La Guadeloupe, « tant d’îles en elle » ! (1)

guadeloupe1361-14-fevrier-2017Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade… l’archipel donne envie de s’amarrer pour de bon et de rêver sur place. C’est pourquoi les 2 semaines que nous y passons apparaissent bien trop courtes.

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A Marie-Galante, la canne à sucre est reine. L’île, essentiellement agricole, est peuplée d’anciens moulins à vent qui faisaient tourner les distilleries. Car qui dit canne, dit rhum. Dissimulée par des tas de cannes coupées, l’usine Poisson (Père Labat) date d’un autre âge. Bruyante, odorante (ça sent la fermentation du vesou à plein nez), la vieille dame échappe aux normes sanitaires usuelles ! Le « fruit de ses entrailles » est pourtant réputé bien au-delà des Petites Antilles. La dégustation qui suit de TOUS les types de rhum, punch et sirop de batterie compris, le confirme. A 11 h du matin, au volant d’une voiture de location, on les croit sur paroles…

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Si l’on remonte le fil de l’histoire, on s’aperçoit qu’au XVIIIe siècle, l’activité de l’île tournait autour de l’indigo. L’indigotier, cette arbuste à partir duquel est extraite la couleur bleu-indigo, faisait fonctionner quelques 80 unités. A la Maison de l’indigo, une femme teinte tee-shirts et paréos en les trempant dans un bain de feuilles agrémenté de chaux et de bananes !

Bénies soient Les Saintes

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Les iguanes du fort Napoléon : on en rencontre aussi dans les rues de Terre-de-Haut.

Découvertes un jour de Toussaient par Christophe Colomb, Les Saintes sont un enchantement. Avec ses ruelles fleuries envahies de chèvres et de poules (et aussi d’iguanes plus discrets), ses nombreux panoramas et l’absence de verrue hôtelière, Terre-de-Haut est un charmant village. En fin d’après-midi, quand l’archipel n’est plus sillonné par les scooters, mini-bus et autres voiturettes (ils ne connaissent pas le vélo ?), il redevient paradisiaque. Le tourment d’amour, ce gâteau à la noix de coco que l’on achète sur la petite place du débarcadère, a, comme notre escale, un goût de trop peu. Avant de regagner l’annexe, je jette un dernier coup d’œil aux habitants sur le pas de leur porte ; ils affichent des visages singuliers, pas vraiment créoles : teint hâlé, cheveux châtains, bouclés, yeux marron, bleus ou verts… Dépourvues de vastes espaces agraires, Les Saintes n’ont jamais été une terre d’esclaves, aussi ont-elles été exclusivement peuplées de colons blancs, originaires du Limousin, de Bretagne… Le métissage s’est fait plus tard.

 

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Basse-Terre : coincés en mer

Pitons du Carbet, Saut de la Lézarde, Cascade aux écrevisses… la liste de mes envies était encore plus longue. Mais, aléa du voyage, impossible de louer une voiture ; quant aux bus, il faut s’armer de patience (et souvent d’espoir) pour arriver à destination. C’est donc essentiellement de la mer que nous avons contemplé la forêt tropicale de Basse-Terre, en remontant sa côte du sud au nord. Nous avons toutefois réussi à atteindre le Parc des Mamelles (annexe+nage+bus+taxi) qui présente des tortues, des iguanes, des pumas, des jaguars et, parmi des arbres géants, quelques fleurs remarquables comme les balisiers, les poinsettias, les roses de porcelaine, les anthuriums ou encore les reines de Malaisie. C’est curieux comme la plupart des fleurs sont rouges dans un univers vert. Y a-t-il une raison ?

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Grand cul de sac marin

Parvenus tout au nord de Basse-Terre, nous nous engageons à l’est en direction du Grand cul de sac marin. Parsemé de récifs, cette immense baie est jalonnée de bouées de chenal qu’on suit à la lettre. L’endroit a comme un air désolé car la mangrove cache tout : bâtiments, maisons, routes. Pourtant, à l’arrivée sur Baie-Mahault, c’est la civilisation qui nous attend avec le carnaval, le centre commercial (Carrefour, Décathlon, M. Bricolage… !). Nous faisons nos dernières courses avant Antigua. Avec un petit regret de quitter la France tropicale, ses toits en tuile, ses boulangeries et son parler français aux accents mêlés.

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(1)    Slogan du Comité de tourisme de Guadeloupe

 

2 réflexions sur “La Guadeloupe, « tant d’îles en elle » ! (1)

  1. Daniel Pagés dit :

    Jusqu’au début des années 80, Terre de haut de connaissait que la marche à pied et deux ou trois Combi WW qui faisaient le taxi pour les trois petits hôtels de l’île. Puis on a rallongé et construit en plus dur le ponton pour accueillir davantage. Les vélos sont arrivés… mais très vite ils ont été remplacés par les scooters… Paradis perdu ! 😉

  2. HARDOUIN Martine et Jean-Michel dit :

    Nous avons eu votre site par Jacqueline et Gérard que nous connaissons par le jumelage avec la Pologne. Nous sommes très heureux de pouvoir suivre votre merveilleux voyage…
    Bravo et merci de nous partager votre vie à travers le monde et toutes ces belles photos où nous voyons les enfants et vous-mêmes rayonnants de bonheur.
    Bon vent et bonne continuation à tous les quatre.
    Martine et Jean Michel

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