarrage et autant d’espace pour jeter son ancre. Encadrée, au fond, de palétuviers qui ont la propriété de filtrer les eaux, et ailleurs de cocotiers, raisiniers bord de mer, la baie est aussi un excellent abri par mauvais temps. À l’est, la côte est émaillée de recoins qualifiés de « trous à cyclones »; près de 2500 embarcations peuvent s’y réfugier.  ## Beurre salé et Roquefort La bonne surprise, c’est de retrouver des boulangeries, du saucisson, du Camembert, du vin rouge… La France, quoi ! Toutefois, Erell reste dubitative en déclarant : « Ça, c’est pas la France ». Tous ces produits sont, en plus, à portée d’annexe puisque le supermarché est au bord de l’eau : les caddies nous attendent sur un petit ponton entouré de mangrove. [](https://azyucroisiere.com/img_8603wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8606wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8610wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8611wordp/) On charge le dinghy à ras-bord et en route pour Sainte-Anne, moins urbaine, plus balnéaire. 5 minutes de moteur seulement mais attention, les bouées d’entrée de port sont inversées : rouge à tribord (droite), vert à bâbord (gauche). Pourquoi cette exception aux règles internationales de navigation ? **Si vous savez, racontez-nous** ! [](https://azyucroisiere.com/img_8596wordp/) [](https://azyucroisiere.com/img_8589wordp/) ## Réveillon-barbecue À Sainte-Anne, nous passons la Saint-Sylvestre sur un bout de plage en compagnie de nos amis canadiens de Laridae et de tout une troupe de navigateurs : Américains pour l’essentiel mais aussi Irlandais, Espagnols qui font griller saucisses, steaks et darnes de thon. Mais un persistant crachin breton écourte ce sympathique barbecue. Pour admirer la baie du Marin, nous prenons de la hauteur. Sur le morne Gommier (300 mètres), la vue est panoramique : du rocher du Diamant à la montagne Pelée, la Martinique dévoile ses paysages. [](https://azyucroisiere.com/le-marin20-02012017/) Rocher du Diamant [](https://azyucroisiere.com/le-marin9-30122016/) La baie du Marin [](https://azyucroisiere.com/img_8612wordp/) Margouillat [](https://azyucroisiere.com/le-marin18-30122016/) Pointe du Diamant vue du morne Gommier [](https://azyucroisiere.com/le-marin33-03012017/) Balade dans un morne entre l’anse d’Arlet et Grande Anse. [](https://azyucroisiere.com/le-marin38-03012017/) [](https://azyucroisiere.com/le-marin37-03012017/) Grande Anse Parmi ses 7 volcans, seule la Pelée est encore en activité. La guide nous montre aussi, là des champs consacrés aux melons de Cavailhon (pratique, ils sont expédiés en Métropole en hiver avec l’appellation Origine France) ; des vignes mais interdit de transformer en vin sur place pour ne pas concurrencer la Métropole ; des marais salants, des moutons de prés salés… Imaginez aussi des clochers qui carillonnent les heures, et vous avez l’impression d’être à Venansault, Lanvéoc ou Trifouilly-les-oies, un jour d’août caniculaire. Une sensation de « déjà vu » dans un endroit inconnu. ## Avis à tous Je recherche des titres de **livres sur les Antilles ou l’Amérique centrale**, de préférence des romans ou des récits de voyage. Est-ce que vous porriez me conseiller ?  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, France, Martinique --- ### [Saint-Pierre : dans l’ombre de la Pelée](https://azyucroisiere.com/saint-pierre-dans-lombre-de-la-pelee/) **Published:** janvier 26, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Ville incontournable de Martinique, d’après les brochures touristiques, le Saint-Pierre actuel fait figure de rescapé. Rayé de la carte après l’éruption dramatique de la montagne Pelée en 1902, le « Petit Paris des Antilles » nous raconte, au détour des ses ruelles, sa fin historique.  Nous sommes mouillés en face de la halle aux fruits et légumes qui sert de place du village aux 5000 habitants. Sur notre gauche, une présence massive, celle du mont Pelée : flancs ras (d’où son nom) et sommet masqué par les nuages. Nous débarquons pour retrouver des traces de l’éruption la plus meurtrière au monde : en l’espace d’une minute, 30 000 personnes périrent le 18 mai 1902. Au 1er abord, nous ne voyons rien, ou pas grand-chose. Bon nombre de maisons apparaissent délabrées, noircies, d’autres abandonnées. Même la cathédrale du Mouillage, toute grise, a piteuse allure. Pour en savoir plus, nous suivons un guide qui nous raconte, comme s’il y était !, le dernier jour de Saint-Pierre. Comment en effet voir ce qui a complètement été détruit ? Ce n’est que dans les années 1980 que quelques ruines, le théâtre, des habitations et la prison, ont été mises au jour. [](https://azyucroisiere.com/img_8809-copie-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8828-copie-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8815-copie-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8837-copie-2/) Rues de Saint-Pierre [](https://azyucroisiere.com/img_8821-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8839-2/) [](https://azyucroisiere.com/martinique37413-janvier-2017/) La cathédrale du Mouillage ## La mer bouillait Equipé des commodités modernes, comme l’eau chaude, Saint-Pierre était, à la fin du XIXe siècle, un lieu de plaisirs, d’où son surnom de « Petit Paris ». En 69 secondes, un souffle de 500 degrés a dévasté la ville. Comme la Pelée est, parmi les 7 volcans de Martinique, le seul toujours en activité, d’un coup, on le regarde d’un mauvais œil. Mais bon, en bateau, y’a pas de souci à se faire. « *Près de 42 bateaux au mouillage ont été incendiés par le souffle*, réplique le guide. *La mer bouillait. Ce volcan, de type péléen, ne projette pas de lave mais une chaleur et un gaz mortels*. » Bon, ben, on va pas traîner… un petit punch et on rentre. C’est sans doute ce petit verre en trop qui a sauvé la vie de Cyparis, l’unique survivant de la catastrophe. Enfermé dans un cachot pour état d’ivresse, il ne doit son salut qu’aux murs épais de cette cellule. [](https://azyucroisiere.com/martinique37613-janvier-2017/) Le double escalier du théâtre du « Petit Paris des Antilles ». [](https://azyucroisiere.com/martinique37813-janvier-2017/) Le guide devant le mont Pelée. [](https://azyucroisiere.com/martinique38413-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/img_8829-copie-2/) Erell prisonnière dans le cachot de Cyparis. ## Depaz, Clément, Mauny, Trois Rivières… Forts de cette leçon (« l’alcool peut vous sauver la vie »), nous filons tout droit chez Neisson, l’un des meilleurs rhums. Traversant des champs, j’interroge les enfants : « *c’est quoi ?* » « *du maïs !,* »répond Erell, « *du blé ! euh, non du sucre !* » rectifie Coline. Leçon de choses. Avec un schéma sous les yeux, Coline nous raconte la transformation de la canne à sucre en jus de canne puis en alcool puis en rhum. Cette entreprise familiale cultive 42 hectares de canne à sucre dont 3 certifiés bio. Créé en 1932, Neisson revendique une distillerie exceptionnelle grâce à une colonne en cuivre qui exhale les saveurs et donne un rhum à 70 % (« L’Esprit »). Vieilli de 2 mois à 1 an, il est ensuite « adouci » par ajout d’eau pour être vendu entre 50 à 55 %. L’école se poursuit à la plage du Carbet avec une page de soustraction et une dictée. [](https://azyucroisiere.com/img_8850-2/) Dans les champs de canne à sucre. [](https://azyucroisiere.com/img_8853-2/) [](https://azyucroisiere.com/img_8858/) Du rhum bio, meilleur pour la santé ! [](https://azyucroisiere.com/img_8847-2/) A la distillerie Neisson [](https://azyucroisiere.com/martinique40314-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/martinique40414-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/martinique36812-janvier-2017/) ## Ah ! ces prêcheurs nocturnes ! Retour au bateau, retour au roulis. Le vent de nord engendre une telle houle que nous ne dormons que d’une oreille. Et la chaîne cogne contre la coque dans une ambiance de ferronnerie. Un soir, très intrigués, nous entendons un groupe de prières louer et chanter le seigneur Jésus, à quelques mètres du ponton. Le Notre Père sur un air de biguine, ça donnerait presque la foi ! Mais ça empêche de dormir…   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** histoire, Martinique --- ### [Escale technique à Pointe-à-Pitre](https://azyucroisiere.com/escale-technique-a-pointe-a-pitre/) **Published:** février 5, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Quittant La Dominique, nous filons directement à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe sans même un regard pour les Saintes ou Marie-Galante. Des travaux s’imposent sur *Balanec*. A peine arrivés, le plan hors-sec est déclenché. Le bateau est gruté sur le parking du chantier naval de la marina Bas-du-Fort. Aussitôt commence la course à l’échalote pour trouver le professionnel spécialiste de l’aluminium, disponible et dans nos prix. De petits creux pas plus gros qu’une tête d’épingle sont en effet apparus dans les cuves à eau ; la raison : un phénomène d’électrolyse assez courant sur les navires en aluminium. Nous préférons continuer le voyage l’esprit tranquille, c’est-à-dire sans trous dans la coque ! On trouve un bon soudeur et, après des aller-retours « visite-devis-planning », il comble ces points en une journée. A sa suite, Jean-Marie enduit les parois d’une peinture à l’époxy pour éviter que le phénomène ne se reproduise. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe810-24-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe816-24-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe828-24-janvier-2017/) Un gruteur sympathique [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe847-26-janvier-2017/) Jean-Marie découpe le haut des réservoirs d’eau. ## 13 mètres à poncer Côté extérieur, côté amateurs, les travaux sur la coque sont beaucoup plus longs. En juin 2016, nous avions réalisé un antifooling à la Bretonne. Comme notre voilier est un dériveur intégral, il se pose à marée basse. Il reste alors 6 heures pour nettoyer la coque des saletés et l’enduire d’une peinture érodable censée faire barrière à la flore marine. Une marée, c’est trop juste pour faire du bon boulot, d’autant que les eaux chaudes accélèrent la prolifération d’algues et de coquillages. Cette fois, nous (enfin surtout Jean-Marie !) passons une semaine à décaper la coque afin de retirer les anciennes couches (vous vous souvenez, le décollage de la tapisserie de Mémé et ses 8 couches de papier fleuri ?). Et puisqu’on y est, autant « rafraîchir » aussi la partie située au dessus de la ligne de flottaison. Ponçage à longueur de journée… 13 mètres, ça paraît interminable. Après 2 couches d’antifooling, on voit le bout. Entre deux ondées, Jean-Marie répare les fuites d’eau de-ci, de-là, change les anodes sacrificielles, cire le haut de la coque émergée tandis que j’astique l’intérieur… faut que ça brille ! [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe837-25-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe838-25-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe844-25-janvier-2017/) Les enfants s’y mettent aussi [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe993-02-fevrier-2017/) Heureusement, ça, c’est le voisin § [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe1001-04-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe1005-05-fevrier-2017/) Antifooling ## Les pieds bleus Pendant que les travaux s’effectuent, les enfants continuent leur train-train… à 5 mètres de hauteur. C’est assez stressant de voir Erell monter et descendre l’échelle. Elle fait de la trottinette parmi les bers, la grue qui va et vient, le bruit des outils et la poussière. La saleté (on a tous les pieds bleus chaque soir) nous incite à ne pas traîner dans ce qui ressemble à un garage maritime. Qui vivrait là-dedans ? Heureusement, les travaux tirent à leur fin et demain *Balanec* dodelinera à nouveau de l’étrave. En route pour la Guadeloupe, cette fois côté mer ! [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe926-01-fevrier-2017/) Attention à la marche ! [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe929-01-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe922-30-janvier-2017/) Quand il y a trop de poussière ou de bruit sur le chantier, direction minuscule plage de mangrove. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe990-02-fevrier-2017/) Rascasse volante à l’aquarium de Pointe-à-Pitre. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe991-02-fevrier-2017/) Requins dormeurs à l’aquarium de Guadeloupe.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Réparations **Étiquettes:** Alubat, bateau, dériveur intégral aluminium, Guadeloupe, Ovni, traversée --- ### [La Guadeloupe, « tant d’îles en elle » ! (1)](https://azyucroisiere.com/la-guadeloupe-tant-diles-en-elle-1/) **Published:** février 22, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade… l’archipel donne envie de s’amarrer pour de bon et de rêver sur place. C’est pourquoi les 2 semaines que nous y passons apparaissent bien trop courtes.  A **Marie-Galante**, la canne à sucre est reine. L’île, essentiellement agricole, est peuplée d’anciens moulins à vent qui faisaient tourner les distilleries. Car qui dit canne, dit **rhum**. Dissimulée par des tas de cannes coupées, l’usine Poisson (Père Labat) date d’un autre âge. Bruyante, odorante (ça sent la fermentation du vesou à plein nez), la vieille dame échappe aux normes sanitaires usuelles ! Le « fruit de ses entrailles » est pourtant réputé bien au-delà des Petites Antilles. La dégustation qui suit de TOUS les types de rhum, punch et sirop de batterie compris, le confirme. A 11 h du matin, au volant d’une voiture de location, on les croit sur paroles… [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1244-11-fevrier-2017/) Distillerie Poisson [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1255-11-fevrier-2017_hdr-2/) Le rhum du Père Labat en préparation [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1245-11-fevrier-2017-2/) Cuves de vesou en fermentation Si l’on remonte le fil de l’histoire, on s’aperçoit qu’au XVIIIe siècle, l’activité de l’île tournait autour de l’**indigo**. L’indigotier, cette arbuste à partir duquel est extraite la couleur bleu-indigo, faisait fonctionner quelques 80 unités. A la Maison de l’indigo, une femme teinte tee-shirts et paréos en les trempant dans un bain de feuilles agrémenté de chaux et de bananes ! [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1229-10-fevrier-2017-2/) Coline ramasse du coton. [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1226-11-fevrier-2017/) Paréos teints à l’indigo [](https://azyucroisiere.com/marie-galante1204-11-fevrier-2017/) Magnifique plage à Marie-Galante ### Bénies soient Les Saintes Les iguanes du fort Napoléon on en rencontre aussi dans les rues de Terre de Haut Découvertes un jour de Toussaient par Christophe Colomb, **Les Saintes** sont un enchantement. Avec ses ruelles fleuries envahies de chèvres et de poules (et aussi d’iguanes plus discrets), ses nombreux panoramas et l’absence de verrue hôtelière, Terre-de-Haut est un charmant village. En fin d’après-midi, quand l’archipel n’est plus sillonné par les scooters, mini-bus et autres voiturettes (ils ne connaissent pas le vélo ?), il redevient paradisiaque. Le tourment d’amour, ce gâteau à la noix de coco que l’on achète sur la petite place du débarcadère, a, comme notre escale, un goût de trop peu. Avant de regagner l’annexe, je jette un dernier coup d’œil aux habitants sur le pas de leur porte ; ils affichent des visages singuliers, pas vraiment créoles : teint hâlé, cheveux châtains, bouclés, yeux marron, bleus ou verts… Dépourvues de vastes espaces agraires, Les Saintes n’ont jamais été une terre d’esclaves, aussi ont-elles été exclusivement peuplées de colons blancs, originaires du Limousin, de Bretagne… Le métissage s’est fait plus tard. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe1386-14-fevrier-2017/) Vue sur la baie Marigot [](https://azyucroisiere.com/lessaintes8-14022017/) Le long des bougainvillées [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe1387-14-fevrier-2017/) Fort Napoléon et son jardin semi-aride. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe1385-14-fevrier-2017/) Indiens Caraïbes. ### Basse-Terre : coincés en mer Pitons du Carbet, Saut de la Lézarde, Cascade aux écrevisses… la liste de mes envies était encore plus longue. Mais, aléa du voyage, impossible de louer une voiture ; quant aux bus, il faut s’armer de patience (et souvent d’espoir) pour arriver à destination. C’est donc essentiellement de la mer que nous avons contemplé la forêt tropicale de Basse-Terre, en remontant sa côte du sud au nord. Nous avons toutefois réussi à atteindre le Parc des Mamelles (annexe+nage+bus+taxi) qui présente des tortues, des iguanes, des pumas, des jaguars et, parmi des arbres géants, quelques fleurs remarquables comme les balisiers, les poinsettias, les roses de porcelaine, les anthuriums ou encore les reines de Malaisie. C’est curieux comme la plupart des fleurs sont rouges dans un univers vert. Y a-t-il une raison ? [](https://azyucroisiere.com/zoo-des-mamelles14-16022017/) Au parc des Mamelles [](https://azyucroisiere.com/zoo-des-mamelles11-16022017/) Mangoustes [](https://azyucroisiere.com/zoo-des-mamelles4-16022017/) Ratons laveurs perchés dans les arbres ! ### Grand cul de sac marin Parvenus tout au nord de Basse-Terre, nous nous engageons à l’est en direction du Grand cul de sac marin. Parsemé de récifs, cette immense baie est jalonnée de bouées de chenal qu’on suit à la lettre. L’endroit a comme un air désolé car la mangrove cache tout : bâtiments, maisons, routes. Pourtant, à l’arrivée sur Baie-Mahault, c’est la civilisation qui nous attend avec le carnaval, le centre commercial (Carrefour, Décathlon, M. Bricolage… !). Nous faisons nos dernières courses avant Antigua. Avec un petit regret de quitter la France tropicale, ses toits en tuile, ses boulangeries et son parler français aux accents mêlés. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe796-22-janvier-2017/) Memorial ACT à Pointe-à-Pitre, lieu de mémoire de l’esclavage. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe870-29-janvier-2017/) Au carnaval du Gosier [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe914-29-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/pointeapitre1107-30-janvier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/pointeapitre1143-08-fevrier-2017/) JM essaie de lancer son aile de kite-surf depuis un cocotier ! [](https://azyucroisiere.com/pointeapitre1166-09-fevrier-2017/) Kite-surf dans le lagon de Saint-François. [](https://azyucroisiere.com/pointeapitre1179-09-fevrier-2017/) Coline s’essaie au « wake-board » maison. (1) Slogan du Comité de tourisme de Guadeloupe  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, Guadeloupe --- ### [En route pour le Guatemala](https://azyucroisiere.com/en-route-pour-le-guatemala/) **Published:** juin 27, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### Juin signe le début de la saison cyclonique qui court jusque début novembre. Il est temps de quitter les Caraïbes et de trouver refuge tout au fond du Rio Dulce, au Guatemala. C’est parti pour 5 jours de mer afin de poser pied, enfin, sur le continent américain ! Nous traversons de nuit le passage du Yucatan qui sépare Cuba du Mexique. Puis nous filons plein sud et passons devant le Belize et ses centaines de kilomètres de barrière de corail. Comme d’habitude, les trois premiers jours, je suis à ramasser à la cuillère quand le reste de l’équipage suit son train-train quotidien. Les nuits sont horribles, déchirées par des éclairs, le tonnerre et aussitôt suivis de **violentes averses**. Il faut tout rentrer à la va-vite, coussins, oreillers, habits, tablette, fermer les hublots, déconnecter les appareils électriques, observer et attendre à l’intérieur. En quelques minutes, l’atmosphère dans le carré est suffocante. Et le scénario se répète 2 à 3 fois par nuit, parfois plus. ### Y a-t-il un pilote dans le bateau ? Jusqu’à présent, **Tabarly**, notre régulateur d’allure, a barré sans souci. Mais, en quittant Cuba, nous sommes tombés dans un champ de patates de corail qui a endommagé notre safran. Le vérin tordu rend la barre très dure. Le vent augmente et, ce que nous craignons arrive, la fixation sur la roue de régulateur casse. Jean-Marie relaie Tabarly. Le pauvre, je le retrouve une heure plus tard, endormi sur la barre, mais manœuvrant tout de même le bateau avec ce fameux sens marin qui m’échappe complètement. Je le remplace le temps qu’il bricole la barre afin que Tabarly reprenne du service. On est crevé nous ! Au 4e jour, on aperçoit des **globicéphales** à la jupe du voilier. A la différence des dauphins, ces baleines-pilotes, comme les nomment les Anglo-Saxons, ne sont guère joueurs et ils s’éloignent rapidement. Jean-Marie fait plaisir aux filles en leur préparant des pop-corn et je sors enfin de ma léthargie. ### Nature puissance XXL Serait ce une illusion Non ce sont les premières terres guatémaltèques que nous découvrons aux jumellesAu 5e jour, nous voyons nettement les côtes du Guatemala. Une fois la pioche jetée dans la **baie de l’Amatique**, nous soufflons un bon coup. Tous nos sens se mettent alors en éveil face à la chaîne de montagnes nappée de cumulonimbus, au vert profond de la forêt luxuriante, aux cris des oiseaux tropicaux qu’on imagine de bonne taille, à la tiédeur de l’eau à peine salée et chargée de sédiments, aux insectes volant totalement inconnus. C’est sûr, on est arrivé au Nouveau Monde ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala5349-20-juin-2017/) L’environnement se découvre en paddle ou en pirogue. [](https://azyucroisiere.com/guatemala5341-20-juin-2017/) Un champ de nénuphars [](https://azyucroisiere.com/guatemala5410-20-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala5489-19-juin-2017/) Dans la baie de l’Amatique [](https://azyucroisiere.com/guatemala5253-17-juin-2017/) La forêt bruissante  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, Guatemala, traversée --- ### [Dans le sillage de Balanec : un an déjà](https://azyucroisiere.com/dans-le-sillage-de-balanec-un-an-deja/) **Published:** juillet 12, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### 17 pays visités et 120 escales (soit une tous les 3 jours !) : de 2016 à 2017, l’eau a coulé sous la coque de Balanec. En traçant la [route parcourue sur une carte](https://www.tripline.net/map?tripId=7645432022031013A089A69B4181A726&onSite=0), d’excellents moments remontent à la surface. Le 12 juillet, nous larguions les amarres de Camaret-sur-Mer, dans le Finistère, pour notre première grande traversée en famille : le golfe de Gascogne. L’Espagne, notre défi nautique initiatique, a ensuite ouvert la voie à d’autres possibles : Madère, les Canaries, les Antilles et pourquoi pas Cuba ? La page « Parcours de Balanec en Atlantique » liste [les contrées visitées](https://balanecatao.wordpress.com/escales/) et, à chaque fois, l’article directement inspiré par cette étape. Une sorte de catalogue de voyages qui peut donner des idées parce qu’en juillet, on peut rêver de vacances non ? Quelle destination vous mettrait des paillettes dans le regard ?  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, traversée --- ### [Des Robinson à Barbuda](https://azyucroisiere.com/des-robinson-a-barbuda/) **Published:** mars 8, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Une langue de sable de 10 km, irisée de coquillages roses, une piste unique menant au seul village de l’île coincé entre mangrove et lagon. Telle est l’île de Barbuda, si sauvage, si pure. Nous y sommes restés presque 10 jours entre contemplation et robinsonnade. Partis d’Antigua, la « grande sœur » plus au sud, nous jetons l’ancre devant Cocoa Bay puis Low Bay où nous pensions faire une escale de « french doctor » : c’est beau, un tour à terre et bye-bye. Le vent soutenu a déjoué nos plans et nous a ramené à un rythme plus lent. Heureusement. Où que notre regard se pose, vers le large comme vers la côte, le paysage est de toute beauté. La mer décline des camaïeux de bleus, qui vont de l’azur pâle au turquoise flashy. Des étoiles de mer coussin, mesurant près de 30 centimètres, tachent d’orange le fond. De temps à autre émerge la tête curieuse d’une tortue tandis qu’un couple de pélicans survole la vaste étendue cristalline. Pas un bruit hormis le clapot sur la coque et le vent sifflant. Un peu plus loin, 4 à 5 mâts. [](https://azyucroisiere.com/antigua1520-27-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1534-27-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1539-27-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1650-01-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1694-03-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1554-28-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1660-03-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/antigua1525-27-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1706-03-mars-2017/) ## Tranquille voire déserte A terre, rien ne vient troubler la plage qui s’étire devant Low Bay. Des arbustes variés et quelques cocotiers font oublier l’unique bâtiment situé tout au nord, une résidence hôtelière étrangement fermée en pleine saison. Nous passons nos après-midi à longer la plage, à nous baigner, à ramasser des coquillages, à observer les fonds, à construire des châteaux et des barrages. Le matin est consacré à l’instruction, au dessin, à la musique, à la couture, à la cuisine, au kite-surf… En 10 jours, nous croisons moins de 10 personnes. Il faut dire que l’île ne compte que 2000 habitants, rassemblés au bourg de Codrington.  ## Inaccessible civilisation Sortant de notre béatitude, nous planifions d’aller jusqu’à Codrington où, paraît-il, chevaux et poneys circulent librement dans les environs. De plus, les vivres frais commencent à manquer et, en dépit de ses recherches, Jean-Marie n’a pas vu l’ombre d’un lambi ou d’une langouste. Il nous faut donc quitter ce petit paradis après avoir effectué les formalités de départ aux douanes. En soufflant dans le lambi vide on croirait entendre une corne de brume Or, pour atteindre Codrington depuis le mouillage, c’est toute une expédition. Le village est en effet implanté au fond d’un lagon séparé de la mer par une bande de sable d’une trentaine de mètres. Le vent, toujours fort, dissuade de traverser ce lagon houleux, a fortiori à 4 personnes. Nous tentons d’appeler à la VHF un « water-taxi ». Lettre morte. Nous apprendrons plus tard qu’hier était jour de fête avec une compétition de cricket : les chauffeurs devaient faire la grasse matinée… Jean-Marie part donc jusqu’à la plage, tire l’annexe (150 kg le bestiau !) sur la bande de sable et pousse le moteur à fond pour traverser le lagon ; avec un vent de face soufflant à 15 nœuds, la douche aux embruns est gratuite ! Après un passage aux douanes et à l’immigration, rebelote. Cette fois, parvenu sur le sable, il démonte le moteur, enlève la réserve d’essence et l’ancre pour transporter l’annexe « en kit » de l’autre côté. « *J’ferai pas ça tous les jours !* » lâche-t-il en remontant sur *Balanec*. [](https://azyucroisiere.com/barbuda1666-03-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1560-28-fevrier-2017/) Des raisniers bord de mer. [](https://azyucroisiere.com/barbuda1655-03-mars-2017/) Bande de sable séparant le large du lagon. [](https://azyucroisiere.com/barbuda1652-01-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1557-28-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1553-28-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1554-28-fevrier-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1650-01-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1676-04-mars-2017/) Le bourg de Codrington. [](https://azyucroisiere.com/barbuda1710-03-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/barbuda1705-03-mars-2017/) Bon, on a notre sésame de sortie, plus aucun fruit ni légume (à part les noix de coco) et des amis qui nous invitent à les rejoindre sur **Saint-Martin**. Avec une once de regret, nous quittons ce petit paradis pour pointer l’étrave vers **Saint-Barthélémy**.   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, nature --- ### [Qu’est-ce-qu’on mange ?](https://azyucroisiere.com/quest-ce-quon-mange/) **Published:** mars 25, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Changement de vie, changement de régime. Chaque pays traversé modifie nos habitudes culinaires, soit qu’on manque de denrées (fromage, salaisons, yaourt, pain…), soit qu’on en découvre de nouvelles (banane plantain, patate douce, corossol…). Bienvenue dans notre cambuse ! Suivant les pays, les marchés sont plus ou moins développés. A Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique) comme à Pointe-à-Pitre et Saint-François (Guadeloupe), ils sont bien achalandés et riches en diversité. Dans les contrées anglophones, j’ai moins fréquenté de grands marchés à l’exception de Castries, la capitale de Sainte-Lucie. Celui de Cheapside (La Barbade) est réputé comme l’un des plus importants des Antilles ; hélas, le dimanche, j’ai trouvé les grilles closes. Dans les pays où l’économie de la débrouille prévaut, des « boys-boats » proposent pamplemousses, noix de coco, maracujas, citrons… dans des embarcations parfois improbables. [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe859-27-janvier-2017/) Le marché de la Darse à Pointe-à-Pitre [](https://azyucroisiere.com/img_8742/) Le marché haut en couleur de Fort-de-France [](https://azyucroisiere.com/img_8538/) Les étals à Castries, sur Sainte-Lucie [](https://azyucroisiere.com/img_8560/) Epicerie flottante dans la baie de Rodney (Sainte-Lucie) [](https://azyucroisiere.com/img_8527/) Pamplemousses et maracujas please ! [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe857-27-janvier-2017/) Sapotilles ## Pousse l’ananas et moud l’coco Eau de coco rafraîchissante Les fruits nouveaux sont en effet innombrables : sapotille, prune de Cythère, pitaya (qui pousse sur un cactus), groseille de Noël (écrasée, j’en ai fait du jus), corossol (délicieux), carambole (découpée, on dirait une étoile acidulée), papaye (anti-cancer par excellence !), pomme cannelle, tamarin… Dans les rues en Dominique, on s’est désaltéré d’un morceau de canne mâchouillé et d’eau de coco bue à même la noix. La banane reste partout le fruit indéfectible ; je l’utilise à toutes les sauces. Les bananes plantain en gratin (béchamel + fromage râpé) ou frites à la poêle. Dans les yaourts-maison, j’ajoute de l’essence de banane. [](https://azyucroisiere.com/goldern-apple/) Pomme-cythère [](https://azyucroisiere.com/guadeloupe860-27-janvier-2017/) Groseille de Noël [](https://azyucroisiere.com/golden/) Caramboles cachées dans les feuillages [](https://azyucroisiere.com/img_8753/) Tant de variétés de bananes ! [](https://azyucroisiere.com/img_8743/) [](https://azyucroisiere.com/ketchup-banane/) Le ketchup de bananes et des batons de cacao à infuser. Nos placards renferment aussi du ketchup de banane, très doux, mais l’étiquette laisse perplexe : « peut avoir un effet négatif sur l’activité et l’attention des enfants ». Pas compris. ## Patate douce et fruit à pain Des concombres amusantsCôté légumes, on est adepte du tout cru (surtout Coline) : carotte, concombre (aux Antilles, il se cuit aussi), tomate, avocat, christophine, salade, chou, betterave… Agrémentés de graines germées et de fruits en morceaux, cela donne des salades appétissantes. Les légumes les plus courants restent les légumes racines comme l’igname, le dachine, le manioc. Un peu farineux, je les mélange à la pomme de terre. Quant à la patate douce, j’adore son petit goût de châtaigne. Pour amadouer le reste de l’équipage, j’ai suivi une recette qui lui ajoute un jus sucré et du beurre fondu ; on dirait un dessert, pas étonnant que les Antillais l’utilisent en pâtisserie. Partout, nous rencontrons de grands arbres à pain, dans lesquels sont suspendus, comme des boules de Noël, de lourds fruits ronds et verts qu’on transforme en purée. De temps à autre, des marchands proposent des gombos, sorte de cornichon très tendre, à l’intérieur un peu gélatineux, qui agrémente une ratatouille ou un plat de poulet. Larbre à pain## Notre pain quotidien Difficile pour nous de se passer de pain, le vrai, pas celui tout mou que les anglophones ont parfois l’audace de vendre dans des « bakeries ». Aussi Jean-Marie varie-t-il les expériences en en fabriquant au four, à la cocotte-minute et, récemment, au four solaire, afin d’économiser le gaz. [](https://azyucroisiere.com/barbuda1677-04-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/pointeapitre1156-09-fevrier-2017/) Si vous avez des **recettes « tropicales » simples et rapides**, je suis preneuse !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, cuisine --- ### [Morceaux choisis de Saint-Bart’ à Saint-Martin](https://azyucroisiere.com/morceaux-choisis-de-saint-bart-a-saint-martin/) **Published:** mars 25, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## L’escapade sauvage sur Barbuda nous a fait oublier la civilisation. En posant le pied sur Saint-Barthélemy puis sur Saint-Martin, nous avons vite retrouvé la mémoire ! Saint-Bart’, le **Saint-Trop’ des Antilles**, cultive le luxe sur terre comme sur mer. Dans les ruelles de Gustavia, les boutiques chics sont à touche-touche mais les étiquettes dissuadent de toucher quoi que ce soit. Dans le port, c’est aussi la course au plus cher avec des yachts impressionnants qui comptent plus d’équipiers que de passagers. Trop de monde, pas assez d’espace…, nous pointons l’étrave vers le voisin, Saint-Martin. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1713-06-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1795-08-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/carte_st_martin/) ## Double identité Marigot côté françaisPlus petite île divisée en deux Etats (France et Pays-Bas), **Saint-Martin / Sint Maarten** possède une frontière naturelle assez floue (le milieu d’un vaste étang) mais une frontière culturelle inratable. Du côté néerlandais, hôtels, restaurants, casinos, discothèques servent un tourisme de masse à l’américaine. La baie de Simpson est, de ce fait, dénuée de tout charme. Voir et entendre surtout les vols long-courrier au dessus de nos têtes, tandis que dodeline tranquillement, nous motive à décamper assez vite. Les buildings balnéaires du côté néerlandaisLaéroport pieds dans leau à Sint Maarten**L’aéroport international Princess Juliana** fait, en effet, atterrir et décoller ses avions quasiment sur la plage ! C’est d’ailleurs l’attraction de la **plage de Maho**, située en bout de piste ; les avions décoiffent les clients du bar attenant. Nous fuyons cette Hollande tropicale surfréquentée et remontons plus au nord, en longeant la côte ouest, vers **Marigot**, la « capitale » de la partie française. Le trait de côté est davantage préservé avec moins de bâtiments ; on rapporte que, longtemps, seuls les immeubles ne dépassant pas la hauteur d’un palmier (soit maximum 3 étages) étaient autorisés. ## La caverne de Tabarly Baba A Marigot, nous saluons plusieurs bateaux-copains et en avant pour le shopping. Comme nombre de navigateurs, nous attendions l’escale saint-martinoise pour tous les achats nautiques. Le nombre d’embarcations, au sein des marinas comme aux mouillages, expliquent la profusion de shipchandlers. Hublots, bouts, guide nautique sur l’Amérique centrale, petit matériel… et un nouveau moteur de 15 CV pour l’annexe, nous trouvons tout à des prix intéressants (détaxe oblige) dans ces supermarchés de la mer. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1724-08-mars-2017/) Retour du ship… [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1813-09-mars-2017/) La jolie baie du Marigot. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1754-14-mars-2017/) L’église de Grand-Case à Saint-Martin [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1777-16-mars-2017/) Iguane peu farouche. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1728-09-mars-2017/) La ville de Marigot [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1750-14-mars-2017/) Equipière coréenne et japonaise sur Jiyu. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1833-15-mars-2017/) Petit salut aux copains.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, France --- ### [Les Iles vierges britanniques : pas touche !](https://azyucroisiere.com/les-iles-vierges-britanniques-pas-touche/) **Published:** avril 4, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Archipel de près de 60 îles, les Iles vierges britanniques (BVI) sont parmi les plus belles aires de jeux pour la plaisance. Elles sont aussi jalousement gardées comme la Joconde l’est au Louvre : on regarde mais on ne touche pas !  A quelques 100 milles nautiques de Saint-Martin, les BVI se déploient comme un collier de perles : des dizaines d’îles, proches les unes des autres, allant de la fourmillante Tortola au petit confetti de sable qu’est Sandy Beach, se succèdent. Soit des centaines de refuges pour les voiliers et autant d’explorations à terre. Hormis les quatre principales (Tortola, Virgin Gorda, Jost Van Dyke et Anegada), la plupart n’abrite pas de village mais de belles demeures, des complexes hôteliers fondus dans le décor ou aucune construction du tout. Certaines sont privées (comme celle de Richard Brownson), d’autres louées à la Couronne britannique (comme Salt Island, en échange d’un sac de sel par an). Nous avons pris beaucoup de plaisir à passer de l’une à l’autre, multipliant les mouillages, jusqu’à 4 dans la même journée ! [](https://azyucroisiere.com/bvi1927-20-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi1984-23-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi1988-23-mars-2017/) Fontaine d’eau fraîche sur Peter Island, le luxe ! [](https://azyucroisiere.com/bvi1974-23-mars-2017/) Premiers pas à la slake-line. [](https://azyucroisiere.com/bvi2089-28-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2090-28-mars-2017/) Sandy Beach : cocotiers, plage et bernard-l’hermites. ## Langouste au menu Dans ces espaces naturels, quoi de plus tentant que de sonder les fonds sous-marins. A Pound Bay, sur Virgin Gorda, nous pêchons notre première langouste ! Jean-Marie ferraille une bonne demie-heure, les palmes en l’air parmi les coraux pour attraper la belle. Ce sera aussi la première fois que nous en mangeons (avec un filet de beurre citronné). Car, jusqu’à présent, nous n’avions jamais commandé de « lobster » au restaurant, respectant le dicton : « *on pêche ce que l’on mange et on mange ce que l’on pêche* ». [](https://azyucroisiere.com/bvi1943-21-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi1954-22-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr0897/) ## Des trésors sous clé Mais ce délice doit rester exceptionnel au sens premier du terme. Comme quasiment partout aux Petites Antilles, me semble-t-il, la pêche côtière est réservée aux professionnels. Pas de chasse sous-marine, de collecte de crustacés (cela fourmille pourtant d’oursins) ni de pêche à la ligne donc. Les BVI vont plus loin en interdisant tout prélèvement dans la nature : le corail, vivant, cela s’entend, mais mort aussi, et jusqu’au moindre hibiscus. Allez empêcher les enfants de ramasser des coquillages ! Coline et Erell sont si joyeuses avec leur jolie récolte qu’elles transforment en bijoux, en guirlandes… Alors, je tente une initiation à l’**empreinte écologique** en leur rappelant la règle des fleurs des champs qu’on appliquait à Lanvéoc : « *s’il y a beaucoup de fleurs, on peut faire un bouquet ; s’il y en a peu, on n’y touche pas* ». Au cours de notre voyage, nous avons été confrontés à cette impression de chasse gardée. A Lanzarote, aux Canaries, les pierres volcaniques qui tapissent l’île sur des kilomètres, sont cependant protégées. Chaque année, les autorités déplorent la saisie de quelque 10 tonnes dans les valises des touristes à l’aéroport. C’est un peu triste de se dire qu’on ne peut plus prélever le moindre caillou sans le risque d’épuiser un site. Bien conscientes de leurs charmes, les Iles vierges britannique font tout pour demeurer des écrins de pureté. Vierges, elles souhaitent le rester encore un moment ! ## Florilège de beaux endroits **Les Baths** : des blocs de granit enferment des piscines d’eau mi-ombre, mi-lumière. Un petit air de la côte de granit rose de Ploumanac’h ? [](https://azyucroisiere.com/gopr2404/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2406/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2411/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2416/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2450/) **Salt Island** : récolte du sel et petite leçon de choses avec les enfants. [](https://azyucroisiere.com/bvi1917-20-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2054-26-mars-2017/) [](https://azyucroisiere.com/bvi2055-26-mars-2017/) **Preaky Pear** et ses eaux turquoise [](https://azyucroisiere.com/bvi1918-20-mars-2017/) Pique-nique entre amis à la tombée du jour. [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1842-19-mars-2017/) Preaky Pear [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1852-21-mars-2017/) Paddle tracté pour les petits, wake-board pour les grands [](https://azyucroisiere.com/saint-martin1871-21-mars-2017/) Jean-Marie en wake-board  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, nature, Pêche --- ### [Bahamas : l’archipel-aquarelle](https://azyucroisiere.com/bahamas-larchipel-aquarelle/) **Published:** mai 4, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## En arrivant aux Bahamas, à San Salvador très exactement, Christophe Colomb lâcha son célèbre « Terre ! », le 12 octobre 1492, après 33 jours d’incertitude et de privations. Début avril 2017, quand Balanec entre aux Exumas, l’exclamation « Mer ! » nous semble plus juste ! Bahamas vient de l’espagnol « *baja mar* » qui signifie « mer peu profonde ». Il n’est pas rare de glisser à 5 nœuds (notre vitesse moyenne) dans 2 mètres d’eau ni de jeter la pioche dans aussi peu d’eau. Privilège du dériveur intégral qui n’a que 90 centimètres de tirant d’eau. De fait, ces petites profondeurs font tout le charme de cet « archipel-aquarelle ». Outremer, indigo, turquoise, azur, la palette des bleus finit dans la transparence de nappes d’eau quasi blanches. Au-dessus, le prisme de la lumière joue également de sacrés tours : en pleine journée, le ciel se teinte de rose ou luit d’une couleur verte digne d’un film de science-fiction. Bizarre, bizarre… [](https://azyucroisiere.com/exumas2510-22-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2527-23-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2551-26-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2562-26-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2635-29-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2657-29-avril-2017/) Le parc national de Warderick Wells [](https://azyucroisiere.com/exumas2571-26-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2576-26-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2567/) [](https://azyucroisiere.com/lee-stocking-island2290-10-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/rum-cay8-10042017/) [](https://azyucroisiere.com/rum-cay12-10042017/) Rum Cay [](https://azyucroisiere.com/rum-cay48-12042017/) Jiyu au spi ## Comme dans un aquarium… Sous l’eau, la même clarté offre un spectacle haut en couleurs. La grotte Thunderball, à Staniel, est indiquée dans tous les guides pour avoir servi de décor à un James Bond. Les stars que nous venons, à la nage, photographier sont tout aussi sexy que des James Bond Girls : grammas bicolores (jaune- violet) de quelques centimètres, poissons perroquets, poisson-papillon à 4 yeux (sa tâche en forme d’œil sur l’arrière trompe ses prédateurs), girelle-paon à tête bleue, baliste royal multicolore… et une diversité de coraux aux formes étonnantes. C’est un concentré de vie marine dans un mouchoir de poche. [](https://azyucroisiere.com/exumas2469-20-avril-2017/) Drôle de roches percées de trous et hérissée de pics. [](https://azyucroisiere.com/exumas2570-26-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2652/) A l’assaut de Thunderball Cave ! [](https://azyucroisiere.com/gopr2654/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2655/) La grotte de James Bond [](https://azyucroisiere.com/gopr2656/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2661/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2664/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2846/) Du bateau, l’eau est si limpide qu’on se passe de masque pour détailler les raies aux ailes majestueuses. Néanmoins, le requin d’1,50 mètre avec qui Coline s’est retrouvé nez à nez, elle ne l’avait pas remarqué au moment de piquer une tête ! Elle a eu une sacrée frousse, ce qui ne l’a pas empêché de replonger dans le quart d’heure. Des requin-nourrices, nous en croisons désormais régulièrement. A Staniel, une dizaine maraude sous les pontons, à l’affût des déchets de poisson jetés par les pêcheurs. On y réfléchit à deux fois avant de sauter sur le frêle débarcadère en bois. Pas question de rater son coup ! [](https://azyucroisiere.com/exumas2529-24-avril-2017/) Staniel Cay [](https://azyucroisiere.com/exumas2721-25-avril-2017/) Débarcadère de Staniel Cay… [](https://azyucroisiere.com/exumas2722-25-avril-2017/) … et son accueil chaleureux. [](https://azyucroisiere.com/exumas2733-25-avril-2017/) Ne rlaisse rien tomber, please ! [](https://azyucroisiere.com/exumas2729-25-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2610/) Raie suivie à la trace [](https://azyucroisiere.com/gopr2615/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2611/) ## … mais les visiteurs, ce sont les poissons Moi, c’est avec un barracuda que je me lie d’amitié. Ce prédateur solitaire me barre carrément la route comme je nage le long du récif. Bon, pas grave, je change de cap. 5 minutes plus tard, je m’aperçois que l’animal me suit ! Son sourire plein de longues dents pointues me coupe toute envie de baignade. Je rejoins la plage et me mets à marcher à reculons, la tête toujours dans l’eau car mon nouveau copain ne me lâche pas les palmes, même dans 50 centimètres d’eau ! Il paraît que les barracudas sont curieux et, malgré leur sale trogne, pas dangereux… ## Il y a plus à manger sous notre coque que sur terre Nos excursions sous-marines sont aussi l’occasion de dénicher des conches ou lambis. Une fois n’est pas coutume, le ticket d’entrée aux Bahamas (350 dollars) inclut un permis de pêche. Conches crues marinées au citron et à l’huile, conches panées et frites, nos amis de Jiyu nous initient à ce mets agréable et protéiné. D’autant plus apprécié qu’il est très dur de s’avitailler en frais dans les Exumas. A Little Farmers Cay, l’épicière est désolée de nous recevoir dans un local quasi vide. Les quelques tomates, pommes de terre et oignons sont hors de prix (2 dollars la tomate !). Par politesse, j’achète un paquet de céréales à 8 dollars. « Le bateau ravitailleur ne passe que tous les 10 jours et, sitôt déchargés, fruits et légumes disparaissent », explique-t-elle. Ce grand isolement implique nombre de pénuries ; toutefois, la population vit à son aise. [](https://azyucroisiere.com/exumas2479-20-avril-2017/) Conche [](https://azyucroisiere.com/gopr2575/) Il faut bien 10 mn pour déloger le mollusque de sa coquille. [](https://azyucroisiere.com/lee-stocking-island2372-16-avril-2017/) Pique-nique avec des bateaux de Barbados 50 [](https://azyucroisiere.com/lee-stocking-island2369-15-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2695-22-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2615-29-avril-2017/) A Warderick Wells [](https://azyucroisiere.com/exumas2766-02-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2776-02-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2798-02-mai-2017/) Plongée autour de l’épave d’un petit avion [](https://azyucroisiere.com/exumas2809-02-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2735-26-avril-2017/) Sur les 700 îles, seules 30 sont habitées. Dans les Exumas, « habité » signifie qu’il y a au moins une maison. Ce chapelet d’îles fait partie des Family Islands, au statut très spécial. Le foncier est gouvernemental et se transmet de génération en génération. Sans cette mesure, l’ensemble des Bahamas serait propriété de riches étrangers et l’identité bahamienne disparue. Quel dommage car naître, grandir et vivre dans ce pays de sable, de roches et de bleu à perte d’horizon est vraiment une expérience unique. [](https://azyucroisiere.com/exumas2483-20-avril-2017/) Barbecue devant des grottes [](https://azyucroisiere.com/exumas2521-23-avril-2017/) Mouettes rieuses [](https://azyucroisiere.com/exumas2602-28-avril-2017/) Jean-Marie en kite-surf [](https://azyucroisiere.com/gopr2558/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2605-28-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2621/) [](https://azyucroisiere.com/lee-stocking-island2286-09-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/gopr2888/) Des cochons sur la plage ! [](https://azyucroisiere.com/gopr2873/) [](https://azyucroisiere.com/lee-stocking-island2430-17-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/rum-cay3-10042017/) [](https://azyucroisiere.com/rum-cay21-10042017/) Sculpture en corail [](https://azyucroisiere.com/rum-cay17-10042017/) L’entrée (bouchée !) de la marina de Rum Cay [](https://azyucroisiere.com/exumas2714-22-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2666-29-avril-2017/) Erell et son lézard [](https://azyucroisiere.com/exumas2631-29-avril-2017/) [](https://azyucroisiere.com/exumas2675-29-avril-2017/) Randonnée à Warderick Wells, réserve naturelle. [](https://azyucroisiere.com/exumas2624-29-avril-2017/) Squelette d’une baleine sur la plage. [](https://azyucroisiere.com/gopr2620/) [](https://azyucroisiere.com/rum-cay30-10042017/) « Dernière chance pour trouver de la nourriture » [](https://azyucroisiere.com/rum-cay33-10042017/) Le « sand bar » est aussi une épicerie minimaliste.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, nature --- ### [Hasta Cuba !](https://azyucroisiere.com/hasta-cuba/) **Published:** mai 27, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ##  ## 3 jours de navigation depuis les Bahamas pour atteindre l’île secrète, fascinante captive. Dès nos premiers contacts, on se sent dans une autre époque, les sixties ou bien avant. A Cuba, les pendules se sont arrêtées un certain 1er janvier 1959. Arrivés le 12 mai 2017 au nord-ouest de l’île, à la marina Hemingway, tout près de La Havane, nous prévoyons une escale d’au moins un mois. Pas facile de raconter ce pays incroyable où nous allons de surprise en surprise. Photos et anecdotes valent mieux qu’un long discours ! **Palais coloniaux** clinquants ou décrépis, qu’importe. Il se dégage de ces édifices anciens un charme suranné qui s’exprime avec force, en particulier à La Havane. [](https://azyucroisiere.com/havane43-13052017/) Place de la cathédrale [](https://azyucroisiere.com/havane18-13052017/) [](https://azyucroisiere.com/cienfuego12-18052017/) Le théâtre Tomas Terry à Cienfuegos [](https://azyucroisiere.com/cienfuego16-18052017/) Le théâtre Tomas Terry [](https://azyucroisiere.com/cienfuego27-18052017/) [](https://azyucroisiere.com/cienfuego58-19052017/) Le palais de Valle à Cienfuegos [](https://azyucroisiere.com/havane3053-15-mai-2017/) Le Grand Théâtre à La Havane [](https://azyucroisiere.com/havane3034-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3041-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane35-13052017/) L’historique pharmacie Johnson. Je ne résiste pas à une série de **belles Américaines**, rutilantes, souvent en panne mais qui repartent toujours. [](https://azyucroisiere.com/havane3005-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3109-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3003-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3107-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3103-15-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/havane3045-15-mai-2017/) L’architecture cubaine n’a que peu expérimenté les hauts **buildings** si présents dans les mégalopoles américaines. Pour notre plus grand bonheur !  Des cavaliers nobles au pas dans des ruelles pavées, des calèches au trot dans le centre ville de La Havane, des chevaux montés à cru sur le bord des routes, des taxis équins sur l’autoroute ! Le **cheval** est un moyen de transport courant. Cavalières en herbe, Coline et Erell ne savent plus où donner de la tête. [](https://azyucroisiere.com/havane3049-15-mai-2017/) Les avenues des villes résonnent du tintamarre des calèches. [](https://azyucroisiere.com/santa-clara4-20052017/) Le cheval est un excellent ouvrier agricole. [](https://azyucroisiere.com/santa-clara22-21052017/) Petite cariole pour enfants tirée par une chèvre ! [](https://azyucroisiere.com/santa-clara9-20052017/) [](https://azyucroisiere.com/trinidad10-20052017/) Cavalière dans les rues de Trinidad [](https://azyucroisiere.com/santa-clara3745-21-mai-2017/) Maison de la **danse**, Académie de danse, Casa culturelle… chaque ville multiplie les lieux pour enseigner cet art qui s’exprime en tutu ou en baskets. [](https://azyucroisiere.com/havane61-13052017/) Concert dans un bar de La Havane. [](https://azyucroisiere.com/cienfuego48-19052017/) La Casa culturelle ou Maison des jeunes, à Cienfuegos, accueille des adolescents dynamiques qui ont le rythme dans la peau. [](https://azyucroisiere.com/cienfuego35-18052017/) A Cienfuegos, au centre de l’île, sur la côte sud, Erell assiste, émerveillée, à une répétition de pirouettes et pointes. Amarrés au quai des douanes, nous recevons un agent qui inspecte le bateau. En apercevant le thermomix (un robot cuisinier), certes calé à l’envers, il demande : « Téléphone ? ». Je réprime un fou rire, un téléphone de 30 cm ! peut-être qu’on pourrait leur vendre notre stock de minitel ? NO PHOTO ! Nombre de camions sont détournés de leur fonction initiale armée transport de matériaux pour servir d**autobus**Vue sur **La Havane** depuis la promenade en front de mer du Malecon. [](https://azyucroisiere.com/havane72-13052017/) [](https://azyucroisiere.com/havane79-13052017/) Surprise dans un petit village situé le long de la route : un **manège** à chevaux artisanal tape dans l’œil d’Erell. Le « responsable » se réveille doucement de sa sieste et fait tourner la structure en poussant de la main ces chevaux colorés. [](https://azyucroisiere.com/playa-larga28-18052017/) [](https://azyucroisiere.com/playa-larga45-18052017/) Les cultes africains cachéS par un catholicisme espagnol de façade ont survécu au travers de la SanteriaPar endroits, la **nature** est demeurée telle que les Indiens Tainos et Syboneys, les premiers habitants de l’île, l’ont connue. [](https://azyucroisiere.com/playa-larga24-18052017/) [](https://azyucroisiere.com/playa-larga12-18052017/) Crabes qui s’aventurent jusque sur la route côtière. [](https://azyucroisiere.com/playa-larga3637-18-mai-2017/) Il faut parfois faire des embardées en voiture pour ne pas écrabouiller ces dizaines de crabes noirs, orange ou rouges. [](https://azyucroisiere.com/playa-larga3655-18-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/playa-larga4-18052017/) Le tinosa, un vautour à l’affût de charognes… [](https://azyucroisiere.com/playa-larga3656-18-mai-2017/) [](https://azyucroisiere.com/cienfuego103-19052017/) Orchidées sauvages, une merveille ! [](https://azyucroisiere.com/cienfuego132-19052017/) Des mangues comme s’il en pleuvait. Leur implantation sur l’île revient à la communauté chinoise émigrée au milieu du XIXe siècle. Rassemblement de motards à TrinidadA Santa Clara, nous logeons dans une maison datant d’un autre âge avec des meubles élégants, des objets précieux et des tableaux anciens. Le patio arboré n’est pas moins dépourvu de charme. [](https://azyucroisiere.com/santa-clara28-21052017/) [](https://azyucroisiere.com/santa-clara29-21052017/) Une coutume bien actuelle consiste à fêter les **15 ans d’une jeune fille**. Revêtant plusieurs tenues : robe de princesse, habits sophistiqués, elle immortalise cette étape en se faisant prendre en photo et promener dans une voiture luxueuse. Cette cérémonie marque son entrée dans le monde. Séance photo devant le majestueux palais de Valle à Cienfuegos  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Antilles, Cuba, histoire --- ### [Bien à l’abri au fond du rio Dulce](https://azyucroisiere.com/bien-a-labri-au-fond-du-rio-dulce/) **Published:** juillet 4, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ###  ### Le lac Izabal, au Guatemala, est un havre bien connu des circumnavigateurs. Enfoncé à l’intérieur des terres, il ne connaît pas les ouragans de la saison hivernale. Pour l’atteindre, il suffit de remonter le rio Dulce, qui serpente à travers la jungle sur 43 km. Quittant la baie de l’Amatique, nous gagnons **Livingston** afin d’accomplir les formalités douanières. L’accès à ce port semble totalement banal avec une grande baie ouverte et, pourtant, il y a un piège. Les guides nautiques mettent en garde contre une très petite profondeur d’eau, 1 à 2 mètres seulement. Au milieu de la baie, une bouée et un type en barque ; il propose de nous guider. On le suit à la trace pendant une demi-heure, les yeux rivés sur le sondeur. Bien nous en prend. Une fois mouillés devant Livingston, on remarque une vedette tanquée dans le sable et un voilier gîter de 45 degrés pour se déhaler : un bateau de pêche s’acharne sur sa drisse de mât afin de le faire pencher le plus possible. Ah ! ils doivent se fendre la poire les Guatémaltèques en voyant tous ces navires s’envaser chaque jour. Et cela procure du travail… [](https://azyucroisiere.com/guatemala5260-19-juin-2017/) Vedette et voilier en mauvaise posture. [](https://azyucroisiere.com/guatemala5470-19-juin-2017/) Dans la passe, on suit le guide. [](https://azyucroisiere.com/guatemala5472-19-juin-2017/) A Livingston [](https://azyucroisiere.com/guatemala5483-19-juin-2017/) Lavandières à Livingston ### La descente du fleuve Les formalités accomplies, nous nous engageons dans le **rio Dulce**. Des parois vertigineuses et envahies de végétations offrent un spectacle majestueux. La forêt résonne de bruits qu’on identifie mal, des oiseaux ? des singes ? Tous nos sens sont en éveil. Sur les côtés, des pêcheurs, souvent en couple, lancent leur filet d’un geste magistral. Quelques *lanchas* filent à bonne allure, transportant une petite dizaine de passagers. On scrute l’eau à la recherche des **lamantins** ; hélas, le traffic maritime et le bruit occasionné ont considérablement réduit leur nombre. Nous faisons une halte dans le lac intermédiaire, **El Golfete**, parcouru de méandres sur les bords desquels semblent dormir quelques habitations les pieds dans l’eau. [](https://azyucroisiere.com/guatemala5521-19-juin-2017/) La descente du rio Dulce [](https://azyucroisiere.com/guatemala5497-19-juin-2017/) Coline croque le paysage. [](https://azyucroisiere.com/guatemala5507-19-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala5517-19-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5596-21-juin-2017/) C’est la saison des pluies ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5598-21-juin-2017/) Luxe, calme et volupté… [](https://azyucroisiere.com/guatemala5532-19-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala5515-19-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5601-21-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5608-22-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala5516-19-juin-2017/) ### Une marina familiale Aux abords du **lac Izabal**, nous sommes accueillis par Jean-Claude, un Français qui gère la marina Manglar del Rio. De fait, celle-ci est largement fréquentée par des francophones. Quelques pontons en bois retiennent une trentaine de bateaux tout au plus.  Une très grande paillotte sert de pièce commune : on se repose dans les hamacs, on bouquine grâce à une foisonnante bibliothèque exclusivement en français (inimaginable ! à court d’ouvrages, je m’étais mise à lire en anglais), on surfe sur le web (ça marche du feu de Dieu), on cuisine, on mange (barbecue tous les vendredis soirs), on joue (Coline y a installé ses play-mobil), on étudie, on rêve… bref, on s’y sent comme à la maison. Le jardin bien entretenu est planté de manguiers, cocotiers, palmiers, sapotilliers, santa-maria… ; il s’égaie de fleurs colorées comme les alpinias ou les héliconias. Et, cerise sur le gâteau, nous découvrons, au cœur de cette végétation, une piscine. C’est une planche de salut quand la chaleur et la moiteur deviennent intenables. [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5565-27-juin-2017/) Annexe au sec [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5639-30-juin-2017/) Vue de la marina [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5627-30-juin-2017/) La paillotte, la « salle poylivalente » [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5633-30-juin-2017/) On lave les bouts… [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5621-30-juin-2017/) On se protège du soleil [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5625-30-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5643-01-juillet-2017/) Dîner entre marins [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5635-30-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5646-01-juillet-2017/) Des Italiens pleins de charme ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala-manglar5631-30-juin-2017/) Réjouis par notre trouvaille, nous pensons passer tout l’hiver, qui se finit en novembre, au bord du rio Dulce. Nous avons désormais une adresse fixe (Marina Manglar del Rio / En frente le distribuidora Izabal / Fronteras Rio Dulce / Guatemala). Ni code postal, ni nom de rue ? A ma grande surprise, il n’y a **pas de service postal au Guatemala**. Donc, pas de courrier. Chers amis, famille adorée, laissez tomber l’envoi des crêpes et du chouchen. #### Venez nous rendre visite ! Vous êtes chaleureusement invités à bord de *Balanec*, hôtel flottant classé 5 pavillons. ### Slalom entre camions et motos Une fois installés dans la marina, nous sommes curieux d’aller découvrir la ville qui grouille juste derrière le portail gardé de la marina. **Fronteras**, appelée aussi Rio Dulce, donne un premier aperçu du changement de décor : des semi-remorques qui s’avancent tels des rhinocéros, des pick-up à bloc de passagers, des motos partout et des tiags au bout de chaque paire de jeans. Du fait de la circulation, c’est poussiéreux et assez stressant : on manque de se faire écraser 10 fois la première journée car il n’y pas de trottoir. A coup de sifflets, les policiers, postés aux carrefours, organisent le traffic. Les Guatémaltèques, eux, se déplacent tranquillement, sans bruit superflu, habitués à contourner tout ce qui encombre les bas-côtés, sacs de graines, motos garées, étals de fruits, mini-bus en stationnement, selles de chevaux, poussins… [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5586-28-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5588-28-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5590-28-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5594-29-juin-2017/) Jour de paye, les Guatemaltèques font la queue à la banque. [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5537-27-juin-2017/) Filets de pêche et épices [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5549-27-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5538-27-juin-2017/) La stupeur passée, on s’y sent plutôt bien car c’est vivant ! On se retrouve dans cette foule, à frôler hommes, femmes, enfants, rassérénés de leurs salutations amicales et, parfois, de leurs sourires amusés. Erell défraie la chronique, je crois, avec son tutu de danseuse classique, son sac à main, ses cheveux blonds et courts coiffés d’un chapeau à fleurs, rose bien entendu ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5542-27-juin-2017/) Erell au bazard [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5558-27-juin-2017/) Mangues,litchis… [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5540-27-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5575-28-juin-2017/) Fajitas… [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5580-28-juin-2017/) et Coca-cola : 1er repas local ! [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5582-28-juin-2017/) [](https://azyucroisiere.com/guatemala-fronteras5584-28-juin-2017/) Cireur de chaussures. ### Le Guatemala en bref - Entouré par le Mexique, le Belize, le Honduras, le Salvador, le Guatemala est bordé à l’est par la **mer des** **Caraïbes** et, à l’ouest, par l’**océan Pacifique**. - 15 millions d’habitants. - Langue officielle : l’espagnol mais on dénombre une vingtaine de **langues mayas** différentes. - Guerre civile pendant 36 ans ; elle a pris fin en 1996.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala, Saison cyclonique --- ### [Sur les routes du Guatemala](https://azyucroisiere.com/sur-les-routes-du-guatemala/) **Published:** août 12, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** #  # A seulement 200 kilomètres du Rio Dulce, le Honduras semble la destination idéale pour une courte semaine d’excursion. On croit ainsi s’épargner de longs et fatigants trajets. Ah ! naïfs que nous sommes… Le parcours de Rio Dulce (Guatemala) à Copan Ruinas (Honduras)Nous prenons un autocar confortable jusqu’à **Los Amates**. De là, une moto-taxi nous mène au point de départ vers **Chiquimula**. Des hommes saisissent nos bagages et nous font grimper aussi sec dans un « chicken bus ». Avec ses flancs recouverts de motifs bariolés, on se croirait dans une caravane de cirque partie en tournée. Au bout d’une heure, le chauffeur stoppe sur le bord de la route et les passagers sont transférés sans explication dans un mini-van. ### C’est quand qu’on arrive ? Parvenus à Chiquimula, plusieurs hommes nous sautent dessus pour connaître notre destination. On s’accorde une courte pause-déjeuner et nous reprenons un « collectivo » ; il nous assure aller directement jusqu’à la frontière hondurienne. Bien qu’il n’y ait que 16 places assises, on s’entasse à 25 ! Par-dessus l’épaule du voisin, le paysage verdoyant ondule au gré des collines étêtées à cause des formations nuageuses. Quelques gouttes, puis davantage, il se met à pleuvoir dehors… et dedans ! La route ruisselle, les rues des villages deviennent boueuses, et les éclairs déchirent le ciel. Heureusement, le mini-bus fait escale à **Jocotan** et les voyageurs descendent. Il nous faut à nouveau changer de véhicule. A la tombée de la nuit, nous arrivons à **El Florido**, la frontière entre le Guatemala et le Honduras. Reste encore les formalités de sortie et d’entrée du territoire à effectuer ; au moment où le douanier nous rend nos passeports, un accent chantant nous interpelle. Un jeune homme de Narbonne, installé à Guatemala City, se présente. Il nous propose de nous emmener jusqu’à **Copan Ruinas** où il a prévu de loger à l’hôtel. Trop contents de ne pas avoir un énième bus à prendre, on grimpe dans sa camionnette pour avaler les 12 derniers kilomètres. Nous arrivons vers 20 heures : **8 heures pour parcourir 230 kilomètres**. L’Amérique centrale, c’est un autre espace-temps ! **Copan Ruinas** est réputé pour ses [vestiges mayas ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/10/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/)très riches en hiéroglyphes au milieu desquels volent des [perroquets](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/10/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/) au plumage resplendissant. Le paysage alentour, montagnes, rio, plantations de café… se découvre à cheval lors d’une balade qui nous mène jusqu’à l’hacienda San Lucas. Le temps passe vite, c’est déjà l’heure du retour. ### C’est reparti pour un tour ! Levés tôt, nous sommes bien décidés à ne pas passer la journée entière sur les routes. Le premier « collectivo » nous dépose à la frontière. Changement de pays, changement de véhicule. Par chance, un mini-bus de la compagnie Litegua est stationné à **El Florido** ; ce service routier dessert à heures fixes des villes précises. Après quelques heures, la circulation ralentit et le mini-bus s’arrête sur la chaussée d’où nous apercevons une très longue file de camions, pick-up, autocars et quelques voitures. Un accident empêche le traffic. Ni une, ni deux, les chauffeurs de collectivo abandonnent leur volant, parlementent sur le bas-côté afin de remplir les mini-bus de sorte que l’un deux repart à vide dans l’autre sens. Ils n’ont pas une minute à perdre ! On nous prend nos sacs à dos et nous voilà réinstallés dans un autocar. Il fait une chaleur de dingue dans cette carcasse métallique et pas un souffle d’air. A la suite de d’autres personnes, je descends sur le bord de la route. Calmes, les gens patientent, discutent, remplissent leurs bouteilles d’eau dans les maisons alentour. Puis, au bout d’une bonne heure, un mouvement imperceptible fait réagir le chauffeur qui rameute toutes les brebis égarées. En une minute, tout le monde est remonté dans le car qui redémarre. ### Rencontre avec de « futurs » clandestins J’entame la discussion avec un groupe de jeunes Honduriens, dont certains sont tout juste majeurs. Ils vont tenter leur chance aux Etats-Unis, espérant passer la frontière et travailler là-bas. Au rythme des transports en Amérique centrale, ils en ont bien pour une semaine, jour et nuit, à traverser le Guatemala et le Mexique. Certains font le voyage à pied et mettent plus d’un mois à atteindre les USA. Pour tuer le temps, je leur propose une part de gâteau. Une dizaine de mains se servent et la boîte revient vide avec beaucoup de « gracias ! » On dirait qu’ils avaient faim. Déjà, nous passons le pont CA-13 qui surplombe le **rio Dulce** et devinons notre bateau au fond de la mangrove. C’est bon de rentrer chez soi après… 8 heures de bus ! Notre OVNI Balanec à la Marina Manglar del RioLes commerces au bord de l’eau et le ballet des pirogues.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala --- ### [Balanec au sec : réparations et entretien](https://azyucroisiere.com/balanec-au-sec-reparations-et-entretien/) **Published:** octobre 1, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # En quittant Cuba en juin 2017, une patate de corail avait endommagé le safran de notre voilier. Afin de le réparer, *Balanec* a été gruté et posé à terre une semaine. Le Belize peut s’enorgueillir de posséder, après l’Australie, **la plus longue et la plus belle barrière de corail du monde** (environ 300 km). Sur la route vers le Guatemala, nous n’avons pas eu le loisir d’en profiter puisque le corail, nous l’avions en travers de la gorge ou, plus exactement, du safran. Vérin tordu = navigateur dans le pétrin. Avec un gouvernail quasi bloqué, la [traversée du golfe du Mexique ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/06/27/en-route-pour-le-guatemala/)avait été ardue. En août, un vérin tout neuf est arrivé dans les valises d’une voyageuse française, remplaçant le service postal qui n’existe pour ainsi dire pas au Guatemala. ### Une expo de bateaux Les berges du rio Dulce comptent des dizaines de marinas, certaines prestigieuses, d’autres confidentielles se résumant à trois pontons branlant et une bicoque en bois. A Ram Marina, on se croirait au salon nautique de Paris version plein air ; bien alignés, des centaines de voiliers, de yachts, de vedettes, de scooters des mers semblent attendre la fin des travaux, la remise à l’eau ou un nouvel acquéreur. Repère des **Américains**, on y parle plus anglais qu’espagnol : même au bout de 6 mois, la majorité n’ont pas appris à dire bonjour dans la langue de Cervantès.  ### Balade aérienne Après l’avoir sorti de l’eau, la grue à deux jambes dépose Balanec sur des bers. Les hostilités peuvent commencer. Jean-Marie s’attaque au **safran**. Démontage facile, remontage malaisé. Roni, un ouvrier du chantier embauché à la journée, nous prête main forte pour remettre en place le gouvernail qui pèse, comme dirait ma grand-mère, le poids d’un âne crevé (plus de 50 kg). Le safran monte et descend normalement, ouf ! De mon côté, je nettoie à la brosse et à l’eau le bas de la coque pour supprimer les mousses tandis que Roni décape à la spatule le bouchain supérieur. Il est couvert d’éclats de peinture ; je suis bleue des oreilles aux orteils. S’ensuit le ponçage, le passage d’un dérochant pour aluminium puis un jet d’eau sur les parties à nues. Peinture à l’époxy, deuxième couche, deux couches d’antifooling. Après 5 jours, on arrive au bout !  ### Nettoyage d’un côté, salissures de l’autre… En septembre, au Guatemala, le thermomètre affiche gaiement 35 degrés, exactement la température qu’il fait à l’intérieur du bateau la journée. Parfois, un record de **38 degrés** rend la soirée à l’intérieur du carré insoutenable. Entre les moustiques et le four, pas facile de choisir. Posé sur un terre-plein caillouteux, de couleur grise, au milieu d’un chantier sans arbre, ni ombre quelconque, la coque de Balanec crépite, elle, à 40 degrés. Je pense avec compassion aux ouvriers qui effectuent ces travaux chaque jour, souvent sans équipement adéquat. Mise en place des patins de la grue sous la coqueLe sol est moucheté d’écailles de peinture, de poussières d’aluminium et de nombre de produits chimiques. Or, dans la marina, je ne vois pas d’aire de carénage ni de système de récupération des eaux usées ; tous ces **déchets** s’écouleraient-ils dans la nature ? Quel désastre… Je me console avec notre système à ultrasons ; en limitant l’adhésion des animaux marins sur la coque, il permet de minimiser le nombre d’antifoolings. On se promet de ne pas recommencer ces travaux polluants et de forçat avant le **Pacifique** !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Réparations **Étiquettes:** Alubat, antifooling, coque, dériveur intégral aluminium, traversée --- ### [La Toussaint au Guatemala, quelle fête !](https://azyucroisiere.com/la-toussaint-au-guatemala-quelle-fete/) **Published:** novembre 18, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** #  # Le 1er novembre, le pays célèbre ses morts et, par la même occasion, expose la diversité de ses traditions. Ce jour-là, les cultes mayas et catholiques font montre de toute leur vitalité. Dans le ciel de Toussaint, une multitude de **cerfs-volants** frétille, légers oiseaux de papier retenus par un fil invisible. Ces jouets sont censés communiquer avec **l’âme des morts** voire les repousser afin que les Guatémaltèques vivent en toute tranquillité. ## Des géants de papier A **Sumpango**, on vient de loin pour admirer certains spécimens dépassant les 20 mètres d’envergure. Dans un stade de terre, situé au sommet d’une colline, une cinquantaine de cerfs-volants sont exposés et notés ; des juges évaluent leur taille, leurs motifs, leurs couleurs, leur originalité et leur aptitude au vol. Car certains prennent un bel élan tandis que d’autres piquent du nez au milieu de la foule effarouchée.  Chaque cerf-volant est le travail d’un cercle d’amis, d’un groupe d’étudiants, d’une association et chacun véhicule un **message** : le refus de la corruption, la défense des droits des femmes, le respect des animaux de la jungle… réalisés avec un art du graphisme assuré. Nous n’avons pas assez d’yeux pour tous les détailler. Certains sont en cours de montage ; des hommes découpent de longues cannes de bambous, les nouent entre elles et une dizaine de jeunes attachent l’œuvre sur cette structure de bois. Au moment où le géant de papier se dresse, la foule pousse un cri d’admiration.  Car du monde, il y en a ! Rien que pour arriver sur le lieu, nous avons voyagé dans un bus bondé à craquer : plus de 100 passagers dans un 48 places ! Cela paraît inimaginable mais au Guatemala, c’est possible ! ## Défilé de mode traditionnelle A Sumpango, la **Feria del Barrilete Gigante** est aussi une sortie dominicale. Les femmes surtout ont mis leur plus belle tenue. C’est un formidable défilé de **costumes** multicolores. Pour immortaliser l’événement, des photographes tirent le portrait des familles. Munis d’une petite imprimante portable, ils vendent leurs clichés comme des petits pains. Tous profitent des nombreux stands de nourriture, de glace, de jouets en plastique et de souvenirs artisanaux. Et, bien sûr, on fait voler son petit cerf-volant fait-main dans un chaos de fils.  ## Recueillement joyeux au cimetière A **Nahuala**, nous accompagnons une amie sur le sépulcre de ses grands-parents. On prévient nos filles : « *c’est un lieu sacré, on marche, on garde le silence, on respecte les tombes* ». Or, quand on entre dans le cimetière, des centaines de personnes y font la **fête** ! Installées pour la journée sur les tombes de leurs défunts, les familles pique-niquent, discutent, plaisantent au son de l’orchestre. Les plus jeunes font virevolter leurs cerfs-volants en galopant sur la dernière maison des défunts. On n’en revient pas ! Le soir, de petits autels en branches de pin sont édifiés devant les sépultures, souvent une simple butte de terre, illuminée par des bougies. ## La marche funèbre des Ladinos De retour à **Antigua**, nous assistons à une **procession catholique** dans le pur style espagnol. Encensées par des hommes en complet noir, les ruelles sont jonchées de pétales de fleurs. Une musique d’une tristesse inouïe, servie par un orchestre de cuivres, annonce l’arrivée du cortège. Des bonhommes encapuchonnés, tels des comploteurs, brandissent des bannières dorées ; derrière, apparaît le char resplendissant, mesurant bien vingt mètres de long, sur lequel le Christ agonisant est pleuré par la *Mater Dolorosa*. La statuaire est impressionnante de par sa taille et l’expression des visages.  Mais, ce qui m’intrigue le plus, ce sont les croyants. En **noir** de la tête au pied – costumes pour les hommes, jupes, collants et mantilles pour les femmes –, ils se relaient à porter l’énorme char. Ils sont plus de 100 de chaque côté à l’épauler, le visage inspiré, les yeux fermés, dans une dévotion manifeste. Le char tangue à droite, à gauche, les porteurs, genoux fléchis, avancent, reculent, toujours en harmonie. A l’arrière, des hommes en chasubles poussent de toute leur force le mastodonte. Cette marche funèbre progresse à pas lent, tout l’après-midi et jusqu’à presque minuit, dans les rues de la cité.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Guatemala, histoire, maya --- ### [Fin de la saison cyclonique : nouveau départ](https://azyucroisiere.com/fin-de-la-saison-cyclonique-nouveau-depart/) **Published:** décembre 10, 2017 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Après 6 mois passés dans les bras du rio Dulce, au Guatemala, nous voilà motivés pour reprendre la mer. Direction le Honduras ! Les prévisions météo sont bonnes, plus d’ouragans à venir ni d’averses diluviennes. Seule une pluie fine interrompt parfois les belles journées ensoleillées. Chaque jour, des voiliers quittent le **lac Izabal**, remontent le Rio Dulce et rejoignent la mer afin de profiter de la bonne saison. Nous avons hâte de les suivre parce que nous finissons par tourner en rond dans la marina. Si nous ne sommes plus en voyage, nous ne sommes pas non plus installés. Ni d’ici, ni d’ailleurs. Il est temps de bouger.  ## « La cambuse pleine de jambon… » Nous faisons un avitaillement monstre profitant d’un accès à pied aux magasins. On charge tout ce qui est lourd : farine, riz, sucre, lait, huile, bières, rhum et qui, vraisemblablement sera hors de prix côté Pacifique. Si tant est que les pots de Nutella survivent d’ici le mois d’avril… Devant les maigres étals de boîtes de **conserve**, on se résout à confectionner quelques bocaux de légumes, des compotes, des sauces pimentées… Je teste aussi le séchage des fruits au **four solaire** en prévision des bananes qui mûriront toutes en même temps sur le régime. Le résultat est si délicieux que je dois cacher les fruits défendus pour espérer les savourer en traversée. Conserves déshydratation et mise sous vide## *Balanec* réarmé Je passe une partie de mon temps à ranger, ayant l’impression d’agencer un puzzle aux multiples solutions. Et je note chaque changement dans mon **inventaire**. Sans lui, impossible de retrouver la moutarde, les livres en breton ou les bouts de rechange. Je consacre plusieurs heures également à la couture, renforçant le bimini, ajustant de nouvelles moustiquaires aux hublots ou ajoutant des bandes réfléchissantes sur nos gilets autogonflants… Pendant ce temps, Jean-Marie réarme le bateau ; il remet en place les voiles d’avant, repeint le cockpit en blanc, nettoie le pont, lessive les tauds… Et installe sur le pont notre récente acquisition : le **Parasailor**, un spinnaker de 125 m2. Qui, assure le capitaine, va révolutionner la navigation au portant, avec plus de confort, de vélocité et moins de danger. Le Parasailor attend de prendre son envol## Libres enfants Quant aux filles, elles ne s’ennuient jamais, profitant des **copains américains, guatémaltèques et honduriens** dans un espagnol fleuri très efficace. Elles déboulent en trottinette dans le jardin de la marina, dessinent, peignent, cuisinent, se baignent à la piscine ou se posent devant la télé de la palapa. La journée est parfois trop courte pour dégager ne serait-ce qu’une petite heure à l’étude… Alors, le soir, entre deux *Fantomas*, on regarde des documentaires sur le canal de Panama, les cités mayas ou le mythe de l’Atlantide. [](https://azyucroisiere.com/riodulce26112017-dscn1875/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce03122017-dscn1899/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce03122017-dscn1880/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce03122017-dscn1895/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/annif_coline09102017-img_0010/) #image\_title ## Adios amigos On dit au revoir aux amis, les gérants de la marina, les jardiniers, les *marineros*, les plaisanciers coincés à terre pour un moteur en réparation, une voile en commande, une histoire d’amour naissante… Je fais un dernier tour dans les rues de Rio Dulce, saluant les petites vendeuses de mandarines, les jeunes filles cuisant des tortillas du matin au soir, le gentil cireur de chaussures, le cordonnier au sourire édenté, les vigoureux marchands de légumes qui chargent et déchargent les camions sans sourciller. J’aimerais prendre la rue entière en photo ! Je ne me gêne pas avec mon dernier copain, un **alligator** qui évolue tranquillement dans la lagune de la marina. [](https://azyucroisiere.com/riodulce23112017-dscn1814/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce03122017-dscn1886/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/antigua23102017-dscn1540/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce06122017-dscn1911/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce06122017-dscn1920/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce09122017-dscn1958/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce07122017-dscn1938/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce09122017-dscn1953/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce06122017-dscn1925/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce06122017-dscn1924/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/riodulce06122017-dscn1931/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/annif_coline26102017-img_0020/) #image\_title  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, ami, cuisine, dériveur intégral aluminium, Guatemala, traversée --- ### [Le parcours de Balanec en Atlantique](https://azyucroisiere.com/le-parcours-de-balanec-en-atlantique/) **Published:** mars 25, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### Voici la carte de notre [parcours Atlantique ](https://www.tripline.net/map?tripId=7645432022031013A089A69B4181A726&onSite=0)de juillet 2016 à mars 2018. https://www.tripline.net/map?tripId=7645432022031013A089A69B4181A726&onSite=0   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde **Étiquettes:** Alubat, dériveur intégral aluminium, traversée --- ### [Traversée du Pacifique : récit du skipper](https://azyucroisiere.com/traversee-du-pacifique-recit-du-skipper/) **Published:** mai 18, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Depuis le temps qu’on en rêvait… Enfin, on se lance dans ce nouvel océan. Le vent est inférieur à 6 noeuds, ça commence par du moteur. Les premiers jours se ressemblent, journée à la voile au près et nuit au moteur. Nous avançons lentement et j’économise le **gasoil** (régime à 1400tr/min), 50h de moteur pour 50l de gasoil soit 1l/h. En affinant la météo, il est plus intéressant de partir vers l’ouest. En effet, les vents suivent la côte ouest de l’Amérique du sud, c’est-à-dire qu’ils sont orientés au secteur sud, alors qu’en s’écartant à l’ouest, ils prennent une tendance sud-est qui nous avantage pour descendre vers les Galápagos et passer rapidement la **ZITC** (zone inter tropicale convergente). La première semaine, nous traînons dans cette zone de calme extrême. Houle petite et longue d’ouest, vents entre 0 et 10nds. Pas d’orages ni de grains. Le ciel est pratiquement sans nuages jour et nuit.  ## Stratégie de route dans le Pacifique Elle diffère suivant que l’on souhaite atterrir aux Gambier (notre destination) ou aux Marquises.  #### **Route pour les Marquises :** Des amis espagnols nous ont raconté qu’ils avaient fait 2 fois la traversée vers les Marquises depuis Panama avec la même stratégie, et qui leur a bien réussi. Elle consiste à prendre une route plein ouest puis à redescendre plein sud à quelques centaines de milles des Marquises. **Route pour les Gambier :** Nous sommes encore dans cette satanée ZCIT, c’est-à-dire qu’il fait beau mais le vent n’oscille qu’entre 3 et 5 nds. Donc moteur encore et encore. Afin de quitter cette zone de calme plus rapidement, nous prenons un cap plein sud. Au bout de 3 jours, nous commençons à récupérer du vent de sud est par 10-13nds. Quelques petits grains font augmenter la moyenne. Le temps est plus couvert mais un peu plus chaud la nuit. On croise quelques thoniers mais pas de cargos. Le **courant** d’environ 1nd nous pousse vers l’ouest comme prévu. On continue de prendre une route sud ouest lorsque le vent est suffisant au largue ; en revanche, quand il est faible, on remonte au près en faisant une route sud. Cela évite de démarrer le moteur dans les accalmies. Nous avons fait 130h de **moteur** à un régime de 1400tr/min, souvent appuyé sous voiles. Nous avons consommé 230l soit 1,8l/h. Selon les Pilot chart, le vent au sud des Galápagos a une tendance sud sud est mais demeure inférieur à 5nds. Puis, après 150mn, il se renforce dans la même direction : 145º. C’est exactement les conditions que nous avons rencontrées. Par conséquent, nous naviguons au bon plein à bonne allure par vent de 15nds. Jusqu’à la première moitié du parcours, nous rencontrerons ces conditions, puis le vent va adonner et prendre une tendance est autour de 12-15nds. Notre navigation, sous **spi Parasailor,** est beaucoup plus confortable à partir de ce moment. La dérive est relevée de 20 coups de vérin. Le plan anti dérive se positionne plus sur l’arrière du bateau ce qui améliore sensiblement sa stabilité de route ainsi que sa vitesses. Le spi Parasailor, unique voile hissée, contribue aussi à la stabilité de route ; la présence de la grand-voile provoquerait un masque pour le spi et mouvement de roulis plus important. Le **régulateur d’allure « Beaufort »** fonctionne à merveille au portant. Toutefois, à 120° du vent et sous 15nds apparent, il a plus de mal et zigzague quand même. Il faut arriver à trouver le bon réglage entre les trois leviers (molette de réglage amplitude pale immergée, contrepoids aérien, position du verrouillage sur la barre à roue). On le trouve en tâtonnant mais ça se fait assez rapidement.  ## Communication Après quelques hésitations, nous avons décidé de ne pas opter pour le téléphone Iridium même si nous possédons un ancien combiné. Comme lors de la traversée de l’Atlantique, nous n’utilisons que la **BLU** et Pactor4 afin d’envoyer et recevoir des **mails** ainsi que les **fichiers météo Grib.** Cela fonctionne incroyablement bien, je me connecte sur le serveur de Panama en fonction de l’heure et de la meilleure fréquence pour la propagation de l’onde. C’est très simple d’utilisation et l’on arrive à atteindre une vitesse de 8ko/min ce qui est très intéressant pour la météo. Un fichier Grib prend 3 minutes pour être reçu, on peut ensuite l’exploiter sur le PC avec OpenCpn ou l’envoyer sur une tablette avec Weather4D. On transmet régulièrement des nouvelles par mail à notre famille, en lui indiquant notre position GPS. Nous avons, de plus, acheté une **balise SPOT gen3**, qui permet d’envoyer des messages pré configurés comme « Tout va bien, on continue d’avancer » ou « On a un gros pb technique et plus d’autre moyen de communiquer » ou encore un SOS aux services compétents ainsi qu’à nos familles. Un positionnement est envoyé automatiquement et permet de nous localiser à tout moment sur internet. L’intérêt est de pouvoir l’emmener à terre en balade pour s’en servir en cas d’urgence. Notre **balise Argos** est toujours dans le bateau.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Tour du monde **Étiquettes:** Ovni. bateau, traversée --- ### [Moorea, une île en bouteille](https://azyucroisiere.com/moorea-une-ile-en-bouteille/) **Published:** octobre 22, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # A seulement 30 mn de ferry – une demie journée à la voile –, la petite sœur de Tahiti exhale les saveurs tropicales. Depuis bientôt 40 ans, l’entreprise Jus de fruits de Moorea pousse l’ananas au sommet du goût. En 1981, la Coopérative des planteurs d’ananas de Moorea (Copam) crée sa propre unité de transformation afin d’écouler la production invendue sur le marché du frais. Jus, smoothies mais aussi confitures font la part belle à l’**ananas Queen Tahiti**, la variété endémique de Polynésie, mais aussi au **pamplemousse** local (variété Grandis). Papaye, goyave, noni, vanille, corossol, coco, mangue provenant, suivant les quantités, des forêts de Moorea, complètent la gamme des délices.  ### Des ananas qui pétillent Si ces boissons suaves ravissent les papilles des plus jeunes, les adultes ne sont pas oubliés. Depuis 2012, sous la marque **Manutea** **Tahiti**, une gamme de « vins » d’ananas se décline en Blanc sec, Moelleux et même **Champagne** ! 12 000 bouteilles ont été vendues en 2017. Pour anoblir ce Brut d’ananas, l’entreprise ambitionne de lui adapter la méthode champenoise, sur les conseils de l’œnologue Simone Bergese. Il s’agit de mettre en place la fermentation des levures dans la bouteille afin d’éviter le rajout de gaz carbonique. ### Une culture bien élevée Bien adapté au terroir de Moorea, l’ananas n’est guère attaqué par les ravageurs ni par les champignons. Aussi une filière bio est-elle en gestation. Mais cette culture, qui tapisse les flancs abrupts des montagnes faute de plaines disponibles, est difficilement mécanisable. En raison de la pénibilité du travail, la main d’œuvre fait aussi de plus en plus défaut dans les champs. « Il y a moins de terres cultivées qu’avant, ajoute Solange, en poste à l’accueil de l’usine. Sur l’île, les terrains sont en indivision avec beaucoup de conflits entre les familles. Alors, nous avons parfois du mal à trouver des fruits. » Par conséquent, l’entreprise ne travaille plus qu’avec une soixantaine de planteurs au lieu des 200 du début. Néanmoins, Jus de fruits de Moorea et Manutea Tahiti demeurent, avec 42 salariés, le plus important employeur industriel de l’île. La camionnette stoppe en pleine montée pour nous offrir deux beaux ananas  Conditionnement des jus en briques. Fûts de rhum distillé sur place.Lentreprise édite chaque année le calendrier lunaire véritable guide pour tous les planteurs mais aussi les pêcheurs  Alambic de 8 mètres pour le rhum Manutea.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Cuisine **Étiquettes:** fruit, nature, Polynésie, Tahiti --- ### [Chouette des amis !](https://azyucroisiere.com/chouette-des-amis/) **Published:** décembre 22, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Depuis octobre, retrouvailles et adieux se sont succédés autour d’Azyu. Voici quelques belles rencontres parmi tant d’autres en Polynésie.  Ma cousine **Fabienne** est notre première invitée sur le catamaran ; elle a testé « pour vous » la vie pieds-nus en paréo. Ça lui a plu ! Ayant vendu **Seayousoon**, leur Oceanis, après bien des années de plaisir, Nicole et Michel sont repartis dans l’hémisphère nord. Le bateau, lui, a pris ses quartiers en Nouvelle Zélande. Nous regrettons ce couple joyeux et uni mais, côté voyage, il n’a pas dit son dernier mot… A bientôt Nicole et Michel ### Fais la bise au monsieur En quittant son école de Paopao à Moorea, Erell a chaleureusement fait la bise à son **Monsieur**, entendez son instituteur, **Rainui** de son prénom. L’heure quotidienne passée au *faapu* (le jardin vivrier) lui plaisait beaucoup. Pépinière pour les jeunes pousses, serre tunnel, trois lombricomposteurs, récupérateurs d’eau de pluie…le projet ambitieux est de planter, récolter et vendre fruits et légumes. Et aussi d’encourager les enfants à continuer leurs études, le seul lycée de Moorea étant… agricole ! **Planter, planter,** on retrouve bien là l’état d’esprit du Polynésien. C’est une obsession, surtout dans les archipels isolés. « Au moins mes enfants auront de quoi manger », entend-on dire. Il existe d’ailleurs une loi qui rend propriétaires d’un terrain les personnes qui l’ont « amélioré ». Les photos des pamplemoussiers croulant de fruits, des hauts cocotiers, des citronniers épanouis et de la haie de bananiers font foi par rapport au terrain nu originel. Erell et son instituteur de Moorea ### Ben le boulanger bio À Moorea, nous nous sommes fait de nouveaux copains. Parmi eux, il y a Ben, le boulanger bio, qui vit en famille sur son voilier **Orphée**. Il lance son activité qui devrait remporter du succès au moins chez les « popa’a » car le pain, en Polynésie, se résume à la baguette très peu nourrissante. Mais à 40 centimes l’unité, les Tahitiens en raffolent ! Outre ce défi de faire apprécier un pain semi-complet au levain, il a également relevé celui de cuisiner, pendant 10 jours, pains, brioches, gâteaux, desserts pour un groupe de touristes vegan, c’est-à-dire sans œuf ni lait ni miel. J’ai eu la chance de l’assister une journée dans un laboratoire professionnel de cuisine me chargeant de la réalisation du « **poe mautini** ». C’est un dessert polynésien qui associe la courge, la farine de manioc et le lait de coco sous forme de purée gélatineuse. Une « lichouserie » ! À Moorea une cuisine professionnelleLe jeune équipage de Nigloo et Orphée réunis pour lanniversaire de Gaëlle### La communauté de Taina A Tahiti, le mouillage principal regroupe des centaines de voiliers. C’est parmi eux que **Coline** a fêté ses **12 ans**, trop heureuse de passer son anniversaire en compagnie notamment de Cyrus et Marin.  En juillet 2018, nous avions rencontré Anelia, Michel, Moana Nui, Faiti, Catia… sur l’atoll de Makemo. Accueillis comme des rois dans cette **famille paumotu** modeste, nous espérions vivement les revoir. C’est chose faite (article à suivre) !  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Pêche et chasse autour d’Azyu](https://azyucroisiere.com/peche-et-chasse-autour-dazyu/) **Published:** février 11, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # [Voici une vidéo sur la vie sauvage et active qui nous entoure.](https://youtu.be/9TkrVLeu8Oc) Les **nodis**, plumage gris et tête blanche, ont élu domicile sur les filières d’*Azyu*, poste d’observation idéal à la pêche de petits poissons argentés. Pas de chance pour ces derniers, les **thons** les chassent par en dessous. ### Déloger les importuns Sur ordre du capitaine, les filles tentent d’arroser avec des seaux les oiseaux pour qu’ils aillent squatter (et salir) plus loin. Ce manège ne dérange pas du tout les **nasons**, ces poissons gris fichés d’une corne horizontale entre les deux yeux : ils mangent presque dans ma main nos épluchures d’oignons. [La vidéo ici !](https://youtu.be/9TkrVLeu8Oc)  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Pêche, Tour du monde **Étiquettes:** enfant, nature, poisson --- ### [Baluchon, un voilier de 4 m sur le Pacifique](https://azyucroisiere.com/baluchon-un-voilier-de-4-m-sur-le-pacifique/) **Published:** mai 1, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Hiva Oa, aux Marquises, est la porte d’entrée classique des voiliers en Polynésie française. Depuis un mois, malgré la fermeture des frontières, il en arrive encore plusieurs chaque semaine. Bienvenue à Baluchon, le voilier de poche ! ### Une arrivée à la rame Lundi 27 avril, certains plaisanciers du mouillage de Tahauku scrutaient l’horizon avec circonspection. « C’est quoi là-bas ? *Un poti marara* \[bateau de pêche\] à voile ? ». Quand l’embarcation rouge pétant s’est rapprochée du port, **Yann Quenet**, son capitaine, a sorti une longue godille ! Pas de moteur, trop lourd pour le frêle esquif de 500 kg. ### Transpacifique en 44 jours Parti de Panama le 15 mars, Yann a donc mis 44 jours pour parcourir presque 4000 milles nautiques. Il n’est pas à son coup d’essai puisque *Baluchon* a traversé l’Atlantique en 2019 en 29 jours et effectué le trajet Guadeloupe-Panama en janvier 2020. Comme quoi on peut naviguer loin avec un bateau très modeste. C’est en résumé le message de ce **Breton** qui a construit lui-même ce **scow** en contreplaqué au sein de son atelier Boat et Koad (soit dit en passant, *boatez* *koad* signifie « sabot » en breton).  ### Un voilier à 4000€ « Il fait 4 m, m’a demandé 400 heures de travail et m’a coûté 4000€ », explique-t-il, alors que nous l’accueillons avec quelques légumes frais. Erell jette un œil par le hublot et demande : — Tu as un dessal’ ? — Non, je suis parti avec 90 l en bidons. Je n’ai même pas eu besoin de récupérer l’eau de pluie. **2l d’eau par jour, ça suffit**. Il faut dire que je ne cuisine pas vraiment, c’est trop compliqué. Par moment, c’est franchement inconfortable. À voir son visage buriné — soit il est dans le bateau, soit il est dehors sans protection contre les vagues et le soleil —, je le crois sur paroles. ### Insubmersible le sabot breton En contrepartie de cet inconfort relatif, Yann pense avoir réglé, au cours de la construction, nombre de problèmes qui affectent les « gros » bateaux. Il n’a pas de passe-coque. Avec une quille profonde, *Baluchon* est auto-redressable et insubmersible. Ce n’était pas le cas de son précédent scow qu’il a perdu il y a 4 ans près des Acores et où **Yann a bien failli y rester.** Un cargo l’a heureusement repêché. Muni d’une voile triangulaire, le voilier est équipé d’un pilote automatique. — Et pour aller à terre ?, demande Erell. — J’ai une sorte de canot gonflable de plage. Sinon, je nage, explique le Briochin. Cahin-caha, *Baluchon* se trouve une place au mouillage, pas trop loin du bord. Pour l’heure, cependant, pas question de se balader puisque les autorités lui annoncent 14 jours de quarantaine. Ça fait vraiment pitié. Finalement, au bout de 4 jours, il obtient son badge de laisser-aller sur l’île de Hiva Oa.  ### Les Marquisiens fêtent le déconfinement Dès le jeudi, nous le retrouvons sur les quais car les Marquisiens nous ont préparé une belle surprise : un carton de fruits à ras-bord pour chacun des 30 voiliers ! Fruits à pain, mangues, pamplemousses, citrons, bananes, caramboles, pommes de Cythère, pommes-étoiles… Tout le monde est super content. Cadeau de la population pour les gens de merEt Yann, venu à la nage, se retrouve avec son colis de 5 kg… Je lui propose de le ramener que déjà un autre équipage lui rend ce service. Les voileux sont en veine. La navigation est désormais autorisée « autour » des îles à condition de ne pas s’éloigner de plus de 2 milles. Et bien ! *Azyu* va sûrement visiter tout le littoral de Hiva Oa. Et *Baluchon* aussi, pourquoi pas ? **www.boad-et-koad.com/Baluchon-voilier.php**  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** Marquises, Polynésie, traversée --- ### [Du cuivre pour Azyu](https://azyucroisiere.com/du-cuivre-pour-azyu/) **Published:** février 28, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Posé sur l’aire de carénage du chantier naval d’Hiva Oa, aux Marquises, Azyu se fait beau. [En vidéo, notre quotidien](https://youtu.be/ILQKtQyPo8g) de rude labeur compensé par une bonne ambiance/ Ras le bol de la corvée antifouling ! Chaque année, il faut gruter son voilier, le décaper et remettre une couche de peinture qui a pour effet de limiter l’adhésion des algues et des coquillages à la coque. De une, ça ne marche pas terrible ; de deux, tout cet antifouling **polluant** finit fatalement dans la mer. ### Coppercoat, un antifouling durable On arrête les bêtises car des solutions pérennes et plus **écologiques** existent. Notamment le revêtement au cuivre commercialisé sous le nom de Coppercoat. Combinaison d’une résine époxy sans solvant à une poudre de cuivre très pur, le produit est **garanti 10 ans** ! 10 ans sans réitérer des travaux de carénage détestables, Jean-Marie et moi-même avons dit : « banco ! ». Même 5 ans, ça nous ira très bien… ### Racloir du matin au soir Les hostilités commencent par une mise à nu des coques. Notre Nautitech 475 mesure 14 m de longueur ; 4 cotés, ça fait presque 60 m à décaper ! Racloir à main, ponceuse… des heures et des heures. Au bout de 10 jours, on a les bras qui tombent, des gueules de mineurs, des démangeaisons partout malgré les douches au scotch-brite mais, enfin, c’est fini.  Vient l’étape de la peinture : 6 couches qui doivent se succéder pour adhérer entre elles. Les gars peignent pendant **10 h sans pause** ! Et moi je m’occupe de mélanger en continu la résine au durcisseur et au cuivre. J’arrive quand même à leur fourrer un sandwich entre le gant et le pinceau et surtout à les abreuver d’eau fraîche car il fait une chaleur de dingue. Dans le carré du bateau, le thermomètre affiche 38ºC ! Le seul avantage, c’est que les blattes ne survivent pas à cette fournaise. Enfin, le bateau est magnifique, laqué d’une couleur orangée qui va virer au vert bouteille dès qu’il flottera. Commercialisé depuis 30 ans, le Coppercoat semble sorti du cercle confidentiel. Plusieurs de nos amis navigateurs le testent avec satisfaction. Sur le chantier, *Azyu* a été traité en même temps que le monocoque *Charlotte*, les équipages travaillant ensemble : sympa ! [Voici la vidéo de ces moments ](https://youtu.be/ILQKtQyPo8g)partagés avec les autres plaisanciers du chantier.     Vincent et Maria les propriétaires du chantier MMSDans latelier    Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Coin du skipper, Technique **Étiquettes:** antifooling, bateau, Polynésie --- ### [Corona, tu m’auras pas !](https://azyucroisiere.com/corona-tu-mauras-pas/) **Published:** septembre 6, 2021 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Idyllique retraite## Vacciné, confiné, encore jeune et en bonne santé, c’est pas assez ! En vengeur masqué, le Covid monte à bord d’Azyu et nous renvoie dans l’actualité brûlante planétaire. Août 2021. Les jours heureux se suivent devant l’île de Taha’a, d’autant plus étirés en beauté et langueur que nous sommes confinés depuis le 23 août jusqu’au 19 septembre. La Polynésie française s’est pris un coup de massue en forme de Delta. 500 morts et un CHU blindé. Il faut dire qu’un tiers seulement des Polynésiens s’était fait vacciner. ## Du vent et des voiles Ah ces jeunes Sur *Azyu*, on commence notre [2e confinement](https://azyucroisiere.com/2020/04/17/30-jours-de-mer-immobiles-aux-marquises/) gentiment, version colonie de vacances spécialisée sports nautiques. La flottille de bateaux-copains se déplace de [Ra’iātea ](https://azyucroisiere.com/2021/07/16/sacree-raiatea/)vers un mouillage discret, peu visible du littoral, de sorte que les ailes de kite, wing et wind-surf tournicotent dans tous les sens en même temps que les foils laissent percer leur sifflement. Un, deux apéros… notre cercle familier ne dépasse pas 15 personnes, c’est raisonnable. ## Parents positifs, enfants négatifs La réalité nous attrape par le coleback : Jean-Marie et moi sommes testés positifs au Covid ! Un début de rhume réfractaire au rhum et une fatigue inopinée nous ont mis la puce à l’oreille. Moi je n’aurai, durant 10 jours, quasiment aucun symptôme hormis quelques éternuements, une sensation de nez obstrué et la perte de l’odorat. Jusqu’à nouvel ordre (!), Coline et Erell passent à travers les gouttes. Jean-Marie, lui, couché à longueur de journée dans sa cabine, s’effondre d’épuisement le 5e jour. « J’arrive plus à reprendre ma respiration, fais le 15 ». Voilà, on y est. En plein dedans et loin de tout. Allô la Terre ? Ici la mer. Nous sommes à seulement 2 h de voilier de l’hôpital d’Uturoa mais sans plus de skipper… et 2h, c’est long quand on manque d’air… Heureusement, la flottille se mobilise et un ami médecin organise l’évacuation sanitaire en taxi-boat. ## L’oxygène réservé aux extrêmes détresses Un rapide diagnostic écarte Jean-Marie des urgences respiratoires, l’oxygène est réservé aux cas plus sévères. Il est alors placé à l’isolement dans un centre de vacances où infirmière et médecin le visitent à tour de rôle. Les 5 autres covidés sont des lycéens qui jouent au volley-ball ou matent la télé… au pied du lit du malade (les joies du dortoir !). ## Satané virus Une semaine plus tard, un bateau-copain (merci les amis !) le ramène sur le catamaran. Nourri aux gâteaux des « tontines », ces « hommes-femmes » à qui on donnerait le bon dieu sans confession, au barbecue des lycéens en goguette, et reposé par la vue magnifique sur la forêt alentour, Jean-Marie est en partie remis sur pied car, enfin, il se lève, marche, parle et respire normalement. La vie reprend son cours paisible et serein dans notre petit paradis corallien. **Comme avant ?**   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Gens de mer **Étiquettes:** ami, covid, Polynésie, Raiatea --- ### [Commander des bijoux Azyu Feel](https://azyucroisiere.com/commander-des-bijoux-azyu-feel/) **Published:** février 16, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Bracelets, colliers, boucles d’oreilles, faites-vous plaisir ! BRACELET avec PERLE : 15€ Bracelets en macramé ajustablesBP1BP2BP3BP4BP5BP6BP7BP8BP3BP9BP4BRACELETS avec GRAINE ou PORCELAINE : 10€ G1G2G5G4G6Bracelets ajustables***[Contactez-moi pour toute demande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/)*** COLLIER avec PERLE : 25€ P1COLLIER avec CÔNE : 20€ C1C2C3C4C5 COLLIER en OURSIN : 25€ O1O2O3O4O5O6Ces colliers disposent de fermoirs à vis. BOUCLES D’OREILLES en GRAINES : 15€ BO1BO2BO3BO4### [Contactez-moi pour toute demande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/) Frais de port : 2€. Payement PAYPAL.  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Hymne à la beauté](https://azyucroisiere.com/hymne-a-la-beaute/) **Published:** mai 2, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## C’est en admirant les tableaux de Titouan Lamazou que l’on retombe sous le charme polynésien. Le peintre Titouan Lamazou a sillonné les 5 archipels de Polynésie française pour offrir au public tahitien (jusque début juin seulement), une expo resplendissante ! « Escales en Polynésie » est un hymne à la beauté des îles au travers de près de 200 toiles et esquisses présentées au musée de Tahiti. À mon tour, je vous propose une expo de beaux moments et belles rencontres de notre vie en Polynésie. Tous mériteraient d’être immortalisés en peinture ! **Le salon du tatouage**  Danse polynésienne Lever de pierreCouronnes de fleursLes **courses de va’a** sont de grands moments festifs. La pirogue polynésienne s’associe aux traditions telles que le lever de pierre ou la confection de couronnes de fleurs lors de championnats très disputés. La **Vendée Va’a** aura lieu fin mai 2022 aux Sables d’Olonne. Les pirogues polynésiennes ont pris l’avion pour être au rendez-vous ! Bora BoraLhomme Coco**Tranches de vie sur Azyu et autour**…  Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ### [Croisière Wing-foil sur Azyu](https://azyucroisiere.com/croisiere-wing-foil-sur-azyu/) **Published:** septembre 25, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Juin à octobre signe la saison « windy » en Polynésie. Quand le mara´amu souffle ses 15 à 25 nœuds, Azyu se transforme en centre de wing-foil. ## Voici quelques infos et photos pour une foil croisière !! **Père et fille à fond sur le lagon** **Le catamaran Azyu {Nautitech 47\] au mouillage à Bora-Bora** **et Moorea.**  **Nos invités en wing et kite-foil**. **Départ du bateau et vue de l’intérieur** **Foil tracté quand le vent faiblit.**.. et figures de style   Gaëlle Poyade Journaliste **Gaëlle Poyade** A bord du catamaran Azyu, Gaëlle Poyade observe et retranscrit ce que la navigation révèle : les teintes aquarellées du lagon, l’indolence des jours en mer et le partage d’une vie quotidienne simple. Elle raconte la Polynésie telle qu’elle se vit au fil des escales, portant une attention particulière aux rencontres chaleureuses, curieuses voire surprenantes. A travers son Carnet de voyage, Gaëlle invite à ralentir pour mieux ressentir ces iles, ces montagnes, ces hommes et femmes qui constituent l'âme de la Polynésie. [Voir la biographie complète](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) [ ](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) Travel writing Travel journal Sailing Liveaboard Family sailing Catamaran French Polynesia Polynesian culture [  ](https://www.facebook.com/gaelle.poyade) **Catégories:** Tour du monde --- ## Pages ### [AZYU Croisière en Polynésie](https://azyucroisiere.com/) **Published:** décembre 22, 2025 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** # Croisières en catamaran en Polynésie Navigation familiale ou entre amis et croisières Wing-Foil à bord d’Azyu [Découvrir nos croisières](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/) ## Deux expériences, un même bateau ### Croisière découverte des îles - Séjour intimiste, entre amis ou en famille - Pension complète - Activités découvertes des îles incluses - Excursions à terre : visite ferme perlière, vanilleraie, rhumerie, site archéologique Marae, randonnée pédestre sur les montagnes… - Excursions marines : Snorkeling parmi les coraux, poissons tropicaux, raies Manta, requins, etc… - Découverte des îles : Bora-Bora, Raiatea, Taha’a, Huahine… [Croisière Azyu](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/) ### Croisière Wing-Foil - Accès à des spots isolés selon la direction du vent - Navigation au rythme des alizés - Exploration multi-îles au coeur de l’archipel des Iles-sous-le-Vent - Cours d’initiation au wing-foil - Sécurité sur l’eau avec une assistance en semi rigide - Location de matériel - Croisières mixtes Wing-foil et Découvertes des îles pour contenter tout le monde. [Croisière Wing-Foil](https://azyucroisiere.com/croisieres-wing-foil-kite-foil/) ## Une navigation humaine, loin des croisières de masse  - Catamaran familial - Coque tribord en location - 2 cabines doubles + 1 cabine simple - 2 salles d’eau - Jusqu’à 5 passagers [Le catamaran & la vie à bord](https://azyucroisiere.com/descriptif-de-notre-catamaran-azyu/) ## Carnet de voyage – La voix de Gaëlle  [Gaëlle Poyade](https://azyucroisiere.com/author/balanecatao/) - [Coin du skipper](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/) - [Cuisine](https://azyucroisiere.com/category/cuisine/) - [Ecole](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/ecole/) - [Gens de mer](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/gens-de-mer/) - [Instruction libre](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/instruction-libre/) - [Le coin des enfants](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/) - [Loisirs](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/loisirs/) - [Non classé](https://azyucroisiere.com/category/non-classe/) - [Pêche](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/peche/) - [Polynésie](https://azyucroisiere.com/category/polynesie/) - [Réparations](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/reparations/) - [Technique](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/technique/) - [Tour du monde](https://azyucroisiere.com/category/tour-du-monde/) - [Trucs et astuces](https://azyucroisiere.com/category/trucs-et-astuces/) Gaëlle Poyade est journaliste, autrice et voyageuse. À bord du catamaran Azyu, elle écrit et partage une vision sensible du voyage, attentive aux merveilles du lagon, aux rencontres étonnantes et à la singularité de la vie en mer. À travers son *Carnet de voyage*, elle invite à ralentir et à découvrir la Polynésie autrement, au fil des escales et des émotions. [ ](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-faustin-ah-yun/) #### [Hommes de Polynésie : Faustin Ah Yun](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-faustin-ah-yun/) 14 août 2026 Faustin parmi ses manioc Aujourd’hui, je vous invite à suivre Faustin Ah Yun dans ses… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-faustin-ah-yun/) [ ](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-jean-mere/) #### [Hommes de Polynésie : Jean Mere](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-jean-mere/) 7 août 2026 Jean Mere, médiateur du patrimoine à Taputapuatea. Aujourd’hui, je vous invite à écouter Jean Mere,… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/hommes-de-polynesie-jean-mere/) [ ](https://azyucroisiere.com/tour-de-raiatea-en-truck-chanter-pour-se-souvenir/) #### [Tour de Raiatea en truck : chanter pour se souvenir](https://azyucroisiere.com/tour-de-raiatea-en-truck-chanter-pour-se-souvenir/) 31 juillet 2026 Fa’a’ati Raiatea Embarquez à bord du truck ‘A Hura Raiatea pour découvrir les lieux chargés… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/tour-de-raiatea-en-truck-chanter-pour-se-souvenir/) [ ](https://azyucroisiere.com/recifs-coralliens-uturoa-inaugure-un-parcours-educatif/) #### [Récifs coralliens : Uturoa inaugure un parcours éducatif](https://azyucroisiere.com/recifs-coralliens-uturoa-inaugure-un-parcours-educatif/) 24 juillet 2026 Venez comprendre la vie des récifs coralliens grâce à un affichage ludique signé Te Miti… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/recifs-coralliens-uturoa-inaugure-un-parcours-educatif/) [ ](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-anne-bozych/) #### [Femme de Polynésie : Anne Bozych](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-anne-bozych/) 17 juillet 2026 Anne Bozych, créatrice de Tahi’Tea Time Aujourd’hui, je vous invite à déguster l’une des savoureuses… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/femme-de-polynesie-anne-bozych/) [ ](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-patrick-viale-dufour/) #### [Homme de Polynésie : Patrick Viale Dufour](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-patrick-viale-dufour/) 10 juillet 2026 Patrick Viale Dufour, cuisinier au grand coeur. Aujourd’hui, je vous invite à suivre Patrick Viale… [Lire la suite](https://azyucroisiere.com/homme-de-polynesie-patrick-viale-dufour/) [Lire le blog](https://azyucroisiere.com/carnet-de-voyage/) ## Prolonger l’expérience Voici nos créations artistiques, bijoux, romans, récits, posters nés à bord d’Azyu et inspirés par notre vie sur le voilier. [](https://azyucroisiere.com/commande-du-livre-4-marins-pacifique-tome2/) ### Livres [](https://azyucroisiere.com/commander-des-bijoux/) ### Bijoux artisanaux [](https://azyucroisiere.com/cartes-postales-et-posters/) ### Cartes postales [Voir la boutique](https://azyucroisiere.com/nos-romans-et-recits-de-voyage/) ### Quelle aventure vous appelle ? Prenez le temps de choisir la croisière qui vous ressemble. Que vous rêviez de caboter paisiblement entre les îles ou de suivre le vent pour explorer les lagons en foil, chaque voyage à bord d’Azyu est une expérience unique, pensée au rythme de chacun. [Croisière Navigation & découverte](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/) --- ### [Embarquez à Tahiti et Moorea](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-a-tahiti-et-moorea-juil-oct-2/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** f5321 lycee agri moorea22102018 img 0069 16## Période de juillet à octobre ## Venez profitez d’une [croisière à bord d’Azyu](https://azyucroisiere.com/nos-croisieres-en-polynesie-aux-iles-sous-le-vent/ "Nos croisières en Polynésie aux iles sous le vent") dans les îles au Vent. Vous descendez de l’avion et vous y êtes : [**Tahiti**](https://azyucroisiere.com/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/ "Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne") ! Porte d’entrée de la Polynésie française, l’île-capitale offre le plus vaste choix d’activités culturelles, de visites historiques et de sorties sportives. ## A quelques heures seulement à la voile, [**Moorea**](https://azyucroisiere.com/crapahutages-sur-moorea/ "Crapahutages sur Moorea"), moins urbanisée et peuplée, lui fait concurrence en raison de son littoral sauvage et de ses panoramas grandioses. ## **Nos conditions tarifaires** ### **LOCATION DE LA COQUE TRIBORD : 600€/JOUR + 100€/j/pers.** **Séjour minimum : 3 jours** ## [**le détail de la prestation ici.**](https://azyucroisiere.com/nos-croisieres-en-polynesie-aux-iles-sous-le-vent/ "Nos croisières en Polynésie aux iles sous le vent") ## A voir sur TAHITI - le **musée** de Tahiti et de ses îles - les **marae** (lieux de cultes anciens) - la maison de James Norman Hall (auteur du roman *Les Révoltés de la Bounty*) - le jardin botanique Harrison-Smith - les énigmatiques grottes de Maraa - les jardins d’eau de Vaipehi, le Trou du souffleur - les Trois **cascades** légendaires de Faarumai, la Pointe Vénus - les **Lavatubes** (grottes naturelles creusées dans la lave volcanique) - le plateau de Taravao… La vague mythique de Teahupoo, les plages de **surf** de Papenoo… ### A voir sur PAPEETE - le **marché municipal** (fleurs, fruits, bijoux, artisanat, vêtements, paréos…) - le musée Robert-Wan de la [**perle**](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/19/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/) - la **cathédrale** catholique, le temple protestant de Paofai - les **quais** et le port de plaisance - les jardins intimes de l’Assemblée territoriale - le palais de la présidence du gouvernement polynésien - le parc de Bougainville, le parc de Paofai, le **temple chinois…** En juillet, les [fêtes traditionnelles du **HEIVA**](https://azyucroisiere.com/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/ "Fêtes du Heiva : le couronnement de la culture polynésienne") (chant, danse, costumes, jeux du Pacifique). Balayez les photos pour lire les légendes. ## A voir sur [MOOREA](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/23/crapahutages-sur-moorea/) - le point de vue depuis le Belvédère - les **raies** à caresser, les tikis (sculptures) sous-marins - le parc d’accrobranche - le delphinarium - le centre de sauvetage des **tortues** - les cascades d’Afareaitu - l’[usine de jus de fruits Rotui](https://azyucroisiere.com/moorea-une-ile-en-bouteille/ "Moorea, une île en bouteille") et ses dégustations (jus tropicaux, rhum, vin d’ananas, liqueur de coco…) - la plage de Toatea et son point de vue - les spectacles du Tiki village - les cultures maraîchères, fruitières et florales du lycée agricole, les eaux transparentes de Tiahura - la fabrication de **paréos** solaires… --- ### [Embark on Azyu for the Leeward Islands of Bora-Bora, Raiatea, Tahaa, Huahine](https://azyucroisiere.com/embark-on-azyu-for-the-leeward-islands-of-bora-bora-raiatea-tahaa-huahine/) **Published:** octobre 12, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** AZYU au mouillage en polynésie## [Period : All the year round](/All%20year%20round) ## Come and enjoy a cruise aboard Azyu in the LEEWARD Islands. Example of a cruise (route in orange) allowing you to visit the islands of the Leeward Islands archipelago: **Cruise from 4 days (3 nights)** Example of a cruise (route in orange) allowing you to visit the islands of Taha’a and Raiatea in the Leeward Islands archipelago. **Cruise from 6 days (5 nights)** Example of a cruise (route in orange) allowing you to visit the islands of Taha’a and Raiatea in the Leeward Islands archipelago. **Cruise from 8 days (7 nigths)** Example of a cruise (route in orange) allowing you to visit 4 islands of the Leeward Islands archipelago. **Cruise from 12 jours (11 nights)** Example of cruise (route in orange) allowing you to visit 5 islands of the Society Archipelago.        ![]() ![]() ![]() ![Catamaran AZYU au mouillage en polynésie]() ![]() ![]() ![]()        1/1 ## To see/do in RAIATEA - The happy Uturoa market (flowers, fruits, jewelry, crafts, clothes, pareos…). - Go up the Faaroa Bay river by kayak or paddle board. - The botanical garden and its adjoining orchard. - The Taputapuatea marae, listed as a UNESCO World Heritage Site. - Snorkeling along the reef. - Scuba diving in the passes (club service provider). - Horseback riding in the mountains or in the lagoon. - Water activities: Kitesurfing, Wing-foiling, towed buoy, towed foil, wakeboard, paddle board, kayaking in the lagoon. - Have a drink at sunset on the beach. ## To see/do in Huahine - The shell museum - The many marae (ancient places of worship) - Sacred eels with blue eyes - The “fare potee”, ethnological museum - Around the island by bike - Fishing in the lagoon. - Paddle board or kayak ride in the lagoon. - Cook Polynesian recipes over a wood fire at the beach. - Picnic on a white sand motu. - Coconut palm weaving course. - Snorkeling or scuba diving among fish and blacktip sharks. ## To see/do in sur Tahaa - Visit pearl farms. - Visits to vanilla plantations. - Incredible snorkeling at the Coral Garden. - Rum tasting at the distillery. - Water activities: Kitesurfing, Wing-foiling, towed buoy, towed foil, wakeboard, paddle board, kayaking in the lagoon. - Snorkeling along the reef or in the passes (turtles, rays, blacktip sharks). - Polynesian dance show. - Botanical excursion around the island in 4×4. - Tour of the island by electric bike - Have a drink at sunset on a double canoe bar. ## To see/do in BORA-BORA - Sailing around the island in one of the most beautiful lagoons in the world. - Scuba diving on the reef or among the Manta rays in the lagoon (club service provider). - Coconut palm weaving course. - Walk along the reef. - Snorkeling with blacktip sharks, eagle rays and stingrays. - Water activities: Kitesurfing, Wing-foiling, towed buoy, towed foil, wakeboard, paddle board, kayaking in the lagoon. - Hikes on the island’s mountains for incredible panoramic views. - Swimming with Manta, Leopard and Stingray rays, black tip sharks. - Polynesian dance show at the Matira hotel or Bora YC. - Have a drink at sunset on Matira beach. ## **Our pricing condition** STARBOARD HULL RENTAL: 2 double cabins and a single cabin, 2 bathrooms. We accommodate up to 5 people with full board, shore and sea excursions are included. Minimum stay: 3 days Description of the Azyu catamaran: The Azyu catamaran was renovated in 2015, its length is 15m (50 feet) and 7.5m wide. Guests are welcomed in the starboard hull which has 2 double bedrooms (150cm x 200cm bed) with 2 private bathrooms, a single cabin (110cm x 200cm bed). Electricity and fresh water are produced on board, the boat is completely autonomous. Fridge and freezer, fan in each cabin, Wifi on board. ## Request additional information, availability or a quote, click here: [Contac us](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/) --- ### [Commander des bijoux](https://azyucroisiere.com/commander-des-bijoux/) **Published:** février 13, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## **Bracelets**, colliers, boucles d’oreilles, faites-vous plaisir ! ## BRACELET avec PERLE : 15€         BP9Chaque perle est unique, plus ou moins ronde, plus ou moins lisse, parfois cerclée, piquée de stigmates qui la caractérisent… ## BRACELET avec GRAINE ou PORCELAINE : 10€      BG1### [Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/) Expédition partout en FRANCE. Frais de port : 2€. Paiement PAYPAL. ## COLLIER avec PERLE : 25€     Expédition partout en FRANCE. Frais de port offers pour les colliers. Paiement PAYPAL. ### [Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](https://azyucroisiere.com/contact-2/) ## COLLIER avec CÔNE : 20€      ## COLLIER en OURSIN : 25€           ## BOUCLES D’OREILLES en GRAINES : 15€       Les frais de port sont de 2€. Expédition partout en FRANCE. Paiement PAYPAL; ### [Contactez-moi pour que j’organise votre commande ! ](https://azyucroisiere.com/contact-2/) --- ### [Azyu Feel : le bijou peau-à-peau](https://azyucroisiere.com/azyu-feel-le-bijou-peau-a-peau/) **Published:** février 11, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Azyu Feel, c’est une marque de bijoux artisanaux, fabriqués à partir de graines et coquillages ramassés au gré de randonnées en forêt et de plongées sous-marines. Et bien sûr à partir des perles de culture, l’or noir du Pacifique. Depuis plusieurs années, je vis en Polynésie, entre Tahiti, Fakarava, Bora-Bora… et les Marquises. Ou plutôt je vogue, grâce au catamaran *Azyu*. Fascinée par les innombrables trésors d’une nature inventive, j’ai eu envie de les exposer. Sur ma peau et, aujourd’hui, sur la vôtre. ## As you feel : comme tu le sens ### Pourquoi cette appellation ? Chaque jour, je tutoie la nature polynésienne : l’eau cristalline du lagon, les fleurs exubérantes partout, les crêtes abruptes des volcans éteints, les couchers de soleil incroyables… J’ai eu envie d’un **peau-à-peau** avec ces éléments. D’où l’idée de bijoux portés en talisman, à l’instar des tatouages marquisiens. ***[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](#commande "Contact")*** ## Coquillages : cônes et porcelaines Les cônes pulicariusus sont blanc-crème piqués de points orange pâle. Je les trouve le long d’un *motu*, c’est-à-dire un îlot inhabité au milieu du lagon. Sur ce motu, pas de cocotiers, seulement des conifères appelés « aito » en tahitien. D’où son nom, le *motu* aito, en face de l’île de Raiatea. Les cônes hébraïques sont noirs et blancs. CC1Trio de cônes CC5CC4CC3 Les **porcelaines**, j’en ai collecté plusieurs variétés : les porcelaines monnaie ou cauris utilisées jadis comme monnaie d’échange, les porcelaines obvelata, blanches également, les porcelaines tête de serpent, sur fond marron. Celles que vendent les Polynésiennes sont toujours incroyablement brillantes. C’est parce qu’elles les ramassent vivantes sur le récif ; ensuite, elles les ensablent au moins un mois pour tuer le gastéropode. Moi, je n’ai pas le cœur de tuer les animaux. J’attends leur fin de vie. [**TOUS LES MODÈLES DE COLLIERS**](https://azyucroisiere.com/commander-des-colliers/) [**TOUS LES MODÈLES DE BRACELETS** ](https://azyucroisiere.com/bracelets-azyu-feel-page/) *[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](#commande "Nous contacter")* ## Graines des Marquises J’ai ramassé des **caniques** aux Marquises. Ce sont de grosses graines grises douces et très résistantes. Je les ai trouvées exactement à Anaho, au nord de l’île de Hiva Oa, dans des arbustes épineux.      [**TOUS LES MODÈLES DE BRACELETS**](https://azyucroisiere.com/bracelets-azyu-feel-page/) [**TOUS LES MODÈLES DE BOUCLES D’OREILLES**](https://azyucroisiere.com/commander-des-boucles-doreilles/) ### Magnifiques oursins crayons ! J’adore leurs aiguilles avec lesquelles on peut inventer des parures de reine ! J’aime ce rendu tribal et raffiné à la fois. Il en existe des violets, des verts d’eau tirant sur le blanc, des verts kaki. Cela dépend des archipels, Tuamotu, Marquises ou Iles de la Société. Vivants, les oursins se logent dans les anfractuosités du platier. ### Pêche aux oursins Souvent, en fin d’après-midi, je **nage** de mon bateau jusqu’à la barrière de corail le long de laquelle se concentre une infinie variété de poissons, des colonies colorées de coraux et toujours un ou deux requins. J’ai de la chance quand, par hasard, je tombe sur un oursin crayon ! Enfin une moitié car l’animal s’est fait grignoter. Les aiguilles, bien plantées sur la carcasse, sont alors toutes belles, ni cassées, ni rayées. Je le fais sécher plusieurs semaines pour que les aiguilles se détachent. A ce stade, pas de panique, plus rien ne pique !          ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() [**TOUS LES MODÈLES DE COLLIERS**](https://azyucroisiere.com/commander-des-colliers/) ## Les perles noires : pépites oceaniques Nées du lagon, les perles incarnent la beauté par excellence ; elles font la réputation de la Polynésie. On les dit noires, en réalité elles sont irisées de multiples couleurs : aubergine, grenat, rose, vert, bleu et même blanc écru ! Je les trouve directement dans les fermes perlières ou chez des revendeurs sur Tahiti. C’est dans l’archipel des Gambier qu’elles sont les plus splendides. Certaines fermes invitent même à plonger soi-même pour choisir l’huître et donc la perle qu’elle renferme !    ![]() ![]() ![]() ## ***Un bijou vous tente ?*** ***[Contactez-moi pour que j’organise votre commande !](#commande "Nous contacter")*** *Lire des articles sur la perliculture :* [En savoir plus sur la culture des perles](https://azyucroisiere.com/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/ "De l’huître à la perle : 3 ans de soins intensifs") [Kamoka: l’incroyable ferme perlière des Tuamotu](https://azyucroisiere.com/a-la-peche-aux-perles/) Prénom \* Nom \* Téléphone (WhatsApp si possible) \* Email \* Bijoux souhaités BraceletCollierBoucles d’oreillePerlesCoquillagesOursins crayons Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Parcours Atlantique](https://azyucroisiere.com/parcours-atlantique/) **Published:** août 29, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Un tour de l’Atlantique Nord au long cours La carte retrace l’itinéraire complet du voyage transatlantique de Balanec Atao, un périple de plusieurs milliers de milles nautiques qui relie l’Europe aux Caraïbes et à l’Amérique centrale. Au départ de France, la route descend le long des côtes ibériques et africaines — Portugal, Maroc, Mauritanie, Sénégal — avant de traverser l’Atlantique vers les Antilles. Le bateau a ensuite sillonné les îles des Caraïbes, touché les côtes vénézuéliennes, longé l’Amérique centrale jusqu’au Panama et au Costa Rica, pour remonter vers le Mexique et Cuba, avant le grand retour vers l’Europe. Chaque numéro sur le tracé rouge correspond à une étape, une escale, un mouillage — autant de rencontres et d’horizons nouveaux jalonnant cette aventure au long cours.  --- ### [Boutique AZYU Croisière – Livres, bijoux et créations inspirées de la Polynésie](https://azyucroisiere.com/boutique-azyu-croisiere-livres-bijoux-et-creations-inspirees-de-la-polynesie/) **Published:** mars 2, 2026 **Author:** WWWRaiatea **Content:** Naviguer en Polynésie, c’est vivre une expérience qui marque durablement. Les lumières du lagon, les îles Sous-le-Vent, les rencontres, le rythme du vent… tout laisse une empreinte. La boutique AZYU Croisière prolonge cette aventure au-delà du voyage. Nous y partageons des créations directement inspirées de notre vie à bord du catamaran : récits, objets symboliques, images capturées entre Raiatea, Taha’a et les mouillages isolés. Chaque pièce raconte une histoire. Chaque création est liée à une expérience réelle vécue en mer. ## Livres Des récits authentiques de navigation et d’aventure familiale en Polynésie. Nos livres retracent les étapes de notre tour du monde, les découvertes des îles Sous-le-Vent, la vie quotidienne à bord et les moments forts d’une croisière en catamaran. Ils s’adressent aux passionnés de mer, aux voyageurs, aux rêveurs et à tous ceux qui souhaitent comprendre ce que signifie réellement vivre et naviguer en Polynésie française. [Découvrir les livres](https://azyucroisiere.com/nos-romans-et-recits-de-voyage/) ## Bijoux Inspirés du lagon, du vent et des symboles polynésiens. Nos bijoux sont conçus comme des fragments d’océan à porter sur soi. Minimalistes, marins, évocateurs, ils rappellent la douceur d’un mouillage au coucher du soleil ou la puissance du vent dans les voiles. Chaque création reflète notre attachement à la mer et à la navigation. [Découvrir les bijoux](https://azyucroisiere.com/azyu-feel-le-bijou-peau-a-peau/) ## Cartes postales & posters Des images capturées entre ciel et lagon. Photographies et illustrations issues de notre navigation en Polynésie : mouillages sauvages, couchers de soleil, lagons turquoise, scènes de vie à bord. Ces créations visuelles permettent de prolonger l’évasion chez soi ou d’offrir un souvenir authentique des îles. [Découvrir les cartes postales et posters](https://azyucroisiere.com/cartes-postales-et-posters/) ## Une boutique à l’image de notre croisière Comme nos croisières en petit comité, notre boutique privilégie la qualité à la quantité. Nous ne produisons pas en masse. Chaque livre, chaque bijou, chaque visuel est le prolongement naturel d’un projet familial né de la navigation. En commandant via nos formulaires dédiés, vous soutenez directement une aventure indépendante, ancrée en Polynésie. --- ### [Plan du site Azyu Croisière](https://azyucroisiere.com/plan-du-site-azyu-croisiere/) **Published:** mai 5, 2026 **Author:** WWWRaiatea **Content:** #### Articles - [Où sommes-nous ? (14 mars 2016)](https://azyucroisiere.com/ou-sommes-nous/) - [L’Ec-Eau-Logis (15 mars 2016)](https://azyucroisiere.com/lec-eau-logis/) - [L’équipage de Balanec (20 mars 2016)](https://azyucroisiere.com/lequipage-de-balanec/) - [Cap au sud (30 mars 2016)](https://azyucroisiere.com/cap-au-sud/) - [Des livres pour partir (14 avril 2016)](https://azyucroisiere.com/des-livres-pour-partir/) - [Fabriquer ses yaourts (22 avril 2016)](https://azyucroisiere.com/fabriquer-ses-yaourts/) - [De fil en aiguille, on y arrive… (4 juin 2016)](https://azyucroisiere.com/de-fil-en-aiguille-on-y-arrive/) - [On ne coule pas : on croule ! 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Le tandem amoureux, qui se transforme en quatuor au gré des péripéties, devient une source exaltante d’inspiration littéraire et cinématographique. Mais il pose question : pour retenir sa muse, doit-on tout risquer ? Sur l’autel des arts, y a-t-il une limite aux offrandes ? [Commander le livre](#acheter-livre) ## Deux Ancres flottantes aux Marquises Dans leur bout du monde, un **paradis tropical**, les habitants de Hiva Oa laissent couler les heures, sereins et bienheureux. Pourtant, il y a la cocoteraie à entretenir, les enfants à éduquer, la pêche à décharger, les couronnes de fleurs à tresser… Comme chaque année, à la saison des alizés, des **vagabonds des mers** accostent sur l’île. Moitié italien, moitié belge, **le jeune Poetai** pose son voilier et son charme irrésistible au chantier naval. Là où travaille la discrète et **séduisante Vaihere**. Leur rencontre nous emmène au cœur de la forêt luxuriante, au sommet des montagnes découpées au scalpel, dans une nature ingouvernable. Ce roman dépeint la vie des Marquisiens, l’économie agricole, la cohabitation avec les Blancs, le casse-tête de l’indivision foncière. ### EN VENTE SUR [AMAZON](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss) (format papier ou numérique) [Voir sur Amazon](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss)  ## *Descriptif technique* - ***Cœur Corail*** suivi de ***Deux ancres flottantes aux Marquises***, Gaëlle Poyade, 224 pages - Publication : juillet 2023 - Couverture photographique - Lexique tahitien-marquisien - [Format papier et numérique sur Amazon.fr](https://www.amazon.fr/s?k=gaelle+poyade&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=E91XNC71G0LC&sprefix=gaelle+poyade%2Caps%2C265&ref=nb_sb_noss) ## *Extraits. Extraits Extraits* Assis sur le muret de pierre qui entourait les racines du géant, un homme patientait. Une chemise bleu pâle ponctuée d’hibiscus, un short en coton beige, un sac à dos usé, négligemment posé par terre. S’approchant des bâtiments, Vaihere avança dans sa direction et, dès qu’il l’aperçut, il se leva, redressant un corps souple et bien bâti. Elle hésita à l’aborder. — *Kaoha nui* !, lança-t-elle en guise de bonjour. Poetai se plaça face à elle et détailla l’ovale de ce visage aux traits délicats, d’une douceur infinie. Les yeux de cette créature étaient soulignés d’un trait noir donnant une profondeur mystérieuse à son regard. Il répondit d’un ton étrangement neutre. — Bonjour. Et le silence s’installa sans qu’aucun d’eux ne bougeât. — Alors, vous cultivez des fruits ?, s’efforça-t-il à articuler au bout d’une minute. — En Polynésie, on se dit « tu », rectifia-t-elle en souriant. \*\*\*\*\*\*\*\*\*\* Samedi matin : le bourg d’Atuona est en effervescence ; couronnées de feuillages et de fleurs, les femmes se pavanent en délicieuses robes mission. Hibiscus, ananas, philodendrons prennent vie sur ces tissus que la coupe ample fait onduler au gré de leur marche tranquille. Dans le sillage de ces tuniques arc-en-ciel, les effluves ensorcelantes des blancs colliers de tiare tout juste retirés des frigos. Même les bougainvilliers, un brin jaloux, ploient à leur passage en une révérence pailletée de violet, de rose et de blanc. Toutes ces femmes endimanchées se rendent au *fare* artisanal, près du *Tohua Pepeu*. L’*Aranui* est arrivé deux heures avant le lever du jour. Jouant des coudes entre les voiliers dispersés au petit bonheur la chance, le mastodonte s’est rangé avec force bruit contre le quai du port, réveillant bien trop tôt, de ses projecteurs éblouissants, les occupants des cabines et des couchettes. \*\*\*\*\*\*\*\*\*\* — *Kaoha nui* Maria ! *Kaiu vaiu* ! La femme s’arrêta, leva la tête en direction d’Hélène et partit d’un grand rire, son opulente poitrine aussi. Ce qui fit accourir François. — D’où tu sors ça ?, demanda Maria, dont le mètre 60 était bien enrobé. — C’est Nahuiotiu, le pêcheur du *poti mārara* jaune qui m’a appelée comme ça ce matin : « Belle femme ». Plutôt mignon ? — Ah ! Il s’est bien fichu de toi. *Kaiu vaiu*, ça veut dire « petits titis ». Et comme les Français ne comprenaient pas mieux, elle saisit ses seins plantureux et traduisit : — Petits seins, poitrine maigrichonne ! Maintenant François riait à gorge déployée; après une hésitation marquée de dépit, Hélène se força à sourire, mais le mal était fait.    ## Acheter le livre Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Livre souhaité 4 marins bien pacifiques4 Marins dans un jeu de quillesCoeur corailProverbes et dictons de Tahiti Version choisie Version numériqueVersion imprimée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Nos romans et récits de voyage](https://azyucroisiere.com/nos-romans-et-recits-de-voyage/) **Published:** octobre 3, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/)## 4 Marins bien pacifiques Notre découverte de la Polynésie sur le catamaran Azyu. [En savoir +](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-bien-pacifiques/) [](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/)## 4 Marins dans un jeu de quilles Notre récit de voyage en famille en Atlantique sur Balanec ! [En savoir +](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/) [](https://azyucroisiere.com/deux-ancres-flottantes-aux-marquises-roman/)## Coeur corail Roman polynésien. [En savoir +](https://azyucroisiere.com/deux-ancres-flottantes-aux-marquises-roman/) [](https://georama.fr/catalogue/proverbes-dictons-de-tahiti/)## Proverbes et dictons de Tahiti Recueil d’expressions fleuries. [En savoir +](https://georama.fr/catalogue/proverbes-dictons-de-tahiti/) Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Livre souhaité 4 marins bien pacifiques4 Marins dans un jeu de quillesCoeur corailProverbes et dictons de Tahiti Version choisie Version numériqueVersion imprimée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Commander des boucles d'oreilles et accessoires téléphone](https://azyucroisiere.com/commander-des-boucles-doreilles/) **Published:** mars 10, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## BOUCLES D’OREILLES : 15€ Légères et lisses au toucher, les **graines de caniques** sont très agréables à porter.      Expédition partout en FRANCE. Les frais de port sont de 2€. ### [CONTACTEZ-MOI POUR QUE J’ORGANISE VOTRE COMMANDE !](#commande) Ambiance ethnique avec les boucles d’oreilles en radioles (aiguilles) **d’oursin crayon**. Très légères également et pas du tout piquantes, elles se combinent en duo. Coloris : vert ou violet.    Duo mer-montagne avec ces boucles d’oreilles associant les **graines rouges** des Marquises et les **perles de culture (keshis)** des Iles-sous-le-Vent.        Prénom \* Nom \* Téléphone (WhatsApp si possible) \* Email \* Bijoux souhaités BraceletCollierBoucles d’oreillePerlesCoquillagesOursins crayons Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Commander des bracelets](https://azyucroisiere.com/bracelets-azyu-feel-page/) **Published:** mars 7, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Perles de culture, coquillages polynésiens et graines exotiques, faites votre choix ! ## BRACELETS en PERLES : 15€ Tressés en macramé, tous les bracelets sont ajustables à la taille de votre poignet.  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Les frais de port sont de 2€. ### [CONTACTEZ-MOI POUR QUE J’ORGANISE VOTRE COMMANDE !](#commande) ## BRACELETS en PORCELAINES : 10€  Aucune légende  Aucune légende  Aucune légende  ## BRACELETS en OURSIN CRAYON : 10€  Graines de corossol et oursin crayon  Prénom \* Nom \* Téléphone (WhatsApp si possible) \* Email \* Bijoux souhaités BraceletCollierBoucles d’oreillePerlesCoquillagesOursins crayons Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Commander des colliers](https://azyucroisiere.com/commander-des-colliers/) **Published:** mars 10, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** De couleurs variées, les colliers jouent sur les perles de culture, les cônes ainsi que les aiguilles d’oursin crayon. Tous les colliers sont ajustables à votre cou grâce à un nœud macramé coulissant. ## COLLIER avec PERLE : 25€           ### [Contactez-moi pour que j’organise votre commande. ](#commande) Expédition partout en FRANCE. Frais de port offerts. ## COLLIER en OURSIN CRAYON : 25€                                 Expédition partout en FRANCE. Frais de port offerts ## COLLIER en COQUILLAGES : 25€             [Contactez-moi pour que j’organise votre commande.](#commande) Expédition partout en FRANCE. Frais de port offerts. Prénom \* Nom \* Téléphone (WhatsApp si possible) \* Email \* Bijoux souhaités BraceletCollierBoucles d’oreillePerlesCoquillagesOursins crayons Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande. --- ### [Azyu Croisière en Polynésie](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/) **Published:** décembre 22, 2025 **Author:** WWWRaiatea **Content:** [Itinéraires et activités](https://azyucroisiere.com/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/) [Croisière Wing Foil](https://azyucroisiere.com/croisieres-wing-foil-kite-foil/) [Le catamaran Azyu](https://azyucroisiere.com/descriptif-de-notre-catamaran-azyu/) [Demander un devis](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/) ## Azyu Croisière en Polynésie *La mer révèle nos sens*  ## Une autre manière de découvrir la Polynésie Les croisières Azyu sont nées d’un choix de vie : celui de naviguer en famille, de prendre le temps, et de découvrir les îles depuis la mer. À bord du catamaran Azyu, nous proposons des croisières intimistes en Polynésie française, pensées pour celles et ceux qui souhaitent vivre une expérience authentique, loin du tourisme de masse. Chaque voyage est une parenthèse. Une navigation douce entre lagons et îles, rythmée par le vent, les rencontres et les envies du moment. ## Une croisière humaine et intimiste À l’opposé des grandes croisières standardisées, Azyu accueille un nombre très limité de passagers. La coque tribord du catamaran est dédiée à l’accueil des voyageurs, dans un esprit de partage, de simplicité et de convivialité. - Croisière en petit comité - Jusqu’à 5 passagers maximum - Ambiance familiale et détendue - Attention portée à chacun Ici, on vit ensemble, on partage les repas, les escales, les silences et les émerveillements. Dans le lagon de Tahaa  ## La vie à bord : simplicité, confort et liberté La vie à bord d’Azyu s’organise naturellement autour de la navigation et des moments partagés. Les journées ne sont pas minutées : elles s’adaptent aux conditions météo, aux possibilités énergétiques qu’offrent le vent, le soleil. Bien entendu, elles tiennent compte des envies du groupe et du rythme de chacun. - Pension complète incluse - Repas préparés à bord : cuisine polynésienne et française à base de produits frais et locaux. - Temps libres au mouillage : baignades, jeux, pêche, paddle, foil, observation des mammifères marins, collecte de coquillages, nuit à la belle étoile… - Visites de sites remarquables, balades à terre, randonnée en montagne… ## À propos – Qui vous accueille à bord  ### Jean-Marie **Jean-Marie**, 55 ans, est un capitaine expérimenté. Matelot et pêcheur dès l’enfance, propriétaire de voilier depuis l’âge de 25 ans, il n’a cessé de parcourir les océans, avec ses parents, ses amis, en solitaire aussi, et désormais avec sa petite famille.  ### Gaëlle **Gaëlle**, 50 ans, apprécie la vie sur l’eau, entre ciel et lagon. Passionnée par la culture polynésienne, elle facilite la découverte du pays via la gastronomie, la langue tahitienne ou encore l’artisanat (perles et coquillages).  ## Des croisières adaptées à votre projet Les croisières Azyu sont ouvertes à différents profils de voyageurs : - Couples en quête de calme et de déconnexion - Familles souhaitant partager une aventure commune - Voyageurs curieux de découvrir la Polynésie au plus près de la nature et du peuple ma’ohi - Amoureux de la mer et de la navigation douce - Sportifs nautiques à la recherche de grands espaces Chaque croisière est préparée avec attention, dans un esprit de souplesse et d’écoute. [Demander un devis](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/) ## Navigation, îles et découvertes Au fil des jours, Azyu navigue entre les îles de la Société : Raiatea, Taha’a, Huahine, Bora Bora… selon la durée du séjour et les conditions. Les escales mêlent : - Mouillages dans des lagons préservés, eaux turquoise et poissonneuses - Excursions à terre - Snorkeling et baignades : jardin de corail, balade au récif, spot aux raies manta, aux requins… - Découvertes culturelles : la perle noire de Tahiti, la vanille de Taha’a… - Moments simples au mouillage : discussions, lecture, sieste, photos, musique… La navigation devient un moyen, pas une contrainte. [Voir les activités](/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/#activites)             ## Envie d’embarquer ? Chaque croisière est unique, parce que chaque équipage l’est aussi. Nous prenons le temps d’échanger avec vous afin de construire une expérience qui vous ressemble. [Découvir le catamaran](https://azyucroisiere.com/descriptif-de-notre-catamaran-azyu/?customize_changeset_uuid=a6a1807d-406b-411d-849b-7a51dfdc0261&customize_messenger_channel=preview-0) [Voir les itinéraires](https://azyucroisiere.com/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/) [Croisières Wing Foil](https://azyucroisiere.com/croisieres-wing-foil-kite-foil/) [Demander un devis](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/?customize_changeset_uuid=a6a1807d-406b-411d-849b-7a51dfdc0261&customize_messenger_channel=preview-0) --- ### [Embarquez sur Azyu - Découvrez les itinéraires de croisière aux Iles-sous-le-vent : Bora-Bora, Raiatea, Taha'a, Huahine](https://azyucroisiere.com/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/) **Published:** décembre 7, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Venez profitez d’une [croisière à bord d’Azyu](/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/) dans l’archipel des Iles-sous-le-vent. [Nos itinéraires](#itineraire) [Les activités aux Iles-sous-le-vent](#activites) ## Exemples de croisière pour visiter l’archipel des Iles-sous-le-vent Les parcours de nos croisières sont marqués en orange  ### Croisière à partir de 4 jours (3 nuits) Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter les îles de Taha’a et Raiatea dans l’archipel des Iles-sous-le-vent. [Demander un devis](/nous-contacter/)  ### Croisière à partir de 6 jours (5 nuits) Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter les îles de Taha’a et Raiatea dans l’archipel des Iles-sous-le-vent. [Demander un devis](/nous-contacter/)  ### Croisière à partir de 13 jours (12 nuits) Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter les îles de l’archipel des Iles-sous-le-vent. [Demander un devis](/nous-contacter/) [Le détail de notre prestation](/croisieres-azyu/)        ![]() ![]() ![]() ![Catamaran AZYU au mouillage en polynésie]() ![]() ![]() ![]()        1/1 ## A voir et à faire sur RAIATEA - Le joyeux **marché de Uturoa** (fleurs, fruits, bijoux, artisanat, vêtements, paréos…). - Remonter **la rivière** de la baie de Faaroa en kayak ou en paddle board. - Le jardin botanique et son verger attenant. - Le **marae Taputapuatea,** inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. - Snorkeling le long du récif. - Plongée bouteille dans les passes (prestataire club). - **Randonnée équestre** dans la montagne ou dans le lagon. - Activités nautiques : Kitesurf, Wing-foil, bouée tractée, foil tracté, wakeboard, paddle board, kayak dans le lagon. - Prendre un verre au coucher du soleil sur la plage. ## A voir et à faire sur TAHA’A - Visiter les **fermes perlières**. - Découvrir la **culture de la vanille**. - Incroyable **snorkeling** au Jardin de corail. - Dégustation de **rhum à la distillerie**. - Activités nautiques : Kitesurf, Wing-foil, bouée tractée, foil tracté, wakeboard, paddle board, kayak dans le lagon. - Snorkeling le long du récif ou dans les passes (tortues, raies, requins pointes noires). - Show de danses polynésiennes. - Excursion botanique autour de l´île en 4×4. - Tour de l’île en vélo électrique - Prendre un verre au coucher du soleil sur une pirogue. ## A voir/faire sur HUAHINE - Le musée du **coquillage**. - Les nombreux **marae** (lieux de cultes anciens). - Les **anguilles sacrées** aux yeux bleus. - Le « fare potee », musée ethnologique. - Le **tour de l’île en vélo**. - Pêche dans le lagon. - Balade en paddle board ou kayak dans le lagon. - Cuisiner des recettes polynésiennes sur feu de bois à la plage. - Pique-nique sur un **motu de sable blanc**. - Cours de tressage en palmes de cocotier. - Snorkelings ou plongée bouteille parmi les poissons et les requins pointes noires. ## A voir et à faire sur BORA-BORA - Navigation à la voile autour de l’île dans un des plus beaux lagons du monde. - **Plongée en bouteille** sur le récif ou parmi les raies manta dans le lagon (prestataire club). - Cours de tressage en palmes de cocotier. - Balade le long du récif. - Snorkeling avec les **requins pointes noires**, les raies aigles ou pastenagues. - Activités nautiques: Kitesurf, Wing-foil, **bouée tractée**, foil tracté, wakeboard, paddle board, kayak dans le lagon. - Randonnées sur les monts de l´île pour des **vues panoramiques** à vous couper le souffle. - Baignade avec les raies manta, léopard et pastenague, les requins pointes noires. - Show de **danses polynésiennes** à l’hôtel Matira ou au Bora YC. - Prendre un verre au coucher du soleil sur la **plage de Matira**. ## Nos conditions tarifaires - LOCATION DE LA COQUE TRIBORD : 2 cabines doubles et une cabine simple, 2 salles d’eau-WC. - Nous accueillons jusqu’à 5 personnes en pension complète, les excursions à terre et sur mer sont incluses. - **Séjour minimum : 3 jours** [Découvrir le catamaran Azyu](/descriptif-de-notre-catamaran-azyu/) [Demander un devis](/nous-contacter/) ### Pour en savoir plus Demande d’informations complémentaires, de disponibilité ou de devis, c’est par ici : [Nous contacter](/nous-contacter/) --- ### [Cartes postales et posters](https://azyucroisiere.com/cartes-postales-et-posters/) **Published:** janvier 15, 2026 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## NOS CARTES POSTALES Commander des cartes postales et des posters sur la Polynésie        Planche de 10 cartes postales  Planche de 4 cartes postales  Sunset de polynésie  Wind Foil en Polynésie  Catamaran Azyu en croisière  Foil tracté ![]() Planche de 10 cartes postales ![]() Planche de 4 cartes postales ![]() Sunset de polynésie ![]() Wind Foil en Polynésie ![]() Catamaran Azyu en croisière ![]() Foil tracté 1/1 --- ### [Contact](https://azyucroisiere.com/contact-2/) **Published:** février 26, 2022 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Date de début Date de fin Nombre de personnes Croisière souhaitée —Veuillez choisir une option—Croisière à partir de 4 jours (3 nuits)Croisière à partir de 6 jours (5 nuits)Croisière à partir de 8 jours (7 nuits)Croisière Wing-foilUne croisière plus personnalisée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande de devis. --- ### [Les activités à terre et en mer](https://azyucroisiere.com/les-activites-a-terre-et-en-mer/) **Published:** décembre 29, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** La page **Les activités à terre et en mer** présente l’ensemble des expériences proposées lors d’une [croisière en catamaran en Polynésie](https://azyucroisiere.com/croisieres-azyu/ "Azyu Croisière en Polynésie"). Snorkeling dans les jardins de corail, paddle au mouillage, exploration des motu, découverte culturelle à Raiatea, visite de Taha’a ou navigation dans le lagon des Îles Sous-le-Vent : chaque journée combine mer et escales terrestres. La croisière devient une immersion complète : activités nautiques, rencontres locales, moments de détente et exploration des paysages polynésiens. Une manière unique de découvrir la Polynésie française, entre lagon et îles volcaniques.                                   --- ### [Commander 4 Marins (Tome1 & Tome2)](https://azyucroisiere.com/commande-du-livre-4-marins-pacifique-tome2/) **Published:** janvier 17, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** [](https://azyucroisiere.com/parution-de-quatre-marins-dans-un-jeu-de-quilles/)## 4 Marins dans un jeu de quilles Notre récit de voyage en famille en Atlantique sur Balanec ! ### Tome 1 & Tome 2 Embarquez pour une aventure maritime authentique à travers **4 Marins dans un jeu de quille**, une histoire de mer, d’hommes, de cap et d’horizons. Deux tomes, deux traversées, une même intensité. ### Version Papier **Prix : 16 € l’unité** - Livre broché - Idéal à offrir ou à faire dédicacer - Expérience de lecture traditionnelle ### Version Numérique **Prix : 10 € l’unité** - Disponible en **PDF** - Lecture sur tablette, smartphone et ordinateur. **Erreur :** Formulaire de contact non trouvé ! --- ### [Nous contacter](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/) **Published:** septembre 9, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**  ## Où nous trouver Adresse **AZYU Croisière** Marina Apooiti 98735 Uturoa – Raiatea French Polynesia E-mail [ contact@azyucroisiere.com ](mailto:contact@azyucroisiere.com) ## Nous joindre Prénom \* Nom \* Email \* Téléphone (WhatsApp si possible) Date de début Date de fin Nombre de personnes Croisière souhaitée —Veuillez choisir une option—Croisière à partir de 4 jours (3 nuits)Croisière à partir de 6 jours (5 nuits)Croisière à partir de 8 jours (7 nuits)Croisière Wing-foilUne croisière plus personnalisée Message / précisions J’accepte que mes informations soient utilisées pour répondre à ma demande de devis. --- ### [Descriptif du catamaran AZYU](https://azyucroisiere.com/descriptif-de-notre-catamaran-azyu/) **Published:** décembre 29, 2020 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Catamaran de série Nautitech Azyu est une coque de série d’un Nautitech 475 de 1997. Il a été modifié par un de ses propriétaires, ancien coureur au large en multicoque. L’intérieur a été réaménagé dans le but de gagner en confort et en espace. Le catamaran Azyu a été rénové en 2015, sa longueur fait 15m (50 pieds) pour 7,5m de largeur. Les invités sont accueillis dans la coque tribord qui comporte 2 chambres doubles (lit 150cm x 200cm) avec 2 salles d’eau privées-WC, une cabine simple (lit 110cm x 200cm). L’électricité et l’eau douce sont produites à bord, le bateau est donc entièrement autonome en énergie. Réfrigérateur et congélateur, ventilateur dans chaque cabine, Wifi à bord. ## Le gréement Le gréement en textile supporte une charge de 25 tonnes - Le mat en carbone a été surélevé de 1,5m - Les poutres, dont celle de compression, sont aussi en carbone d’un seul bloc. - Grand-voile de 110 m² - Trinquette auto vireur - Spi asymétrique 160m² - Spi Parasailor 145m² 2 moteurs Volvo 55 CV Dessalinisateur, panneau solaire 1200 watt , groupe électrique 5kvA  La plage avant  Snorkeling  Le carré  carré  Cuisine  Plan d’Azyu  Cabine arrière Tribord  Cabine arrière Tribord 2  Cabine avant Tribord  Pointe avant tribord  Cabine Avant babord  Cabine arrière babord  Sdb  Sdb  Cockpit  Nacelle  Trampoline ![]() La plage avant ![]() Snorkeling ![Azyu croisière]() Le carré ![]() carré ![]() Cuisine ![]() Plan d’Azyu ![]() Cabine arrière Tribord ![]() Cabine arrière Tribord 2 ![]() Cabine avant Tribord ![]() Pointe avant tribord ![]() Cabine Avant babord ![]() Cabine arrière babord ![]() Sdb ![]() Sdb ![]() Cockpit ![]() Nacelle ![]() Trampoline                  1/1 ### Pour en savoir plus Demande d’informations complémentaires, de disponibilité ou de devis, c’est par ici : [Nous contacter](/nous-contacter/) --- ### [Qui sommes-nous ?](https://azyucroisiere.com/contact/) **Published:** mars 15, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ### **Azyu Atao**, c’est le récit de voyage d’une famille bretonne partie du Finistère en juillet 2016. D’abord sur *Balanec*, un monocoque de 13 m en aluminium, puis sur *Azyu*, un catamaran de 14,50 m. ### Canaries, Antilles, Cuba, Guatemala, Panama… nous naviguons autour du globe avec nos deux filles. Familles nomades, amis navigateurs, faites-nous partager vos expériences de vie ! Réagissez en postant des commentaires ! #### L’équipage de plus près  **Jean-Marie,** 48 ans, est l’artisan de ce voyage. Matelot et pêcheur dès l’enfance, il n’a cessé de naviguer, avec ses parents, sa sœur, ses amis, en solitaire aussi, et désormais avec sa petite famille. Propriétaire de bateau dès l’âge de 25 ans, c’est un géo-bricole-tout… La mer est, pour lui, un art de vivre. **Gaëlle**, 44 ans, est enthousiasmée par l’idée de partir. Et sur le chemin, s’étonner, rencontrer tout en se consacrant à l’essentiel : se nourrir, s’instruire et passer du temps ensemble. A 12 ans, **Coline** participe à la vie des grands tout en échafaudant ses propres rêves. Plonger, nager, danser c’est un vrai plaisir pour cette petite ado sportive. **Erell**, 8 ans, est attirée par les animaux : les chevaux et les dauphins l’émerveillent tout à fait. Elle rêvait aussi de voir des baleines (chose faite à Mooera !). Dans une eau « pas trop profonde » si possible. --- ### [Parcours Atlantique](https://azyucroisiere.com/escales/) **Published:** avril 12, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Excerpt:** Le parcours d'une famille bretonne à bord d'un Ovni 435 d'un bout à l'autre de l'Atlantique. **Content:** ###  #### *Ci dessous le lien pour la carte* [https://www.tripline.net/map?tripId=7645432022031013A089A69B4181A726&onSite=0](https://www.tripline.net/map?tripId=7645432022031013A089A69B4181A726&onSite=0) - **Espagne** ([Santiago de Compostelle](https://balanecatao.wordpress.com/2016/07/23/santiago-de-compostela/) – [Parc national des îles atlantiques de Galice](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/01/farniente-aux-les-cies/) – [Baiona)](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/01/baiona-et-la-dcouverte-des-amriques/) - **Portugal** ([Porto ](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/10/un-avant-got-de-porto/)– [Lisbonne)](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/29/lisbonne-dans-le-sillage-des-grands-navigateurs/) - **[Madère](https://balanecatao.wordpress.com/2016/08/29/terre-madre/)** ([Porto Santo](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/01/porto-santo-le-port-bni-de-christophe-colomb/) – [Ile principale de Madère](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/01/madre-pic-entre-les-mers/)) - **[Les Canaries](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/14/marina-de-lanzarote-retour-au-monde/)** [La Gracioza](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/09/a-la-graciosa-le-temps-suspend-son-vol/) – [Lanzarote ](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/14/lanzarote-limprobable-pari/)– [Grande Canarie – Fuerteventura](https://balanecatao.wordpress.com/2016/09/30/fuerteventura-grande-canarie/) – [Tenerife ](https://balanecatao.wordpress.com/2016/10/06/tenerife-visions-aerienne-et-marine/)– [La Gomera](https://balanecatao.wordpress.com/2016/10/07/cactus-et-palmiers/) – La Palma – [El Hierro](https://balanecatao.wordpress.com/2016/10/21/de-lnergie-el-hierro/) - **[Cap Vert](https://balanecatao.wordpress.com/2016/11/06/le-cap-vert-au-fil-des-miles-1/)** Sao Vicente – [Santo Antao](https://balanecatao.wordpress.com/2016/10/21/retrouvailles-au-cap-vert/) – Brava – Fogo – Santiago - **[La Barbade](https://balanecatao.wordpress.com/2016/12/17/la-barbade-en-fete/)** - **[Les Grenadines](https://balanecatao.wordpress.com/2016/12/19/couleur-grenadines/)** - **Sainte-Lucie** ([Anse des Deux Pitons](https://balanecatao.wordpress.com/2016/12/30/lanse-des-deux-pitons-lescale-chic/) – [Rodney Bay](https://balanecatao.wordpress.com/2016/12/30/jingle-bells-a-sainte-lucie/)) - **Martinique** ([Le Marin](https://balanecatao.wordpress.com/2017/01/10/martinique-la-baie-du-marin-la-biennommee/) – [Fort-de-France ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/01/23/sous-les-remparts-de-fort-de-france/)– [Saint-Pierre)](https://balanecatao.wordpress.com/2017/01/26/saint-pierre-dans-lombre-de-la-pelee/) - **[Dominique](https://balanecatao.wordpress.com/2017/01/26/dans-la-jungle-de-la-dominique/)** - **Guadeloupe** ([Pointe-à-Pitre](https://balanecatao.wordpress.com/2017/02/05/escale-technique-a-pointe-a-pitre/) – [Marie-Galante – Les Saintes](https://balanecatao.wordpress.com/2017/02/22/la-guadeloupe-tant-diles-en-elle-1/)) - **Antigues** - **[Barbude](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/08/des-robinson-a-barbuda/)** - **Saint-Barthélemy** - **[Saint-Martin](https://balanecatao.wordpress.com/2017/03/25/morceaux-choisis-de-saint-bart-a-saint-martin/)** - **[Iles Vierges Britanniques](https://balanecatao.wordpress.com/2017/04/04/les-iles-vierges-britanniques-pas-touche/)** - **[République dominicaine](https://balanecatao.wordpress.com/2017/04/21/republique-dominicaine-des-vacances-a-vie/)** - **[Bahamas](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/04/bahamas-larchipel-aquarelle/)** - [**Cuba** ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/28/revolution-jecris-ton-nom/)([La Havane](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/27/hasta-cuba/) – [Trinidad](https://balanecatao.wordpress.com/2017/05/27/trinidad-la-belle-endormie-de-cuba/)) - **Guatemala** ([Rio Dulce](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/04/bien-a-labri-au-fond-du-rio-dulce/) – [Tikal ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/09/20/tikal-coeur-du-monde-maya/)–[ Semuc-Champey](https://balanecatao.wordpress.com/2017/09/23/semuc-champey-la-nature-fait-des-merveilles/) – [Le verger Frutas del Mundo](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/18/frutas-del-mundo-le-fabuleux-verger-de-dwight-carter/) – [Lire et s’informer ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/24/ou-sont-les-livres/)– [Sucre et santé](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/09/jai-une-dent-contre-les-anniversaires/) – [Sur les routes](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/12/sur-les-routes-du-guatemala/) – [Les Mayas de la montagne](https://balanecatao.wordpress.com/2017/10/07/chez-les-mayas-de-la-montagne/) – [La fête des morts](https://balanecatao.wordpress.com/2017/11/18/la-toussaint-au-guatemala-quelle-fete/) – [Le cacao](https://balanecatao.wordpress.com/2017/10/27/chaud-cacao-de-la-feve-a-la-truffe/) – [L’école ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/07/08/bienvenue-a-lecole-bilingue-san-felipe/)– [Le tissage maya](https://balanecatao.wordpress.com/2017/11/28/le-tissage-maya-tout-un-art/) – [Une semaine chez les Mayas](https://balanecatao.wordpress.com/2017/12/03/bienvenue-chez-francisca-et-la-vie-maya/) – [Volontariat et association](https://balanecatao.wordpress.com/2017/11/23/tous-volontaires-dans-une-asso-au-guatemala/) – [Cuisiner le tamal](https://balanecatao.wordpress.com/2017/12/08/le-tamal-le-mets-prefere-des-guatemalteques/) – [Carénage au Rio Dulce](https://balanecatao.wordpress.com/2017/10/01/balanec-au-sec-reparations-et-entretien/)) - **Honduras** ([Copan ](https://balanecatao.wordpress.com/2017/08/10/honduras-copan-une-cite-maya-enigmatique/)– Iles de la Bahia) - **Panama** ([Portobelo ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/03/06/portobelo-lantichambre-des-grandes-expeditions/)– [San Blas](https://balanecatao.wordpress.com/2018/02/23/limprobable-archipel-des-san-blas/) – [Canal](https://balanecatao.wordpress.com/2018/03/23/balanec-dans-le-canal-de-panama/))  --- ### [Galerie Photos](https://azyucroisiere.com/galerie-photos/) **Published:** avril 12, 2016 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** *Crédit photographique* : Jean-Marie Gravot *cliquez* sur les photos pour voir les albums ### 2018 ### *Les Tuamotu Les Gambier* [](https://photos.app.goo.gl/wAWyNV77sLxHNw5BA) [](https://photos.app.goo.gl/W2LmGC9xcsvmtzom6) ### *Transpacifique Canal Panama San Blas* ### [](https://photos.app.goo.gl/2ESWWKQZ7PEULxS19)[ ](https://photos.app.goo.gl/2ESWWKQZ7PEULxS19) [](https://photos.app.goo.gl/hYcY9K4iPN8d8MCu8) ### 2017 ### *Iles du Honduras* *Guatemala* ### [](https://photos.app.goo.gl/47LoxUyZmrKgYMPX6)[](https://photos.app.goo.gl/PEXsM9Cjnfp3Fivr9) ### *Cuba Bahamas* ### [](https://photos.app.goo.gl/6z8E2bPbGMU3HbRe7)[ ](https://photos.app.goo.gl/6z8E2bPbGMU3HbRe7)[](https://photos.app.goo.gl/6z8E2bPbGMU3HbRe7) ### *République Dominicaine* ### *British Virgin Island* *Antigua Saint Martin* [](https://photos.app.goo.gl/sh4PJcctQJ5LQMds8)[ ](https://photos.app.goo.gl/sh4PJcctQJ5LQMds8)[](https://photos.app.goo.gl/sh4PJcctQJ5LQMds8) ### *Guadeloupe* *Dominique* [](https://photos.app.goo.gl/KYf6PuNLup7obv2q9) [](https://photos.app.goo.gl/MK2EGA7PzuoN35438) ### *Martinique* *Sainte-Lucie* [](https://photos.app.goo.gl/BXcKpmtDKNVzGf436) ### *Les Grenadines* *Traversée de l’Atlantique, La Barbade* [](https://photos.app.goo.gl/3dNK8Q9NJ9AjQxmF9) [](https://photos.app.goo.gl/j7iuuLUqaaoxKhQGA) ### *Cap-Vert* *Canaries* [](https://goo.gl/photos/qibhbgu7sZnPDL9z8) [](https://goo.gl/photos/WLZoZbL1zFkbz5CSA) ### *Madère* *Portugal* [](https://goo.gl/photos/PpiPsq8wtQ684E1g6) [](https://photos.app.goo.gl/kTakSy8VfHriw4oj1) ### *Espagne* [](https://goo.gl/photos/dspf5pjiRzdipHVe7) Cliquez sur les photos pour voir les albums --- ### [Embarquez sur Azyu !](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/) **Published:** août 28, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Cliquez ici : [***Demande d’informations, d’une disponibilité ou de devis***](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/)  # Nous vous proposons un séjour en Polynésie : Tahiti, Marquises, Bora-Bora, Tuamotu… Venez partager notre vie de globe-flotteur, au plus près de la nature et des Maohis. Partis pour un **tour du monde**, nous voyageons à la voile depuis 2016 en famille avec nos deux filles. La Polynésie française, avec ses eaux cristallines et ses innombrables îles volcaniques et coralliennes, est un véritable enchantement.  - Voguer d’un lagon à l’autre, **pêcher** à la traîne, **nager** avec les tortues, explorer les fonds sous-marins, chasser en **apnée**… - **Randonner** en forêt ou parmi les cocotiers, **farnienter** sur la plage, dîner face à des couchers de soleil époustouflants… - S’immerger dans les coutumes locales, participer aux **fêtes traditionnelles**, goûter les spécialités culinaires et cueillir papayes, ananas ou goyaves… Cette vie sereine, détendue et active, nous souhaitons la partager. Avec vous !  ## Descriptif du voilier d’hôtes Azyu - Catamaran Nautitech 475 modifié de 15 mètres. Il est équipé pour la navigation hauturière et dispose de tout le matériel de sécurité pour 10 personnes. Le skipper Jean-Marie dispose d’une expérience maritime de 30 ans (Traversée de la Manche, de l’Atlantique, du Pacifique). - 2 cabines doubles et une simple pour les invités (6 personnes au maximum). - Cuisine (frigo, four, barbecue au gaz, four solaire…) - 2 salles d’eau-toilettes - Large carré lumineux - Piscine à 28°(la plus grande du monde !) **Séjour minimum : 3 jours** ## Programme de navigation **[Tahiti, Moorea](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-a-tahiti-et-moorea-juil-oct/), [Bora-Bora,](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/) [Tuamotu](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-dans-les-tuamotu-avril-nov/), [Marquises](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-aux-marquises-nov-mars/)** ***(*****cliquez sur les îles pour un descriptif détaillé*****).** Archipel à déterminer suivant votre date de réservation.* Environ 1 mouillage tous les 2 jours. Navigation suivant la météo et vos envies. ##  ## Prestation - 2 Cabines doubles et 1 simple (draps, serviettes de toilette inclus) - Pension complète (petit-déjeuner ; snack le midi ; apéro+dîner le soir) - Équipement à disposition : palmes, masque, tuba (snorkeling) ; planches de paddle ; kayak double ; bouée tractée ; 2 vélos adultes.. - **Séjour minimum : 3 jours** ### [**demande d’INFORMATIONs croisieres ici**](https://balanecatao.wordpress.com/nous-contacter/) --- ### [Parcours Pacifique](https://azyucroisiere.com/parcours-pacifique/) **Published:** août 29, 2018 **Author:** Gaëlle Poyade **Excerpt:**L’itinéraire de Balanec, un Ovni 435, et ses 4 équipiers dans le Pacifique.
**Content:** - **TRAVERSEE du Pacifique Est** : [Préparation technique](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/16/carenage-a-las-perlas-panama/) – [Une aventure familiale](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/18/traversee-du-pacifique-la-belle-parenthese/) – [Le récit du skipper](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/18/traversee-du-pacifique-recit-du-skipper/)[ ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/18/traversee-du-pacifique-recit-du-skipper/)– [Les Galapagos](https://balanecatao.wordpress.com/2018/05/16/galapagos-escale-ou-pas/) – [Balanec retraverse le Pacifique est… sans nous](https://balanecatao.wordpress.com/2019/10/28/kenavo-balanec/) - - **NAVIGATION** : [AZYU à fond !](https://balanecatao.wordpress.com/2020/06/23/azyu-a-fond/) – [Baluchon, le tour du monde d’un voilier de poche](https://balanecatao.wordpress.com/2020/05/01/baluchon-un-voilier-de-4-m-sur-le-pacifique/) – [30 jours sur la mer… immobile](https://balanecatao.wordpress.com/2020/04/17/30-jours-de-mer-immobiles-aux-marquises/) – [Antifouling au cuivre pour Azyu](https://balanecatao.wordpress.com/2020/02/28/du-cuivre-pour-azyu/) – En sortant par lune des passes de Tahiti- Les **GAMBIER** : [Bienvenue](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/01/polynesie-atterrissage-et-dephasage/)[ en ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/01/polynesie-atterrissage-et-dephasage/)[Polynésie](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/01/polynesie-atterrissage-et-dephasage/)[ !](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/01/polynesie-atterrissage-et-dephasage/) – [La ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/13/pecher-au-caillou-dans-les-gambier/)[pêche](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/13/pecher-au-caillou-dans-les-gambier/)[ au ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/13/pecher-au-caillou-dans-les-gambier/)[caillou](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/13/pecher-au-caillou-dans-les-gambier/) – [L’école](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/18/bienvenue-a-lecole-de-mangareva/)[ de ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/18/bienvenue-a-lecole-de-mangareva/)[Mangareva](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/18/bienvenue-a-lecole-de-mangareva/) – [Visite](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/20/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/)[ d’une ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/20/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/)[ferme perlière](https://balanecatao.wordpress.com/2018/06/20/de-lhuitre-a-la-perle-3-ans-de-soins-intensifs/) – [La ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/)[tuaison](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/)[ du ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/)[cochon](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/)[ à ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/)[Aukena](https://balanecatao.wordpress.com/2018/07/22/a-aukena-marie-noelle-mene-la-panse/) - Les **[TUAMOTU](https://balanecatao.wordpress.com/2018/08/14/un-petit-tour-de-chauffe-aux-tuamotu/)** : [Dessus, dessous, la mer](https://balanecatao.wordpress.com/2018/11/25/tuamotu-dessus-dessous-la-mer__trashed/) – [Tikehau, l’île d’Eden](https://balanecatao.wordpress.com/2018/11/25/la-cerise-sur-le-corail/) – [L’atoll d’Amanu](https://balanecatao.wordpress.com/2019/01/11/amanu-derniere-escale-aux-tuamotu/) – [Sport à Fakarava ](https://balanecatao.wordpress.com/2019/01/03/sport-a-la-carte-a-fakarava/)– [À la pêche aux perles](https://balanecatao.wordpress.com/2019/04/10/a-la-peche-aux-perles/) – [Ahé : Patrick raconté par Moitessier](https://balanecatao.wordpress.com/2019/04/11/ahe-et-lalliance-ah-la-belle-vie/) – [Les amis de Makemo](https://balanecatao.wordpress.com/2020/01/06/retrouvailles-paumotu/) – [Coline et Erell en snorkeling – ](https://balanecatao.wordpress.com/2019/12/27/la-tete-dans-les-tuamotu/)[A bord du navire militaire Le Bougainville –](https://balanecatao.wordpress.com/2019/12/20/a-bord-du-bougainville/) [Hao, les amours interdites –](https://balanecatao.wordpress.com/2020/07/15/hao-les-amours-interdites/) [](https://azyucroisiere.com/31a5af94-f7cc-485f-bb26-9d79c5154dc7-2/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/8f2ab8a1-b480-4f0e-8904-c52dcdbd80dc-2/) #image\_title [](https://azyucroisiere.com/dee75ee2-7208-4937-89c3-6d8259baef7f-2/) #image\_title - **[TAHITI](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/08/retour-sur-tahiti/)** : [Heiva](https://balanecatao.wordpress.com/2019/07/25/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/) : le couronnement de la culture polynésienne – S[avez-vous grimper au cocotier ?](https://balanecatao.wordpress.com/2019/07/25/savez-vous-grimper-au-cocotier/) – [Concours du lever de pierre](https://balanecatao.wordpress.com/lever-de-pierre-le-mystere-de-la-force/) - **MOOREA** : U[ne île en bouteille](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/23/moorea-une-ile-en-bouteille/) – [Crapahutages sur Moorea – ](https://balanecatao.wordpress.com/2018/10/23/crapahutages-sur-moorea/)[ Stage d’apnée](https://balanecatao.wordpress.com/2019/06/27/le-souffle-court-a-moorea/) – [Rentrée scolaire 2019](https://balanecatao.wordpress.com/2019/09/24/rentree-scolaire-a-moorea/) - Les **MARQUISES** : [L’archipel vaillant](https://balanecatao.wordpress.com/2019/01/24/les-marquises-larchipel-vaillant/) – [Hiva Oa, Brel, Gauguin, les tikis blancs](https://balanecatao.wordpress.com/2019/02/22/jirai-rever-sur-vos-tombes/) – [Tous à cheval !](https://balanecatao.wordpress.com/2019/02/03/hiva-oa-a-cheval/) – [L’école d’Atuona à Hiva Oa](https://balanecatao.wordpress.com/2019/02/06/trois-maitresses-aux-marquises/) – [Débarquer aux Marquises, c’est compliqué](https://balanecatao.wordpress.com/2019/03/16/debarquer-aux-marquises-mefiance/) – [Ua Huka, l’île des sculpteurs – ](https://balanecatao.wordpress.com/2019/03/26/et-la-nature-sculpta-ua-huka/)[Le festival des Marquises 2019 de Ua Pou](https://balanecatao.wordpress.com/2020/02/11/festival-des-marquises-la-grand-messe-identitaire/) – [Hapatoni, l’hospitalité sculptée à cœur](https://balanecatao.wordpress.com/2020/06/11/hapatoni-lhospitalite-sculptee-a-coeur/) – [Les vallées oubliées de Hiva Oa](https://balanecatao.wordpress.com/2020/05/25/exquises-marquises-les-vallees-oubliees-de-hiva-oa/) – [Confinés aux Marquises](https://balanecatao.wordpress.com/2020/04/17/30-jours-de-mer-immobiles-aux-marquises/) – - **ILES SOUS LE VENT** : [l’archipel aux enfants](https://balanecatao.wordpress.com/2020/11/29/iles-sous-le-vent-larchipel-aux-enfants/) – [La vie Covid-free](https://balanecatao.wordpress.com/2020/11/26/azyu-bien-pacifique/) – [A Raiatea, Yann cultive le mont Te Méhani](https://balanecatao.wordpress.com/2020/09/19/ressentir-les-plantes-par-le-coeur-rencontre-avec-yann-un-jardinier-zen/) – [Bora-Bora, la perle du Pacifique](https://balanecatao.wordpress.com/2020/08/11/bora-bora-rien-que-pour-moi/) –  --- ### [Croisière à Tahiti et Moorea](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-a-tahiti-et-moorea-juil-oct/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Vous descendez de l’avion et vous y êtes : **Tahiti** ! Porte d’entrée sur la Polynésie française, l’île-capitale offre le plus vaste choix d’activités culturelles, de visites historiques et de sorties sportives. ## A quelques heures seulement à la voile, **Moorea**, moins urbanisée et moins peuplée, lui fait concurrence en raison de son littoral plus sauvage et de ses panoramas grandioses. [*Contactez-nous !*](https://azyucroisiere.com/contact-2/) ## A voir sur TAHITI Le **musée** de Tahiti et de ses îles, les **marae** (lieux de cultes anciens), la maison de James Norman Hall (auteur du roman *Les Révoltés de la Bounty*), le jardin botanique Harrison-Smith… Les énigmatiques grottes de Maraa, les jardins d’eau de Vaipehi, le Trou du souffleur, les Trois **cascades** légendaires de Faarumai, la Pointe Vénus, les **Lavatubes** (grottes naturelles creusées dans la lave volcanique), le plateau de Taravao… La vague mythique de Teahupoo, les plages de **surf** de Papenoo… ### A voir sur PAPEETE Le **marché municipal** (fleurs, fruits, bijoux, artisanat, vêtements, paréos…), le musée Robert-Wan de la **perle**, la **cathédrale** catholique, le temple protestant de Paofai… Les **quais** et le port de plaisance, les jardins intimes de l’Assemblée territoriale, le palais de la présidence du gouvernement polynésien, le parc de Bougainville, le parc de Paofai, le **temple chinois…** En juillet, les [fêtes traditionnelles du **HEIVA**](https://balanecatao.wordpress.com/2019/07/24/fetes-du-heiva-le-couronnement-de-la-culture-polynesienne/) (chant, danse, costumes, jeux du Pacifique). Balayez les photos pour lire les légendes. ## A voir sur MOOREA Le point de vue depuis le Belvédère, les **raies** à caresser, les tikis (sculptures) sous-marins, le parc d’accrobranche, le delphinarium… Le centre de sauvetage des **tortues**, les cascades d’Afareaitu, l’usine de jus de fruits Rotui et ses dégustations (jus tropicaux, rhum, vin d’ananas, liqueur de coco…), la plage de Toatea et son point de vue, les spectacles du Tiki village… Les cultures maraîchères, fruitières et florales du lycée agricole, les eaux transparentes de Tiahura, la fabrication de **paréos** solaires… --- ### [Croisière dans les Tuamotu (Fakarava, Rangiroa, Tikehau)](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-dans-les-tuamotu-avril-nov/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Frêles anneaux de corail, les Tuamotu renferment les plus vastes **lagons** du monde. Ici, le bleu fait réellement mal aux yeux ! ## L’archipel des Tuamotu (plus de 70 atolls) est un paradis pour les amoureux de la baignade, les rêveurs, les planchistes en tous genres, les curieux des fonds sous-marins. ## Malgré l’étendue des cocoteraies et des plages, les activités sont donc essentiellement nautiques. [Contactez-nous !](https://azyucroisiere.com/contact-2/) Balayez les photos pour lire les légendes. ## A faire sur TIKEHAU Flâner dans le village Tuherahera, nager avec des raies manta, se balader sur le platier tapissé de **coquillages**, « écouter » l’île aux oiseaux (sternes, noddis, fous aux pattes rouges), rencontrer les habitants de l’**île d’Eden** (ferme bio et communauté religieuse), **plonger en bouteille** dans « l’atoll le plus poissonneux du monde », selon Yves Cousteau. ## A faire sur RANGIROA Plonger parmi les coraux multicolores, observer les **dauphins** dans la passe de Tiputa, visiter les caves viticoles, pédaler entre Avatoru et Tiputa, l’une des plus courtes routes du monde !, plaisanter avec les **Paumotu** assis sur les pirogues, comprendre le travail d’une **ferme perlière**, nager dans le Lagon bleu, découvrir l’artisanat local, se faire tracter en bouée (pour les enfants)… ## A faire sur FAKARAVA **Plonger** en bouteille dans la passe de Tetamanu (**requins** pointe noire en surface et requins gris en profondeur), admirer les nuances de bleu en paddle, se promener en **kayak** double, se perdre dans les ruelles du village de Rotoava, rencontrer les artisans paumotus (bijoux en perle, **nacre**, fibre de coco…), s’initier au **kite-surf** (école sur place)… --- ### [Embarquez aux Tuamotu](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-dans-les-tuamotu-avril-nov-2/) **Published:** août 12, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** Hirifia à Fakarava## Période d’avril à novembre ## Venez profiter d’une [croisière à bord d’Azyu](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-azyu-polynesie-azyucroisiere/) dans les Tuamotu. Frêles anneaux de corail, les Tuamotu renferment les plus vastes **lagons** du monde. Ici, le bleu fait réellement mal aux yeux ! ## L’[archipel des Tuamotu](https://balanecatao.wordpress.com/2018/11/25/tuamotu-dessus-dessous-la-mer__trashed/) (plus de 70 atolls) est un paradis pour les amoureux de la baignade, les rêveurs, les planchistes en tous genres, les curieux des fonds sous-marins. ## Malgré l’étendue des cocoteraies et des plages, les activités sont donc essentiellement nautiques. ### **Nos conditions tarifaires :** ### **LOCATION DE LA COQUE TRIBORD : 600€/JOUR + 100€/j/pers.** **Séjour minimum : 3 jours** ### [ **le détail de la prestation ici.**](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-balanec/) Balayez les photos pour lire les légendes. ## A faire sur TIKEHAU - flâner dans le village Tuherahera - nager avec des raies manta - se balader sur le platier tapissé de **coquillages** - « écouter » l’île aux oiseaux (sternes, noddis, fous aux pattes rouges) - rencontrer les habitants de l’[**île d’Eden**](https://balanecatao.wordpress.com/2018/11/25/la-cerise-sur-le-corail/) (ferme bio et communauté religieuse) - **plonger en bouteille** dans « l’atoll le plus poissonneux du monde », selon Yves Cousteau. ## A faire sur RANGIROA - plonger parmi les coraux multicolores - observer les **dauphins** dans la passe de Tiputa - visiter les caves viticoles, pédaler entre Avatoru et Tiputa, l’une des plus courtes routes du monde ! - [plaisanter avec les **Paumotu**](https://balanecatao.wordpress.com/2018/08/14/un-petit-tour-de-chauffe-aux-tuamotu/) assis sur les pirogues - comprendre le travail d’une **ferme perlière** - nager dans le Lagon bleu, découvrir l’artisanat local - se faire tracter en bouée (pour les enfants)… ## A faire sur FAKARAVA - **plonger** en bouteille dans la passe de Tetamanu (**requins** pointe noire en surface et requins gris en profondeur) - admirer les nuances de bleu en paddle - se promener en **kayak** double - se perdre dans les ruelles du village de Rotoava - rencontrer les artisans paumotus (bijoux en perle, **nacre**, fibre de coco…) - s’initier au [**kite-surf** (école sur place)](https://balanecatao.wordpress.com/2019/01/03/sport-a-la-carte-a-fakarava/)… ### [**demande d’INFORMATIONs croisieres ici**](https://balanecatao.wordpress.com/nous-contacter/) --- ### [Croisière aux Marquises (dec.-mars)](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-aux-marquises-nov-mars/) **Published:** août 21, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Terre sauvage, peuple authentique, les Marquises semblent indifférentes à la trépidation du XXIe siècle. Pourtant, les visiteurs du monde entier y sont chaleureusement accueillis. ## Depuis les années 1980, la culture marquisienne bénéficie d’un renouveau dans de nombreux domaines : art du tatouage, du dessin et de la calligraphie sur végétal (tapa), chant, danse guerrière, chasse, contes cosmogoniques, sculpture sur pierre, os, bois, grands banquets… [*Contactez-nous pour un devis ou pour vérifier une disponibilité!*](https://azyucroisiere.com/contact-2/) ## A voir à TAHUATA L’église **monumentale** de Vaitahu, le village des **sculpteurs** d’Hapatoni, la baie aux **dauphins** d’Hanatefau, les plages de sable blond d’Hanamoenai… ## A voir à HIVA OA Le musée **Paul-Gauguin**, le centre culturel **Jacques-Brel**, la vue sur l’impressionnante baie des Traîtres, le site archéologique de Puamau, les **pétroglyphes**, les paepae (esplanades religieuses) de Taao, les reproductions de tikis d’Atuona… ## A voir à FATU HIVA Les artisans sculpteurs de bois, les pics de basalte vertigineux, la cascade et sa vasque d’eau froide (avec ou sans anguilles !), la célèbre **baie des Vierges**… ## A voir à NUKU HIVA Le lagon d’Anaho, la **cathédrale** Notre-Dame de Taihoae, la Sentinelle (point de vue culminant à couper le souffle), la gigantesque **cascade** d’Ahuii, le **site historique et musée** d’Hatiheu… ## A voir à UA POU Les **roches fleuries** sculptées en diverses pièces, le **chocolatier** Choco Man, la randonnée au pied des grandes colonnes basaltiques… ## A voir à UA HUKA Le musée archéologique et son atelier de sculpture de Vaipae, **l’arboretum** de Papuhakeikaa (verger de collection), le musée de la mer d’Hane, les allers et venues des pêcheurs sur les quais de Vaipae, les **chevaux sauvages** sur les plages, les musées du pétroglyphe, de la pierre, géologique de Hokatu… --- ### [Embarquez aux Marquises](https://azyucroisiere.com/embarquez-sur-balanec/croisiere-aux-marquises-nov-mars-2/) **Published:** août 21, 2019 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** ## Période de novembre à mars ## Venez profiter d’une [croisière à bord d’Azyu](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-azyu-polynesie-azyucroisiere/) aux Marquises. Terre sauvage, peuple authentique, les Marquises semblent indifférentes à la trépidation du XXIe siècle. Pourtant, les visiteurs du monde entier y sont chaleureusement accueillis. Nous vous proposons une croisière au sein de cet archipel singulier de Polynésie. ## Depuis les années 1980, la culture marquisienne bénéficie en effet d’un renouveau dans de nombreux domaines : art du tatouage, du dessin et de la calligraphie sur végétal (tapa), chant, danse guerrière, chasse, contes cosmogoniques, sculpture sur pierre, os, bois, grands banquets… ### **Nos conditions tarifaires** ### **LOCATION DE LA COQUE TRIBORD : 600€/JOUR + 100€/j/pers.** **Séjour minimum : 3 jours** ### [**le détail de la prestation ici**](https://balanecatao.wordpress.com/embarquez-sur-balanec/) ## A voir à TAHUATA - l’église **monumentale** de Vaitahu - le village des **sculpteurs** d’Hapatoni - la baie aux **dauphins** d’Hanatefau - les plages de sable blond d’Hanamoenai… ## A voir à HIVA OA - le musée **Paul-Gauguin** - le centre culturel **Jacques-Brel** - la vue sur l’impressionnante baie des Traîtres - le site archéologique de Puamau, les **pétroglyphes**, les paepae (esplanades religieuses) de Taao - les reproductions de tikis d’Atuona… ## A voir à FATU HIVA - les artisans sculpteurs de bois - les pics de basalte vertigineux, la cascade et sa vasque d’eau froide (avec ou sans anguilles !) - la célèbre **baie des Vierges**… ## A voir à UA HUKA - le musée archéologique et son atelier de sculpture de Vaipae - **l’arboretum** de Papuhakeikaa (verger de collection), le musée de la mer d’Hane, les allers et venues des pêcheurs sur les quais de Vaipae - les **chevaux sauvages** sur les plages ## A voir à NUKU HIVA - le lagon d’Anaho - la **cathédrale** Notre-Dame de Taihoae - la Sentinelle (point de vue culminant à couper le souffle) - la gigantesque **cascade** d’Ahuii, le **site historique et musée** d’Hatiheu… ## A voir à UA POU - - les **roches fleuries** sculptées en diverses pièces - le **chocolatier** Choco Man - la randonnée au pied des grandes colonnes basaltiques… ### [**demande d’INFORMATIONs croisieres ici**](https://balanecatao.wordpress.com/nous-contacter/) --- ### [Croisières Wing-Foil en Polynésie, Raiatea, Taha'a, Bora-Bora](https://azyucroisiere.com/croisieres-wing-foil-kite-foil/) **Published:** juillet 1, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:**                ## Croisière privée en catamaran Pratiquer le foil tous les jours ! Embarquez sur notre catamaran, pour une croisière adaptée à vos envies. Nous naviguons quelques heures chaque jour pour trouver le **meilleur spot** selon l’orientation du vent. Vous préparez votre matériel sur la grande plage avant du catamaran, la mise à l’eau se fait par les jupes arrières en toute sécurité. Le catamaran est au mouillage sur un fond de sable derrière la barrière de corail, terrain de jeu immense dans 2m d’eau turquoise. Possibilité, selon votre niveau, de **naviguer dans les vagues** au niveau des passes. ### Naviguez du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil dans une eau à 25 degrés ! Navigation sur le **catamaran calme et stable** à la voile, dans les lagons des Iles sous le vent. Les lagons de Raiatea, Taha’a et Bora-Bora sont les meilleurs endroits pour pratiquer le foil et la plupart des sites ne sont accessibles que par bateau. - ***Saison de juillet à novembre :*** période de Mara’amu (vent d’Est, Sud-Est de 20nds) température air 27C température eau 25C. - ***Saison de décembre à juin :*** période chaude (vent 10-15nds) Pour votre sécurité, un semi-rigide vous surveille en permanence pour vous conseiller et vous ramener en cas de difficulté. D’autres activités sont prévues comme la découverte des îles et de la culture polynésienne, randonnées pédestres sur les monts, visite de fermes perlières, vanilleraie, distillerie de rhum, etc. L’ensemble de vos repas (petit-déjeuner, déjeuner et diner) sont préparés par notre cook qui privilégie la cuisine traditionnelle polynésienne. Elle vous fera découvrir de nouveaux fruits et légumes provenant directement des îles visitées. [Découvrir le catamaran](descriptif-de-notre-catamaran-azyu/) **Possibilité de prêt d’équipement** de Wing-foil pour débutant et confirmé. - **Matériel de snorkeling:** Palmes, masques et tubas. - **Matériel de pêche:** Cannes à pêche, cannes de traine (thon, espadon), Fusils de chasse sous-marine. - **Matériel autres:** Paddle board, Kayak, Bouée tractée, bouées gonflables. Cours d’initiation ou de perfectionnement possibles avec une école de Wing Foil sur Raiatea. Pour consulter les différents programme de croisière en fonction de la durée du séjour: cliquez sur le lien suivant: [Programme de croisière des Iles-sous-le-vent (Bora-Bora, Raiatea, Tahaa, Huahine)](/embarquez-a-bora-bora-raiatea-huahine/ "Embarquez sur Azyu !")  ### Pour en savoir plus Demande d’informations complémentaires, de disponibilité ou d’un devis, c’est par ici : [Nous contacter](/nous-contacter/) --- ### [Wing-Foil, Kite-foil in French polynesia, Raiatea, Taha'a, and Bora-Bora.](https://azyucroisiere.com/wing-foil-kite-foil-in-french-polynesia-raiatea-tahaa-and-bora-bora/) **Published:** octobre 12, 2023 **Author:** Gaëlle Poyade **Content:** **Cruising and foiling on 50 feet catamaran** -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  - Wing foil Raiatea Tahaa ### Private catamaran cruise: practice foiling every day! **Embark on our catamaran, for a cruise adapted to your desires. We sail for a few hours every day to find the best spot depending on the direction of the wind. You prepare your equipment on the large front deck of the catamaran, launching into the water is done through the rear skirts in complete safety. The catamaran is anchored on a sandy bottom behind the coral reef, a huge playground in 2m of turquoise water. Possibility, depending on your level, to navigate the waves at the passes.** Sail from sunrise to sunset in 25C water! **Sailing on the calm and stable catamaran, in the lagoons of the Leeward Islands. The lagoons of Raiatea, Taha’a and Bora-Bora are the best places to practice foiling and most sites are only accessible by boat.** Season from July to November: **Mara’amu period (East wind, South-East of 20 knots) air temperature 27C water temperature 25C.** Season from December to June: **hot period (wind 10-15 knots)** For your safety, **a Zodiac constantly monitors you to advise you and bring you back in case of difficulty.** **Other activities are planned such as the discovery of the islands and Polynesian culture, hiking on the mountains, visits to pearl farms, vanilla groves, rum distilleries, etc.**.. **All of your meals (breakfast, lunch and dinner) are prepared by our cook who favors traditional Polynesian cuisine. She will introduce you to new fruits and vegetables coming directly from the islands visited.** **Description of the Azyu catamaran:** The Azyu catamaran was renovated in 2015, its length is 15m (50 feet) and 7.5m wide. Guests are welcomed in the starboard hull which has 2 double bedrooms (150cm x 200cm bed) with 2 private bathrooms, a single cabin (110cm x 200cm bed). Electricity and fresh water are produced on board, the boat is completely autonomous. Fridge and freezer, fan in each cabin, Wifi on board. - Vue dAzyu - Sous voile - Le cockpit - La plage avant - Le carré - Plan dAzyu - Cockpit - Les manoeuvres - Cabine arrière Tribord - Cabine arrière Tribord 2 - Pointe avant tribord - Carré - Cuisine - Sdb - Snorkling - Au mouillage - Le trampoline Possibility of loaning Wing-foil equipment for beginners. Equipment: Gong Hipe inflatable 5.3 110l, Gong carbon foil 1m, Front Wing Curve XL, Veloce L and M, Naish wing 4.6m, Fone Strike V2 wing 5m. **Snorkeling equipment:** Fins, masks and snorkels. **Fishing equipment:** Fishing rods, trolling rods (tuna, swordfish), Spearfishing guns. **Other equipment:** Paddle board, Kayak, Towed buoy, inflatable buoys. **Introductory or advanced courses** possible with a Wing Foil school on Raiatea. **To consult the different cruise programs depending on the length of stay, click on the following link:** [Leeward Islands cruise program (Bora-Bora, Raiatea, Tahaa, Huahine)](https://azyucroisiere.com/embark-on-azyu-for-the-leeward-islands-of-bora-bora-raiatea-tahaa-huahine/) ## Request additional information, availability or a quote, click here: [Contact us](https://azyucroisiere.com/nous-contacter/) 1. de la Porte des Vaux sur [Régate : la T-Cup fête ses 40 ans !](https://azyucroisiere.com/regate-la-t-cup-fete-ses-40-ans/#comment-462)17 juin 2026Merci Gaëlle pour ce nouvel article, Ta prose est toujours merveilleuse. Je vous embrasse tous. Agnès 2. Martine sur [Régate : la T-Cup fête ses 40 ans !](https://azyucroisiere.com/regate-la-t-cup-fete-ses-40-ans/#comment-461)15 juin 2026Bonjour Gaëlle, Ce rassemblement devait être extraordinaire, un peu les Voiles de Saint Tropez au bout du monde ! Merci… 3. Djamila sur [Le souffle court à Moorea](https://azyucroisiere.com/le-souffle-court-a-moorea/#comment-460)8 juin 2026Coucou Gaëlle, je viens de lire ton article s’est génial et BRAVO. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas… 4. casteleyn sur [Kia ora !](https://azyucroisiere.com/kia-ora/#comment-459)23 mars 2026bonjour gaelle toujours aussi sympa de recevoir de vos nouvelles ! j’espère que toute la famille va bien j’ai changé… 5. Anita sur [4 marins bien polynésiens](https://azyucroisiere.com/4-marins-bien-polynesiens/#comment-458)7 mars 2026Plein de pensées pour vous mes amis à qui je pense si souvent. Profitez bien de votre nouvel ancrage. Bises… --- ### [Nos croisières en Polynésie aux iles sous le vent](https://azyucroisiere.com/nos-croisieres-en-polynesie-aux-iles-sous-le-vent/) **Published:** décembre 22, 2025 **Author:** WWWRaiatea **Content:** # Croisières en catamaran en Polynésie Navigation familiale ou entre amis, et croisières Wing-Foil à bord d’Azyu [Découvrir nos Croisières](#) ## Itinéraires & îles explorées Des itinéraires dessinés par la mer, le vent et les rencontres.  ### Croisière à partir de 4 jours (3 nuits) Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter les îles de Taha’a et Raiatea dans l’archipel des Iles sous le vent.  ### **Croisière à partir de 6 jours (5 nuits)** Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter les îles de Taha’a et Raiatea dans l’archipel des Iles sous le vent.  ### **Croisière à partir de 13 jours (12 nuits)** Exemple de croisière (parcours en orange) permettant de visiter 4 îles de l’archipel des Iles sous le vent. [Voir les itinéraires](#) ## À voir, à faire… et à rider Chaque journée s’adapte aux conditions, aux envies et au rythme du bord.                          ![Arue26092018-DSCN0255]() ![]() ![Antoine_Brillet11102018-IMG_0068]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![7375CB88-B4B5-43DE-8649-4618FCD049BF]() ![B80D8444-CB2F-4FB9-9810-533CA965DB81]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()                          1/1 - Navigation lagonaire - Snorkeling - Excursions à terre - Wing-Foil dans le lagon - Visite de fermes perlières, vanilleraie, jardins tropicaux - Mouillages sauvages --- ## Catégories ### [Non classé](https://azyucroisiere.com/category/non-classe/) --- ### [Coin du skipper](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/) **Description:** Le coin du Skipper regroupe toutes les informations que Jean-Marie aime partager sur la voile et la navigation. --- ### [Cuisine](https://azyucroisiere.com/category/cuisine/) **Description:** Cuisine polynésienne et recettes à bord d’un catamaran. Saveurs des Îles Sous-le-Vent et gastronomie en croisière en Polynésie. --- ### [Gens de mer](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/gens-de-mer/) **Description:** Portraits de marins et passionnés de navigation en Polynésie. Découvrez les gens de mer des Îles Sous-le-Vent et leur vie au rythme du lagon. --- ### [Tour du monde](https://azyucroisiere.com/category/tour-du-monde/) **Description:** Tour du monde en voilier : navigation au long cours, traversées océaniques et vie en mer. --- ### [Le coin des enfants](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/) **Description:** Croisière en famille en Polynésie : vie en bateau avec enfants, navigation aux Îles Sous-le-Vent et aventures éducatives. --- ### [Loisirs](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/loisirs/) **Description:** Activités enfants en croisière en Polynésie. Loisirs nautiques et aventures dans les Îles Sous-le-Vent. --- ### [Pêche](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/peche/) **Description:** Découvrez la pêche en Polynésie française avec Jean-Marie --- ### [Réparations](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/reparations/) **Description:** Réparation et entretien d’un catamaran en Polynésie. Découvrez la maintenance bateau et la vie technique d’un skipper aux Îles Sous-le-Vent. --- ### [Technique](https://azyucroisiere.com/category/coin-du-skipper/technique/) **Description:** Techniques de navigation en catamaran en Polynésie. Manœuvres, sécurité et expertise skipper aux Îles Sous-le-Vent. --- ### [Trucs et astuces](https://azyucroisiere.com/category/trucs-et-astuces/) **Description:** Conseils navigation et vie en bateau. Astuces pour croisière en catamaran en Polynésie. --- ### [Ecole](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/ecole/) **Description:** École en bateau et instruction en famille en Polynésie. Apprendre en croisière aux Îles Sous-le-Vent. --- ### [Instruction libre](https://azyucroisiere.com/category/le-coin-des-enfants/instruction-libre/) **Description:** Instruction libre et apprentissage autonome en bateau. Éducation alternative en croisière en Polynésie. --- ### [Polynésie](https://azyucroisiere.com/category/polynesie/) **Description:** Découvrir la Polynésie française : culture, lagons et navigation dans les Îles Sous-le-Vent. ---