Azyu bien Pacifique

La vie sur le bateau suit son cours tranquille au gré des escales. Le quotidien, rythmé par l’école en matinée et le repas méridien, s’anime grâce aux activités nautiques, aux randonnées, aux apéros conviviaux… Une belle vie « Covid free ».

Notre univers est bleu blanc vert : la mer tout autour, le ciel pavoisé de nuages, et les montagnes habillée d’imprimés verts.

En ce moment, il fait beau, chaud et il pleut des seaux : c’est normal, c’est l’été austral. Nous passons le plus clair de notre temps avec un masque, dans l’eau, découvrant de fabuleux « jardins de corail »,  nageant avec les baleines (rencontre unique !) plongeant en bouteille tout près des raies manta, nous entrainant à l’apnée statique (5 minutes de pur yoga aquatique), glissant, souffle coupé, d’une dizaine de mètres le long des tombants… ou briquant les coques du catamaran.

photo André Chartres

Notre ligne d’horizon, c’est la barrière de corail, qui protège le lagon de la houle du large. Chaque soir, juste avant le couchant, nous rivons notre regard vers elle, tournant le dos à l’île, à la terre, à l’ambiance Covid. En effet, le virus se balade en Polynésie française, de préférence sur Tahiti, l’île-capitale, et sur Moorea, sa voisine, qui concentrent à elles deux 90% de la population et la majorité des cas. Une soixantaine de Polynésiens ont passé de vie à trépas en le croisant.

Pas confinés

Pour autant, le Haut-Commissaire de la République française et le président du gouvernement polynésien ont écarté, le 13 novembre 2020, tout nouveau confinement. Des mesures plus strictes ont été adoptées : fin des combats de coq et des loteries bingo ; fermeture des pirogues à bringue (bateaux-discothèques qui circulent sur le lagon, musique à fond et boules à facettes dignes d’un spectacle de Jean-Michel Jarre).

Ah ! c’est fâcheux mais on garde le sourire. Y’a largement pire…

L’équipage de Cattleya suit notre route.

Randonnée dans la vallée de la Papenoo

C’est toujours beau vu d’en haut !

Jean-Marie lévite en kite-foil

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